Nouvelles meunière n° 31

Non classé Nouvelles meunières

Par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

Nevers ça me botte n° 235, juillet-août 2020 : interrogé sur ses intentions, le maire de Nevers M. Thuriot, dont le mandat est renouvelé,  annonce qu’il « verra le déploiement du photovoltaïque sur les bâtiments municipaux, ainsi que la captation du « potentiel » hydroélectrique de la rivière Nièvre dans sa traversée de Nevers ». Pour le second point, ça ne peut se faire qu’à l’ISAT et sur le canal de décharge, ce qui promet de belles bagarres en coulisse, puisque l’administration de l’État voudrait condamner les 5 barrages qui s’y succèdent.

(On pourrait utiliser le potentiel des anciens moulins Pilavoine, Martelet et du Chapitre, mais à condition de diminuer fortement la quantité d’eau évacuée vers la Loire à partir de Coulanges par le canal de décharge.)

Eolien

. Autour de Rouy, un nouveau front…

Le Journal du Centre des 2 et 5 septembre annonce un projet de 8 éoliennes géantes autour de Cizely, à répartir entre les communes de Billy-Chevannes, Cizely, Rouy et Saxy-Bourdon. Immédiatement s’est créée une association hostile, dont le premier argument avancé est que le secteur est situé « à la lisière de la zone Natura 2000 ». Le bureau d’études chargé de préparer le projet fait savoir qu’il tiendra des réunions publiques.

. Tandis que celui du sud-Morvan s’amplifie. 

Le 7 septembre, le Journal du Centre titre : 

« Luzy

Bataille ardue entre les opérateurs et les associations…

Le combat contre l’éolien va souffler fort ».

Au moins trois associations se sont constituées dans le secteur pour empêcher la réalisation du grand projet éolien, chacune ayant son siège dans la localité principale de chaque secteur : Luzy (Nièvre), Marly-sous-Issy et Montmort (Saône-et-Loire). Elles se sont réunies au château de Pont-de-Vaux pour coordonner leurs actions. Elles repèrent des « contradictions du gouvernement » qui tantôt admet qu’il ne « pourra pas imposer l’éolien d’en haut », et tantôt programme que la France passe de 8 000 à 20 000 éoliennes. Détail important dans l’article : la DRAC reconnaît que des éoliennes seraient gênantes autour de la fameuse église d’Issy-l’Evêque, qui est classée monument historique.

En revanche, le site de Pougny prospère : le Journal du Centre du 8 septembre annonce que le 12ème mât attend ses pales.

Solaire

Bourgogne Magazine n° 65 de juillet-septembre 2000 décrit « Montbard rayonnant » grâce à des projets de grandes fermes photovoltaïques, menés par EDF. L’article précise que déjà fonctionne une grande centrale de ce type à Dissangis dans l’Yonne, tandis que deux autres sont en construction près de Dijon (Valmy) et de Chalon-sur-Saône (Lux). 

Les désastres de la continuité écologique

Rien de nouveau pour l’instant : il suffit d’observer l’état des rivières après les semaines de sécheresse que nous venons de vivre : nos ennemis ont du mal à nier que des seuils, peuvent être utile pour créer des réservoirs d’eau.

Journaux

Le Journal du Centre

22 août 2020 : Toute une page consacrée aux fabricants locaux de savon, en général soucieux de bio. Rappelons qu’un bon savon contient de l’huile. L’un des fabricants,         M. Juan Castro, installé au manoir de Thard, commune d’Onlay non loin de Moulins-Engilbert, utilise volontiers de l’huile de noix du moulin de l’Ile à Donzy, mais aussi de l’huile de colza venant de chez M. Boussard, de Raveau, dont nous avons naguère visité l’atelier. Il utilise aussi de l’huile de cameline fabriquée dans la Nièvre mais n’en précise pas l’origine.

26 août 2020 : En dernière page, en bas, petit article « Des guitares pour des stars mondiales » ; l’entreprise Furch, de la république tchèque, qui s’avère un grand producteur de guitares, est née dans un moulin. Elle a maintenant 60 salariés : l’article ne précise pas si les ateliers demeurent au dit moulin.

29 août 2020 : dans la page relative aux « sorties », annonce de l’ouverture exceptionnelle du moulin des Eventées, avec une grande photo.

31 août 2020 : le président de l’association « Le GRADE », qui s’occupe des recherches archéologiques d’Entrains et de son petit musée, rend hommage à notre ami Alain Bouthier récemment disparu : « maître de conférence et spécialiste de la prospection aérienne et qui a participé à la première fouille au chantier Chambault, aux côtés de Jean-Bernard Devauges ».

2 septembre 2020 :

. Dans une série intitulée « Patrimoine méconnu » du Val de Loire, grand article « Au cœur de l’industrie métallurgique » évoquant Chailloy, « dans les environs de Suilly-la-Tour ». « L’ensemble formé par le moulin, la forge et une maison de maître, a été construit durant le second quart du XVIe siècle par la famille du théologien protestant Théodore de Bèze ». L’article précise que cette famille possédait des forges et des mines notamment de plomb ailleurs en Nivernais : il ne l’indique pas, mais il s’agit du secteur de Chitry les Mines. Le site conserve de magnifiques arbres qui auraient été « plantés à la fin du XVIIe siècle, parallèlement à l’installation des différentes retenues d’eau nécessaires au moulin et aux forges ».

5 septembre 2020: Parution du bulletin 2020 des Amis du Vieux Guérigny. Il est consacré au travail de la chaux et du ciment dans le secteur, notamment à Urzy et St-Martin d’Heuille. L’article évoque une famille Tart, en précisant qu’elle a possédé le moulin de Luanges à Urzy. Rappelons que les cimenteries utilisaient des meules pour broyer la pierre de chaux.

8 septembre 2020 : un article sur Neuvy sur Loire, « Opération nettoyage pour un village propre ». La photo montre la Vrille à l’endroit où elle s’élargit : au fond on reconnaît l’ancien moulin Carré

Revues

La Loire et ses Terroirs, n° 105, juillet 2020 : Très grand article sur les « moulins pendus » du Cher (la rivière), de la page 106 à la page 142. On les nomme aussi « moulins pendants ». Je rappelle le principe : suspendue sous un pont, la roue monte ou descend pour recevoir au mieux la force de la rivière ; pour cela, de lourds vérins sont manipulés sur le pont. On peut émettre l’hypothèse que le moulin sous le pont de La Charité était ainsi fait ; il y a eu un projet de construire ce genre de moulin à Nevers sur la Loire. L’article propose des illustrations absolument fabuleuses ; un des ponts décrits compta deux roues parallèles. Il demeure quelques vestiges avec des roues en ruine.

Echos du Passé (revue des Amis du Dardon » : le n°129 de 2020 propose une suite à l’article sur les moulins de Toulon sur Arroux paru dans le 128 de 2019 : « Battoirs et tanneries à Toulon-sur-Arroux », par Michel Derry. J’y remarque que moulin de Pontin devint une usine hydroélectrique chargée de l’éclairage du bourg en 1903. La reproduction d’une page de l’annuaire de Saône-et-Loire de 1922-23 indique trois meuniers en activité à Toulon : Brivot, Belleville, Bonnot, et dans le « secteur électrique » « Belleville, ingénieur électricien » : j’en déduis que c’est lui qui menait le moulin du Pontin.

Bourgogne Magazine n° 65 de juillet-septembre 2020 : page 54, à propos des gallo-romains, et de leur manière de se nourrir, l’article cite l’historienne Fabienne Creuzenet : « Le pain s’est tellement bien développé en Gaulle romaine que l’on retrouve des boulangeries et des meules de moulin sur de nombreux sites fouillés, notamment et récemment autour de Lyon ». Si on peut avoir des précisions…

La rubrique « Nouveaux livres » signale la parution du nouvel ouvrage d’André Beuchot : « Autrefois en Côte-d’Or », sur les industries disparues de ce département, dont les papeteries. Je conserve pieusement un des précédents ouvrages de cet auteur : « Curieux de Côte-d’Or », où j’ai trouvé de nombreuses références sur les moulins, et que j’ai évoqué jadis dans notre bulletin. Problème : il auto-édite ses livres, et dans « Curieux… » il a oublié d’écrire son adresse. Je tâcherai d’arriver à me procurer le nouvel opus afin d’y repérer tout ce qui concerne les moulins, en particulier ceux à papier.

Livres

« Meules & Gastronomie »de Jean-Pierre H. Azéma, éditions Ibis Press. Ouvrage fondamental dont la parution en 2007 est hélas passée inaperçu (ce qui est d’autant plus surprenant pour nous qu’il a été imprimé par Laballery à Clamecy). Le grand historien Jean-Pierre Azéma passe en revue l’emploi des meules pour fabriquer la farine, bien sûr, mais aussi le chocolat, la moutarde, etc… C’es très instructif. Que de trouvailles et de documentation historique ! A chaque fois il soutient que la qualité gustative et nutritive est meilleure avec des meules par rapport aux cylindres.

Brochure

Les Archives Départementales diffusent une jolie brochure, gratuite : « Les moulins-bateaux du Doubs, une longue histoire ». Il convient de préciser que si le Doubs irrigue essentiellement la Franche-Comté, il termine sa course en rejoignant la Saône à Verdun sur le Doubs, ce village étant en Saône-et-Loire. On note de très beaux documents sur les moulins-bateaux, dont la reproduction d’une belle peinture montrant ceux qui existèrent à Chalon-sur-Saône.

Ils nous intéressent d’autant plus que nous n’avons aucune image des moulins-bateaux qu’a connus la Nièvre. Ceux sur lesquels nous avons un peu de documentation stationnèrent à La Charité sur Loire, l’un d’eux étant ensuite transféré à Pouilly, cela au XVIIIe siècle. Auparavant ont existé des moulins-bateaux à Decize, et sur l’Allier tout près de St-Pierre le Moûtier à Livry.

La fameuse Encyclopédie de Diderot et d’Alembert propose des plans de moulins-bateaux, de même qu’Henriette Dussourd dans son grand livre « Les Hommes de la Loire ». 

Télévision

Sur Arte, dans le cadre d’Invitation aux Voyages, le 31 août 2020, documentaire sur le mezcal, cet alcool du Mexique (à l’origine c’était le pulké, un alcool des Zapotèques, une civilisation précolombienne ; les Espagnols ont eu l’idée de le distiller nommé le mezcal). Ce breuvage est issu de l’agave, une plante mexicaine, qui devient grosse et lourde ; on la brûle, puis on la passe au moulin. En général, le mezcal est fabriqué par de modestes exploitants, lesquels utilisent un moulin à manège mû par un cheval. Le documentaire propose une très belle roue roulant de champ (verticalement, donc), d’environ 1,20 m de diamètre. Une fois la matière pulvérisée au moulin, on la distille.

Nouvelles meunières n°30

Nouvelles meunières

Par Philippe Landry

Un moment heureux : le dépôt d’un de nos dossiers aux Archives Départementales :

Le mardi matin 4 août 2020, nous avions rendez-vous aux Archives Départementales en présence de la journaliste du Journal du Centre Dolorès Touzin. Nous venions déposer le grand recueil relié de nos 5 cahiers consacrés aux moulins des Nièvre. Nous avons été reçus par la directrice adjointe. Notre délégation était composée de Francis Lefebvre-Vary, Catherine Audin et moi-même.

Quelques jours plus tard, le dimanche 16 août, l’article est paru, avec une photo de nous quatre.

L’article précise que les 5 cahiers sont consultables sur notre site : en cette occasion, justement, notre site ammn.info est pour une fois indiqué dans le Journal. Je ne me rappelle pas que cela se soit produit.

Actualité des énergies renouvelables

Eolien :

Le Journal du Centre du 7 août 2020 annonce qu’une entreprise propose d’édifier une éolienne dans les Amognes. Peu de détails pour l’instant.

Journaux

Le Journal du  Centre :

8 juillet 2020 : Le projet d’éoliennes dans le secteur St-Seine-Ternant pour la Nièvre, et la Somme côté Saône-et-Loire, continue de susciter des remous. La réunion publique du 7 juillet n’a rien apaisé.

16 juillet  2020: Petit article pour annoncer la parution du nouveau recueil de nouvelles de notre ami Philippe Berte-Langereau : « La mort du Galvacher ». 

21 juillet 2020 (avec rappel le 22) ; bon article avec photo sur l’huilerie « Réveillée » de St-Pierre le Moûtier, désormais ouverte à la visite les samedis à 10 h et mercredis à  14 h 30. 

Petit article sur une « chasse au trésor » organisée chaque jeudi jusqu’au 31 août à l’écomusée du moulin de Maupertuis, à Donzy.

24 juillet 2020 : toute une page dans la série « Estivité » : 

« Affaires criminelles : 1875

Les amants du moulin du Rêve ».

C’est une reprise des « affaires criminelles » dans la Nièvre racontées dans les deux volumes de Thierry Desseux. Le moulin du Rêve, un tout petit établissement à une seule paire de meules, se trouvait à Dun les Places. Il portait ce nom parce que créé à la suite d’un rêve de la propriétaire de ces terres autour de la partie supérieure du St-Marc, tout de suite en aval du moulin de Montour (situé lui à Brassy). C’est feu notre ami M. Laborde, du moulin Saloué à Dun qui m’avait mis sur la piste de l’affaire, suite à quoi je l’avais évoquée dans « Les moulins racontent le Morvan » et racontée à Thierry Desseux. Ce dernier l’avait alors approfondie en retrouvant le dossier judiciaire. Nous avions consulté M. Laborde pour bien préciser certains contours de la tragédie. Pour résumer, l’épouse du meunier du moulin du Rêve était tombée amoureuse du commis ; elle aurait entrepris d’empoisonner le meunier pour s’en débarrasser. Le fait est qu’il est mort jeune, d’une manière « douteuse », et qu’une fois qu’il a été enterré, Madame n’a pas tardé à s’enfuir du pays en compagnie du petit jeune. Pour autant on ne parvint pas à démontrer la culpabilité de la meunière. Ils s’établirent à Clamecy, où le jeune homme se fit embaucher dans un moulin… Où parait-il il périt emporté par les courroies, mais je n’en ai pas trouvé d’écho dans la presse de l’époque.

25 juillet 2020 : toujours dans les Estivités. Une page intitulée « Dans le Loiret, vers Malesherbes et sa région », une évocation du « sentier des moulins de la vallée de l’Essonne », un parcours de 11 km « jalonné par 5 moulins à eau », plus le circuit de 19 km « autour d’Aulnay », lequel « longe le beau moulin » à eau de Châtillon, à Ondreville-sur-Essonne.

26 juillet  2020 : incendie à l’ancien moulin du Vivier à Urzy ; les habitants contraints de quitter le logement et relogés provisoirement non loin..

Dans le même numéro du 29, notons : 

. Dans le Cher, à Ourouër-les-Bourdelins, « une subvention pour la réfection du moulin de Chalivoy-la-Noix, à commencer par son plancher, son escalier et son mécanisme » : coût total 82 333 euro, subvention 49 400 versée par la Région. Pour visiter le moulin, possible sur RDV : 06 98 60 76 20 ou 06 58 16 07 87.

7 août 2020: dans un grand article « Gastronomie : nous vous avons préparé des suggestions avec uniquement des produits issus de notre bassin » (le Val de Loire Région de Cosne), on remarque :

. Pour l’entrée : une salade produite par un agriculteur bio, laquelle est à assaisonner avec de l’huile de noix ou de noisette fabriquée « à la meule de pierre de l’huilerie du moulin, à Donzy ». On peut aussi faire une « tarte à la tomate » avec une pâte utilisant « de la farine de blé bio du moulin de Perrotin, à Perroy, ou encore de la farine de blé, de seigle, de pois chiche du moulin de Mirebeau à Menestreau ». Quant au dessert, sont recommandés « les fameux croquets des biscuits secs, fabriqués de façon artisanale au moulin de Maupertuis à Donzy ».

9 août 2020 : Chaumard « Le village n’oublie pas ses héros du maquis ». Une cérémonie a honoré la mémoire des Résistants tombés le 31 juillet 1944, lorsque leur maquis dit de Chaumard a été anéanti par une colonne allemande. L’article rappelle que ce maquis fut créé par Marcel Lemaître et Alexandre Octave. L’article ne le précise pas, mais Alexandre était le fils du meunier du moulin du Couloir à Dommartin ; il a été sauvé ce 31 juillet parce qu’il était parti en mission à l’extérieur du camp ; plus tard il succèdera à son père et présidera longtemps aux destinées du moulin du Couloir. 

Vers le 10 août : au musée de Marzy un beau meuble conserve un blutoir posé de biais. Souvent, les paysans des années 1900 préféraient acheter ou récupérer au moulin une farine peu blutée pour la bluter eux-mêmes, afin d’en récupérer tout le son. J’observe ce meuble avec intérêt chaque fois que je vais au musée de Marzy (fermé cet été).

13 août 2020 : Annonce de visite du moulin des Eventées les dimanches 16 et 30 août ainsi que le 6 septembre, sur RDV.

16 août 2020 : article sur le petit moulin de Mirebeau, à Menestreau : Mme Gaëlle Malézieux, qui produit un peu de farine en sa ferme à l’aide d’une paire de meules, expose qu’elle a changé une partie de son matériel pour faire toujours mieux. Le moulin est parfois ouvert à la visite.

17 août  2020 : . Dernières nouvelles de nos amis de l’abbaye de La Pierre Qui Vire : en particulier sa ferme n’a plus de chèvre, elle ne produit plus que du fromage de vache (article déjà paru dans l’Yonne Républicaine, voir ci-dessous).

. Dans la partie « Estivités », interview du maire de Raveau, avec parmi les photos celle de l’ancien haut fourneau de la Vache de notre amie Mme Claudine Muller. A propos, de nouveaux concerts sont programmés à partir d’octobre, le détail sera annoncé dans les semaines à venir.

19 août 2020 : article sur la boulangerie Gauthier, de Garchy, qui ne fabrique que du pain bio et autres produits de la même famille comme les viennoiseries, qu’elle diffuse sur les marchés et dans différentes boutiques de diverses régions, région parisienne y compris. Elle emploie  10 salariés. L’article affirme qu’elle n’utilise que la farine de deux moulins bio n’utilisant que des meules, et cela à partir de blé bio.

L’Yonne Républicaine en 2020 :

17 février  2020 : Grand article « Les tout premiers pas de l’électricité », une conférence à Escolives-Ste-Camille : M. Jean-Charles Guillaume raconte comment dans les années on fabriqua pour la première fois de l’électricité dans le département de l’Yonne, à partir du moulin de Saulce, et comment on monta un réseau électrique autour de St-Fargeau en 1887. L’article précise que le moulin de Saulce a produit de l’électricité grâce à des turbines jusqu’en 1984 ; les dites turbines demeurent en place et le site est parfois ouvert à la visite. Les lecteurs de notre bulletin se rappellent Jean-Charles Guilllaume : il nous avait accordé un article sur les moulins à ocre.

9 avril 2020 : « Connaissez-vous l’histoire d’Asquins ? ». Asquins est le village au pied de Vézelay tout de suite au nord au bord de la Cure. Un bon paragraphe est consacré au moulin d’Asquins, dont je me rappelle qu’on voit bien le haut de système de la turbine. « D’origine peut-être antérieure au XIIIe siècle », le moulin était banal : remanié au XIXe, il a fourni l’eau à Vézelay grâce à un système de pompes fort savant. La « base de données » du site internet du Parc naturel régional du Morvan donne plus de détails. A propos de la banalité, l’article cite Philippe Hoeltzel, du Parc naturel régional du Morvan, qui répète cette erreur commune : c’est que la banalité consistait en une « redevance ». Comme je l’ai exposé dans Vents du Morvan, ce n’est pas la définition de la banalité. Encore une fois, la banalité, c’est que le seigneur obligeait ses sujets à moudre à son moulin, quitte à ce que parfois la retenue du meunier sur la farine produite soit supérieure à ce qu’elle était dans d’autres moulins.

24 avril  2020 : on part en promenade en Haute-Loire pour l’affaire du moulin de Perbet, qui parait-il fut hanté, et où il se passa des choses bizarres en 1902. En fait il semble que ce soit dû à une supercherie du meunier : il aurait perdu beaucoup d’argent aux cartes et mettait tout en œuvre pour qu’on ne saisisse pas son moulin.

15 juin  2020 : à propos des premiers trains et tramways électriques, notamment ceux du Forterre et de la Puisaye, en 1902 on proposa d’en alimenter à partir d’une usine hydroélectrique qu’on aurait créée à Chastellux, donc forcément sur le site de l’ancien moulin de Chastellux (nous avons raconté dans un bulletin il y a quelques années comment il fut détruit par un incendie peu avant 1850).

1er août  2020 : « Pontaubert, une histoire de templiers ». Pontaubert est au bord du Cousin tout de suite après Avallon. Une bonne partie de la page est consacrée aux moulins de Pontaubert, notamment celui qui appartint aux templiers, suite à quoi il demeure sous le nom de Moulin des Templiers. C’est aujourd’hui un beau restaurant, en lequel se conserve une très belle roue. L’article rappelle que Pontaubert a connu également un foulon et une papeterie. Il ne parle pas de l’ancien moulin des Ruats, également restaurant, mieux connu pour des cartes postales 1900.

7 août  2020 : A Brienon, l’« huilerie artisanale » est parfois ouverte à la visite. Il s’agit bien sûr de la fameuse huilerie Suguenot, qui subsista très longtemps avec un grand prestige. La photo montre la paire de meules (construite en 1886 par une entreprise de Tonnerre), un personnage la faisant marcher et quelques visiteurs. L’article affirme qu’elle fournit de l’huile à des restaurants gastronomiques, et même à l’Elysée.

Revues

Le Canard Enchaîné du 19 août 2020 : grand article d’une demi-page : « Les moulins à eau condamnés au naufrage ». Il vise surtout la politique de continuité écologique dont la conséquence est que de nombreuses rivières sont quasiment asséchées depuis la suppression de chaussées, au grand dam des pêcheurs et des riverains. Il vise aussi le diktat des agences de l’eau qui arrivent à contraindre des propriétaires privés à détruire les chaussées. Le Canard évoque rarement cette question. C’est la première fois qu’il fait siennes une partie des critiques des amis des moulins.

Moulins de France, juillet 2020, n° 123 :

– La revue de la FFAM continue de publier ma copieuse série d’articles sur les moulins de Bourgogne, avec deux d’entre eux : d’une part « Les moulins à foulon de Bourgogne », d’autre part « Les moulins à écorce en Bourgogne ».

– Contre la politique de continuité écologique telle que menée par l’État, notons deux grands articles : « Comment réussir une continuité écologique qui permette de sauvegarder nos poissons et notre diversité aquatique », et « Le fait que le climat se réchauffe crée de nouvelles pressions de sélection naturelle ».

– Je suis très intéressé par un grand article : « En Moselle, découverte du moulin d’Eschviller ». C’est un moulin désormais écomusée, mais avec des ateliers pédagogiques, des ateliers farine, un verger de démonstration et un « rucher pédagogique ». En prime, l’article évoque Poncelet, qui inventa une forme de roue hydraulique : elle a eu un certain succès en plaine. C’est une roue à aubes nombreuses, légèrement courbes ; en général elle est grande, celle d’Eschviller mesurant 5 mètres de diamètre. Le texte précise que Poncelet travailla à la conception de sa roue de 1812 à 1814, tandis qu’il était prisonnier en Russie. Il la mit au point à son retour en France, puis parvint à la faire connaître en 1824.

Le Monde des Moulins, juillet 2020, n° 73 : Bon article sur une ancienne forge de Côte-d’Or qui devint moulin à grain et autres, à Rochefort-sur-Brevon. En outre, important déploiement d’arguments contre la politique actuelle de la continuité écologique sous le titre : « Révélations sur les dessous de la « continuité écologique » ou « La petite histoire du rétablissement de la continuité écologique au sein des bassins hydrographiques. »

Echos du Passé (revue des Amis du Dardon, en Saône et Loire, dans les environs du Mont-St-Vincent).

. 127, 2019 : Selon un rapport au Conseil Général, la Saône et Loire compte 1035 moulins en 1890.

. 128 de 2019 : grand article sur l’histoire des moulins de Toulon sur Arroux, par Michel Derry : j’avais déjà les travaux d’Henriette Dussourd et de Pierre Ponsot sur ces moulins (tous très intéressants) ; l’auteur précise dans quel état se trouvent les vestiges de ceux dont il reste quelque chose.« 

Au fil de l’Yonne », magazine du conseil départemental de l’Yonne, mars 2020 : un petit article « Nous avons diversifié notre activité avec de la meunerie à la ferme ». Samuel Legrand et ses associéss Patrice Tuloup et Sébastien Châtelet en leur Gaec des Etangs, ajoutent une activité à leur ferme agricole de Charbuy : ils transforment des céréales en farine, qu’ils vendent à des boulangers de plusieurs communes, dont Auxerre, Vermenton, Vincelles.

Livres

Livres

« La Mort du Galvacher et autres histoires du Morvan », par Philippe Berte-Langereau, Editions « Nourrices du Morvan ».

Notre ami Philippe Berte-Langereau fut un des animateurs de notre association les premières années, notamment pour la préparation de notre livre de cartes postales de moulins du Morvan aux éditions Laï Pouèlée et la plaquette de belles photos sur le même sujet aux éditions de la Taillanderie. Plus récemment, Philippe a publié un recueil de cartes postales de moulins du Morvan aux éditions Alan Sutton. Philippe a l’avantage d’écrire très bien, avec une grande clarté d’exposition et une précision absolue. Comme historien, il a publié plusieurs livres sur les pratiques morvandelles diverses relatives au transport de bois, aux attelages, aux chaumières, la lutte contre les loups etc. Il a publié un roman à propos des séjours du grand peintre Corot dans le Morvan (en particulier pour essayer de déterminer si le moulin qui a inspiré au maître un tableau est bien à St-André dans le Morvan ou à Lormes plutôt qu’en Auvergne).

A diverses reprises Philippe a publié des nouvelles se passant en Morvan, dont quelques recueils. Il récidive donc avec ce nouvel opus, copieux puisque comptant 268 pages. Ce sont toutes d’excellentes histoires se passant en Morvan. Plusieurs renvoient à l’histoire de la population morvandelle, comme celle qui donne le titre au recueil ou celle sur le désarroi d’une nourrice obligée de revenir dans son village du Morvan en 1914 ; mais bon nombre évoquent diverses questions aujourd’hui (par exemple ce qu’il advient des anciennes fermes désormais à l’abandon).

Concernant les moulins, je voudrais insister sur les nouvelles suivantes : 

. « Les Eaux sombres » : Philippe imagine le désespoir qui a dû saisir le propriétaire et meunier du moulin de Mont, à Marigny l’Église, quand on lui a annoncé la construction du barrage du Crescent, lequel allait noyer le moulin. La nouvelle est inspirée à Philippe par la visite que nous avions faite ensemble sur le site, dans les années 1980, un jour que le lac avait été vidé pour entretien : le dessin de Jean Perrin sur la ruine qui reste du moulin résulte d’une des photos que j’avais prises (en noir et blanc).

. « Les tartines » : une histoire peu joyeuses renvoyant à un drame passé s’étant déroulé dans les annexes d’un moulin.

. « L’idée du Simon Jusot » : un curieux personnage imagine d’adapter en Morvan un moulin à vent de la forme de ceux d’Iran et d’Afghanistan, cela de nos jours. 

« Autun la ville aux trésors », par Claude Chermain.

Une promenade à travers l’histoire de maintes rues d’Autun. Un beau livre très intéressant, malgré le manque de rigueur de l’auteur (il se contredit parfois, il commet des erreurs historiques…). Il évoque parfois les moulins : page 127 toute la page est sous le titre « Le moulin des Places et le moulin Gamet s’appuient sur le ruisseau de Couhard » (photos très intéressantes). Page 179, plan reconstitué de ce qui fut le prieuré de St-Racho et de ses dépendances, dont le moulin. Page 240, l’abbaye St-Symphorien, qui fut une des deux plus importantes d’Autun, eut une richesse considérable : l’auteur écrit qu’elle posséda 15 moulins, dont plusieurs dans le secteur de Beaune, au milieu des prestigieux vignobles ; toutefois il ne précise pas à quelle époque, car les documents que j’ai pu étudier pour 1789 montrent qu’alors elle ne possédait plus grand-chose. 

Carte archéologique de la Gaule, Saône-et-Loire tome 71/4 : Je tâche de passer chaque année au musée de Bibracte, dont un petit tour à l’abondante librairie. Je viens d’y trouver le tome 4 de la « Carte archéologique de la Gaule . Saône-et-Loire» (j’avais déjà le volume consacré à la Nièvre et le tome 3 de la Saône-et-Loire), rédigé par Alain Rebourg. Pour chaque département, les tomes sont divisés par canton, puis en haut de chaque page par numéro de commune, toutes choses n’étant pas bien pratiques.  Pour ce qui concerne les cantons que nous retenons particulièrement, je remarque dans ce tome 4 :

. Canton de Lucenay-l’Evêque :

. Chissey : au lieu-dit « La Prée », « on a trouvé une petite meule en grès » (l’auteur insiste surtout sur les voies gauloises puis romaines qui ont traversé la commune).

. A La Petite-Verrière, on a trouvé une meule de moulin à bras en pierre de Volvic.

. A Sommant : « Au Moulin de Sommant, dans la maçonnerie d’une clôture, se trouve une stèle gallo-romaine brute » (je pense qu’il s’agit du hameau « Moulin de Sommant » et non du moulin lui-même.

. Canton de Mesvres : 

. A Brion (commune limitrophe d’Autun, au sud) : « Face au Mont Dru… une meule, un broyeur ». Aux Rubes de Vaux, « des fragments de meules (assez nombreux) ».

. Canton de Montceau les Mines, à St-Vallier (dont nous avions naguère visité le moulin Galuzot), au lieu-dit « Les Furons », « dans le grès à arkose, deux ébauches de meules non encore détachées de la roche ». Non loin, le long de la Limace, « une meule intacte, une moitié de meule et plusieurs ébauches ». 

. Canton de St-Léger sous Beuvray : 

. Thil sur Arroux : « en 1991 un amas de tessons a été signalé par Henri Lemoine » : cela a mené à diverses découvertes. Je le cite ici parce qu’il s’agit bel et bien de feu notre ami Henri, qui tint si longtemps le moulin Condamné dans cette commune.

. A St-Didier sur Arroux : près de Gissy, où il y aura un grand moulin, on a trouvé « cinq meules à grain ». 

. A Etang sur Arroux : dans une ancienne carrière, des « ébauches de meules ».

. A La Comelle : « Au Moulin de Beau » on « recueillit une meule en lave » (à la fin du XIXe siècle). (Cité page 412 : je le précise parce que La Comelle est oubliée dans l’index des communes).

On note que souvent des trouvailles, y compris non meunières, sont faites sur des sites de moulin : la plupart de ceux que nous connaissons, on en trouve la trace dans les documents après l’an 900, mais rien n’interdit de penser que des moulins hydrauliques ont pu y exister dès l’époque gallo-romaine.

« Le moulin de Lipovanski », par Stoïan Daskalov. Un vieux livre de 1964 trouvé dans une brocante. Révolution en Bulgarie peu après 1945, lorsque le Parti Communiste s’empare du pouvoir. Un comité local s’occupe de nationaliser le moulin que possédait et menait l’odieux Lipovanski. Rapidement le chef du comité local se heurte à diverses incompréhensions : les ouvriers du grand moulin voudraient être plus payés et les voisins consommateurs payer la farine moins cher. Surtout, le moulin, perdant son meilleur meunier, se met à fabriquer une farine médiocre que la population locale rejette. 

Nouvelles meunières n°29

Nouvelles meunières

Philippe Landry

Recherche : 

Les Archives Départementales de la Nièvre sont à nouveau accessibles.

Il faut réserver la veille au 03 86 60 68 30.

Actualités des énergies renouvelables

Hydroélectricité

Dans un récent bulletin, nous avons évoqué un moulin du département de l’Yonne qui produit désormais de l’électricité grâce à sa magnifique toute nouvelle roue, à Ligny le Châtel, dans la vallée du Serein.

L’Yonne Républicaine lui consacre un nouvel article le 12 mai 2020, avec une jolie photo, mais surtout en rappelant que, grâce à une turbine dont au premier plan on distingue un vestige important, le moulin éclaira le village à partir de 1894 et pendant quelques années. Accessoirement, on apprend que ce moulin appartint aux hospices de Tonnerre.

Eolien

Le Journal du Centre du 15 juin consacre 2/3 de page à une grave question : « L’armée souhaiterait étendre ses couloirs en Bourgogne-Franche-Comté et notamment dans la Nièvre », couloirs dans lesquels les éoliennes géantes seraient interdites, lesquels couloirs couvrent 54 % du département. La présidente de la région fait ce qu’elle peut contre ce projet militaire, car la région a pour programme de développer l’éolien partout où c’est possible. J’ai déjà évoqué cette question dans les Nouvelles Meunières : j’y faisais notamment remarquer que, « Tremblez, ennemis de la France » : il leur suffira de poser des éoliennes géantes, et nos magnifiques chasseurs et bombardiers n’y pourront combattre. Quant aux avions ennemis qui pourraient nous attaquer, je ne suis pas sûr que les éoliennes les gêneraient beaucoup.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éolienne dans notre région. Une soixantaine d’engins devraient être posés autour de Tonnerre, non sans susciter d’ores et déjà force remous  (Yonne républicaine, 4 novembre 2019).

Les projets d’éoliennes géantes continuent de susciter des débats. Par exemple dans le sud-est de la Nièvre à St-Seine et Tazilly, conjointement aux communes de Marly-sous-Issy et Cressy-sur-Somme en Saône-et-Loire. Le premier projet a été abandonné, mais un autre est proposé, par Total Quadran. Une réunion publique est annoncée pour le 1er juillet par le JC du 29 juin. Une association hostile regrouperait 1000 adhérents, son principal argument étant que les éoliennes géantes, qui devraient être hautes de 200 m, gêneraient les oiseaux migrateurs.

Journaux

Le Journal du Centre

21 juin 2020 : Le couple Jill et Gareth Liewellyn Williams entreprend de fabriquer du savon à Suilly la Tour, en utilisant notamment de l’huile de nos amis du Moulin de l’Ile à Donzy.

25 juin 2020 : « Poil * Les Gîtes du Moulin à l’heure du déconfinement – Une nouvelle clientèle accueillie ». Très bon article sur la relance de leur gîte par nos amis Fabienne et Vincent Goueffon. Ils commencent à recevoir une « nouvelle clientèle », venant de moins loin, et qui n’avait pas pensé que près de chez elle existent d’excellents lieux d’accueil. Nos amis « ont mis en place un protocole sanitaire strict ». « L’impact financier du Covid-19 a pu être limité par les aides de l’État… ainsi que par l’aide économique de la région Bourgogne-Franche-Comté ».

6 juillet 2020 : Article annonçant la reprise à St-Pierre le Moûtier des activités de nos amis dans et autour du moulin des Eventées.

7 juillet 2020 : Nos amis de l’écomusée de Maupertuis à Donzy fêtent les 90 ans de Claude Chauvelot. Il fut la cheville ouvrière de la restauration du moulin dès ses débuts, travaillant notamment à la construction de la première nouvelle roue. On lui doit notamment les maquettes de moulin observables dans la partie musée.

Livre

Alerte ! Tous sur le pont !

De Borée publie un roman où il est question de moulin !

Il s’agit de « L’Enfant de la colère », par l’incontestable Vanessa Chevalier.

Le résumé dans les journaux du groupe Centre-France du 3 juin 2020 indique notamment que cet ouvrage promis à l’immortalité conte « le retour de deux sœurs sur les terres de leur enfance et dans le moulin familial dont elles viennent d’hériter. » Mais quelqu’un leur en veut : « Est-ce à cause du moulin ? ». L’auteur dédie l’oeuvre à son père : serait-il meunier ? 

Le suspence est insoutenable. Si quelqu’un lit ce roman, il serait fort inspiré de nous en livrer un résumé.

Nouvelles meunières N°28

Nouvelles meunières

Philippe Landry

 Recherche : Les Archives Départementales de la Nièvre sont à nouveau ouvertes.

Réserver la veille au 03 86 60 68 30

Actualités des énergies renouvelables

Dès la crise de 1973, l’État a préféré privilégier la production d’électricité par le nucléaire plutôt que par les « énergies renouvelables ». Or un réacteur nucléaire a une particularité : on ne module pas sa production. Et que se passe-t-il quand, comme depuis le 17 mars, un grand nombre d’établissements industriels et commerciaux sont à l’arrêt ? Hé bien ils cessent de consommer de l’électricité. Du coup EDF se retrouve avec une formidable quantité d’électricité à distribuer, avec ce problème qu’on ne peut la stocker. Le Canard Enchaîné du 15 avril raconte le résultat : « Depuis le confinement mis en place le 17 mars, EDF a dû, à plusieurs reprises, payer ses clients (de gros industriels surtout) pour parvenir à écouler son électricité ! Ainsi l’électricien a évité de mettre ses équipement en surtension, tandis que les bénéficiaires ont pu produire moins cher : non seulement le courant était gratuit, mais en plus les clients ont reçu une prime… » L’article précise qu’à la bourse européenne de l’électricité, le prix est certains jours négatif, et que les producteurs sont menés à offrir au client une prime de 76 euro par kw, dont le prix de vente contractuel est généralement de 42 euro. EDF est déjà déficitaire : cela annonce des lendemains… quelque peu électriques. Cela posé, l’article précise que pour les consommateurs individuels comme vous et moi, hé bien… une éventuelle baisse, c’est au mieux envisageable en 2021. 

Eolien

Le Journal du Centre du 16 mai annonce qu’à Pougny le chantier, interrompu à cause de la crise sanitaire, a repris. « Le parc éolien bientôt achevé ». Pour l’une des éoliennes, on va creuser un modeste trou de 15 mètres de diamètre et 4 de profondeur. La dernière éolienne sera haute de 138,50 m au moyeu, avec des pales de 51 mètres, soit pratiquement 190 m de haut en bout de pales. La mise en service est prévue pour octobre. Le parc éolien de Pougny, composé de 11 machines, devrait alimenter 52 000 personnes hors chauffage.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éoliennes dans notre région. A Sarry et Châtel-Gérard, 11 éoliennes devraient être livrées dans les mois qui viennent. Le chantier a été retardé par la faillite du premier sous-traitant, dont d’ailleurs un mât et une pale demeurent sur le site. Son successeur, la maison Siemens Gamesa, a légèrement modifié le projet : les nouvelles machines auront 150 mètres de haut et leurs pales tourneront dans un cercle de 114 mètres de diamètre (autrement dit chacune sera longue de 57 mètres). Une garantie de financement du démantèlement lorsque le parc sera en fin de vie a été déposée en préfecture : 50 000 euro. (Yonne Républicaine, 14 mars 2020).

Photovoltaïque

L’Yonne Républicaine du 24 avril 2020 annonce qu’à Tonnerre un terrain abandonné et en friche, devenu une décharge sauvage, va héberger une « centrale photovoltaïque ». L’électricité produite devrait alimenter 3500 personnes. 

Le Journal du Centre annonce le 9 juin : « L’énergie passerra par les ombrières » : à Magny-Cours, 3 parkings seront couverts par « un système photovoltaïque ». Le chantier reprend. Il devrait s’achever fin août. « 28 000 m² d’ombrières  fourniront une puissance totale de  5 250 Mwh représentant la consommation moyenne d’environ 1650 foyers (hors chauffage) ».

Les désastres de la continuité écologique

Dans l’Yonne, à Mézilles, un habitant lance une pétition contre un projet absurde. Au nom de la continuité écologique, on prétend aménager le Branlin (un affluent du Loing) pour faciliter la circulation du poisson, entre le Moulin Rouge et le Moulin de Corneil. On va investir là-dedans 180 000 euro ! L’habitant en question, Monsieur B. M. , souligne que la consultation démocratique de la population n’a pas eu lieu… et surtout que tout ce projet n’apportera absolument rien à la circulation des poissons et à la nature (YR, 21 mars 2020).

A propos, voici un bel exemple de l’utilité des réservoirs d’eau. Persuadée que l’Yonne allait entrer en crue au cours du mois de mars, l’administration a fait vider les barrages. Seulement voilà : mars et avril ont été particulièrement secs, entraînant un manque d’eau grave, dont vont pâtir les animaux en période de reproduction. Cela souligne une nouvelle fois l’intérêt de disposer de réservoirs d’eau assez remplis. (YR, 29 avril).

Journaux

Le Journal du Centre

. 23 avril : le petit commerce de Menou propose entre autres de la farine du moulin de Menestreau.

. 24 avril : dans le supplément quotidien « Et si on se changeait les idées », sous le titre « Les filles du diable de la Haute-Loire », toute une page consacrée à un moulin qui, parait-il, s’avéra la proie du diable en 1902 ; il s’appelait le moulin de Perbet, et son meunier Etienne Joubert. On le soupçonne d’avoir monté une comédie pour éviter la saisie de son moulin, qu’il aurait perdu aux cartes. Les photos montrent les dernières ruines dudit moulin.

29 avril : En Dordogne, M. Elie Coustaty profite de la crise pour produire encore plus à son vieux moulin à meules des environs de Sarlat. Un moulin à eau du XIVe siècle, qui semble avoir appartenu à l’évêque du secteur. Avant le confinement, il ne moulait pas plus de 20 kg par semaine : donc le moulin ne marchait que pour le folklore. Mais voici qu’il rend service à des voisins. Une belle photo le montre devant sa fort belle paire de meules avec une archure octogonale et une trémie, toutes deux bien claires, qu’il a donc dû faire refaire assez récemment. M. Coustaty porte la belle tenue blanche du meunier, sauf le bonnet : il est vrai qu’il a les cheveux blancs, ce petit jeune entreprenant. 

14 mai : à Varzy, les volets de feu la pizzeria « La Séverie » sont clos. En attendant que l’établissement soit repris un jour, et à la demande de la municipalité, un artiste les a décorés, entre autres en y peignant un moulin « pour rappeler l’importance des énergies renouvelables ». Il s’agit de Nicole Sosiewicz.

20 mai : Nos amis du Moulin Blot, de Bouhy, font savoir que cette année ils renoncent à organiser leur petite fête sous les ailes du moulin à vent qui devait se tenir à la fin juin, dans le cadre des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins.

26 mai : « Maupertuis rouvrira le 3 juin », tel est le titre de l’article à la bonne nouvelle, avec en photo notre ami Georges Narcy. Il expose les difficultés auxquelles l’écomusée a dû s’adapter.

10 juin : le moulin des Eventées en photo, à propos de la reprise des sorties et randonnées pédestres organisées par l’association de St-Pierre le Moûtier « Sur les pas de Jeanne d’Arc ».

L’Yonne Républicaine

7 mars : à Sens, destruction des anciens moulins St-Paul. Ce fut un ensemble d’immeubles colossal : la photo montrant la pelleteuse en train d’entamer la démolition indique au premier plan un immeuble de 8 étages, sachant que cet immeuble ne représente qu’environ 1/4 de tout le groupe. A la place s’élèvera un énorme ensemble d’habitations : « Les Terrasses de l’Yonne ».

9 avril : Les grands moulins Dumée, à Gron, en baisse d’activité à cause de la crise sanitaire. En effet, les consommateurs ont bouleversé leurs habitudes : ils achètent moins de pain et de gâteaux chez les boulangers et les pâtissiers (sans compter que les restaurants ne marchent pas), préférant fabriquer les fabriquer eux-mêmes à partir de sachets de farine. L’inconvénient est qu’un grand moulin comme la maison Dumée (90 000 tonnes de farine par an, environ 450 par jour), travaille plus avec les professionnels, pour un volume beaucoup plus importants. Les familles achètent plutôt des sachets de farine, avec cet inconvénient que les sachets, l’industriel doit les acheter à un fournisseur… lequel s’avère soudain débordé par la demande, d’où une difficulté provisioire. Par contre, un détail : l’essentiel des sachets de farine qu’on trouve dans les supermarchés est importé, ce qui offre provisoirement un débouché à la maison Dumée. Celle-ci a de toute façon les reins solides : en dépit du ralentissement de l’activité, elle ne met pas son personnel en chômage partiel.

Revues

Moulins de France (revue de la FFAM – avril 2020 n°122

Numéro très intéressant, dont je ne cite ici que quelques articles : 

– « Combien d’années 2019 faudra-t-il avant que la politique dévastatrice de la restauration écologique soit révisée » : l’article souligne qu’à cause de l’été particulièrement sec, beaucoup de sources ne coulent plus, ce qui rend toujours plus nécessaire de préserver des réservoirs d’eau. La FFAM a été reçue au Sénat, où une proposition de loi est en cours d’élaboration.

– Deux articles sur une région de Normandie comprenant les départements de la Mayenne et l’Orne.

. La Mayenne : incroyable histoire de ce qui n’est plus qu’un village, Ste-Suzanne : il connut un nombre formidable de moulins, dont un magnifique moulin à papier en cours de restauration, dans lequel on fabriqua le carton des cartes à jouer.

. L’Orne pendant la guerre de 1939-40 : les difficultés des moulins face aux autorités allemandes, mais plus encore face à l’administration française, qui s’avéra particulièrement lourde et inefficace, avec son « Ravitaillement général » noyauté par l’armée. Le développement est intéressant : je pourrais m’amuser à prendre le texte et remplacer tous les noms de moulin par des noms de leurs homologues de la Nièvre.

– J’ai bien aimé les articles sur les petits moulins à vent du sud de la Bretagne et sur les moulins à eau du Bas-Rhin (il y a très longtemps, j’avais rapporté pour le bulletin quelques articles de mon séjour en Alsace).

– Enfin la revue continue de publier les articles que je lui ai confiés sur les moulins de Bourgogne (on a le temps : je lui en ai adressé 16) ; dans ce numéro, il s’agit des moulins à vent et des moulins mus par d’autres énergies sauf l’eau tels les moulins à vapeur.

Pays de Bourgogne b° 259 de mars 2020

Incidemment, on apprend qu’Emile Zola n’a pu avoir d’enfant avec sa femme, mais qu’il en a fait deux à sa domestique Jeanne-Sophie-Adèle Rozerot, laquelle présente à nos yeux l’avantage que son papa était meunier à Rouvres-sous-Meilly en Côte-d’Or. J’ai étudié une carte : c’est tout près de Montbard. Emile Zola a fini par reconnaître les deux enfants et leur donner son nom… Ce qui ne manque pas d’interpeller les Clamecycois : c’est qu’une plaque sur une place rappelle que le gendre d’Emile Zola fut sous-préfet de Clamecy, et que de ce fait sa gente épouse y séjourna plusieurs mois.

Bulletin des Amis du Vieux Varzy n° 31 marqué 2018 mais bouclé en mars 2020

Concernant les moulins, il contient : 

. Essentiellement mou article « Quelques moulins autour de Varzy »  : Courcelles (dont celui de notre ami Philippe Gilles, que j’avais consulté d’ailleurs), Oudan et Marcy.

. Incidemment trois détails : 

. D’une part à propos d’un résistant natif de Varzy ayant commis des sabotages à Auxerre et alentours ; il provoqua l’incendie de l’usine « de filets de camouflage du Moulin de Préblin, installée par les Allemands ». 

. D’autre part à propos d’une offensive des loups qui en 1801 tuèrent plusieurs enfants dans les environs de Varzy, deux meuniers sont cités : Marriaux à La Chapelle-St-André, dont la fille échappe de peu à un loup, et Dubois, meunier du moulin Demeulaine dans la même commune, qui réussit à tuer un loup de 2 coups de fusil.

Le Monde des Moulins, n° 72, avril 2020 :

Plusieurs articles intéressants sur les moulins de diverses régions de France, des Caraïbes (moulins à sucre), d’Ukraine (surtout des moulins à vent). Et puis un écho : « Avallon : au bord du Cousin, un frère et une sœur ont réhabilité le moulin familial Léger ».

Ils s’agit bien sûr de nos amis. Un article est paru dans l’Yonne Républicaine, qu’on peut consulter sur internet : https.//www.lyonne.fr/avallon-89200/actualités/au-bord-du-cousin-un-frère-et-une-soeur-ont-réhabilité-le-moulin-familial… 13693171.

Trouvailles inattendues

Le hasard fait bien les choses. Faisant des recherches sur l’histoire de la petite commune de Béard, j’ai appris qu’elle avait abrité une « communauté familiale ». J’ai donc regardé si elle était citée dans un livre que je n’avais plus ouvert depuis au moins 20 ans : « Les aspects géographiques des communautés familiales de France centrale », de Jean Chiffre, paru en 1985 aux Editions Universitaires de Dijon. Je n’ai pas trouvé la famille que je recherchais, mais ça m’a indiqué deux pistes :

. A Châteauneuf-Val-de-Bargis, une communauté dite Les Rignaults habita au lieu-dit « Le Moulin »:en 1762, année de sa dispersion. Elle y possédait des biens depuis le début du XVIIe siècle. Jean Chiffre n’indique pas qu’elle possédait le moulin, mais sans doute au moins l’exploitait-elle.

. Dans l’Autunois, le long du Méchet, nous avions évoqué naguère le moulin des Buchillons. Or il conserve cette appellation en souvenir d’une famille de ce nom, qui y exploitait des biens au XVIIe siècle. Jean Chiffre ne précise pas si elle possédait ou exploitait le moulin.

Nouvelles meunières n°27

Nouvelles meunières

Actualités des énergies renouvelables

par Philippe Landry

Éolien :

Au niveau national

. Le Point, 2 janvier 2020 : 8 000 éoliennes sont en service fin 2019, couvrant 6,7 % de la consommation d’électricité. L’État souhaite arriver à 15 000 éoliennes d’ici peu d’années. En fait il lorgne surtout vers l’éolien maritime, se fondant sur l’équipement de Grande-Bretagne qui en est déjà à 2 000.

. Journal du Centre 25 février . Après que le Président de la République ait exprimé des réticences à propos de l’éolien, la ministre chargée l’environnement abonde en son sens, qui « déplore un développement anarchique ».  Mais comme l’État aime la contradiction interne, il ne renonce pas à son projet qu’il y ait en France 14 500 éoliennes en 2028 (dont les plus grandes en mer). Le 4 mars, le Journal du Centre livre un articulet selon lequel la ministre de l’Environnement annonce qu’elle a l’ordre du Président de charger les Préfets d’étudier « les secteurs adaptés à l’accueil de nouvelles éoliennes ».

Au niveau local

. Rebondissement du côté de St-Pierre le Moûtier. Présenté par la société Nordex, le projet d’implanter 4 éoliennes de 180 mètres à St-Pierre et Langeron avait été refoulé par la Préfecture, suite à l’action d’adversaires locaux qui soutenaient deux arguments :

. Pollution paysagère : gêne pour l’environnement des châteaux de Villard et d’Apremont (celui-ci étant sur la rive de l’Allier en face, côté Cher) ;

. Gêne pour divers oiseaux protégés.

Or la Nordex a saisi le tribunal administratif, arguant que ses éoliennes ne troubleraient que peu la vision depuis les châteaux, et qu’ailleurs les éoliennes n’avaient pas entraîné de mortalité particulière chez les oiseaux des espèces citées.

Journal du Centre 26 février : annonce d’un débat scientifique et public qui aura lieu à Saulieu le 29 février, organisé par Morvan en Colère, l’association ennemie du projet d’éoliennes affectant le secteur St-Léger-Vauban-St-Agnan.

12 mars : A Luzy, l’association Sauvegarde Sud-Morvan, qui lutte contre les projets d’éoliennes du secteur a invité l’écrivain Fagien Bouglé, un de leurs ennemis acharnés et passionné. Il vient de publier : « Eoliennes, la face noire de la transition écologique » aux éditions du Rocher, 240 pages.

13 mars : A Guérigny, devant 120 personnes, quelqu’un de plus posé, M. Jean-Mary Virely, chercheur au CNRS, invité par 7 associations de défense de l’environnement, a présenté les avantages et les inconvénients de l’éolien. Il a conclu que globalement les énergies renouvelables « profitent très peu aux territoires ». Cela a plu à l’auditoire.

Après tout, pourquoi pas ? Mais je ne vois pas en quoi le nucléaire ou l’énergie produite par la combustion du pétrole « profiterait » plus « aux territoires ». Francis Lefebvre-Vary a pris la parole pour défendre l’énergie hydraulique, mais l’article n’en parle pas.

Photovoltaïque

Le Journal du Centre évoque deux grands projets :

. Le 20 février : celui de Decize, piloté par la Communauté de communes du Sud-Nivernais, dans la zone industrielle du Four-à-Chaux. Une emprise de 16 ha lui appartenant, plus une autre de 4,3 ha projetée. La première devrait rapporter à la Communauté un loyer annuel de 2 500 € hors taxe par hectare.

. Le 22 février : à Cosne, un projet présenté par EDF. Emprise 28,4 ha, puissance 29,7 Mwc, du courant pour 15 000 foyers. Seulement les difficultés s’annoncent : d’abord le sol choisi est réservé à la production de fromage de chèvre Chavignol (d’où un avis défavorable de l’Institut national de l’Origine et de la Qualité), ensuite EDF n’est pas propriétaire, l’espace appartenant à trois personnes, dont seules deux pour l’instant sont d’accord.

. 2 mars : dans le compte rendu du conseil municipal de La Machine, « Un projet d’installation d’une centrale photovoltaïque est à l’étude sur le site de l’ancienne décharge de La Machine. Un dossier mené par la Communauté de communes du Sud Nivernais et un porteur de projet privé. » Le projet nécessitera une révision du PLU. « Ce projet serait une bonne chose car on ne peut rien faire d’autre sur ce site » dit le maire M. Barbier.

Journaux

Le Journal du  Centre

. Samedi 15 février : article sur Jean-Louis Faivre, qui « vient de sortir deux romans sur la vie paysanne à l’ancienne », en l’occurrence dans le Morvan. Il a eu en 2018 le prix Henri Perruchot, qui récompense un écrivain du Morvan ou travaillant sur le Morvan. Jean-Louis Faivre habite à Alligny en Morvan le moulin de Jarle, qu’il a équipé d’une nouvelle roue.

. Dimanche 16 février : compte rendu de l’assemblée générale de la section de Cosne sur Loire de la Caisse des Monuments Historiques de la Nièvre (Camosine), propriétaire du moulin de la Commanderie à St-Père. Justement, un des débats a posé la question : qu’en faire ? En effet, la remise en état semble d’un coût excessif pour la vénérable institution.

19 février : 

. Annonce d’une réunion sur le « bassin versant de la Nièvre » qui se tiendra à Prémery le 5 mars.

. A Sougy sur Loire, au sein de l’association « Rêv’Earth » un « couple veut faire découvrir les actions écologiques qui existent dans le monde ». On peut sans doute informer ces jeunes gens des nouvelles possibilités qu’offrent les récentes découvertes dans les turbines hydroélectriques. Par exemple, l’article nous apprend qu’en Uruguay, 90 % de l’énergie est d’origine renouvelable.

21 février : à Livry, M. Christian Barle vient de diriger pour la dernière fois la séance du conseil municipal de Livry. Il abandonne également son rôle à la tête de la Communauté de communes de St-Pierre le Moûtier. Au sein de celle-ci, il a été l’artisan de la restauration du moulin des Eventées et de l’huilerie Léveillé. Il était d’ailleurs à l’assemblée générale de l’association du moulin des Eventées en janvier dernier.

25 février : Annonce de l’assemblée générale de l’association du moulin de Maupertuis à Donzy, qui se tiendra le vendredi 28 février.

2 mars : Programme des « prix et des aides pour les propriétaires » des bâtiments et jardins ayant un intérêt historique, décernés par la Fondation pour les monuments historiques. « Plus d’informations sur www.fondationmh.fr ou en écrivant à contact@fondationmh.fr

8 mars : le peintre Antoine Paneda, qui nous a souvent confié des dessins et aquarelles de moulin (notre bulletin en a publié plusieurs, Francis Lefebvre-Vary vient d’acheter son « Moulin de St-Quentin sur Nohain »), vient de réaliser une maquette du château de Meauce, en cours de restauration. Elle sera visible au château au sein d’une exposition de ses œuvres du 10 juillet au 25 septembre. Au passage, l’article rappelle qu’Antoine a 90 ans ; on peine à le croire quand on le rencontre.

19 mars : « Corbigny : Les moulins continuent à tourner rond », le Journal du Centre livre un résumé de notre assemblée générale.

6 avril : A l’article « Pouillyssois… Le vent parfois allié de la vigne » est liée une photo intéressante : celle d’une éolienne de vigne. J’en avais parlé une fois dans Les Nouvelles Meunières : c’est une éolienne à deux pales seulement, haute d’à peine quelques mètres, peut-être une dizaine. Le mouvement qu’elle génère dans l’air évite que la vigne gèle. 

Revues

Régional de Cosne et du Pays charitois 4 mars : Ecomusée du moulin de Maupertuis. Forte haussse de fréquentation en 2019 : 2 323 visiteurs contre 1 696 l’an précédent. Le jeu « Le meunier maudit » a attiré 625 personnes. Parmi les projets, une nouvelle restauration de la roue. Article repris dans le Journal du Centre du 9 mars.

Centre-France, supplément Fémina  dimanche 16 février : grand article sur la ville italienne de Lecce et ses environs, dans les Pouilles, tout au sud de la péninsule, avec la photo d’une meule à huile : « Les Italiens disent que c’est à Lecce que l’on mange le mieux et dans les Pouilles, bien sûr, une vaste région agricole plantée d’oliveraies qui approvisionnaient l’Europe entière au XVIIIe siècle. A l’époque, le port de Gallipoli était le premier exportateur d’huile d’olive : le palais Granafei en témoigne, avec son ancien pressoir souterrain actionné par des ânes ».

Centre-France, supplément « Magazine » du 1er mars 2020 : double page sur le musée de Gergovie, en Auvergne. Gergovie est la sœur aînée d’Alésia car Vercingétorix y battit Jules César. Les trouvailles sont visibles dans un musée tout neuf aménagé à La Roche Blanche (Puy de Dôme). Une photo d’une salle du musée montre au premier plan une petite paire de meules gauloises ; elle ressemble à celles proposées au musée de Bibracte : du granit ou du grès clair, des dimensions modestes (moins de 50 cm de diamètre).

Supplément magazine du 5 avril : dans la rubrique « Le fin mot », explication de l’origine de l’expression « être au four et au moulin ». Malheureusement, l’auteur croit bon de se livrer à cette appréciation pour le moins hasardeuse : « Les occupants d’une terre seigneuriale devaient s’acquitter d’un impôt auprès du suzerain local pour utiliser le four et le moulin, qui bien souvent étaient sa propriété ». On lit souvent des bêtises sur la banalité, mais là c’est le pompon. Donc, dans l’ordre de ce pensum :

– Les gens en question n’étaient pas des « occupants » : ils étaient les sujets du seigneur, même s’ils étaient propriétaires de la terre « occupée » (pouquoi ne pas écrire qu’ils « l’encombraient », tant qu’il y est?).

– Encore une fois la banalité n’est pas un impôt : c’est l’obligation, pour les sujets de la seigneurie, de porter son blé au moulin du seigneur et à aucun autre.

– La banalité était attachée au moulin, et c’est son propriétaire, en effet, qui en bénéficiait ; lorsque le seigneur vendait le moulin à un roturier, le droit de banalité était transmis à celui-ci, et le seigneur y renonçait.

Toujours à propos de l’article en question, le dessin qui l’accompagne montre un moulin-tour avec les ailes en haut de la tour ; or cette disposition était rarissime :

. Soit il s’agissait d’un vrai « moulin-tour » : alors les ailes étaient fixées non à la tour elle-même, mais  au toit, qui tournait ;

. Soit il s’agissait d’un moulin-pivot : le corps du moulin tournait autour d’un axe, le pivot, et cette fois oui, les ailes étaient fixées en haut du corps du moulin, ce corps portant, en Anjou, le joli nom de « hucherolle ».

Exposition

Nous avons reçu le programme de la Maison Elsa Triolet Aragon, au moulin de Villeneuve, 78730 St-Arnoult-en-Yvelines, www.Maison-Triolet-Aragon.com. Plusieurs expositions et visites guidées. Le site est très joli.

Nouvelles Meunières n°26

Nouvelles meunières

au 12 février 2020

Annonce des journées des moulins et du petit patrimoine de juin 2020

Le 2 février 2020, le Journal du Centre transcrit notre communiqué de presse annonçant que les 27 et 28 juin auront lieu les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, le thème choisi cette année étant ‘L’arbre, vie et usages ». Le texte contient un appel à « tous ceux qui seraient susceptibles d’accueillir des visiteurs ».

Lutte contre la continuité écologique

Affaire du plan d’eau de Garchy :

L’administration, toujours au nom de la continuité écologique, voulait absolument supprimer ce joli plan d’eau qui jouxte l’église en plein centre du village, ce qui lui confère un charme certain. Une association, que nous avons aidée, s’est constituée contre cette suppression. Elle a eu gain de cause. Le Journal du Centre du 12 février annonce que le plan d’eau vient d’être nettoyé, en grande partie grâce à elle.

Actualités des énergies renouvelables

Éolien

Dimanche 20 janvier 2020 : un débat à la télévision Région Bourgogne Franche-Comté sur les éoliennes. Un joli dialogue de sourds entre deux partisans du développement des énergies renouvelables dont l’éolien en Bourgogne Franche-Comté et un adversaire résolu. Ce dernier part de certains principes, comme le fait que notre région n’est pas « ventée », et qu’il n’est pas nécessaire que la Région développe ses énergies renouvelables puisque d’autres le font. Passons sur ce dernier argument assez curieux car c’est toute la France qui a intérêt à les développer. Mais l’argument selon lequel la région n’est pas ventée est peu recevable, puisqu’il y a eu des moulins à vent partout ; en tout cas dans la partie Bourgogne.

Peu de débats sur le fait que parfois les éoliennes gâchent le paysage.

L’hydraulique a été scientifiquement ignoré par les deux parties à l’énumération des « énergies renouvelables’.

Journal du Centre 17 janvier 2020

L’Association Sauvegarde du Sud Morvan change de président. Le nouveau a de quoi faire car dans cette zone au sud de Luzy, faites de collines relativement boisées, les projets sont nombreux :

  • Un à Luzy même, qui ne soulève guère d’hostilité, contrairement aux suivants :
  • Un sur l’ensemble Ternant-St Seine-Tazeilly plus Cressy sur Somme (cette dernière localité étant en Saône et Loire) : un « parc de 15 équipements ».
  • A Marly sous Issy (71) : 15 autres éoliennes
  • Un autre projet à Grury de 4 éoliennes et un à Montmort – nombre d’éoliennes inconnu (deux localités du 71)

Journal du Centre du 23 janvier 2020

Élections municipales à Champlemy, une candidate se prononce contre les éoliennes, ce qui suggère qu’un projet commence à poindre le nez dans ce secteur.

Le Régional de Cosne du 22 janvier annonce que les adversaires du projet d’éoliennes de St Quentin-sur-Nohain et St Laurent l’Abbaye viennent d’être déboutés par le tribunal administratif.

Journaux

Le Journal du Centre samedi 1er février

Article « Découvrir les zones humides »

Rare point de convergence entre le ministre chargé de l’écologie et les amis des moulins : la protection des zones humides

Le journal évoque la « journée mondiale des zones humides » telle que célébrée dans le Morvan ce week-end là; voici les sites retenus :

  • Le Domaine des Grands Prés à St Agnan
  • Le Saut du Gouloux
  • Le lac du Crescent à Marigny l’Église
  • Le Lac des Settons

Seul le site du Gouloux ne doit pas trop à l’intervention humaine (sa cascade fut seulement abaissée et un long bief apporta l’eau aux deux roues de feu le moulin le plus photographié de la Nièvre, du Morvan et probablement de toute la Bourgogne).

Les trois autres ? tous des lacs de barrage, la zone humide se trouvant à leur début. Pourtant, nos chers amis technocrates du Ministère et du Parc Régional du Morvan prétendent nocifs les barrages !

2 Février : annonce de nos Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins de fin juin 2020 dont nous serons dans la Nièvre, les maîtres d’oeuvre. L’article le précise d’ailleurs et indique notre site internet.

9 Février

Dans la page magazine centrée sur la pêche :

D’après l’ONEMA les fédérations de pêche seraient contre les plans d’eau. Seulement, dans la Nièvre, en voici une qui organise une journée de pêche à la truite à … l’étang du Châtelet, au pied d’Arleuf. Mieux encore, les inscriptions sont à prendre … auprès du moulin des Morvands à Fâchin. Bienvenue amis adversaires !

Dans la page Grand Nevers, un grand espace consacré à … St Pierre-le-Moûtier et Mme Dominique Mariller. Cette dame saluée pour son dynamisme, nous la connaissons comme membre de l’association du moulin des Éventées (l’article le rappelle), et nous la rencontrons à chacune de ses manifestations.

Revues

Les Annales des Pays Nivernais n° 178 – janvier 2020

Numéro consacré aux « musiciens traditionnels du Nivernais Morvan » et préparé par JF « Maxou » Heintzen et Philippe Poulet. Est cité notamment à deux reprises, feu notre ami Pierre Joachim, qui, après plusieurs années de vie en région parisienne, succéda à son père à la dernière huilerie du Morvan à Lormes et dont nous avons abondamment parlé dans une récente revue. Également cité Albert Jaillet ; je l’ai rencontré vers 1984 en son moulin de Dun sur Gerandy où il réparait des automates. Par contre il en est deux qui semblent avoir échappé aux auteurs : Etienne Grillot, qui tint le moulin Boutenot à Planchez-en-Morvan. Dans le numéro spécial que nous avons consacré aux moulins de Planchez, on trouve ceci : « le dernier meunier en fut Etienne Grillon dit le « tchène de Bout’not », bel homme dit-on et surtout réputé pour jouer du violon. Il jouait notamment dans les cafés des environs, chez « le Philippe » ancien domicile d’Henri Goguelat, vielleux décédé en 1978 à Boutenot et chez « le Bébel » à La Fiole. Il a laissé notamment une belle valse : « la valse du meulé de Bout’not ». Son père, Raymond Grillot, était flûteux et jouait de la panse d’oueille (cornemuse). La photo le montre dans le jardin du moulin de Boutenot devant la machine à vapeur qui suppléait la roue en cas de sécheresse; Etienne est au premier plan et son père au second.

Moulins de France n° 121 – Janvier 2020

C’est la revue de la FFAM. Je lui ai proposé une série de 16 articles sur les moulins de Bourgogne. Voici le Premier. La couverture porte en titre « les moulins à eau de Bourgogne » et comme illustration un extrait du fameux moulin de St Quentin-sur-Nohain tel que peint par Antoine Panéda. L’article couvre dix pages avec beaucoup d’illustrations : cartes postales, plans des Archives Départementales (ou Municipales concernant Beaune et Mâcon), photos font je suis l’auteur.

Ce numéro rend compte des « Assises de la petites hydroélectricité ». Beaucoup d’interventions intéressantes dont celle de Jean-François Rémy expert ès droit d’eau. Je note aussi :

  • Celle de Patrice Cadet, conseiller technique de la FFAM; Il insiste sur un paradoxe de la politique du Ministère de la « transition écologique » en effet, ce dernier tient à protéger les castors et donc tout ce qu’ils font … Donc qu’il est très bien qu’ils créent un barrage ou un seuil (mais nous sommes d’accord la-dessus). Dans ce cas le-dit barrage et le-dit seuil sont parés de toutes les vertus possibles et imaginables. Mais selon le même Ministère quand c’est l’homme qui a créé un barrage ou un seuil, le-dit aménagement est voué aux gémonies et doit être détruit toute affaire cessante.
  • Celle d’un quidam représentant cet excellent ministère; il parle de choses qui n’ont rien à voir avec le sujet du jour : l’hydroélectricité. Une manière élégante de souligner le peu d’intérêt qui lui est porté.

Exposition

Au musée de la faïence de Nevers : la poterie de St Honoré. Nous l’avons évoquée il y a peu dans les nouvelles meunières avec photo du malaxeur de pâte. Le musée propose un grand nombre de magnifiques objets fabriqués par la poterie de St Honoré, dont un beau vase surmonté par un petit moulin à vent. Tout un mur porte un grand dessin de l’ensemble de la poterie, dont le malaxeur sous son toit protecteur; il faut s’approcher pour distinguer l’une des deux manivelles que deux hommes costauds manipulaient pour remuer la pâte afin de l’assouplir et la purger de ses bulles d’air.

Questions diverses

30 janvier 2020 – Palais Ducal de Nevers

Réunion de restitution de l’étude du rétablissement de la continuité écologique sur les ouvrages hydrauliques de la Nièvre aval depuis Pont-St-Ours jusquà la Loire

Plusieurs membres de notre association y ont participé avec notre président : M. Francis Lefebvre-Vary. Donc retour en arrière : Le Conseil Départemental est à l’origine de cette étude alors que la Nièvre n’étant classée ni en liste 1 ni en liste 2 n’est pas soumise à l’obligation de continuité écologique. Au demeurant si elle ne l’est pas, c’est qu’elle est en bon état. Les personnalités installées à la tribune n’ont pas pu justifier le lancement de cette étude. D’ailleurs, l’absence de la Nièvre sur les susdites listes entraîne que les propriétaires concernés ne peuvent être contraints à entreprendre des travaux. En tout cas, les ingénieurs et techniciens ont développé leurs propositions. C’est souvent très complexe … et ma foi le coût à envisager est fort élevé. Rien que l’étude en question passe pour n’avoir coûté que « 600 000 € ». Plusieurs intervenants du public ont exprimé leur scepticisme.

De grands travaux sont proposés aux annales des anciens moulins de deux de nos adhérents. M Barreau de Pont-St-Ours et M. Martinat de Forgeneuxe: ils n’ont pas caché leur réticence… Ils sont bien résolus à ceci : ils ne pairont pas un fifrelin ! Que l’administration se débrouille

Philippe Landry le 12 février 2020

Nouvelles meunières n° 25

Nouvelles meunières

Lutte contre la continuité écologique

Il existait déjà une Agence Française de la Biodiversité. Heureusement, dans sa grande sagesse, le gouvernement crée à partir du 1er janvier un Office Français de la Biodiversité, qui regroupe l’AFB (Agence Française de la Biodiversité) avec l’Office de la chasse et de la faune sauvage.

Actualités des énergies renouvelables

Eolien
« L’Éolien passe au tribunal » : c’est le titre d’un article du Journal du Centre du 10 janvier 2020, relatif au recours intenté par une association contre le projet de parc éolien à St-Quentin sur Nohain : « les Robins des Mâts ». L’article précise que les communes proches semblent également hostiles à ce projet qui leur semble de nature à nuire à leur environnement visuel.

Énergie solaire
Le Journal du Centre du 16 décembre revient sur le grand projet de parc photo-voltaïque au sein du circuit automobile de Magny-Cours : il aurait une capacité de production de 5250 mégawattheures, « soit l’équivalent de la consommation moyenne de 1650 foyers hors chauffage. L’énergie produite sera supérieure aux besoins du circuit, celui-ci ayant besoin de 1550 mégawatts… Le reste sera vendu par Nièvre Énergie à EDF. »

Journaux

Le Journal du Centre

. 21 décembre : A Vauclaix, on fait jouer du théâtre aux enfants ; une animation inspirée par Mme Patricia Juteau ; l’article n’en parle pas, mais Mme Juteau est la propriétaire du moulin et huilerie de Vauclaix, et elle a fait refaire la roue du moulin.
. 22 décembre : Compte-rendu de l’assemblée générale de « l’Association de sauvegarde des moulins de Moulin-l’Evêque » : nos amis vont participer à la grande rénovation du moulin de la Commanderie programmée pour 2020. L’article en propose une grande photo.
. 9 janvier : Article sur St-Honoré les Bains, « Valoriser la Poterie de la Montagne » ; il y a quelques semaines, j’ai consacré un article dans les Nouvelles meunières au projet de restaurer cette ancienne poterie, dont sa machine à malaxer la pâte, qui fonctionnait comme un moulin.

Revues

Le Monde des Moulins (revue de la FDMF) :. Nombreux articles intéressants, dont je retiens ici :
. La tour de Saussy en Côte-d’Or : cette tour construite en 1876-78 porta une éolienne pour faire monter de l’eau destinée à alimenter la population. Hauteur : 25 mètres. Diamètre : 9,90 m. Et à l’intérieur un escalier assez extraordinaire.
. Les moulins en Andalousie : une grande série visitée au cours d’un voyage d’études de la FDMF.
. Les norias en Syrie : une noria est une grande roue que fait tourner l’eau, mais dont de grands godets soulèvent l’eau pour la répartir entre des canaux d’irrigation. La Syrie et l’Irak en ont connu bon nombre, et depuis peut-être 2000 ans, sur le Tigre et l’Euphrate, ainsi que leurs affluents dont l’Oronte ; les photos montrent des engins extraordinaires ; le texte précise que le diamètre de ces roues pouvait atteindre 21 mètres ; en tant que construction de charpente c’est ahurissant. L’auteur a fait ces photos avant la guerre qui déchire la contrée, et n’épargne guère les vestiges historiques. Cela dit, on trouve quelques norias dans le sud de la France, mais pas aussi monumentales.

Blanc-Cassis, automne 2019 : l’article qui nous intéresse le plus est « Petites digressions autour des Nièvres et du département du même nom ». Est jointe à l’article une très belle carte du « réseau hydrographique » précisant tous les affluents des différentes Nièvres.

Bulletin de l’Académie du Morvan n° 87, année 2019, « Le site gallo-romain des Bardiaux ». Pour mémoire, à côté du hameau des Bardiaux, commune d’Arleuf, fut découvert un théâtre de l’époque gallo-romaine, qu’on peut visiter en permanence. Ce numéro spécial fait le point sur tout ce qu’on a pu y trouver, sachant que des vestiges de l’ancienne petite ville dont le théâtre était proche sont sous les hameaux environnants voire sous des terrains qui l’ont recouvert depuis. En tout cas on y a trouvé, est-il précisé page 11, « des meules en grès pour moudre le grain meules qui étaient tournées à bras par un esclave ». L’auteur, Claude Péquinot, précise plus loin que ces meules ont été trouvées à la fin du XIXe siècle. Il écrit : « L’abondance des eaux vives n’interdit pas de penser que nos ancêtres lointains avaient pu installer des roues de moulins sur les eaux ruisseaux et les rivières ». C’est en effet possible dans la mesure où la technique des moulins à eau a été découverte par des soldats romains en Perse au 1er siècle avant J.-C., suite à quoi elle s’est répandue dans l’empire romain, dont la Gaule au 1er siècle après JC.

Questions diverses

17 décembre Moulin de Chalaux : notre ami Jérôme Amiet a organisé une petite fête à laquelle ont participé quelques membres de notre association. J’en ai profité pour faire des photos d’hiver du moulin. J’ai rencontré aussi M. Bringand qui, en 1958 (il avait 14 ans), a participé au taillage des alluchons de la grande couronne du moulin de Montour, à Brassy. Il était alors tenu par un vieux meunier, M. Gadot. Les alluchons étaient en buis, le bois le plus dur dont disposait le meunier. Le moulin semble avoir fermé une dizaine d’années après.
A cette petite fête participait aussi notre ami Alain Morizot, dont des ancêtres ont tenu le moulin de Chalaux, notamment son grand-père, dernier meunier Morizot de Chalaux, qui a cependant préféré continuer sa carrière au moulin de Montélesme, commune de Montsauche, lequel était plus important. Nous reviendrons dans un prochain bulletin sur l’histoire du moulin de Chalaux au XXe siècle.

Nouvelles Meunières N° 24

Nouvelles meunières

Lutte contre la continuité écologique

L’État prétend imposer la continuité écologique parce que selon lui les plans d’eau gênent les pêcheurs ; on se souviendra éternellement de cette phrase décisive du ministre de l’Environnement M. De Rugy : « Les moulins empêchent les pêcheurs de pêcher ». Donc je reçois avec délice cette coupure de l’Yonne Républicaine du 5 octobre 2019 : « Les pêcheurs ont racheté l’étang ». Tout cela respire la cohérence absolue.

Accessoirement, il s’agit du plan d’eau du haut de Marault, à Magny près d’Avallon ; nous amis des moulins connaissons le plan d’eau du bas, dont une route emprunte la digue, en-dessous de laquelle on voit l’ancien moulin. Celui-ci est surplombé par un château où le grand Pasteur vint quelquefois, à l’invitation de son propriétaire, M. Radot (ils avaient marié leurs enfants). Pasteur a-t-il visité le moulin ? J’ai jadis posé la question à l’institut Pasteur : il m’a été répondu fort aimablement que Pasteur n’avait rien écrit à ce propos. Il faut dire qu’à l’époque de ses venues il était déjà fort âgé, et sans doute était-il moins enclin à prendre force notes.

Toujours à propos de la nécessité où l’État se prétend de détruire un maximum de plans d’eau : l’Yonne Républicaine du 5 novembre contient un petit article à propos de la rivière qui à Auxerre alimentait le moulin à huile Darnus, dont nous avons beaucoup parlé dans notre supplément sur les moulins à huile. « Un bras du ru reste à sec ». « Malgré les pluies abondantes de ces jours-ci, il faudra attendre encore pour voir l’eau emplir le bief du moulin peu à peu envahi par la végétation ». Laquelle dans ce cas n’est pas bien belle, ce qui ne confère guère de charme à l’entrée sud de la ville.

Actualités des énergies renouvelables

Le mercredi 13 novembre, Engie s’offre une publicité de 4 pages dans Le Journal du Centre, « En avant vers la transition énergétique ». Elle insiste surtout sur les économies qu’on peut opérer dans notre consommation d’énergie. La page 2 s’intitule : « Produire et consommer son énergie solaire », et un paragraphe très intéressant : « Solaire : l’énergie d’aujourd’hui vient d’en-haut ».

L’hydrogène

Tout en bas de la même page du Journal du Centre sur les énergies renouvelables du 13 novembre, un petit article : « Hydrogène : l’énergie de demain viendra-t-elle de l’eau ? ». Source d’énergie renouvelable, il est produit par électrolyse, et peu d’électricité lui suffit. Cela me mène à poser la question : un moulin ne pourrait-il réaliser cette électrolyse ?
Les 25, 26 et 27 novembre, nouveaux articles, et conséquents, justement sur l’hydrogène comme source d’énergie de l’avenir. Deux pleines pages dans le numéro du 25, une dans ceux du 26 et du 27. D’ores et déjà des trains commencent à circuler alimentés à l’hydrogène. De gros camions pourraient en bénéficier bientôt. On voit qu’on s’oriente vers la production et la consommation par « grande masse ». Mais bon : mon vœu qu’on équipe des moulins pour produire de l’hydrogène demeure.

Éolien

L’Yonne Républicaine du 2 novembre 2019 fait le point sur la situation sous le titre « Vive le vent, vraiment ? ». L’État soutient l’éolien : en France 8 000 éoliennes fournissent environ 6 % de l’électricité, « mais sur le terrain les résistances persistent ». L’article cite le témoignage de plusieurs personnes qui se plaignent du bruit, et d’un maire qui déplore que finalement sa commune ne reçoit pas les recettes fiscales espérées, notamment dans la montagne bourbonnaise (département de l’Allier).

La lettre d’Aquilon, c’est le bulletin des ennemis des éoliennes du secteur La Chapelle-St-André -E ntrains-sur-Nohain : ils sont surtout remontés contre le projet d’éoliennes d’Entrains sur Nohain. J’en ai parlé dans des Nouvelles meunières : il ne pourrait se faire qu’en détruisant beaucoup d’arbres. L’Aquilon insiste sur le fait qu’il nuirait beaucoup dans le paysage ; il évoque l’exemple de Suilly la Tour, où un touriste a vu avec effroi une gigantesque éolienne derrière la belle église classée depuis 1914.

Journal du Centre du 10 novembre : à Beaumont la Ferrière, « les anti-éoliens s’organisent » contre le projet touchant plus ou moins une douzaine de communes ; ses détracteurs soutiennent qu’il défigurerait le paysage, très forestier dans ce secteur, et nuirait au développement touristique.
Journal du Centre des 15 et 20 novembre : à Ste-Colombe des Bois, non loin de Donzy, le maire « a demandé l’avis de ses concitoyens » sur un projet d’implantation d’éoliennes : un vote permet au quotidien de titrer : « Les habitants contre l’éolien ».
Journal du Centre du 10 décembre : « Le projet éolien relancé dans le Morvan ». Il s’agit du projet qui avait agité les environs de Luzy côté Nièvre et Issy l’Evêque côté Saône-et-Loire. Une société différente de celle qui le portait à l’origine reprend le projet : 10 éoliennes seraient implantées à Tazilly, St-Seine, Ternant (58), Crécy sur Somme et Marly sous Issy (71). La polémique promet d’être intense, le quotidien annonçant que l’association des adversaires compte 1074 membres.

Énergie solaire

Le Journal du Centre du 8 novembre annonce qu’à Magny-Cours, des parkings du fameux circuit automobile vont être couverts de panneaux solaires. Ils devraient pouvoir approvisionner en électricité 1650 foyers hors chauffage.

Le Journal du Centre du 22 novembre annonce un projet de parc photovoltaïque à Alligny-Cosne, exactement au hameau de Bois-Joli, doté de 12 ha.
Le 2 novembre 2019, l’Yonne Républicaine livre deux articles très contrastés sur le photovoltaïque :
. Un projet dans le Tonnerrois, à Nitry : une grande parcelle « entre l’autoroute et la bretelle de délestage » serait couverte de panneaux solaires, susceptibles d’alimenter en électricité 1500 personnes. Ils seront entourés d’un espace végétalisé entretenu par « écopaturage ». Le projet est soutenu par EDF.
. En Puisaye, du côté de St-Privé, la société Abo Wind projette de disposer des panneaux sur une grande parcelle : il y aurait « 190 000 modules polycristallins » posés sur « des pieux battus ou vissés ». 30 000 personnes seraient alimentés en électricité. Mais des voisins redoutent de possibles « nuisances » et ne marquent pas un grand enthousiasme d’avoir ces panneaux solaires autour de leur maison.
Dans les deux cas une consultation de la population est organisée.

La méthanisation

A Auxerre, expose l’Yonne Républicaine du 26 avril 2019, « une chaufferie biomasse est implantée au cœur du quartier Saint-Siméon ». 3700 logements et plusieurs immeubles collectifs tels l’hôpital et certaines écoles sont ainsi alimentés en électricité. L’unité de production est entouré d’un espace herbu que tondent des moutons. Cependant, l’article ne précise pas si l’usine de biomasse n’utilise que des déchets verts.
C’est net dans un article du 7 juin 2019 relatif à un « méthaniseur » qui va être construit près de Chablis : il traiterait par an 10 000 tonnes de déchets de la vigne, à savoir un ensemble «de  marcs, de lies et de bourbes ». Il produirait du gaz fin 2021 ou début 2022.

Journaux

Le Journal du Centre
17 novembre : dans le supplément consacré aux programmes télévision, une page publicitaire propose des pantoufles « charentaises » avec ces quelques mots : « Conçues au XVIIe siècle à partir de morceaux de feutre issus de la papeterie, elles se glissaient dans les sabots. Ce sont ensuite les domestique qui les portent pour ne pas faire de bruit » (quand ils marchent sur les parquet pour venir servir leur maître). C’est effectivement l’origine de la pantoufle, sauf que le feutre n’était pas fabriqué par les moulins à papier, c’était l’œuvre des foulons.
Malheureusement, plusieurs journaux ont évoqué ceci : la dernière entreprise fabriquant de vraies « charentaises » à l’ancienne vient de fermer ses portes, mettant au chômage 38 personnes.

7 décembre : Le conseil municipal de Tracy commence à examiner le projet d’un parc photovoltaïque.
9 décembre :
. Belle publicité d’E. Leclerc, de toute une page, montrant un cadre de la maison et un monsieur qui tient un beau poisson, sur fond d’un magnifique plan d’eau, au bout duquel on aperçoit… un grand moulin (et peut-être un autre un peu plus loin) ; le dit moulin fait désormais pisciculture. Photo prise à La Rochefoucauld, (Charente) sur la rivière de la Touvre.

Revues

Le Régional de Cosne et du Pays Charitois : 6 novembre, article « L’éolien n’a plus la cote », sur le fait que de plus en plus de résistance se manifeste à chaque nouveau projet de pose d’éoliennes dans la région.

Pays de Bourgogne n° 258 d’octobre 2019 : dans la rubrique « La Bourgogne à travers ses livres », un bon petit article évoque mon recueil « Contes et légendes de nos moulins », paru chez Alan Sutton il y a quelques années, mais qui n’a été adressé à Pays de Bourgogne que récemment, et encore par moi-même. Dans la sous-rubrique « Revues » est développée la liste des sujets de notre numéro 86.

Bourgogne Magazine, novembre 2019
Pour une fois, le célèbre trimestriel contient plein de choses sur les moulins.
1) A propos du nouveau parc national qui vient d’être créé dans un territoire limitrophe entre la Bourgogne et la Champagne, englobant des communes de Côte-d’Or et de Haute-Marne :
. Une huilerie sur le point le plus haut du plateau de Langres, à Pierrefontaines (52).
.. Un dossier sur le chef-lieu de ce parc, Arc-en-Barrois (52) : sur la photo on reconnaît aisément l’ancien moulin de la ville, bien joli.
. Un grand article sur la fort belle abbaye d’Auberive (52), où la fille de Diderot aménagea une filature, donc (j’émets une hypothèse) sans doute dans le moulin de l’abbaye puisque les filatures utilisaient volontiers la force hydraulique.
. « Le moulin aux doigts de fée » : un moulin célèbre, dit « de la Fleuristerie » parce qu’il fabrique des objets pour la mode, notamment des fleurs artificielles (commune d’Orges, 52) ; il dispose encore d’une grande roue à aubes, et autres machines bien meunières (il existait déjà en 1264).
.. Un article sur l’abbaye du Val des Choues (Côte-d’Or), un superbe monument historique parvenu à nous avec de beaux restes, notamment les vestiges de son foulon, qui était à l’intérieur de l’enceinte de l’abbaye (l’article n’en parle pas).

2) Parmi une série d’articles sur la ville de Chagny, en Saône-et-Loire, mais à la limite avec la Côte-d’Or :
. « Tieules bioénergétiques » : une fabrique de tuiles dont les fours marchent au biométhane issu des déchets ménagers.
. « La petite reine de Chagny » : « Née dans les années 80 d’un groupement de meuniers initié par les Moulins Joseph Nicot la Banette aux bouts pointus est chagnotine par ses racines ». Parmi les titres de paragraphe : « Le groupe Nicot est désormais dans le top 10 de la meunerie française ». J’avais évoqué dans des Nouvelles meunières l’immense usine qui sert de « moulin » à l’illustre maison Joseph Nicot. Il y a une vingtaine d’années, le patron, venu visiter le moulin de la Presle à Planchez en Morvan, invita ses propriétaires nos amis Monique et Albert Martin à visiter son « moulin » ; quelques jours après, Albert me dit : « Mon pauvre ami ; je ne savais plus ce que le mot moulin voulait dire ! »

3) Sujet patrimonial : le village d’Aignay le Duc, en Côte-d’Or est désormais doté d’une « Maison de l’eau ». « A l’origine, il y a le projet de mettre en valeur le moulin de Roche, ancienne boucherie ».

4) Tourisme : dans une liste de gîtes ruraux, un nommé « Le Moulin », il se trouve à Tintury, non loin de Châtillon en Bazois. « L’ancien moulin du XVIIIe siècle servait sans doute à broyer les noix. La bâtisse borde une paisible rivière et un imposant étang de 60 ha. »

Blanc Cassis : le numéro 156, 4ème trimestre 2019, contient un article sur la définition des Nièvres : l’auteur n’en trouve que 4 (Nièvre d’Arzembouy, Nièvre de Champlemy, Nièvre de St-Franchy, Nièvre de St-Benin des Bois ) alors qu’on lui a affirmé qu’il y en avait 5. Celle qui manque est probablement celle qui vient de l’abbaye de Bourras. Je continue de travailler sur l’histoire des moulins de tous ces cours d’eau.

Livres

Le Journal du Centre du 8 août relaie l’annonce de la parution d’une intégrale George Sand à la Pléiade. George Sand a deux romans centrés sur les moulins du Berry : « Le meunier d’Angibault’ » et « François le Champi », que je trouve excellents.

Expositions

Du 16 au 21 novembre, Claude-André Laffaye et Chrisea ont exposé leurs peintures à la galerie Belle de N, à Nevers. Laffaye expose dans le texte qui le présente qu’il a habité plusieurs années au moulin des Gouttes à Onlay. De ce fait nous avons beaucoup discuté des moulins de ce secteur de la vallée de la Dragne, au nord de Moulins-Engilbert. Son beau-frère habite au moulin de Villaines, justement sur Moulins-Engilbert. Claude André-Laffaye m’a dit qu’au moulin des Gouttes il n’y avait plus rien depuis longtemps, et que sa dernière meule se trouve au château tout proche, dit de Lavaut. Lui-même a peint plusieurs moulins, mais aucun n’était proposé à cette exposition. C’est un peintre plutôt figuratif, déclinant parfois ses « démons intérieurs » dans des toiles acérées, où il cherche « la nouvelle terre » dans une atmosphère de science fiction, et parfois au contraire recherchant la paix, notamment dans ses tableaux dont la figure principale est la sphère. Après le moulin des Gouttes, il a habité dans divers lieux, avant de se réinstaller dans le Morvan.
Quant à Chriséa, elle n’a pas de lien direct avec les moulins, sinon qu’elle habite à côté de la fameuse cascade de la Dragne, commune de Villapourçon (en aval du site des moulins de Rangère), où elle tient une chambre d’hôtes pouvant recevoir de 4 à 6 personnes ; elle y expose aussi ses tableaux, l’atelier étant « ouvert au public » (elle donne des « cours de lecture du paysage », techniques diverses », etc).

Télévision

Sur Arte, le jeudi 28 novembre, dans l’émission sur les dernières trouvailles archéologiques relatives aux Gaulois, on a remarqué le long passage sur le musée de Bibracte (sa collection de meules n’a pas été montrée), et une interview de son ancienne archéologue en chef, Anne Flouest, à propos de la cuisine celtique. Nous avions évoqué Anne Flouest dans notre bulletin parce qu’à Bibracte, pour énoncer les connaissances essentielles sur ce sujet, elle faisait des démonstrations de l’utilisation des meules par les Gauloises. C’est également Anne Flouest qui m’avait accueilli lorsque le musée, dans le cadre de la semaine scientifique d’octobre, m’avait invité à évoquer les moulins ; nous avions eu d’intéressants échanges sur ce que nous savions sur les moulins dans l’antiquité et au début du Moyen Age.

Arte 7 décembre, documentaire sur la fabrication des cloches par une entreprise spécialisée d’Italie : on aperçoit deux petites meules courant très rapidement, sans qu’hélas la caméra n’y fasse un gros plan. Elles travaillent la terre argileuse dont on va faire le moule des cloches, afin de la dépouiller de ses bulles d’air.

Questions diverses

Puisque nous parlons d’Anne Flouest, elle revient dans la Nièvre, le 7 décembre, aux Archives Départementales à 15 heures, pour une conférence sur la cuisine gauloise.

. Un moulin transformé en musée dans l’Yonne : il s’agit du moulin du Saulce, à Escolives-Ste-Camille. L’excellent sculpteur Pierre Merlier en a fait son domicile. Après sa mort en 2017 à 86 ans, le moulin est devenu un musée perpétuant sa mémoire. Le musée comprend un « café du Moulin », « bar associatif ». Le musée est ouvert chaque année grosso modo de début juin à fin octobre.
. Toujours dans l’Yonne, le restaurant « Le moulin de Corneil », à Mézilles, continue de livrer une réclame dans chaque numéro de la revue de la Fédération des Moulins de France, Le Monde des Moulins.

Nouvelles Meunières N°23

Nouvelles meunières

Notre fête à Lormes le 5 octobre

Le Journal du Centre l’annonce le 2 octobre, avec une photo d’un des anciens moulins de Lormes.

A propos, lors de notre visite du quartier des moulins, nous ne savions pas quel était le bâtiment de l’ancienne huilerie Joachim. Noëlle Renault nous a envoyé cette photo.

Lutte contre la prétendue « continuité écologique »

Le Journal du Centre du dimanche 27 octobre rend compte d’un « Echange sec sur la sécheresse » : au cours d’une séance orale su Sénat, Mme Sollogoub, sénateur de la Nièvre que nous connaissons bien (elle vient à notre assemblée générale et a participé à notre fête de Lormes) a interpellé le ministre de l’Agriculture à propos du fait que supprimer les seuils réduit les réservoirs d’eau, ce qui est très diminue les possibilités d’irrigations et gêne pour abreuver les bestiaux. Le ministre a répondu qu’il n’y avait là-dessus aucune divergence entre son administration et celle de la Transition Écologique, mais pour ajouter aussitôt qu’il entreprenait de faire créer « soixante retenues  d’eau ». Mme Sollogoub a fait remarquer : « Soixante retenues d’eau pour toute la France, c’est-à-dire pas même une par département. Sans mauvais jeu de mots, c’est une goutte d’eau. »

Actualité des énergies renouvelables

Hydroéléctricité

Guérigny: Le Journal du Centre du 31 octobre annonce l’évocation en conseil municipal du projet de microcentrale sur le site des Forges Royales, où, rappelons-le, subsistent le plan d’eau et des turbines à rénover. Le maire compte convaincre l’administration, qui pour l’instant montre une bonne volonté des plus relatives.

Niveau national

Plusieurs députés s’activent pour la défense de l’hydroélectricité donc des moulins. C’est ainsi que se tiendront des « Assises de la petite hydroélectricité et de la biodiversité » à l’Assemblée nationale le 24 octobre 2019, avec la participation de la FFAM. A ce propos, des députés ont proposé des amendements au projet de loi Energie et Climat.

Éolien

Le Monde du 9 octobre 2019 : Toute une page consacrée à l’éolien au niveau national. « Eoliennes : la filière française prend son envol » est le titre du premier article, tandis que le second annonce : « En mer, le premier parc hexagonal sera raccordé en 2022 ».

Le Journal du Centre du 29 octobre évoque brièvement le développement de l’éolien marin en Belgique,  avec d’ores et déjà environ 200 éoliennes géantes, dont 44 pour le seul parc Norther.

Énergie solaire

1er octobre : le Journal du Centre annonce une réunion sur le photovoltaïque qui se tiendra le 3 octobre à  la Chambre de Commerce de Nevers, de 10 à 12 heures.

Le 2 octobre, il annonce la création d’un « parc photovoltaïque » à Tracy sur Loire, au lieu-dit « Les Froids » (tout indiqué si ça peut aider des gens à se chauffer). De nature privée, ce projet mobilisera 8,6 ha, dont 2,96 seront couvertes par 13 635 panneaux. Les retombées espérées pour les finances locales sont de 44 000 € par an. l’article indique aussi que deux autres projets sont en train d’émerger : celui de La Charité que nous avons déjà évoqué, et un autre à Alligny-Cosne.

Le 23 octobre, les pages 2 et 3 sont sous le titre « Photovoltaïque dans la Nièvre : il arrive doucement ». Malgré la relative faiblesse de l’ensoleillement dans notre département, le photovoltaïque est rentable dans notre département. Seul inconvénient : il occupe parfois de bonnes terres agricoles, au détriment des jeunes agriculteurs qui cherchent à s’installer.

Journaux

Le Journal du Centre

L’encart Le Mag 22 septembre 2019 annonce la parution du Dictionnaire amoureux du Patrimoine, par Pierre et Olivier de Lagarde. Il s’agit de Pierre de Lagarde qui en 1962 lança l’inoubliable émission télévisée : « Chefs-d’Oeuvre en péril ». Parmi les combats qu’il a menés, l’article cite celui « au moulin d’Ymonville (Eure et Loir) ». Voir rubrique Livres.

26 septembre : toute une page sur les piscicultures du Morvan, principalement celles de Corancy et de Vermenoux (Château-Chinon-Campagne), toutes deux établies sur les sites d’anciens moulins. Les poissons qu’elles élèvent ont bien résisté aux périodes de canicules et les deux piscicultures présentent un bilan prospère. L’article ne dit mot de celle du moulin Tala, à Brassy. Voir plus loin à propos de la pisciculture du moulin de La Petite-Verrière.

30 septembre : le Journal du Centre annonce les manifestations qui vont se tenir à Clamecy du 12 au 14 octobre pour célébrer les 100 ans de la parution de l’excellent roman de Romain Rolland « Colas Breugnon ». Furtivement, le personnage principal passe devant un moulin, et il est assez évident que c’est un moulin à eau. Mais dans l’édition que je possède, l’illustrateur… a choisi un moulin à vent. Bon : il est magnifique, allez !

9 et 10 octobre : des nouvelles de l’huilerie de Varzy :

* Le 9 une fête s’est tenue à « la vieille huilerie » du faubourg de Marcy à Varzy, à l’initiative des Amis du Vieux Varzy.

* Le 10 : le conseil municipal étudie comment « sécuriser » l’huilerie, mais aussi la rendre observable de l’extérieur en remplaçant la vieille porte en bois par une grille. Cette grille sera fabriquée par les élèves en ferronnerie du lycée professionnel de Varzy.

23 octobre : à La Nocle-Maulaix, le sympathique site de l’étang Marnant va être rénové ; il y demeure un bâtiment, vestige de l’ancien moulin Marnant, mais qui n’a plus rien de caractéristique d’un moulin à part qu’il est en-dessous de la digue. Il va être « réhabilité en snack-bar-guinguette ».

24 octobre, 2 articles concernant des moulins, qui mieux est de nos adhérents :

. « Le moulin de Maupertuis se met à l’heure d’Halloween » : les animations prévues à l’écomusée pendant les vacances scolaires de la Toussaint.

. Au moulin de Saloué à Dun les Places, Emilie Dulieu fabrique de superbes pots en grès. Grand article avec photo de l’artiste en plein travail.

Dimanche 27 octobre : dans la partie « Septième jour », un grand article commençant par « Mystère » a pour titre « Bienvenue en ces lieux maudits » : parmi ceux-ci, selon le « chapeau », « châteaux hantés, moulins maléfiques… ». L’article consiste surtout à annoncer le livre de David Galley « La France des lieux maudits », aux Editions de l’Opportun. Si mon libraire arrive à me le procurer, j’en rendrai compte dans ces colonnes. Mais l’article, lui, ne précise rien sur les « moulins maléfiques ».

30 octobre : Le maire de Chevenon annonce un projet photovoltaïque le long de la Loire ; le conseil municipal l’accepte.

31 octobre, deux articles (outre celui concernant Guérigny évoqué plus haut)

. En Hollande, une péniche ramasse les déchets plastiques des canaux. Particularité : elle se meut à l’énergie solaire.

. Le Journal du Centre poursuit la publication de « Faits d’hier », sur toute une page de temps en temps. Cette fois, c’est « Le mystère de la pierre reste entier », reproduisant un article de Paris Centre du 5 octobre 1936. Au milieu une magnifique photo : visiblement une paire de meules à huile, ou tout au moins à écraser les fruits, semble-t-il située à Nevers rue du Petit-Versailles. Mais le texte qui l’entoure est incompréhensible. J’ai donc consulté à la Médiathèque municipale le Paris-Centre du 5 ocotbre 1936. Hé bien : pas de meules à huile ! Il y a donc eu un « mastic », c’est-à-dire un mélange entre deux articles… Mais le Journal du Centre n’a pas publié de rectification.

Revues

Bulletin de l’Académie du Morvan n° 86, 2019 :

La première moitié est dévolue à un grand article de Jean-Claude Trinquet : « Les usines Morvan à Château-Chinon », que créa Louis Gallois. Sa famille possédait les « moulins d’Yonne », à savoir deux des 3 moulins situés au pied de Château-Chinon : le « Moulin d’Yonne » et « le moulin Blondeau » (apparemment elle ne possédait pas le moulin dit de la Marguichonnerie). Louis Gallois transforma en 1923 le site en usine de caoutchouc et créa non loin une usine d’électricité, « Le moulin paternel à farine voit alors son équipement modifié et adapté en vue du  broyage des vieux pneus ».

L’usine de caoutchouc compta des machines qui pouvaient utiliser la force hydraulique de l’ancien moulin d’Yonne (comme sa collègue de la maison Fougerat, à Neuvy sur Loire).

« Le caoutchouc subit 4 passages, d’abord dans des « crackers » où il est fractionné, puis dans des broyeurs où il est émietté, écrasé, moulu ; enfin, en bout de chaîne, le produit obtenu passe dans des tamis plansichter : ceux-ci, constitués d’un ensemble de tamis animés par un moteur à excentrique sont souvent utilisés dans les moulins : ils serviront au tamisage, c’est-à-dire au classement des matériaux poudreux obtenus  en permettant des séparations granulométriques ». L’article contient de nombreuses photos et reproductions de documents devenus rarissimes.

Sur place, l’essentiel a disparu, le grand bâtiment qui avait été le « moulin d’Yonne ayant été abattu il y a une trentaine d’années ; mais on voit encore quelques traces de l’utilisation de la force hydraulique. Le bâtiment du moulin Blondeau subsiste, transformé en maison d’habitation, d’ailleurs plutôt jolie ; la suppression du petit réservoir le dépouille de tout aspect meunier, cependant on peut deviner où était sa roue, sur le pignon est.

Nièvremag (magazine du conseil départemental de la Nièvre, n° 19, octobre 2019 : 2 pages consacrées à notre ami Frédéric Coudray, où notamment il dit son plaisir d’avoir acheté l’huilerie du moulin de l’Ile à Donzy.

Le Monde des Moulins n° 70 d’octobre 2019 contient comme d’habitude un grand nombre d’articles importants. 

. Un important article déploie des arguments contre les tenants bornés de la continuité écologique : « La gestion raisonnée des vannes, outil de la Restauration de la Continuité écologique » ; il démontre que dans bien des cas il suffit de bien utiliser les systèmes de vannage pour rendre inutiles force travaux et destructions que proposent les technocrates furieux.

Nous concernant quelque peu voici une description du « moulin de Brainans » dans le Jura : la revue Spectacles, qui annonce les évènements culturels de Bourgogne et Franche-Comté le cite souvent ; effectivement cet ancien moulin héberge de nombreuses activités de loisir. L’article contient une photo montrant un belle paire de meules devant la façade.

. Pour nos amis qui parlent et lisent couramment l’anglais, deux parutions sont annoncées :

. « Grist of the mill  n°35 Spring 2019 » sur les moulins d’Irlande ;

. « Greek Mills » sur les « Moulins grecs, du milieu de la période byzantine jusqu’au 20e siècle ».

Ma(g)ville.fr, automne 2019, une revue de Saône-et-Loire, annonce : « Crèches-sur-Saône : une roue au moulin d’Estours ». Le moulin ne fonctionne plus depuis 1880, mais ses nouveaux propriétaires et une association locale ont tout mis en œuvre pour le restaurer et le doter d’une toute nouvelle roue ; l’article propose une photo du bâtiment (jolie, avec projection de l’ombre d’un arbre sur la façade couleur crème) et une de la roue avec sa goulotte, toutes deux fort belles.

Télérama 24 septembre 2019: deux articles à propos d’une grande exposition sur le peintre hollandais Mondrian (écrit dans son jeune temps Mondriaan). Avant de se concentrer sur l’abstraction, il peignit des paysages, dont volontiers des moulins ; il en est un qu’il peignit 21 fois.

Historia de septembre : page 2 et 3 reproduction de l’affiche d’une grande exposition à Paris ; en regardant bien, on reconnaît un moulin.

Le Canard Enchaîné du 2 octobre : dans la rubrique « Lettres ou pas Lettres », critique très positive du livre « Notre pain est politique », publié par « les Editions de la dernière lettre ». Ce livre évoque le travail et la réflexion de producteurs de blé, meuniers et boulangers qui préfèrent travailler des catégories de blé anciennes plus nutritives que celles choisies par les industriels de leurs professions. Voir plus loin.

Archéologia, n° 510  septembre 2019. A l’occasion du cinquième centenaire du début de la construction du château de Chambord, au milieu de marécages qu’alimentait la rivière le Cosson, série d’articles ;  l’un  d’eux révèle que pour diminuer la quantité d’eau du marécage, Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII, entreprit de faire accélérer le cours du Cosson, et pour ce faire ordonna la démolition de 4 moulins situés en aval du château. Un précurseur de la continuité écologique, en somme. Le vandalisme d’Etat, déjà, avait ses adeptes. 

La Revue Archives et culture, qui traite surtout de généalogie, propose dans son numéro 35 de septembre 2019 un grand article de 4 pages sur l’histoire de la fabrication du chocolat, dont une belle illustration montre une grande roue faisant marcher une quinzaine de paires de meules. C’est pour nous l’occasion de rappeler que la Bourgogne compta un grand moulin à chocolat, à Renève en Côte-d’Or. Dans la Nièvre, on dit qu’un moulin de Balleray travailla le chocolat mais je n’en  ai trouvé confirmation dans aucun document.

Livres

Honneur à deux livres que je me suis offert suite à des critiques dans la presse.

« Notre pain est politique » (évoqué plus haut) : un excellent ouvrage préparé par « l’Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural Auvergne-Rhône-Alpes » (Ardear Aura), rédaction Mathieu Brier, Editions de la Dernière Lettre. Son propos principal est de préconiser la plantation de blé de catégories anciennes, plus nourrissantes pour l’être humain. A plusieurs reprises l’Ardear attaque le traitement que les minotiers industriels infligent à la farine, traitement qui, s’il accroît leurs bénéfices, répand dans les commerces une farine moins nourrissante et de moindre qualité. En particulier l’Ardar soutient les meuniers qui reviennent aux meules d’antan, en reprochant plusieurs griefs aux cylindres. Je pense proposer de revenir plus amplement sur ce livre dans le numéro de printemps 2020 de notre bulletin.

« Dictionnaire amoureux du Patrimoine », de Pierre et Olivier de Lagarde, Editions Plon. Pierre de Lagarde se remémore maints combats qu’il mena à l’époque où la télévision consentait à diffuser son émission « Chefs-d’œuvre en péril ». Il lui est arrivé d’avoir comme adversaire non seulement des dirigeants de la télévision, mais aussi le ministre des affaires culturelles, ce qui est tout de même un comble. Il est défenseur des moulins mais ce livre n’en parle pas assez. Par contre il se prononce fortement contre le développement des éoliennes lorsqu’elles risquent de défigurer un site ou gêner la vision d’un monument. Sans doute un défaut de l’ouvrage : il est parfois écrit vite, d’où des erreurs : dans l’article sur Nevers (si, si, il y en a un, où d’ailleurs nos élus sont habillés pour l’hiver), Marguerite Duras est proclamée y être née, suite au choix par elle du lieu du film « Hiroschima mon amour » ; or nous n’avons pas cet honneur-là. Globalement un bon gros livre quand même.

Télévision

« Invitation au Voyage », sur Arte. Décidément il y est souvent question de moulin. C’était le cas dans deux des trois documentaires proposés le jeudi 26 septembre : 

. Rembrandt à Leyde puis Amsterdam : Rembrandt est né à Leyde semble-t-il dans un moulin, dont son père était le meunier. Le documentaire propose de belles images d’un moulin à blé de Leyde remarquablement restauré, avec le meunier s’occupant de sa farine. Il émet l’hypothèse que le fameux « clair-obscur » dont Rembrandt fut le héraut lui aurait été inspiré par l’obscurité relative du moulin paternel, dont les fenêtres, très étroites, n’accordaient que peu de luminosité.

. A Haïti, le souvenir de l’esclavage dans les exploitations de canne à sucre, en particulier dans les moulins qui la pulvérisaient. Le documentaire propose d’une part une assez grande roue, d’autre part les vestiges d’un moulin à manège (en principe ce sont des bœufs qui le faisaient tourner) ; ses meules, en bois, posées verticalement, tournaient donc horizontalement, et l’esclave se plaçait face à elle pour engager les cannes à sucre.

Radio

Sur France Musique, le 9 octobre, vers 8 heures : « Moulin des Amours », la fameuse chanson, par Juliette Gréco ; la dite chanson célèbre en fait le Moulin Rouge, lequel n’a jamais moulu. Dans cette version, un rythme un peu saccadé suggère le mouvement d’ailes qui ne tournerait pas vraiment bien, puisque ralentissant à chaque tour, un peu comme ferait un orgue de barbarie.

Questions diverses

Les journées du patrimoine de septembre 2019 au château et moulin de Chissey :

Nous évoquerons le moulin dans le bulletin de printemps 2020, mais je voudrais livrer ici dès maintenant ceci.

L’association de la Vallée du Ternin et les journées du patrimoine

L’Association de la Vallée du Ternin s’engage entre autres dans les recherches sur les moulins. C’est pourquoi elle a fait paraître un grand article à ce sujet dans la revue « Vents du Morvan ». Je lui ai remis une abondante documentation de notre association pour l’aider dans ses recherches, toutes nouvelles pour elle.

A l’occasion des journées du patrimoine, comme celles des 21 et 22 septembre 2019, quelques-uns de ses membres donnent un coup de main à Jacques pour faire visiter et et le château et le moulin. Elle fait venir également des gens qui ont quelque chose de particulier à proposer au public ; c’est ainsi qu’en septembre 2019 on a pu discuter avec :

– Un spécialiste de l’étude de l’âge du bois par l’examen des cernes ; c’est utile dans un château comme Chissey pour essayer d’établir l’âge de construction de telle et telle pièce.

– Des personnes très douées pour recoller les poteries ; en effet, dans un ancien puits du château, tout un tas de ruines de poteries ont été exhumées;  on a pu assister à la tentative de les reconstituer ; déjà, une vitrine de la salle à manger du château propose plusieurs pièces de vaisselle ainsi reconstituées.

– Nous intéressant plus directement, M. Huin, qui exploite la pisciculture du moulin de La Petite-Verrière, dans le Morvan côté Saône-et-Loire (dans la vallée parallèle à celle du Ternin, plus à l’ouest), tenait un stand où il proposait des boîtes contenant différents de ses produits. Il m’a exposé que la canicule de l’été 2019 avait été désastreuse parce que les truites peinent à survivre à une température au-delà de 25° ; or l’eau de la rivière, qui alimente l’ancien moulin, y arrivait chaude de plus de 30°, ce qui a entraîné la perte d’une grande partie du cheptel.

Tournus

Etant retourné à Tournus pour un concert en l’église abbatiale pour les 1000 ans de sa consécration, j’ai pu tenter de refaire une photo du fameux moulin-pendant qui s’avançait dans la Saône, en aval de l’abbaye. Une photo difficile à faire à cause d’un éclairage particulièrement ingrat. Je préfère donc cette version prise dans un bulletin de la Société des Lettres de Tournus de 1925.

Le moulin pendant de Tournus

Le même bulletin dit que l’abbaye de Tournus possédait plusieurs moulins, notamment sur un ruisseau qui rejoint la Saône en amont de l’île que je viens d’évoquer.

Enfin, j’ai pu visiter le musée Greuze, du nom du peintre natif de Tournus. On comprend que le musée ne montre pas beaucoup de ses œuvres. Finalement, en dehors de la très belle partie constituée par les anciennes salles de l’hôtel-dieu, à admirer en tant que telle, les plus intéressantes pièces conservées au musée sont gallo-romaines ou préhistoriques. C’est ainsi qu’il propose une belle meule de la préhistoire, que des gens, plus sûrement des femmes, auront incurvées à force d’y écraser le grain de blé par force et force passages d’une pierre ronde (voici quelques années, nous avions vu une telle meule et sa pierre ronde au musée de Mont-St-Vincent).

Meule préhistorique au musée de Treize

Nouvelles Meunières n° 22

Nouvelles meunières

Actualité des énergies renouvelables

Le Canard Enchaîné du 4 septembre 2019 :

– Sur l’éolien maritime :

L’article « Des éoliennes dorées sur tranche » informe : « Brasser du vent peut s’avérer fort onéreux ! Les 6 premiers parcs éoliens off-shore, implantés dans la Manche et l’Atlantique, vont mobiliser une manne d’argent public supérieure aux estimations initiales : 22,5 milliards d’euros sur vingt ans ! » Passons sur l’inattendue faute d’orthographe : « euro » est un mot international invariable. Ce qui m’embête c’est le mot « subvention » : il me paraîtrait justifié si l’État versait de l’argent à des entreprises pour qu’elles posent des éoliennes en mer. Ce n’est pas ça du tout : lorsqu’elles produiront des kw d’électricité, EDF devra le leur acheter plus cher que le prix du marché. L’État remboursera la différence à EDF dans le cadre de l’aide aux énergies renouvelables : le mot « subvention » ne me paraît pas approprié. Rappelons que ce système d’aide à la production d’énergies renouvelables (qui n’intéresse pas que l’éolien) a été mis en place parce que la France cherche à réduire ses importations de pétrole, dont une partie produit de l’électricité dans des centrales thermiques, lesquelles par ailleurs sont polluantes. Le coût pour la France est donc plus difficile à estimer que ne l’écrit Le Canard.

Sur la production d’énergie par la méthanisation 2 articles :

* « Pour promouvoir le biogaz, le gouvernement ne manque pas d’air. 8 milliards d’aides pour une énergie verte… qui largue du gaz à effet de serre ». L’article commence par énoncer une grande fierté nationale : un énorme méthanisateur à Lamballe dans les Côtes-d’Armor, auquel 2700 éleveurs apporteront 156 000 tonnes de déjections porcines « qui seront mélangées aux eaux résiduaires d’abattoirs ». Puis l’article énonce que 21 chercheurs alertent sur « deux méchants défauts de la méthanisation : la production de gaz à effet de serre et le fait que le processus menacerait, à terme, la fertilité des terres agricoles ». Le deuxième défaut vient qu’en théorie les déchets de la méthanisation devraient être comme autrefois le fumier répandu dans les terres agricoles, mais étant vidé de ses qualités nutritives, il risque fort d’être totalement contre-productif. Le premier défaut est extrêmement préoccupant parce que la méthanisation telle que conçue à Lamballe consiste en une opération qui rejette beaucoup de gaz nocif dans l’atmosphère.

L’un des problèmes est qu’on multiplie les méthaniseurs aux inconvénients décrits ci-dessus : 450 déjà en service à travers la France, 902 en projet. Tous « aidés » par des « subventions » voire des dégrèvements fiscaux.

* Le second article expose qu’en Indre-et-Loire une « ferme de 1 000 vaches » peut prospérer, tantôt l’État fermant les yeux sur les autorisations que son exploitant n’a pas demandées, tantôt lui accordant des aides. Or les déjections des dites mille vaches, traitées par méthanisation, sont en train de rendre invivable l’atmosphère des communes proches.

Eolien

Journal du Centre du 11 septembre 2019 : L’association Acali, qui tient un « Ecocentre de Bourgogne », a organisé à St-Vérain un stage insolite d’éolienne. Il s’agit d’apprendre à construire une petite éolienne dont le diamètre du rotor sera modestement de 3,5 m ; en somme c’est pour permettre à des bricoleurs de se construire une petite éolienne à l’ancienne, à poser par exemple dans son jardin. Il y avait une quinzaine de stagiaires.

Energie solaire

Le Régional de Cosne et du Pays Charitois du 11 septembre annonce qu’à La Charité se peaufine un « projet rayonnant à l’horizon 2021 » : un grand parc photovoltaïque de 11 ha, lieu-dit La Mouchetterie. D’une puissance de 10,2 Mkw, il pourrait fournir de l’électricité à 10 000 personnes. Le Journal du Centre  reprend l’information le 24 septembre, en précisant que le commissaire-enquêteur tiendra trois permanences à la mairie.

21 septembre : compte rendu de la séance du conseil départemental dans Le Journal du Centre. « Le Département va installer trois ha de panneaux photovoltaïques à Magny-Cours, avec l’espoir d’étendre cette alternative étant donné l’évolution du climat. »

Journaux

Le Journal du  Centre

5 septembre

Un pique-nique au moulin des Eventées  a été organisé par le comité de jumelage.

14 septembre : « Une saison dans les fermes ». Un article recense les « fermes » agricoles qui vont être ouvertes au public dans les semaines qui commencent. J’y remarque :

.

Un concert se tiendra le 14 septembre à L’huilerie Brossard, à Raveau, que nous avions visitée voici quelques d’années.

. Le moulin de Mirebeau à Ménestreau, ouvert le samedi 28 septembre.

. « Le Moulin de la Forêt » à Surgy : la ferme sera ouverte le 2 novembre, mais à ma connaissance le hameau a seulement conservé le nom « Moulin de la Forêt », le moulin proprement dit a disparu depuis longtemps.

Le Monde du 12 septembre propose l’article « La crise sans fin des papetiers en France » : plusieurs usines de papier, en général d’anciens moulins à papier, ont été fermées ces dernières années (nous avions évoqué le fâcheux destin de celle de Docelles dans les Vosges). « Entre 2013 et  2018, pas moins de 15 papeteries ont mis la clé sous la porte dans l’hexagone ». Un gros groupe finlandais s’était emparé de plusieurs d’entre elles, mais dans le but de les faire disparaître pour favoriser d’autres de ses usines soi-disant plus rentables ; il ne lui en reste qu’une en France, pour laquelle on n’a plus à se faire d’illusions.

Revues

Blanc.cassis, revue du Cercle généalogique et historique Nivernais-Morvan, n° 155, 2ème et 3ème trimestre 2019 :

Extraordinaire article de M. Jean Louis Charton : « D’un moulin à l’autre », centré sur les moulins de Lurcy le Bourg. Il recense des meuniers de ce village dans les années 1362 à 1401, puis de 1580 à 1891 ; les moulins évoqués sont ceux du Marais (qui a été une forge), et le moulin Bourdier, avec une brève citation de celui de Vilaine en 1818. Certains meuniers cités ont exercé dans des moulins de communes voisines comme celui de Mongazon sur St-Franchy (1691), les Chailloux à Prémery (1832), et un moulin non précisé à Arthel en 1748 et 1765. Une dynastie de meuniers apparaît : celle des Ducros. L’auteur précise que le moulin Bourdier existait en 1329. Il constate un nombre important de mariages entre enfants de meuniers.

Dans le même numéro, l’article sur les relations du peintre Alfred Garcement avec  Achille Millien évoque sa venue à Beaumont la Ferrière en 1910, et recense les différents métiers de la commune cette année-là : il note deux meuniers.

Vents du Morvan, n° 72, automne 2019

. Le numéro est centré sur l’éducation dans le Morvan ; à ce titre il rend hommage à plusieurs personnalités qui ont œuvré beaucoup en-dehors de l’enseignement proprement dit, par exemple en matière de musique ; c’est pourquoi la revue propose une belle photo de feu notre ami Gérard Chaventon avec son accordéon, un jour qu’il donnait une prestation au restau du coeur de Saulieu.

Une chanson semble avoir été connue des enfants du Morvan : « L’âne à Marianne », ici livrée dans une version morvandelle. Elle est plus connue dans une version recueillie par Achille Millien en patois nivernais.

Elle raconte qu’une jeune fille vient au moulin avec son âne chargé de bon grain; seulement voilà, elle s’attarde auprès du beau meunier, ce dont le loup profite pour manger son âne. Le meunier lui donne un autre âne pour le remplacer, mais de moins bel aspect. La justification que Marianne livre à son papa est assez cocasse.

. L’article « Du groupe « Vengeance » au Maquis Bernard », de Jacquie et Serge Bernard, consacré à l’important maquis qui s’illustra dans le Morvan, s’appuie sur le journal du Résistant Hubert Cloix. Dans le considérable passage sur la question du ravitaillement, il est question des moulins, notamment le fait que de nombreux meuniers ont ravitaillé les Résistants « en dehors des contingents officiels » ; il cite notamment :

– Plusieurs meuniers d’Ouroux : Henri Roquelle à Savault, celui de Savelot non nommé (il s’agit d’un M. Renaud) ; celui du moulin Chicot également non nommé. A propos de ce dernier, j’avais cru comprendre qu’il ne fonctionnait plus lorsque les Résistants y ont établi un camp. Hubert Cloix écrit au contraire que s’il ne travaillait plus le blé, il moulait encore les céréales secondaires pour les animaux.

– Celui du moulin Caillot non nommé (il s’appelait Guilleminot). L’article situe ce moulin sur la commune de Gouloux mais il est sur St-Brisson.

– M. Perraudin, du moulin d’Eugny (écrit dans l’article à l’ancienne : « Heugny sur Yonne »), que l’article situe à Corbigny. En fait il est sur Chaumot.

. Un meunier qui abusa du marché noir, suite à quoi il fut châtié par un groupe de Résistants ; l’article ne le précise pas, mais il s’agit de celui du moulin de Fétigny, à Alligny en Morvan, dont une charge de dynamite, excessive, détruisit les installations.

– Un bref « Erratum » dans le « Courrier des lecteurs » résume la lettre que j’ai faite à Vents du Morvan après un grand article sur les moulins du Ternin, paru dans le numéro précédent,  que j’ai trouvé trop superficiel. Le résumé est vraiment court ; à propos de la banalité des moulins, il contient cet étrange morceau de phrase : « les banalités étaient des installations techniques (dont faisaient partie les moulins) » ; je n’ai jamais écrit que « les banalités étaient des installations techniques », parce que c’est faux ; en plus il n’y a pas lieu de mettre « banalité » au pluriel.

Pour l’instant, voici la mise au point que j’avais proposée à la revue. Je lui réécris, sans illusion sur ce qu’il en résultera.

« Chers amis de Vents du Morvan, 

Je vous remercie d’avoir annoncé en termes très favorables dans votre numéro d’été 2019, rubrique Morvans Médias, la parution du  numéro spécial du bulletin de Moulins du Morvan et de la Nièvre sur les moulins à vent de Bourgogne. Nous sommes très heureux que vous consacriez un grand article aux moulins du Ternin. Les adhérents de Moulins du Morvan et de la Nièvre en seront informés par l’inscription sur notre site internet, rubrique « Nouvelles meunières ». 

Cela posé l’article me paraît parfois assez désinvolte. Par exemple :

. Le moulin de Chancommeau à Alligny en Morvan n’est pas le premier du Ternin, il y en a plusieurs en amont.

. Il n’est pas rigoureux d’écrire que la banalité est une taxation de la farine ; c’est vrai par l’effet, pas par la définition. La banalité, c’était que le seigneur obligeait  ses sujets à faire moudre leur production dans son moulin, à défaut de quoi ils s’exposaient à la confiscation de leur blé, de leur farine, voire de l’animal de trait et de la charrette éventuels ; la sanction pouvait consister encore à des amendes. Ce pouvait même être assez violent, comme je l’ai montré dans mon livre « Les moulins racontent le Morvan » et dans mes articles de la revue « La France des Moulins » sur la banalité. C’est donc très réducteur que de retenir le seul aspect « taxation ».

. Ecrire « Les meuniers ont été considérés de tout temps comme faisant partie d’une classe sociale privilégiée au même titre que certains notables et formaient une corporation à part dans la société rurale » relève d’un préjugé, certes courant. Le meunier ne pouvait s’élever à peu près au rang de « notable » que quand il était propriétaire d’un moulin, et encore s’il s’agissait d’un moulin considérable. 

– Prenons d’abord la situation avant 1789 : en général, le meunier était locataire du moulin possédé par le seigneur ; il pouvait être serf, comme ce meunier d’un moulin que le duc de Bourgogne donna à une abbaye ; celle-ci fut amenée à « acheter » le meunier en tant que serf. Plus généralement le meunier était lié par un contrat de bail qui pouvait être féroce : le montant du fermage annuel était très élevé, et quand le meunier n’arrivait pas à le régler, il était mis dehors sans ménagement. Longtemps, le meunier n’a tiré l’essentiel de son revenu non de la fabrication de la farine, mais du fait qu’il était en même temps agriculteur et éleveur sur la terre du propriétaire.

– Après 1789, le statut du meunier locataire ou fermier du moulin où il travaillait (d’ailleurs durement) n’a guère évolué. Cependant le nombre de propriétaires de moulin privés exploitant eux-mêmes a été grandissant, dont certains, maîtres de grands moulins, ont pu passer pour d’assez riches « bourgeois » donc de « notables » ; seulement ces riches furent une minorité ; et puis l’évolution économique et sociale s’est faite dans un contexte où la concurrence a été de plus en plus vive ; les clients en ont joué, en ayant bien soin de fréquenter indifféremment tous les moulins d’un secteur, de façon à empêcher chaque meunier d’augmenter le prix de son service. Ensuite les exploitants des petits moulins ont eu à affronter la concurrence des grands moulins, lesquels étaient toujours en avance quant à la qualité des machines ; par exemple lorsque sont apparus la turbine, puis la machine à cylindres plus performante que les meules, ce sont d’abord les grands moulins qui en ont été équipés, ce qui leur a permis de baisser leurs prix en-dessous de ce que pouvaient accepter les petits meuniers. Ces derniers ont peu à peu été contraints de fermer, en général pour devenir de simples agriculteurs. Les faillites de petits meuniers ont été nombreuses.

La roue actuelle du moulin de Jarle, Alligny en Morvan, petite, est récente. Elle n’a rien à voir avec l’ancienne, immense, si haute qu’elle atteignait presque le toit, comme le montre une carte postale des années 1900 (elle figure dans le dessin inspiré à Jean Perrin en couverture du livre que Laï Pouèlée consacra aux cartes postales de moulins du Morvan il y a un peu plus de 20 ans). »

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Livres

« La Meunière de Javel », par Bernard Nabonne, Editions de la Nouvelle France, 1946 : Vera nous en a trouvé un exemplaire… fort rare, d’autant plus qu’il n’y a aucun risque que ce roman soit réédité. Question moulin, il s’agit d’un ancien moulin à vent du quai de Javel à Paris. Selon l’auteur, il est un jour transformé en un lieu de plaisir et de fête anticipant sur ce que seront le moulin de la Galette et le Moulin Rouge. La « meunière » est la dame président à ces festivités, et l’ancien moulin n’est jamais décrit. Autrement dit encore un roman dont le titre porte le mot « moulin » ou « meunier » dans un but purement commercial. 

Télévision

Emission « Invitation au Voyage », sur Arte : il y est souvent question de moulin. 

. Le 6 septembre, sur la Guadeloupe, à propos des religions qui se sont mélangées sur l’île suite à l’apport de main-d’oeuvre de différents pays, dont l’Inde, le boudhisme fut pratiqué d’abord clandestinement, notamment dans un ancien moulin à vent ayant travaillé la canne à sucre.

. A propos du château des Nouettes, en Normandie, où vécut la comtesse de Ségur (il lui inspira ses contes, dans lesquels elle le nomme Fleurville) ; près de ce château demeurent les vestiges d’un moulin à travailler le fer, dont de fort belles roues.

. 15 septembre : Reportage dans l’appartement de Boris Vian qui surplombait les ailes du Moulin Rouge, ce qui lui plaisait beaucoup. Le même immeuble hébergea également Jacques Prévert, qui y trouva un plaisir identique.

Questions diverses

A propos de la fête au moulin de Mirloup, à Chiddes, le 25 août, je ne peux tout mettre dans l’article qui paraitra dans le prochain bulletin. Voici ce que j’en ai extrait.

A propos de la géographie de Chiddes et de ses deux ruisseaux qui ont alimenté des moulins, le Tillot et le Richaufour :

En amont des moulins de Mirloup et du Bousset, le Tillot a reçu le ruisseau de Montjouan, qui alimenta le moulin de ce nom situé sur Larochemillay.

En amont des moulins de Montcharlon, Richaufour et Villette les Forges, le Richaufour a reçu un ruisseau venu des Fossats, qui avait alimenté le moulin de Malvaux, situé sur Villapourçon.

– Suite de l’histoire du moulin de Mirloup au XIX et XXe siècles.

En 1860, le relevé des patentes industrielles indique que, doté d’une roue à seaux, il anime seulement une paires de meules à blé ; il a une pièce d’habitation et une pour la cage du moulin. Ses engrenages sont en bois « assez bien montés ». Il chôme deux mois par an en raison de la sécheresse de cette partie sud du Morvan. Il est tenu par le meunier Jean Bonnerot. Le moulin est estimé 8 600 f, ce qui est relativement bien dans le Morvan. Selon les matrices cadastrales, en 1882, appartenant à M. Thiroux de St-Félix, château de Champlévrier, le moulin de Mirloup lui apporte le revenu fiscal net suivant : 2 638,75 pour la partie moulin à blé (plan cadastral 1034), et 2 661,25 pour l’huilerie, (n° de plan cadastral 1036), deux sommes remarquables dans le haut Morvan, il passe ensuite à la famille Derangère (qui sera longuement évoquée dans le bulletin). 

Nous avons pu discuter de divers moulins avec des visiteurs : 

Villette les Forges, à Chiddes, dont Jean Arnoux a pu un jour photographier les meules à huile.

Celui du Malvaux (Villapourçon), dont un homme de ce secteur du Morvan nous a dit avoir vu les dernières meules dans les années 1960 (il ne reste aujourd’hui que quelques ruines de murs).

Mâchefer à Larochemillay, qui doit sans doute son nom au travail du fer.

Un moulin de… La Chapelle St-André, pourtant bien loin du sud Morvan : une dame nous a rapporté que ce moulin aurait broyé le laitier des anciennes forges locales pour fournir le nouveau crépi du château de Corbelin.

Journées du Patrimoine des 21 et 22 septembre : elles ont été bien annoncées par le Journal du Centre pour ce qui concerne la Nièvre, dont les ouvertures à la visite de quelques moulins (La Presle à Planchez, l’ïle et Maupertuis à Donzy, etc.). On a pu glaner ici et là des informations sur ce qui se passait au niveau régional. 

L’Association de la Vallée du Ternin m’a invité au moulin de Chissey, près d’Autun, ouvert au public les deux jours. J’ai été très chaleureusement accueilli, et les visites du moulin ont été très fructueuses. J’en ferai état dans le bulletin de printemps 2020, celui de cet automne étant déjà bien pourvu.

Mission du Patrimoine

L’un des rares sites de la Nièvre concernés par la mission Stéphane Bern d’appel au mécénat en faveur du patrimoine historique, à savoir la poterie du château de la Montagne, à St-Honoré les Bains. Le 26 août, le Journal du Centre annonçait qu’elle était un des trois édifices appelés à recevoir une aide de l’association Vieilles Maisons françaises.

Il convient de rappeler que la dite poterie faisait préparer la terre dans un malaxeur, pour la rendre plus facile à travailler et en chasser les bulles d’air. Ce malaxeur existe toujours, il fera partie du matériel restauré. Grosso modo, son fonctionnement fait penser à celui des foulons : en tournant, l’arbre fait agit ces piquets, qui en somme remplacent les cames d’un foulon. Comme il fallait beaucoup moins de force, des manivelles mues à chaque extrémité par deux ouvriers suffisaient. Voici une photo de ce malaxeur.

NB : J’ai discuté avec M. d’Espeuilles des moulins qu’avaient possédé ses ancêtres les châtelains de La Montagne, à St-Honoré, à savoir la Queudre et le Seu. 

. Pour La Queudre, que ceux de notre ami Jean-Claude tinrent durant deux siècles, mon interlocuteur m’a dit que Théodore d’Espeuilles, le créateur de la poterie, semble l’avoir possédé dans les années 1840. 

. Le moulin du Seu était sorti du patrimoine des d’Espeuilles mais il y est revenu vers 1870 ; il n’en est ressorti qu’il y a une vingtaine d’années.

Je n’ai pas pensé à poser une question à propos du moulin d’Espeuilles, qui se trouvait tout près du château d’origine de la famille, sur la commune de Montapas près de Châtillon en Bazois, et dont à ma connaissance il reste au moins le bâtiment.