Nouvelles Meunières n° 49

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Livre

«L’empreinte du Dieu, de Maxence Van der Meersch, prix Goncourt 1936.

Le hasard fait qu’à une brocante j’ai trouvé le livre de Maxence Van der Meersch, « L’empreinte du Dieu », aux éditions « Club de la Femme » 1965, puis le lendemain dans une boîte à livres le même ouvrage mais édité par France-Loisirs en 1984. Les deux fois mon attention avait été appelée par la belle illustration de couverture, un moulin tout seul pour le premier volume, le moulin avec le titre et le nom de l’auteur dans le second cas. Chaque fois un moulin à vent typique de la Belgique : en bois, d’aspect lourd, avec les meules dans la tour qui tourne sur pivot.

Maxence Van der Meersch (1907-1951) était natif de Roubaix, mais le roman se passe en Belgique. Il nous intéresse, outre l’image des deux moulins à vent typiques de la Belgique, pour deux descriptions :

* Celle du moulin à vent près duquel au début vit l’héroïne du roman : « Planté sur une butte, le moulin, un moulin vétuste, tout en planches et en ardoises, levait et abaissait ses longs bras dégingandés et grêles, en un geste de sempiternelle lamentation… Ils s’approchèrent du moulin, par derrière. Ils montèrent l’échelle à marches plates, et poussèrent la porte de la vieille tour de bois branlante. Ils entrèrent dans le réduit, une espèce de charpente compliquée et poussiéreuse, où pendaient des cordes et des courroies. Le pivot central du moulin le traversait verticalement – un tronc d’arbre énorme, à peine équarri… » Les ailes « sifflaient en coupant l’air. Elles imprimaient à toute la vieille tour un branle doux, une espèce de roulis monotone. Un sourd grondement de machine montait des meules, avec le claquement rythmé d’une courroie. Tout le moulin, sous l’effort des ailes, tremblait sur son pivot, accusait chaque poussée du vent, et craquait dans sa membrure, avec un gémissement perpétuel qui rappelait celui d’une mâture fatiguée. On se fût cru dans un navire. Plus bas Engle surveillait la besogne, hissait du sol jusqu’à l’étage des meules les sacs de blé, à l’aide d’un palan. On l’entendait tirer les cordes, embrayer les poulies. Et la furtive mécanique de bois, de toile et de cuir, engin millénaire, robuste et barbare, obéissait, hissait les sacs sans effort, tournait les meules, accomplissait sa tâche avec une aisance herculéenne sans même qu’en fût ralenti le rythme de ses ailes dans la bise. » Le meunier Engle « pesa sur une longue barre qui manœuvrait le frein, il arrêta les ailes et descendit diminuer la toile, parce que le vent avait encore monté. »

La deuxième description est celle des moulins à lin. L’héroïne, Karelina, se fait embaucher dans une exploitation du lin. « Quarante-cinq ouvrières, une douzaine d’hommes y travaillaient à broyer le lin et à le nettoyer de ses paillettes avant de l’envoyer aux filatures… Au milieu de la salle, il y avait le moulin à lin, une grande machine de tôle à tambours, quelque chose comme une gigantesque lessiveuse horizontale, mue par des courroies de cuir, et que des hommes manœuvraient. On y jetait, par une trappe, le lin venu des bords de la Lys, après rouissage. La grosse mécanique l’avalait, le broyait, le décortiquait, et restituait une masse cotonneuse, douce au touche, souple, et nette de toute paille ou impuretés… Ce moulin mécanique, ces deux hommes, faisaient autant d’ouvrage que les quarante-cinq ouvrières. 

Celles-ci travaillaient, derrière la mécanique, aux vieux moulins à bras qu’on n’avait pas encore supprimés, parce que les moulins mécaniques coûtent cher, et aussi parce que le travail soigné demande toujours à être fini à la main. Il y avait, le long du mur, une sorte de fausse cloison, percée de fentes verticales, par où passaient les pales de longues hélices en bois. Ces hélices, on ne les voyait pas. Elles étaient montées entre la muraille et la cloison. Chaque femme, appuyée à la cloison, devant une de ces hélices ou moulin tenait dans sa main une pleine poignée de lin brut. Elle la poussait contre les pales, de toutes ses forces. Et la rotation des ailettes battait le lin, l’épluchait, le nettoyait. Les paillettes volaient, les moulin ronflaient. On voyait les femmes presser durement leu poignée de lin cotonneuse et jaunâtre contre l’hélice, l’y engager, l’y pétrir comme une pâte, une masse souple et liée, que les ailettes battaient, étiraient, déformaient, sans la désagréger… Il leur fallait donner de grandes secousses, et, tous leurs muscles tendus, vaincre la force centrifuge des pales. Et comme elles piétinaient, et portaient une espèce de gantelet de cuir aux mains, elles avaient l’air, un peu, de se battre contre les machines.

Lire la suite

Nouvelles Meunières n° 48

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Les moulins de Corvol l’Orgueilleux

 Le bulletin n° 33 de 2022 des Amis du Vieux Varzy publie mon article de 12 pages sur ces moulins qu’alimenta le Sauzay. 

A plusieurs reprises, le bulletin évoque les travaux qui viennent d’être faits à l’ancienne huilerie de Varzy, dont la restauration de l’installation électrique, et surtout la pose d’une grille qui permet au promeneur de regarder les meules et les presses de l’extérieur en permanence.

Un article sur la toute petite commune d’Oudan, qui jouxte Varzy, évoque son vieil étang, qui fort anciennement anima un moulin banal.

Un autre article nous fait connaître une peintre bien oubliée, et pas forcément avec raison : Caroline Desforges-Peyrane (1800-1864) ; elle présenta en 1836 à Auxerre lors d’une exposition un tableau intitulé « Vue d’un moulin à vent ».

Des Varzycois partirent en Californie chercher de l’or, dont un meunier, Jean Morizot. On ne sait ce qu’il est devenu. 

Le n° 184 des Annales des Pays nivernais sur les moulins des rivières Nièvre m’aura porté bonheur.

A la suite de sa parution, j’ai té sollicité de faire quatre présentation sur les moulins.

Promenade le 1er juin aux moulins Nevers

Le rendez-vous était à La Croix-Joyeuse (lieu par lequel les pèlerins de Compostelle entraient dans Nevers, paraît-il en clamant « Monjoie », dont il reste une croix d’âge vénérable). Là furent 3 moulins  « Le moulin à écorce », Martelot et Pilavoine.

*  A Coulanges lès Nevers, le 26 juin, dans le cadre des Journées des Moulins et du Patrimoine Local, le Centre communal d’action sociale, qui se trouve également chargé de l’animation culturelle, a proposé à notre association de faire une causerie sur les moulins, tandis que le club de randonnée de la ville organisait une promenade de moulin en moulin, laquelle recevrait le renfort de musiciens d’un groupe local. Pour la causerie, on nous a demandé deux chapitres : un sur les moulins en général, l’autre sur les moulins de Coulanges.

J’ai donc fait cette causerie ; ce fut ce dimanche 26 juin à 10 heures, salle Jean Macé. Environ 80 personnes sont venues, ce qui m’a paru remarquable. Les deux sujets prévus ont fait que j’ai parlé jusqu’à 11 h 45, suite à quoi j’ai vendu 12 exemplaires du numéro 184. Le 30 juin, Le Journal du Centre a rendu compte de l’évènement.

St Germain des Bois le 15 juillet

« Nature en Livres » m’invite à faire une causerie sur les moulins à St-Germain des Bois, dans le secteur de Monceaux-le-Comte, le long de l’Yonne. Une manifestation locale bien sympathique annoncée par Le Journal du Centre du 11 juin 2022.

Désastres de la continuité écologique

Les technocrates tenants de la continuité écologique s’en prennent à une paisible rivière, la Douceline, qui alimenta le moulin de La Charité : voir plus loin.

Actualité des énergies renouvelables

Grande réunion au siège du Parc Naturel Régional du Morvan, à St-Brisson : « Une journée pour évaluer les capacités en énergie du Morvan » « Tendre à l’autonomie énergétique ». L’hydroélectricité devrait y être bien traitée, l’éolien beaucoup moins. Francis Lefèvre-Vary est appelé à y prendre la parole. (Journal du Centre 17 juin)

Le Journal du Centre consacre le 6 juin deux grandes pages à  » La Facture énergétique des collectivités locales, avec des allusions à la production d’énergie renouvelable ».

Éolien

A Annay, en Puisaye, l’annonce par le maire d’Annay en conseil municipal d’un projet d’implantation de 6 éoliennes géantes suscite des remous. Le maire a l’air à fond pour, mais certains conseillers municipaux ont l’air disposés à tirer l’épée. (Journal du Centre 30 juin 2022)

Photovoltaïque

Toujours à Annay ; le projet de disposer des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments municipaux passe nettement mieux. (Journal du Centre 30 juin 2022)

JOURNAUX

Le Journal du Centre

Nos journées des moulins et du patrimoine local des 25 et 26 juin ont été bien annoncées par le Journal du Centre avec toute une page dans le numéro du jeudi 23 juin, plus des articles concernant St-Pierre le Moûtier le 24 et Lormes le 25.

7 juin une centenaire à St-Honoré. Elle travailla à la poterie du château de La Montagne,que nous avons évoquée voici peu pour son moulin à malaxer la pâte. (Voir aussi plus loin au 30 juin)

8 juin : Frédéric Coudray à l’honneur pour avoir réussi à développer sa fabrique de foie gras et autres gourmandises à Donzy.

10 juin : Petit article sur les  jardins de Forgeneuve, à Coulanges, où nous fûmes souvent invités à tenir un stand lors des journées des parcs et jardins, premier week-end de juin. Désormais seuls les peintres peuvent s’y déployer… mais c’est avec toujours autant de charme.

16 juin : « Un étudiant a entrepris sa descente afin d’évaluer la continuité du cours d’eau » en l’occurrence la Vrille, qui commence à Treigny dans l’Yonne et passe à St-Amand en Puisaye avant de rejoindre la Loire à Neuvy. Clément Navarro est un étudiant en architecture ; il déclare : « Deux amis m’ont orienté vers cette rivière intéressant au niveau patrimoine environnemental et architectural puisque bordée de nombreux moulins, de lavoirs ». 

29 juin : Annonce des travaux de restauration de la poterie de la Montagne, à St-Honoré, non sans difficulté financière. Le « malaxeur», sorte de moulin à bras servant à assouplir la pâte et la dépouiller de ses bulles d’air, fait partie des objets à restaurer.

30 juin : Françoise  Demarche bénéficie d’un bon article pour l’inauguration du gîte rural qu’elle crée en son moulin de Bona.

L’article est en effet tout à fait favorable, avec photo de Françoise à côté des officiels. Notre bulletin racontera l’évènement prochainement.

REVUES

Vents du Morvan n° 83 été 2022 contient plusieurs articles où il est question de moulin :

« Les beaux étangs des Prés Bardiaux à Arleuf » : ils viennent d’être restaurés par Ludovic Huin, plus connu comme pisciculteur au moulin de La Petite-Verrière, dans le Morvan côté Saône-et-Loire. Au passage, n’en déplaise aux tenants de la continuité écologique, un bel étang, ça demeure utile, et dans le paysage, et pour conserver l’eau en période de sécheresse.

L’abbaye de Régny : de très beaux vestiges pour cette abbaye cistercienne créée à partir de 1134 le long de la Cure, en aval de Vèzelay et d’Arcy sur Cure, peu avant le confluent avec l’Yonne. Un beau site. Elle posséda de nombreux moulins jusque dans le Morvan, notamment à Brassy. L’article évoque « l’imposant moulin de Reigny, près de la ferme de l’abbé, érigé au début du XVIIe siècle entièrement à rénover, il constitue le prochain « gros chantier » des propriétaires Mme et M. Mauvais. Le dit moulin est dans les limites du monastère : logiquement il a dû être créé peu après l’abbaye. Une photo du barrage du moulin accompagne l’article.

« La Pierre Guénachère » : elle se trouve dans une ancienne carrière de meules à Antully, commune très proche d’Autun. Deux photos montrent de gros rochers : l’un porte la marque de la meule qui en a été extraite, l’autre contient une meule que les carriers n’ont pas fini d’extraire. Le texte, signé Philippe Berte-Langereau, dit aussi qu’on remarque sur le site une meule à l’abandon.

* « Au Gouloux » : Christian Hongrois raconte son enfance dans les ruines des fameux moulins du Saut de Gouloux. Deux très belles cartes postales montrent comment ils étaient quand ils fonctionnaient encore, avec leurs deux roues

* A propos du fameux site des Télots et des deux énormes terrils qu’on longe quand on  sort d’Autun en direction du nord (deux articles évoque l’extraction de schistes bitumeux qu’on y a pratiquée). « Demain un champ de panneaux solaires » : comme c’est une friche industrielle, ce n’est pas gênant qu’on y déploie des panneaux photo-voltaïques, cela sur 14 hectares.

Bulletin des Amis de La Charité sur Loire n° 113 de juin 2022. 

« Histoire de la rivière Douceline », à l’occasion du fait qu’elle est menacée par les technocrates tenants de la continuité écologique.

La rivière se jette dans la Loire un peu en amont de La Charité. Les moines y posèrent un bief assez long pour créer un moulin à l’entrée de la ville (juste derrière l’actuel monument à Jeanne d’Arc), cela entre 1150 et 1160. Tout ce qu’on sait de la longue histoire de ce moulin est relaté dans le grand article de plusieurs pages ; il propose une photo d’une demi-meule qui en demeure, servant de bac à fleur, ainsi qu’un vieux plan du site.

Nouvelles Meunières n°47

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Présentation du numéro des Annales des Pays Nivernais 

« Les Nièvre et leurs moulins »

Le Journal du Centre l’a annoncée le 30 mars 2022, mais sous un titre surprenant : « Les sanglots longs des moulins nivernais ». Un article d’une demi-page résumant l’histoire des moulins dans la Nièvre (par exemple il rappelle que l’enquête de 1809 recensait 800 moulins à eau).

L’article du 5 avril 2022 annonçant la mise en service de la « mini-turbine » de Guérigny est plus attirant : « Une mini-turbine pour sortir du fossile ». Il rappelle que l’investissement, par le SIEEEN, est de 650 000 €. La turbine devrait procurer de l’électricité équivalente à la consommation d’une « centaine de foyers ».(hors chauffage). Elle est vendue à Enedis et injectée dans le réseau général.

Le 8 avril 2022, Le Journal du Centre rend compte de la présentation du numéro 184 des Annales dont j’ai assuré la promotion aux Forges de Guérigny.

Désastres de la continuité écologique

Le Monde des Moulins, revue de la FDMF, d’avril 2022, contient des articles très pertinents pour nous fournir des arguments contre l’administration :

. La continuité sédimentaire, une approche critique.

. Et si on parlait aussi de continuité patrimoniale.

. Quelques réflexions pour asseoir le débat sur la continuité écologique.

. La place des moulins au sein d’un site Natura 2000.

« La rivière Aron mise sous protection » : tel est le titre d’un assez grand article du Journal du Centre. Il annonce que l’Agence de l’Eau et le Parc Régional du Morvan vont y consacrer 775 000 €. Diverses mesures concernent  par exemple la remise en état des berges. Evidemment il est question de supprimer « les plans d’eau envahis par la vase », toutefois étant précisé que ce sera « en accord avec les propriétaires ». A noter : 250 000 € sur trois ans vont revenir à l’aménagement ou l’effacement des barrages ».

A Vermenton, dans l’Yonne, il y a un grand barrage sur la Cure « érigé en 1888 et rénové en 1997 », il sert à l’alimentation du canal du Nivernais, ce pourquoi il est géré par l’administration du canal. Seulement voilà, vu l’instabilité du cours de la Cure, entre autres à cause des grands barrages loin en amont (les Settons, Chaumeçon et Le Crescent), sa gestion nécessiterait un suivi. On n’y a pas pensé quand on l’a rénové en 1997, mais on l’a doté d’une belle passe à poissons… Mais c’est un bel échec, l’essentiel de l’eau passe par le déversoir de trop-plein, au grand dam des pêcheurs. (Yonne Républicaine, 4 avril 2022).

Actualité des énergies renouvelables

Le Parc Naturel Régional du Morvan « soutient une initiative proposée par le Conseil associatif et citoyen » : aider tout projet portant notamment sur « la préservation de la biodiversité, l’économie sociale et solidaire, l’écocitoyenneté ». Un budget de 6 000  €  est réservé à cette action. Personnellement tout projet de préservation d’une zone humide, en particulier en amont d’un barrage, et tout projet d’hydroélectricité devrait être éligible .

Mais bon, ne désespérons pas. D’autres initiatives sont plus positives. Pour la Pentecôte, Decize organise un « Marché écobio », au cours duquel les exposants pourront proposer « des équipements pour les énergies renouvelables ». (Journal du Centre 12 avril 2022)

Au niveau international : la revue Néoplanète pose la question : « Et si les océans nous sauvaient ? » Elle met en avant que la mer, par ses mouvements divers et ceux de ses courants, est en théorie génératrice d’énergie. Elle met en exergue le potentiel théorique « thermique », qui fait l’objet de recherche. Pour l’instant, on exploite cette énergie en disposant des éoliennes géantes en haute mer et en posant des hydrauliennes. On a une pensée pour l’énergie marémotrice : nos estuaires comme ceux des Etats-Unis et de plusieurs autres pays ont connu des « moulins à marée » ; dans un bulletin il y a quelques années j’avais évoqué celui qui se visite encore au Portugal, et dans un autre numéro Jean-Claude  Néant nous avait parlé de ceux dont demeuraient des vestiges en Bretagne. La force de la marée est encore utilisée en France à l’usine marémotrice de la Rance, en Bretagne, justement ; je me rappelle de son inauguration dans les années 1960 par le général de Gaulle, alors Président de la République ; elle avait coûté si cher eu égard à la production attendue qu’un observateur avait commenté : « On n’en construira pas d’autre « .

Au niveau national, surprenant article d’une demi-page dans Le Journal du Centre du 13 avril : « Quand les énergies vertes rapportent ». Il expose que certes des politiciens déplorent les « subventions » accordées à la production d’énergies renouvelables, dont  certains accusent l’éolien d’être « cher et inutile ». Mais il note que comme le prix de l’énergie est en train d’exploser à cause de la situation internationale dont la guerre en Ukraine, l’État récupère : « 6 milliards nets versés par les exploitants ».  En effet, comme le système consiste à un complément de rémunération lorsque le prix de production est supérieur à celui du marché, lorsque survient l’inverse, « c’est le producteur qui verse à l’État la différence ». 

Éolien

Au niveau national

Le Journal du Centre du 15 mars 2022 annonce : « Deux parcs offshore flottants devraient voir le jour d’ici à 2030 en Méditerranée, l’un à Port-la-Nouvelle dans l’Aude, l’autre à Fos sur Mer dans les Bouches du Rhône.

Au niveau régional : « L’éolien mise sur les entreprises locales ». Pour faciliter l’acceptation des éoliennes par la population, on met en avant que leur édification devrait faire travailler des gens du cru. (Yonne Républicaine 26 février 2022).

Il est vrai qu’on est dans une période de turbulences. 

 On tend à reculer devant les difficultés que rencontrent les projets éoliens, dont témoigne la couverture de Bourgogne Magazine de février-avril 2022 : « Eoliennes, le vent de la colère ». Un grand article de plusieurs pages donne la parole aux adversaires de l’éolien, et un autre donne la parole à la responsable de la politique énergétique au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté.

 « L’Eolien à l’aube d’une forte accélération » titre l’Yonne Républicaine du 17 janvier 2022, mettant en exergue : « 19 parcs éoliens sont en fonctionnement dans l’Yonne », département où plusieurs autres sont en préparation, malgré des réticences marquées dans certaines zones.

Au niveau départemental :

L’Yonne Républicaine du 14 mars publie aussi le grand article double-page « Le vent tourne pour l’énergie éolienne » (que j’ai évoqué dans des Nouvelles meunières précédentes suite à sa parution dans le Journal du Centre). Il insiste sur les oppositions qui se manifestent de plus en plus vivement, mais il rappelle que globalement l’opinion publique française est favorable à cette technique d’énergie renouvelable. A l’appui de ses critiques, l’Yonne Républicaine propose la photo d’un clocher historique dominé par deux éoliennes géantes.

L’opinion du département de l’Yonne se confirme comme souvent hostile à l’éolien :

. Dans le nord du département, à Pont sur Yonne, « Mobilisation générale anti-éolienne » contre 4 projets qui semblent assez importants. (Yonne Républicaine 19 mars).

. A Cussy les Forges, l’association des adversaires ayant perdu en justice, les 5 éoliennes sont désormais construites. Néanmoins elle cherche d’autres moyens juridiques pour lutter. (Yonne Républicaine 9 mars).

Dans la Nièvre, de petites éoliennes sont de plus en plus utilisées à Pouilly pour essayer d’empêcher le gel matinal qui peut endommager les bourgeons de vigne. Très petites, elles n’ont que 2 pales. (Journal du Centre 5 avril).

Néanmoins « L’éolien n’a plus le vent en poupe dans la Nièvre » : « Encore très favorable au développement des parcs éoliens dans la Nièvre il y a quelques années, le SIEEEN est aujourd’hui beaucoup plus réservé. Les conflits incessants avec les riverains, les polémiques et le s désaccords politiques, y compris au sein des majorité de gauche départementale et régionale font que cette question est devenue sensible. Il n’y aura vraisemblablement plus de parcs éoliens développés dans la Nièvre », dit quelqu’un au journaliste (Journal du Centre 3 avril).

Lire la suite

Nouvelles Meunières n°45

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Parution imminente :

Le prochain numéro des Annales des Pays Nivernais, qui doit paraître début mars, est consacré à 

Les Nièvre et leurs moulins.

C’est une courte synthèse (en 36 pages quand même, mais avec beaucoup d’illustrations) des 5 cahiers que nous avons consacrés aux Nièvre et à leurs moulins (les Nièvre c’est-à-dire la Nièvre tout court, la Nièvre de Champlemy et la Nièvre, d’Arzembouy, la Nièvre de Bourras, celle de St-Franchy et celle de St-Benin des Bois, sans préjudice de la Petite Nièvre).

Le numéro des Annales sera disponible au prix de 12 euro. Nous espérons pouvoir le présenter à notre assemblée générale du 12 mars.

Une présentation officielle à la presse sera faite probablement sur le site de la nouvelle turbine de Guérigny fin mars, et une autre à Prémery en mai.

Actualité des énergies renouvelables

– Important article d’une demi-page dans le Journal du Centre du 17 janvier 2022 : « Nièvre Energies soutenue par la région ». Un sur-titre insiste sur le fait que cette entité reçoit de la région « une subvention de800 000 € pour soutenir les projets et le recours à l’hydrogène ». Nièvre énergies est une société d’économie mixte créée en 2012 par le Sieeen (Syndicat intercommunal d’énergie d’équipement et d’environnement de la Nièvre), que dirigeHourcabie. Il est question de développer un projet à  l’hydrogène plutôt à Magny-Cours. L’article rappelle que Nièvre énergie travaille :

– Pour le développement du photovoltaïque par exemple à Magny-Cours.

– Pour un petit coup de pouce à l’hydroélectricité : « On termine une petite centrale dans un bief à Guérigny ».. Il précise que « ce créneau est limité entre loi sur l’eau et vétusté des anciens moulins : « Sur 200 visites, on a pu retenir 4-5 dossiers, pas plus ».

– « La Sem a également investi dans le projet de méthanisation de Prémery, implanté sur une partie de l’ex-usine Lambiotte, pour un coût d’environ 5 millions d’euro ». Vous auriez rénové combien de moulins à eau, à ce prix-là ?

Concernant l’énergie éolienne cet aveu consternant : « On met les pouces ». Parce que « l’éolien n’a plus le vent en poupe » (à cause dit-il, des difficultés opposées par l’armée de l’air pour la circulation de ses avions et par les défenseurs des monuments historiques.-  La production d’énergies renouvelables par les exploitations agricoles : le Journal du Centre du 14 janvier publie une double page excellente sur ce qui caractérise « la ferme Nièvre » aujourd’hui par rapport à il y a 10 ans. « Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes » souligne-t-il. Un tableau met en valeur que la « diversification » se fait notamment par des installations d’énergie renouvelable : il y en avait 8 en 2010, on en est à 75 en 2020. Elles apportent un revenu complémentaire à l’exploitant.

Eolien

Le Journal du Centre du 14 février 2022 annonce que le tribunal administratif de Dijon annule les arrêtés du préfet de la Nièvre autorisant l’édification de 8 éoliennes géantes à St-Quentin sur Nohain et St-Laurent l’Abbaye. L’association qui a obtenu ce résultat rappelle qu’elle s’est appuyée sur la beauté des paysages à cet endroit et sur la passage de migration de la grue cendrée. Toutefois le grief (ou les) retenu (s) par le tribunal administratif n’est pas précisé. Le promoteur du projet dispose de deux mois pour faire appel.

Photovoltaïque 

–  Le Journal du Centre du 26 janvier 2022 rend compte des délibérations du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté quant à son budget. On y lit notamment à propos de la transition énergétique applicable dans les lycées : « L’ambition est de faire de ces établissements des lieux de production d’énergies renouvelables au plan solaire. Et d’efficacité énergétique ». 

28 janvier : article du Journal du Centre sur les piscicultures de Vermenoux (Château-Chinon Campagne) et de Corancy, qui semblent désormais rattachées au Lycée Legta de Château-Chinon. En tout cas elles sont très soutenues par la région et le Parc Naturel Régional du Morvan : « A la pisciculture de Corancy, l’opération cerne la pose de panneaux photovoltaïques, sur les ombrières qui protègent les bassins, pour un montant de 1 184 935 euro. Des panneaux seront également posés à la pisciculture de Vermenoux, sur les ombrières et sur les toitures du bâtiment d’exploitation pour un montant de 660 875  .Les travaux sont prévus pour l’été 2022. » L’article ne le rappelle pas , mais ces piscicultures occupent les sites des anciens moulins de Vermenoux et de Corancy haut (à ma connaissance il n’en reste quelques pièces qu’à Corancy.

A Clamecy, annonce le Journal du Centre du 15 janvier et 5 février, toute une part des friches de l’usine Solvay vont héberger un parc solaire ; le « conseil communautaire » donne son aval, de même que le conseil municipal de Clamecy. Même avis favorable pour un projet à Surgy, encore que celui-ci prévoie étrangement la destruction d’une chapelle, ce qui ne va pas manquer de susciter une levée de boucliers.

A Cossaye, des panneaux photovoltaïques vont être posés sur le bâtiment municipal abritant du matériel. (Journal du Centre 29 janvier).

A St-Parize le Châtel, près du domaine de Villars (proche du fameux château de ce nom), une ancienne carrière réputée « friche industrielle » va abriter un parc photovoltaïque (on n’en est pour l’instant qu’au stade de l’étude). Journal du Centre 31 janvier.  

Journaux

Le Journal du Centre

– Plusieurs articles concernant Donzy :

. Décès de Jean-Claude Jourdain, un des bénévoles très impliqué dans l’activité de l’écomusée du moulin de Maupertuis et dans de nombreuses Associations locales.

. L’huilerie de l’Ile à nouveau à l’honneur :

– Dans le cadre d’une série « Le producteur de la semaine », presque une page consacrée à l’œuvre d’Isabelle et Frédéric Coudray qui mènent l’huilerie depuis 2012. Belle photo de leur ouvrier répandant les cerneaux de noix sous la meule. Entre autres il est rappelé que « le moulin a 200 ans » depuis l’an dernier; la crise épidémique a empêché d’y organiser la fête qu’il aurait mérité. (Journal du Centre 28 janvier).

– Une vidéo de l’huilerie, réalisée par Nièvre Tourisme, diffusée sur le site Facebook de cet organisme : d’ores et déjà elle a été vue 15 000 fois. (journal du Centre 31 janvier).

– « Donzy seul village du futur dans la Nièvre » : le rôle de l’écomusée du moulin de Maupertuis dans ce que va devenir Donzy sous cette labellisation est brièvement évoqué.

–  L’ancien moulin de Luzy à nouveau à l’honneur du fait de sa transformation en cours en maison dite « Le Tiers-lieu », laquelle abritera notamment les associations locale et des locaux consacrés au numérique ; et puis « Le tiers-lieu va bénéficier d’un musée », en l’occurrence un petit « musée du moulin » ; notre nouvel adhérent, Jean-François Théveniaud, s’en occupe assidûment ; il nous sollicite à ce sujet, comme il a sollicité notre ami Jean Arnoux. 

Les pelles qui permirent d’alimenter le moulin, très abîmées, ont été supprimées, à la satisfaction des tenants de la continuité écologique, dont  le Parc naturel régional du Morvan, et il semblerait la Fédération de la Pêche. Les articles ne se hasardent pas à commenter que Luzy va être privée de son joli plan d’eau, qu’on admirait depuis la route quand on y entrait. (Journal du Centre 2, 3, 4 et 13 février).

Le « tiers-lieu » fait l’objet de toute une page du bulletin municipal de Luzy n° 10 de janvier 2022 ; il bénéficie d’une belle image montrant à quoi il devrait ressembler en couverture du bulletin.

–  A Guérigny se précise la création de la « micro-centrale » hydraulique, dans des locaux que montrent deux photos des 25 et 26 janvier.

– De nouveaux agriculteurs s’équipent pour transformer eux-mêmes leur blé en farine :

. A Perroy MM. Joseph et Jean-Guy Dumez en leur « Moulin du Perrotin » ; ils sont photographiés devant leurinstallation toute neuve comprenant une paire de meules surmontée par sa trémie et un blutoir. (Journal du Centre 18 janvier)

. A  Amazy M. Jean-Paul Thoulet et son fils Clément, qui insistent sur leur « activité apicole », mais qui ajoutent que depuis fin 2021 ils se sont « mis à la farine » : « C’est de la farine de blé en petite épautre, seigle ou sarrazin. Nous avons acheté une machine spéciale qui simplifie le travail. » (Journal du Centre 2 février)

. 4 février : « Restauration en vue de la Sainte-Eugénie » : c’est la rivière qui passe à Varzy, et dont demeure l’étang qui alimenta feu le moulin Naudin, dont il ne reste que la « maison du meunier » et une meule. La restauration consiste à modifier quelque peu le barrage, certes dans le but de se conformer à la loi sur la « continuité écologique ». Parmi les personnes qui ont été consultées l’article cité « Yves Mercier de l’Association des Moulins de la Nièvre ».

Revues

Les revues des fédérations d’amis des moulins numéros de janvier 2022 viennent de paraître : 

– Moulins de France (FFAM) : centré sur les moulins d’Anjou aussi bien à vent qu’à eau, dont les moulins-bateaux. Notons aussi des article importants tels que :

. « Textes indispensables pour préserver la sécurité juridique d’un moulin à eau producteur ou non ».

. « Ressenti d’un propriétaire de moulin ».

. « En détruisant seuils et barrages, le Ministère de la Transition Ecologique subventionne l’utilisation des énergies fossiles tout en affirmant le contraire ».

Remarquons aussi un article sur l’entreprise Cloix célèbre comme constructeur et réparateur de moulins.

– Le Monde des Moulins (Fédération des Moulins de France) : articles sur les moulins de différentes régions de France. Intéressante explication sur la mise en place des contingents en 1938.

Koikispass n° 182 de février 2022, deux articles sur des moulins : :

– Le petit moulin à farine de Mirebeau, à Perroy, où Mme Malézieu, agricultrice, transforme elle-même le blé que produit son mari. La photo la montre devant sa paire de meules, la trémie et le blutoir.

– Le moulin des Morvans à Fâchin, au début de l’Yonne, tout près de l’étang du Châtelet (dont il n’utilise pas l’eau). Article favorable sur nos amis Marie-Christine et Alain Artier qui en font un excellent établissement « chambre d’hôtes ». Une photo pleine page met en valeur le moulin construit de belles pierres, et du beau granit bleu du Morvan de ce secteur. A propos, quand le journaliste écrit que ce fut « le plus grand moulin de la région », il veut dire du haut Morvan.

Pays de Bourgogne n° 265 de janvier 2022 : article d’Augustin Aurora sur un curieux personnage de chapiteau de Vézelay aux oreilles immenses, dont l’origine remonte à la Grèce antique (Augustin Aurora est notre ami Serge Calandre).

Télérama 9 février 2022 : article sur Entraigues, dans l’Ardèche, qui séduisit tant Jean Ferrat qu’il s’y installa. Ce magnifique village posséda des moulins à soie.

Livres

« Les téméraires. Quand la Bourgogne défiait l’Europe », par Bart Van Loo, chez Flammarion ».

Petit livre d’à peine bientôt 700 pages, mais excellent, sur l’histoire des ducs de Bourgogne, en particulier l’époque où, suite au mariage de Philippe le Hardy, frère du roi de France Charles V, avec l’héritière du comté des Flandres, le duché de Bourgogne fut enrichi de la possession des Flandres. Il y est donc beaucoup question de ce que sont aujourd’hui les Pays-Bas et la Belgique. Je n’ai pas encore fini la lecture de ce considérable ouvrage, mais j’ai d’ores et déjà repéré :

. Au début du XIVe siècle se firent plus fréquents les moulins principalement à vent chargés de pomper l’eau pour assécher les polders et donc augmenter la quantité de terres cultivables. La plupart des villes concernées par cette technologie s’en équipèrent, cela à plusieurs exemplaires, voire des dizaines.

. Page 296, une ennemie flamande du duc de Bourgogne assiégea sa ville d’Harlem : « Jacqueline fit alors brûler 18 moulins ».

A propos, on y voit le fameux tableau du chancelier Rolin rendant hommage à la Vierge à l’enfant, avec entre eux le paysage d’une ville entourant une rivière. Il est ici trop petit, mais quand on peut l’agrandir, on aperçoit à droite un moulin-bateau.

La curiosité intellectuelle m’a mené à lire « La légende dorée », de Jacques de Voragine : cet auteur du XIIIe siècle y a concentré tout ce qu’on sait de chacun des saints vénérés à cette époque et quelques autres personnages. Ce n’est pas un ouvrage  dont on puisse saluer la grande rigueur historique, mais on y « apprend » que :

. Ponce Pilate serait le petit-fils d’un meunier (!).

. « Un meunier qui avait une dévotion spéciale pour saint Augustin fut atteint d’un mauvais abcès à la jambe. Il invoqua le saint ; et celui-ci, lui étant apparu en rêve, lui frotta la jambe avec la main. Le lendemain le meunier se réveilla guéri ».

. Le diable tenta de suborner saint Rémy (celui qui baptisa Clovis) en lui offrant un moulin : le saint refusa et le moulin disparut englouti.

« Les années manquantes », autobiographie de Jean-Noël Pancrazi, romancier, chez Gallimard. Il est né à Sétif (Algérie) de parents qui exploitaient là-bas leur « minoterie des Hauts Plateaux ».

Nouvelles meunières n°44

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualité des énergies renouvelables

Hydraulique

Eolien

Les adversaires de l’éolien se trouvent des avocats importants, d’où ce  titre d’un grand article du Journal du Centre du 9 décembre, à propos des protestations contre le projet d’éoliennes à St-Quentin sur Nohain et St-Laurent l’Abbaye, qui seront visibles de Sancerre : « Stéphane Bern vent debout contre l’éolien ». Il soutient en effet ceux qui estiment que cela va enlaidir le paysage  que l’on peut observer  depuis la fameuse terrasse de Sancerre ; d’autres avancent cependant que déjà on aperçoit depuis ce belvédère les éoliennes géantes de Pougny et surtout les deux grosses tours de la centrale nucléaire de Belleville, avec le grand nuage blanc qui monte chaque jour à l’assaut du ciel.

Les adversaires des éoliennes géantes continuent leur lutte souvent de manière très imaginative ; c’est ainsi que l’association Morvent en Colère qui combat le projet d’éoliennes proche du lac de St-Agnan a présenté un documentaire au cinéma de Saulieu (Yonne Républicaine, 20 juillet).

Dans la Nièvre, la tension est en train de monter en Donziais ; le tribunal administratif ayant annulé un premier arrêté préfectoral qui autorisait 8 éoliennes de 180 m à St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain, le nouveau préfet a fait procéder à une nouvelle enquête publique ; celle-ci a mis en valeur les « réserves » du commissaire enquêteur et la vive opposition d’élus à côté d’une association hostile. Néanmoins, le préfet publie un nouvel arrêté autorisant les 8 engins. Le Journal du Centre du 25 novembre fait état du communiqué particulièrement indigné de l’association hostile, qui repart pour un tour en direction du tribunal.

A St-Pierre le Moûtier et Langeron, le Journal du Centre du 14 décembre peut titrer : « Encore un coup d’arrêt pour les éoliennes » ; la cour d’appel administrative de Lyon refuse d’annuler le rejet par le préfet du projet de 4 puis 3 éoliennes présenté par Nordex ; selon l’article, elle s’en tient au fait que la « rentabilité de ce projet n’était pas avérée », ce qui sur le plan du droit me paraît un surprenant motif. L’auteur du projet dispose de deux mois pour faire appel devant le Conseil d’État.

Chez nos voisins, L’Yonne Républicaine du 15 mai 2021 relate que le préfet de l’Yonne vient de refuser un projet éolien à Santigny parce que situé dans le couloir de migration de la cigogne noire.

Du côté de Tonnerre, on commence à se rebiffer sérieusement contre l’éolien, dont on trouve envahissantes les  éoliennes géantes déjà édifiées, puisqu’il y aurait là-bas 180 éoliennes en service. Le nouveau projet, de 10 éoliennes, capable en théorie d’apporter 133 000 € de taxes aux collectivités locales, emporte l’adhésion des élus, mais suscite des oppositions très vives. (Yonne Républicaine, version internet).

Le long du Serein, la filiale EDF Renouvelables lance un projet éolien à Massangis et Grimault avec « financement participatif ». Bon moyen d’associer la population à l’idée… mais les adversaires crient à l’hypocrisie et fourbissent leurs arguments, ça promet.

Photovoltaïque : 

Dans l’Yonne, les projets de développement du solaire ont plutôt le vent en poupe. D’abord dans une friche délaissée parce trop proche de l’autoroute pour qu’elle soit facile à cultiver, entre Villeneuve la Dondargue et Subligny. Une enquête publique est ouverte pour créer une centrale solaire tout près du confluent du Cousin avec la Cure, à Givry et Sermizelles ; elle ne devrait pas déparer le paysage vu de Vézelay.

Dans la Nièvre, à Langeron, le conseil municipal refuse d’autoriser un projet de champ photovoltaïque qui aurait occupé une bonne terre cultivable (Journal du Centre 2 janvier 2022).

Hydrogène :

La grande affaire se confirme à Auxerre :

  • Auxerrois Magazine, la revue du « grand Auxerre », consacre la couverture de son numéro 28, de septembre 2021, à la photo d’un bel autobus rouge d’une forme tout à fait inusitée encore : un des 5 qui d’ores et déjà roulent à l’hydrogène dans l’agglomération d’Auxerre. A l’intérieur, 4 pleines pages exposent qu’une usine est en plein développement pour fournir ce nouveau « carburant », que des entreprises diverses se portent candidates pour le consommer plutôt qu’un autre, que cela représente un élément important pour développer l’économie locale de la manière la plus écoresponsable possible. 
  •   L’Yonne Républicaine lui consacre ses pages 2 et 3 le 14 octobre sous le titre : « La station hydrogène, clé de voûte du système ». Inaugurée la veille, elle alimente d’ores et déjà 5 autobus auxerrois. Bientôt elle alimentera des trains de la ligne Laroche-Migenne-Auxerre (l’article n’en parle pas, mais les trains à hydrogène poursuivront par Cravant jusqu’à Clamecy puis Corbigny). Pour que l’investissement soit rentable, il faut agrandir, et viser la clientèle de camions, par exemple… A condition bien sûr que l’industrie les fabrique. La Bourgogne-Franche-Comté demeure en tête de la recherche de l’utilisation de l’hydrogène, avec une unité importante vers Belfort et Montbéliard. L’Auvergne-Rhône-Alpes est l’autre région qui s’est lancée résolument dans l’aventure.

Un article de l’Yonne Républicaine pour ses abonnés internet rappelle que la France se veut également très résolue dans cette exploration des ressources liées à l’hydrogène.

Biomasse :

A Auxerre se prépare la construction d’une « deuxième chaufferie » destinée à renforcer le « chauffage urbain ». « Une énergie renouvelable et propre » : à base de « bois d’élagage ou des plaquettes de bois issu de forêts locales (à moins de 100 km) et gérées durablement ».

Méthanisation : 

Le principe de la méthanisation (produire une énergie à partir de déchets) est reconnu comme une bonne idée ; les problèmes surgissent quand la qualité des dits déchets ou celle des machines utilisées est soumise à caution. Le Journal du Centre du 30 novembre évoque les débats qui viennent de se tenir à Clamecy dans le cadre du festival « Résistance ». La représentante de la Confédération paysanne a insisté sur le fait qu’il lui paraissait nécessaire qu’on évite de broyer des matières cultivées dans ce but : ce ne sont pas vraiment des « déchets ». Il n’en reste pas moins que des agriculteurs, surtout certains en difficulté, voient dans la méthanisation une ressource complémentaire.

En tout cas de vives oppositions commencent à se cristalliser, surtout dans l’Yonne.

A Germigny, pour l’instant pas de problème. L’ « unité de méthanisation de Ceres Germigny utilise des matières premières issues d’exploitations (agricoles) situées dans un rayon de 15 kilomètres », dont de l’herbe et « des céréales rustiques ». Les agriculteurs du secteur découvrent « de nouvelles cultures favorables à la biodiversité », ce qui cependant implique qu’on risque de se mettre à cultiver des produits exprès pour qu’ils soient détruits par un méthaniseur, un point qui déjà ailleurs suscite des oppositions. En attendant, l’unité de Germigny fournit « l’équivalent de la consommation de 3 000 habitants » au village et à une partie de St-Florentin. (Yonne Républicaine 30 juin).

Un autre projet « prend forme » dans le Gâtinais, porté par la société Gatibiogaz et à l’initiative de 8 agriculteurs. Un assez gros projet puisque d’un coût de 6,5 millions d’euro. Trois grosses cuves avaleront chaque jour 60 tonnes de « biodéchets » (tant que ce sont des déchets agricoles, pas de problème) mais aussi de matières cultivées dans ce but , à savoir seigle, triticale, orge fourragère, sorgho ou encore maïs ». Même remarque que dans le paragraphe précédent.(Yonnre Républicaine 8 juillet)

Le ton monte nettement plus à Avallon à propos d’un projet de gros méthaniseur qui avalerait force déchets… mais sans être, semble-t-il, trop regardant sur leur qualité. Les opposants accusent : les déchets contiendraient des résidus plastiques, ce qui compliquerait la combustion et conduirait à l’émission de fumées toxiques. (Yonne Républicaine 23 juillet).

Du coût les contraintes réglementaires s’accumulent et plus rien n’est aussi simple qu’on aurait cru. A Chablis, les viticulteurs auraient voulu exploiter la biomasse issue de leurs déchets, mais la parcelle prévue ne convient pas, car… trop près d’une éolienne en raison de ce qu’exige la réglementation. A Tonnerre, on devait consacrer 5 hectares d’un bon terrain à une usine de méthanisation à partir de la biomasse, mais le projet tombe à l’eau. (L’Yonne Réûblicaine, version internet).

Journaux

Le Journal du Centre

9 janvier 2022 : l’ancien moulin de Luzy va devenir un « Tiers-lieu » (immeuble recevant divers services notamment municipaux et associatifs mais très ouvert au public) ; les travaux sont en voie d’achèvement, l’ouverture étant envisagée avant la fin de l’année.

L’Yonne Républicaine 

Fin juillet, annonce que l’huilerie artisanale Suguenot-Schultz, à Briénon sur Armançon, est ouverte à la visite le dimanche 1er août.

22 juillet, grande page consacrée au « coup de cœur » de la correspondante du journal à Avallon, qui adore se promener au bord du Cousin. Elle précise « Les moulins constituent un attrait particulier de la promenade ». Elle dit qu’il a existé « 40 moulins répartis sur un linéaire de 66,7 km », dont la plupart sont aujourd’hui des résidences secondaires. Trois photos accompagnent l’article, dont celle d’une roue qui paraît très grande avec des pales droites disposées façon Sagebien.

28 juillet : annonce de la réédition du recueil de nouvelles « La mort du galvacher » de notre ami « le Morvandiau Philippe Berte-Langereau », avec une belle photo de lui plein centre. Le Journal du Centre l’a annoncé également dans la même période.

29 juillet : page coup de cœur consacrée à l’abbaye cistercienne de Quincy, qui se trouvait non loin de Tonnerre et dont il ne reste que quelques vestiges. « Les moines cisterciens étaient passés maîtres dans l’utilisation de l’eau… pour la force motrice du courant qui permettait d’actionner les moulins. Il y en a un six ou sept à Quincy… que ce soit pour moudre le grain ou broyer l’écorce d’où était extrait le tan, indispensable au tannage des cuirs. Trois sont encore visibles aujourd’hui ».

Revues

« L’Histoire », série Les Collections, avril-juin 2021 : « L’âge industriel 200 ans de progrès et de catastrophes ». Il y est plusieurs fois question des moulins, notamment suite au fait que l’invention de la machine à vapeur a modifié les plus importants d’entre eux, voire leur a permis d’acquérir une avance énorme sur les moulins dont les propriétaires n’ont pas voulu faire cet investissement.

Télérama du 15 décembre 2021 annonce un livre, « A la recherche de Céleste Albaret ». En 1919, son mari, chauffeur de taxi qui avait souvent Proust comme client le convainquit d’embaucher sa femme comme « gouvernante ». C’est ainsi que Céleste découvrit Paris. Fille d’un petit meunier de La Canourgue, en Lozère ; elle était née à son moulin. Il me semble d’ailleurs que tout à la fin de sa vie elle est retournée s’y éteindre.

Télévision

Arte a proposé le dimanche 5 ?? une sorte de documentaire sur Rembrandt, le grand peintre fils de meunier, mais avec beaucoup de « reconstitution » jouée par des acteurs. J’aurais préféré voir plus de tableaux. 

Chœur des dames de l’association Moulins du Morvan et de la Nièvre : Revoilà le père Philippe avec son Rembrandt. Nous, nous nous en tenons au livre de Simone Van der Vlugt dénonçant comme ce petit monsieur a été sauvage envers sa servante. Un livre dont nous espérions qu’il ait le prix Fémina étranger ; hélas le résultat nous laisse infiniment déçues. Nous avions pourtant pétitionné en faveur de Simone, mais peine perdue. Nous avons immédiatement protesté auprès du secrétariat du jury. Nous venons de recevoir une réponse de sa présidente, Amélie Nothomb, qui nous répond notamment : « Nous avons hélas oublié d’inscrire Simone Van der Vlugt dans notre sélection. C’est en effet une erreur regrettable. Nous nous flagellons par la pensée ».

Nouvelles meunières n°43

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Je finis bien l’année 2021, puisque j’ai des écrits dans deux publications :

  • Le n° 264 de la revue Pays de Bourgogne, paru en octobre 2021, centré sur les routes nationales traversant la Bourgogne. J’y ai un long article, en fait une sélection de mon travail sur la traversée de la Nièvre par la Nationale 7. Toutes les villes y sont évoquées.
  • L’Almanach bourguignon pour l’an 2022 des Editions Arthéma, d’Annecy, à ne pas confondre avec un autre publié par les éditions Créer, de Romorantin. Mes articles sont :

– Les funérailles du pilote Claude Dellys à St-Honoré en 1952.

– La sauvegarde de l’église de Béard en 1972.

– Naufrage d’un bateau-lavoir à Nevers en 1922.

– Inauguration de la Maison de l’Agriculture de Nevers en 1972.

– Cambriolage du musée de Nevers en 1912.

D’autres auteurs évoquent différents évènements et sites de la Nièvre : le château de Myennes, celui des Granges à Suilly la Tour, etc…

Actualité des énergies renouvelables

A la télévision, la chaîne M6 a proposé le dimanche 5 décembre un documentaire sur les énergies renouvelables, et surtout sur tout ce qu’on peut leur reprocher, en tout cas à l’éolien et au photovoltaïque ;  il est regrettable que cette émission ait été totalement à charge.

Hydraulique

Pour une fois une nouvelle concernant l’hydraulique, c’est une bonne nouvelle. C’est dans Le Journal du Centre du 12 novembre 2021, dans l’annonce de la tenue de l’assemblée générale des Amis du Vieux Guérigny. Elle sera suivie d’une « présentation du projet de microcentrale hydro-électrique, en cours de réalisation, entre le bâtiment à clocheton et l’ancienne grosse forge. Pièce centrale du dispositif, la vis hydrodynamique d’une puissance brute de 67 KW sera détaillé par le maître d’œuvre du projet, Nièvre Energies, qui prévoit une production annuelle de 316 MWH, ce qui correspond à la consommation annuelle de 105 foyers (hors chauffage ). Les anciennes turbines, installées en 1900, resteront en place. ».

Éolien

Les adversaires de l’éolien se trouvent être des avocats importants, d’où ce  titre d’un grand article du Journal du Centre du 8 décembre, à propos des protestations contre le projet d’éoliennes à   St-Quentin sur Nohain et St-Laurent l’Abbaye, lesquelles seront visibles de Sancerre : « Stéphane Bern vent debout contre l’éolien ». Il soutient en effet ceux qui estiment que cela va enlaidir le paysage que l’on peut apercevoir depuis la fameuse terrasse de Sancerre ; d’autres avancent cependant que déjà sont visibles depuis ce belvédère les éoliennes géantes de Pougny et surtout les deux grosses  tours de la centrale nucléaire de Belleville, avec le grand nuage blanc qui monte chaque jour à l’assaut du ciel.

Les adversaires des éoliennes géantes continuent leur lutte souvent de manière très imaginative ; c’est ainsi que l’association Morvent en Colère qui combat le projet d’éoliennes proche du lac de St-Agnan a présenté un documentaire au cinéma de Saulieu (Yonne Républicaine, 20 juillet).

Le Journal du Centre du 9 novembre 2021 annonce une « décision inédite » : dans le Tarn, un couple se présentant comme victime d’une éolienne pourtant située à plus de la distance réglementaire par rapport à son domicile, avec des éléments probants, gagne un procès en cour d’appel de Toulouse, avec 100 000 € de dommages et intérêts.

Dans la Nièvre, la tension est en train de monter en Donziais ; le tribunal administratif ayant annulé un premier arrêté préfectoral qui autorisait 8 éoliennes de 180 m à St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain, le nouveau préfet a fait procéder à une nouvelle enquête publique ; celle-ci a mis en valeur les « réserves » du commissaire enquêteur et la vive opposition d’élus à côté d’une association hostile. Néanmoins, le préfet publie un nouvel arrêté autorisant les 8 engins. Le Journal du Centre du 25 novembre fait état du communiqué particulièrement indigné de l’association hostile qui fait appel de cette décision.

Chez nos voisins, L’Yonne Républicaine du 15 mai 2021 raconte que le préfet de l’Yonne vient de refuser un projet éolien à Santigny parce que situé dans le couloir de migration de la cigogne noire.

Du côté de Tonnerre, on commence à se rebiffer sérieusement contre l’éolien, dont on trouve envahissantes les  éoliennes géantes déjà édifiées, puisqu’il y aurait là-bas 180 éoliennes en service. Le nouveau projet, de 10 éoliennes, capable en théorie d’apporter 133 000 € de taxes aux collectivités locales, emporte l’adhésion des élus, mais suscite des oppositions très vives. (Yonne Républicaine, version internet).

Le long du Serein, la filiale EDF Renouvelable lance un projet éolien à Massangis et Grimault avec « financement participatif ». Bon moyen d’associer la population à l’idée… mais les adversaires crient à l’hypocrisie et fourbissent leurs arguments, ça promet.

Photovoltaïque

Le Journal du Centre du 24 novembre, rendant compte d’une « session » importante de la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, dit qu’elle travaille avec un éleveur d’ovins de Verneuil qui voudrait installer des panneaux solaires sur ses terrains mais de telle sorte que les moutons puissent continuer à manger l’herbe dessous.

Dans l’Yonne, les projets de développement du solaire ont plutôt le vent en poupe. D’abord dans une friche délaissée car trop proche de l’autoroute et difficile à cultiver, entre Villeneuve la Dondargue et Subligny. Une enquête publique est ouverte pour créer une centrale solaire tout près du confluent du Cousin avec la Cure, à Givry et Sermizelles ; elle ne devrait pas déparer le paysage vu de Vézelay.

Hydrogène

La grande affaire se confirme à Auxerre : l’Yonne Républicaine lui consacre ses pages 2 et 3 le 14 octobre sous le titre : « La station hydrogène, clé de voûte du système ». Inaugurée la veille, elle alimente d’ores et déjà 5 autobus auxerrois. Bientôt elle alimentera des trains de la ligne Laroche-Migenne-Auxerre (l’article n’en parle pas, mais les trains à hydrogène poursuivront par Cravant jusqu’à Clamecy puis Corbigny). Pour que l’investissement soit rentable, il faut agrandir, et viser la clientèle d’entreprises de transport par exemple.A condition bien sûr que l’industrie les fabrique. La Bourgogne-Franche-Comté demeure en tête de la recherche de l’utilisation de l’hydrogène, avec une unité importante vers Belfort et Montbéliard. L’Auvergne-Rhône-Alpes est l’autre région qui s’est lancée résolument dans l’aventure.

Un article de l’Yonne Républicaine pour ses abonnés internet rappelle que la France se veut également très résolue dans cette exploration des ressources liées à l’hydrogène.

Méthanisation

Les débats autour de la matière à méthaniser prennent de l’ampleur. Le Canard Enchaîné du 24 novembre raconte que dans le Cantal deux méthaniseurs subissent les foudres de la justice pour avoir provoqué des pollutions diverses, dans l’atmosphère autant que dans des rivières voire les nappes phréatiques. Les voisins ont porté plainte contre des odeurs nauséabondes, et les analyses ont confirmé que des fuites en tous genres avaient bien pollué l’air et les eaux.

Le principe de la méthanisation (produire une énergie à partir de déchets) est reconnu comme une bonne idée ; les problèmes surgissent quand la qualité desdits déchets ou celle des machines utilisées est soumise à caution. Le Journal du Centre du 30 novembre évoque les débats qui viennent de se tenir à Clamecy dans le cadre du festival  « Résistance ». La représentante de la Confédération Paysanne a insisté sur le fait qu’il lui paraissait nécessaire qu’on évite de broyer des matières cultivées uniquement à cet usage : ce ne sont pas vraiment des « déchets ». Il n’en reste pas moins que des agriculteurs, surtout certains en difficulté, voient dans la méthanisation une ressource complémentaire.

En tout cas de vives oppositions commencent à se cristalliser, surtout dans l’Yonne.

A Germigny, pour l’instant pas de problème. L’ « unité de méthanisation de Ceres Germigny utilise des matières premières issues d’exploitations (agricoles) situées dans un rayon de 15 kilomètres », dont de l’herbe et « des céréales rustiques ». Les agriculteurs du secteur découvrent « de nouvelles cultures favorables à la biodiversité », ce qui cependant implique risque de ne cultiver que des produits dans le seul but qu’ils ne soient détruits par un méthaniseur, un point qui déjà ailleurs suscite des oppositions. En attendant, l’unité de Germigny fournit « l’équivalent de la consommation de 3 000 habitants » au village et à une partie de St-Florentin. (Yonne Républicaine 30 juin).

Un autre projet « prend forme » dans le Gâtinais, porté par la société Gatibiogaz et à l’initiative de 8 agriculteurs. Un assez gros projet puisque d’un coût de 6,5 millions d’euros. Trois grosses cuves utiliseront  chaque jour 60 tonnes de « biodéchets » (tant que ce sont des déchets agricoles, pas de problème) mais aussi de matières cultivées dans ce but à savoir seigle, triticale (1), orge fourragère, sorgho ou encore maïs. Même remarque que dans le paragraphe précédent.(Yonne Républicaine 8 juillet)

Le ton monte nettement plus à Avallon à propos d’un projet de gros méthaniseur qui serait alimenté de nombreux déchets… mais sans être, semble-t-il, trop regardant sur leur qualité. Les opposants accusent qu’ils contiendraient des résidus plastiques, ce qui compliquerait la combustion et conduirait à l’émission de fumées toxiques. (Yonne Républicaine 23 juillet).

De ce fait Les contraintes réglementaires s’accumulent et plus rien n’est aussi simple qu’on aurait cru. A Chablis, les viticulteurs auraient voulu exploiter la biomasse issue de leurs déchets, mais la parcelle prévue ne convient pas, car… trop près d’une éolienne A Tonnerre, on devait consacrer 5 hectares d’un bon terrain à une usine de méthanisation à partir de la biomasse, mais le projet tombe à l’eau. (Yonne Républicaine, version internet).

Journaux

Le Journal du Centre

9 novembre : un article concernant Rouy « Début d’hivernage sur l’étang ». Tout un groupe de personnes s’affairent à nettoyer et examiner l’étang de Fleury la Tour, qui abrite des espèces animales peu courantes.

12 novembre : Gwenaëlle Dupuis, 21 ans, reprend la boulangerie de Surgy, qu’elle tiendra avec sa sœur. « Elle utilise une farine locale du moulin de Vincelottes », à Vincelles dans l’Yonne, lequel moulin se veut bio le plus possible (ce dernier point n’est pas évoqué dans l’article).

5 décembre : Article d’une demi-page sur le fait que la Camosine cherche à vendre le moulin de la Commanderie à Moulin-l’Evêque. Son directeur, M. Mansuy, est venu sur place ; en présence de plusieurs personnalités, dont notre président Francis Lefebvre-Vary, le maire de St-Père, les héritiers de la famille Mégrot qui ont fait don du moulin à la Camosine, il a recueilli l’avis du grand historien des moulins Jean-Pierre Azéma, sollicité comme « expert ». Aucune association locale n’ayant le capital pour prendre en charge l’ancien moulin, l’idéal serait qu’il soit vendu à une collectivité.

L’Yonne Républicaine

Fin juillet, annonce que l’huilerie artisanale Suguenot-Schultz, à Briénon sur Armançon, est ouverte à la visite le dimanche 1er août.

22 juillet, grande page consacrée au « coup de cœur » de la correspondante du journal à Avallon, qui adore se promener au bord du Cousin. Elle précise « Les moulins constituent un attrait particulier de la promenade ». Elle dit qu’il a existé « 40 moulins répartis sur un linéaire de 66,7 km », dont la plupart sont aujourd’hui des résidences secondaires. Trois photos accompagnent l’article, dont celle d’une roue qui paraît très grande avec des pales droites disposées façon Sagebien.

28 juillet : annonce de la réédition du recueil de nouvelles « La mort du galvacher » de notre ami « le Morvandiau Philippe Berte-Langereau », avec une photo de lui en plein centre. Le Journal du Centre a a également annoncé la sortie de son livre.

29 juillet : page coup de cœur consacrée à l’abbaye cistercienne de Quincy, qui se trouvait non loin de Tonnerre et dont il ne reste que quelques vestiges. « Les moines cisterciens étaient passés maîtres dans l’utilisation de l’eau… pour la force motrice du courant qui permettait d’actionner les moulins. Il y en a  six ou sept à Quincy… que ce soit pour moudre le grain ou broyer l’écorce d’où était extrait le tan, indispensable au tannage des cuirs. Trois sont encore visibles aujourd’hui ».

Télévision

Arte a proposé le dimanche 5 un documentaire sur Rembrandt, le grand peintre fils de meunier, mais avec beaucoup de « reconstitution » jouée par des acteurs. Il aurait été préférable de voir plus de tableaux. La télévision  a déjà proposé sur Rembrandt des documentaires mieux travaillés.

Chœur des dames de l’association Moulins du Morvan et de la Nièvre : 

Toujours sur Rembrandt,  nous, nous nous en tenons au livre de Simone Van der Vlugt dénonçant comment ce petit monsieur a été sauvage envers sa servante. Un livre dont nous espérions qu’il ait le prix Fémina étranger ; hélas le résultat nous laisse infiniment déçues.

Nouvelles Meunières n° 42

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Décès de notre ami Pierre Dutey, animateur de l’association qui s’occupe du moulin à vent de Bouhy. Le 23 octobre, le Journal du Centre lui consacre une rubrique « nécrologie ».

A propos de décès, signalons celui de M. Gache, le dernier meunier du moulin Paillot de St-Martin sur Nohain. Il nous faisait volontiers visiter son moulin, dont j’ai  photographié  les nombreuses machines.

Fête des 50 ans de la Camosine et des 25 ans de la Fondation du Patrimoine, samedi 9 octobre 2021  – Cloître de La Charité sur Loire.

Les associations s’occupant entre autres de patrimoine avaient été invitées à tenir un stand ; celui de l’AMMN se trouvant dans une galerie extérieure à côté  de nos amis de l’écomusée du Moulin de Maupertuis.

Nous avons pu nouer de bons contacts. C’est ainsi que j’ai discuté avec les animateurs de l’association « Cerciacum », laquelle fait des recherches historiques sur Cercy la Tour et les communes proches. Elle publie de temps en temps un livre, comme « St-Gratien-Savigny, 250 ans d’histoire », par Alain Dubois iI contient plusieurs pages sous l’entrée « Moulins », sans compter ici et là dans d’autres rubriques des noms de meuniers d’autrefois. St-Gratien-Savigny est traversé par l’Aron et le canal du Nivernais qui lui est parallèle.

Moulins de France (revue de la FFAM), octobre 2021 n° 128.

La revue continue de publier ma grande série d’articles sur les moulins de Bourgogne : cette fois-ci c’est 5 pages sur les moulins et les industries de la construction (moulins à plâtre et à ciment, meules dans les tuileries).

Plusieurs articles intéressants, dont deux pour fournir des arguments contre les tenants de la continuité écologique :

* « Les moulins font-ils de la température ? » : on accuse sans preuve scientifique les plans d’eau des moulins d’être plus chauds qu’une rivière qui coule.

* « Les moulins volent au secours de l’eau grâce à la loi climat ».

Continuité écologique : un très bon article en notre faveur dans Le Journal du Centre

Paru le 6 octobre, dans la page Cosne-sur-Loire, il est intitulé : 

En petit : « Les préconisations sur les cours d’eau font réagir l’association des propriétaires de moulins », et en gros « Qualité des eaux : qui sème le trouble ? ».

L’article évoque le vague projet de l’administration de détruire tous les seuils du Nohain notamment dans la traversée de Cosne, projet absurde et compliqué, qui nuirait à l’image de la ville puisque sa réalisation viderait le lit du Nohain. La parole est donnée à notre président Francis Lefebvre-Vary et à Georges Narcy en tant que responsable de l’écomusée du moulin de Maupertuis à Donzy. Ils rappellent  comme les plans d’eau rendent service lorsqu’il s’agit de conserver de l’eau,  que l’administration consent à l’admettre. « Quant aux poissons migrateurs, cela fait 700 ans que les moulins et ouvrages hydrauliques fonctionnent et  n’empêchent pas les poissons de remonter » dit Georges. L’adjoint au maire de Cosne précise que la ville étudie la question dans cet esprit : « L’objectif est de retrouver une meilleure conservation du cours d’eau, sa qualité la plus originelle. Le but n’est pas de vider la rivière. Par contre, le Parc du Morvan penche toujours pour la continuité écologique la plus stricte, comme le suggère le compte rendu d’une réunion à St-Brisson ; elle est évoquée par l’article du Journal du Centre du 22 octobre « Protéger la ressource en eau » : parlons-en, car supprimer les plans d’eau ne la protégera pas forcément.

Le Monde des Moulins (revue de la FDMF)  contient notamment un article argumenté : « Restauration de la continuité écologique : la position de la FDMF. »

On remarque aussi :

* « Juridique : entretien des cours d’eau par les riverains ».

* « Moulins à vent à sucre de canne », essentiellement aux Antilles, à l’époque de l’esclavage. La couverture de la revue montre un moulin à vent, l’atelier avec cheminée où  le sucre était fabriqué ; une belle et luxueuse maison sur la colline, celle du maître… et en tout petit des personnages noirs, dont deux sont en train de construire une  hutte façon africaine (probablement des esclaves).

 Actualité des énergies renouvelables

Article dans le Journal du Centre du 26 octobre : « Eolien et nucléaire main dans la main ? ». Il évoque les réflexions des économistes à propos de 2050 : pour arriver à « décarboner » au maximum, ils comptent sur le nucléaire et les énergies renouvelables, mais comme ils s’attendent à une hausse de la consommation d’électricité de 35 %, ils espèrent de nouveaux réacteurs atomiques performants, plus le développement de leurs énergies renouvelables favorites, le photovoltaïque, qui pose moins de problèmes, et l’éolien considéré surtout sur nos façades maritimes. Le méthane n’est évoqué qu’au passage, ainsi que l’hydrogène. cas 

.

Le 9 octobre, le Journal du Centre annonce une conférence à Monceaux-le-Comte d’Hélène Gassin, « spécialiste des questions énergétiques ». Grand titre : « On a besoin d’énergie renouvelable ». Hélène Gassin est invitée dans le cadre des débats sur le projet photovoltaïque de Germenay et Dirol. Elle commente implicitement ce qui précède, en insistant sur la nécessité que tous nous consommions moins : « Beaucoup de gens consomment trop d’énergie sans le vouloir ».   Quant à augmenter la production d’électricité grâce au  nucléaire, elle rappelle ceci : « Les déchets de l’industrie nucléaire posent d’énormes problèmes, il suffit de prendre le cas du projet d’enfouissement de Bure ». A propos de l’opposition à certains projets éoliens ou photovoltaïques : « On ne peut pas toujours dire « je suis pour le renouvelable mais loin de chez moi ».

Un jour de fin octobre, Arte propose un documentaire « Bioéconomie : la révolution verte. Du pétrole à la biomasse »,  : « Une société sans pétrole, ni charbon, est-elle possible ? Depuis de nombreuses années, des chercheurs tentent d’inventer une économie fondée sur des ressources renouvelables… Ce documentaire s’attache à faire un tour d’horizon du monde de la bioéconomie et de ses limites… Les géants de l’industrie fossile n’entendent pas tirer leur révérence de sitôt ».

Eolien

Un grand article dans Le Journal du Centre du 7 octobre, de presque une page, expose les projets du Ministère de la Transition Écologique, « en faveur d’un développement maîtrisé, responsable et acceptable » de l’éolien, mais en rappelant son vœu « de sortir au plus vite des énergies fossiles ». L’article contient les réactions particulièrement violentes du président des associations anti-éoliennes. Un encart annonce « Le premier parc en mer bientôt en service », cela dans l’estuaire de St-Nazaire (62 éoliennes). Il précise que sur ce plan nous sommes très en retard par rapport à la grande-Bretagne, l’Allemagne et les pays scandinaves. 

Un  article dans les pages nationales du Journal du Centre du 1er novembre évoque brièvement un projet d’éoliennes « flottantes » en Méditerranée, exactement trois  parcs pilotes au large de Gruissan et Leucate dans l’Aude d’une part, et de Port-St-Louis du Rhône dans les Bouches du Rhône d’autre part. Il vient de susciter là-bas une manifestation importante d’opposants (10 000 personnes environ).

Mais la déclaration de la ministre ne reste pas sans suite. Deux pages du 9 octobre montrent que l’opposition à l’éolien grandit, d’autant plus qu’elle se fait me semble-t-il plus structurée. 

* Page 7 : titre  « La ministre semble vouloir cadrer le développement de l’éolien, les associations sont sceptiques ». Et  : « Les opposants en veulent davantage ». Autant jusqu’ici l’opposition était d’abord locale, sur la base de la gêne dans le paysage, par exemple, ou des risques pour la population, autant elle devient de plus en plus de principe contre l’éolien. Par exemple l’article contient cette surprenante question : « A-t-on besoin d’un mix décarboné ? ». Autrement dit on se contente du nucléaire et puis voilà, tant pis pour la question des déchets et autres nuisances, inutile de prétendre développer des énergies renouvelables.

* Le second grand article, page 14, évoque la situation sur les communes de St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain. Grand titre : « Vent debout contre le projet éolien ». Les défenseurs du paysage de ce secteur sont les plus virulents, y compris… le maire de Sancerre, car  de la  terrasse donnant sur la Loire on verrait des grands mâts. Lors de la construction de la centrale nucléaire de Belleville, dont on aperçoit de Sancerre la structure et le nuage de vapeur permanent, je ne me rappelle pas que beaucoup d’opposition se soit manifestée. En tout cas beaucoup d’élus sont contre le projet de St-Laurent et St-Quentin, dont Madame la sénateur Mme Sollogoub, et la députée Madame Perrine Goulet…  Cela dit, je reconnais qu’une éolienne géante à côté des ruines de l’abbaye de St-Laurent, ça risque de jurer.Quelques jours plus tard paraît un nouvel article sur l’hostilité au même projet, sous l’angle de l’effet pour Pouilly : « Projet éolien Vents de Loire : un danger pour l’oenotourisme » (le tourisme lié au commerce du vin).

Photovoltaïque

Journal du Centre du 4 novembre : article important d’une demi-page : « La France veut tripler le nombre d’installations d’ici 2028 en ciblant des surfaces « qui ne servent à rien » : « L’énergie solaire bientôt en friche ? » L’État souhaite développer le photovoltaïque d’autant plus que, dès lors que de bonnes terres agricoles ne sont pas occupées par lui, il ne suscite guère d’hostilité, contrairement à l’éolien. Des mesures vont faciliter l’installation de photovoltaïque.

Le Journal du Centre du 7 octobre livre un nouveau communiqué de la Confédération paysanne : elle « demande un moratoire » sur le photovoltaïque lorsqu’il prétend occuper des bonnes terres cultivables.

Victoire pour les opposants : le projet de « parc solaire » à La Plaine (Varennes-Vauzelles), dans une zone réservée à la pratique sportive, ayant subi une belle levée de boucliers, est abandonné.

Le 22 octobre, le Journal du Centre annonce qu’à La Machine « Des voix s’élèvent contre le projet » de parc photovoltaïque au lieu-dit « la forêt des Glénons ». Le fait est : une forêt ne me paraît pas être faite pour abriter ce type d’installation. Comme s’il n’y avait pas à La Machine d’autres sites plus favorables ! D’ailleurs le 28 octobre le Journal du Centre annonce que la Communauté de communes du Sud-Nivernais, au terme d’un « long débat », se prononce contre. 

Cependant, le même organisme admet la construction d’un site photovoltaïque à Avril sur Loire, sur sol agricole privé.

En Puisaye-Forterre se constitue un « collectif sur la production d’énergie », pour favoriser l’émergence « d’un projet participatif de production d’énergie » : une réunion publique est organisée le 25 octobre  à la salle des fêtes de Mézilles. L’accent est surtout mis sur la production photovoltaïque. Les gens intéressés peuvent se reporter au site de l’association Climat Air Energie  confié à Enguerran Ouvray, e.ouvray@cc-puisayeforterre.fr

A Clamecy, c’est une friche industrielle dans le quartier dit de La Rochette qui devrait accueillir un parc solaire en 2023 (Journal du Centre 13 octobre).

Hydrogène

Le 30 octobre, le Journal du Centre consacre deux pleines pages à la préparation de la conférence contre les dérèglements climatiques dites « Cop26 » se tenant à Glasgow, avec un grand titre : « La France fait le pari de l’hydrogène ». Vu la longueur, je ne peux noter que quelques extraits ; je choisis ceux concernant notre région de Bourgogne-Franche-Comté, « reconnue « Territoire hydrogène » par le Ministère de l’Environnement en 2016 » :

*  « Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la Région, en a fait le cœur de sa stratégie environnement. Comment ? A travers des projets ambitieux, dont le centre de recherche à Bavans, près de Montbéliard (Doubs). C’est là-bas que sont fabriqués des réservoirs à hydrogène, par l’équipementier automobile français Faurécia. »

* « Dans la Nièvre, le circuit de Magny-Cours hébergera, en 2022, une station de distribution d’hydrogène, alimentée par des panneaux solaires ».

Le Journal du Centre du 18 octobre, évoquant la ligne ferroviaire Corbigny-Clamecy-Cravant, dit qu’ainsi Corbigny sera bientôt « reliée à l’hydrogène ». Cela se situe dans le cadre de l’investissement hydrogène important qui se fait à Auxerre.

Dans sa revue « Ensemble », la CGT se montre favorable à l’hydrogène, mais s’inquiète sur un point : c’est que les principaux industriels intéressés sont des sociétés produisant de l’énergie à partir de tout ce qui est fossile, donc émetteur de gaz carbonique (octobre 2021).

Journaux

Le Journal du Centre

11 octobre : A propos des élections présidentielle et législatives qui auront lieu en 2022, double page sur Donzy, dont les résultats sont toujours pratiquement égaux aux moyennes des résultats nationaux ; plusieurs photos illustrent l’article, dont… évidemment une belle vue du Moulin de l’Ile, avec pour légende : « Ville d’eau. Dans la haute vallée du Nohain, Donzy a conservé ses ponts de pierre et ses moulins. »

Toujours à Donzy, le 3 novembre, article « Le moulin de Maupertuis se démarque » ; la première semaine de vacances de la Toussaint a vu venir de 15 à 20 personnes par jour ; plutôt que participer aux jeux d’Halloween, l’écomusée  met en scène Alice au pays des Merveilles, ce qui plait aux enfants. Nos amis ouvriront l’écomusée le jour du marché de Noël, samedi 11 décembre.

23 octobre : dans la page météo, chaque jour il y a un petit article avec photo sous le titre « Pendant ce temps-là »  aujourd’hui il expose qu’en Syrie on brûle le « bois de grignon », ou « brin », fabriqué « à partir des déchets d’huile d’olive et utilisé pour chauffer les maisons ». Moralité : un moulin à huile peut fabriquer un combustible.

26 octobre : Article d’une demi-page : « Baguette, notre cher pain quotidien ». Au niveau mondial, le blé est plus cher que d’habitude pour diverses raisons, notamment de moindres récoltes en Russie, et une moindre qualité des productions françaises à cause de la météo ; les moulins achetant plus cher le blé sont contraints de vendre la farine plus cher aux boulangers ; il faut s’attendre à une hausse du prix du pain ordinaire sans doute modérée, mais sans doute à une hausse supérieure sur les produits plus raffinés tels que la pâtisserie ou les pains spéciaux. Les minoteries évoquées dans l’article sont Georges Trottin dans la Sarthe et Les Moulins d’Antoine à Murat dans le Cantal.

27 octobre : Annonce de l’ouverture au public de l’huilerie Léveillé de St-Pierre le Moûtier le samedi 30 octobre.

29 octobre :  article de presque une page sur « Le producteur de la semaine », en l’occurrence « Gaëlle Malezieux du moulin de Mirebeau à Menestreau ». L’article rappelle qu’elle fabrique de la farine à partir du blé qu’a cultivé son mari, ou de l’épeautre et autres céréales qu’ont cultivés des voisins. La  photo au centre de la page la montre devant sa petite paire de meules juchée assez haut, surmontée de sa trémie, et en-dessous son grand blutoir ; elle pose en présentant ses sachets de farine. L’article précise qu’elle fabrique notamment du pain, mais aussi des gâteaux comme des « pains d’épices et madeleines à la farine de seigle » et autres céréales, « des gâteaux au chocolat, des cookies au curry », etc…

7 novembre : compte rendu de l’assemblée générale des Amis du Musée de Cosne sur Loire. Hommage y a été rendu à  Alain Bouthier et à Robert Durand, qui nous aidait lors des journées du patrimoine au moulin de la Commanderie de St-Père. En outre notre Président Francis Lefebvre-Vary entre au conseil d’administration de l’association.

Revues

Bourgogne Magazine n° 69 d’août à octobre consacre notamment un grand article à Guérigny, lequel précise que la ville a un projet hydroélectrique.

Le Canard Enchaîné, 6 octobre : l’article « Le moulin de l’ancien ministre bat de l’aile » évoque un moulin à eau breton, qui a été restauré et ’appartienant à l’ancien ministre M. Le Pensec. 

Brochure

Notre ami Christian Roquelle a confié à Francis Lefebvte-Vary la brochure « Le moulin Bardin », un bel établissement hydraulique d’Amilly, dans le Loiret, près de Montargis, brochure éditée par l’association qui gère le moulin après que la ville d’Amilly en a favorisé la restauration (par des subventions et le soutien à un « mécénat populaire »).  brochure, relatant l’histoire du moulin  (il remonte à 1505), dont des documents anciens sont superbes, ; l’immeuble est en très bon état et contient de nombreuses machines de meunerie qui ne peuvent que séduire le visiteur. On peut contacter « l’Association pour la Sauvegarde et l’Animation du Moulin Bardin d’Amilly », moulin.bardin.fr, et Asambamilly45gmail.com 

Nouvelles Meunières n° 41

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

L’ONU prend position en leur faveur « Nous avons un double impératif : mettre fin à la précarité énergétique et limiter le changement climatique » a déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, selon un article du Journal du Centre du 25 septembre, qui indique plus loin : « Pour décarboner les énergies, il faudrait multiplier par quatre les énergies solaires et éoliennes d’ici 2030… ».

Photovoltaïque

Le Journal du Centre du 22 septembre annonce qu’à Magny-Cours les « ombrières photovoltaïques » viennent d’être inaugurées ; elles se répartissent sur des parkings du circuit de Magny-Cours. Surface 28 000 m², de quoi alimenter 1650 foyers pour un coût de 5 258 000 € (rentable à long terme). 9 000 m² supplémentaires seront construits.

30 septembre : dans un cahier supplémentaire consacré au « Sommet de l’Elevage » qui se tient à Clermont-Ferrand, un article intitulé « En plein dans le panneau » évoque la réussite d’un éleveur de l’Allier qui a couvert tout un nouveau bâtiment en photovoltaïque : à moyen terme il en attend un bénéfice important dès qu’il aura achevé de le payer.

Journaux

Le Journal du Centre

22 septembre à propos des Journées du Patrimoine :

. St-Pierre le Moûtier : nos amis de l’Association Patrimoine Nivernais Bourbonnais ont accueilli une multitude de voitures de collection autour du moulin à vent des Eventées ; de ce fait plusieurs personnes ont pu le visiter, le vent ayant été assez fort pour faire tourner les ailes.

. Varzy : l’huilerie a encore eu beaucoup de succès : 43 visiteurs.

3 octobre : Sous le titre « L’habitat partagé a du mal à prendre », le Journal du Centre nous apprend que la tentative de plusieurs familles de s’installer avec des moyens communs à l’ancien moulin du Greux, à Urzy, a échoué. Le dit moulin est remis en vente. Rappelons qu’il contient encore deux turbines.

Revues

Vents du Morvan, automne 2021 n°80 (centré sur Quarré les Tombes et son canton) :

. Page 58 : photo d’un habitant assis sur l’ancienne « meule à huile du moulin de l’Etang », à St-Germain des Champs.

. Page 60 dans l’article de notre ami Philippe Berte-Langereau, un important paragraphe sur les moulins à tan. Page 62 mon article sur les battoirs à écorce dans le Morvan, avec une photo de celui de la Chaume de Cussy (Saône-et-Loire) par Yvon Letrange.

. Page 35 un éleveur de bétail producteur d’un peu de blé possède un petit moulin quasiment portatif pour le moudre lui-même (voir la photo).

. Page 84 : suite de l’étude de Jean-Claude Perraudin sur les moulins à draps du secteur de Château-Chinon : en 1710 on y trouve 9 meuniers, 38 foulonniers et quelques huiliers. M. Perraudin étend sa recherche notamment à Avallon, pour rappeler : « Le Cousin avait de nombreux moulins sur son cours et plusieurs foulons y étaient en fonction, jusqu’à 5 au temps de la manufacture » (de draps de Château-Chinon, au XVIIIe siècle). « Les Gally étaient foulonniers de père en fils et notables sur la place d’Avallon…  Au XIXe se trouvent encore le moulin Michot appartenant au foulonnier Jean Léonard Gally, en aval le foulon de la Rochette, exploité par Victor puis Nicolas Gall, son fils, dit « le foulon du petit Gally des Châtelaines »… Plus bas encore se trouve le foulon Vaussin, toujours aux Gally… ». Un saut également à Semur en Auxois, en Côte-d’Or : « Les foulons ont été créés tôt à Semur. Le foulon de la Laume est attesté dès le XVe siècle. En 1460, sur la demande de Jean et Jacob Ylaire (aussi Hilaire) de Semur, il leur est accordé par le duc de Bourgogne, moyennant un cens annuel et perpétuel de 2 livres de cire, d’établir un foulon et un moulin à moudre le blé sur la rivière de Semur au lieu-dit dessus le Gérit-de-l’Arabie (AD21B624). L’année suivante le foulon est en activité (AD21B133). Les 2 foulonniers de 1836 se nommaient Sébastien Gally et son fils Jean-Baptiste, aussi teinturier. Ils descendaient de Jean (1766-1842) qui avait quitté son foulon d’Avallon en épousant une fille des riches Jeanneton pour s’installer au foulon de la Laume… ».

. Remarquons le conte « Le bois sacré de l’huilerie du Poué Jaco » par « Sébastien Aurora » (sous ce pseudonyme se cache notre ami Serge Calandre). Il évoque une mystérieuse huilerie qui a existé réellement au hameau de Fétigny, commune d’Alligny en Morvan.

. Dans la rubrique sur les derniers livres parus : « Poussière d’enfance » et « L’esprit de montagne », de Jean-Louis Faivre aux éditions Plein Chant ; Jean-Louis Faivre habite le moulin de Jarle à Alligny en Morvan, qu’il a doté d’une nouvelle roue.

1er octobre 2021 : Nos amis de l’écomusée du moulin de Maupertuis font savoir qu’il est fermé depuis le 28 septembre (on peut contacter le bureau), mais qu’il y aura réouverture pendant les vacances scolaires de la Toussaint.

Télévision

France 5, le 24 septembre mais à 23 h 25, émission « Céleste et monsieur Proust ». Céleste, c’est Céleste Albaret (1891-1984), qui fut les dernières années de sa vie la « gouvernante » de Marcel Proust, une sorte de superdomestique. Ce n’est pas évoqué dans le documentaire, mais Céleste Albaret était fille d’un meunier de La Canourgue, un gros village de Lozère, et née à son moulin. Elle s’y retira d’ailleurs l’heure venue de la retraite, et sauf erreur de ma part y mourut, cela  plus de 60 ans après Proust, en 1984, non sans qu’un documentaire des années 1970 sur ses relations avec lui l’ait rendue relativement célèbre.

Nouvelles Meunières n°40

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Important

Moulins de France (revue de la FFAM) n°127 de juillet 2021 

contient 

. Un article important pour deux points de droit essentiels :

. Le vote par le parlement de l’amendement interdisant à l’administration d’ordonner la destruction d’une chaussée qu’elle appelle « seuil », du moins lorsque le propriétaire produit ou a pour intention de produire de l’électricité. La loi, m’a dit Francis, Lefebvre-Vary a été promulguée  par le Président de la République.

. L’arrêt du Conseil d’État en vertu duquel l’administration ne peut plus refuser d’admettre que des moulins « fondés en titre » ont les mêmes droits que ceux bénéficiant d’un règlement d’eau ; je crois comprendre que c’est tant que l’administration elle-même ne modifie pas le règlement d’eau ni n’en crée un. Je n’en fais ici qu’un bref résumé, tant l’arrêt est long complexe et fait d’éléments fort divers voire disparates. 

Voir les commentaires sur ces deux informations essentielles sur le site internet de l’avocat Jean-François Rémy, https:/cassini-avocats.com/actualites    

Le Journal du Centre publie le 5 août un assez grand article d’une demie-page : « La riche histoire du moulin dit Paragon », autrement dit l’ancien moulin du Grand-St-Martin à Cosne sur Loire. Il n’a pu être rédigé que grâce à différents éléments fournis par Francis Lefebvre-Vary et à notre article à ce sujet dans notre Bulletin Moulins du Morvan et de la Nièvre. Or l’auteur « oublie » de citer ses sources.

 La deuxième partie de mon grand article consacré aux moulins à huile dans la longue série de ceux que j’ai rédigés sur les moulins de Bourgogne. Sont notamment à l’honneur dans la Nièvre le moulin de l’Ile à Donzy, M. Brossard à Raveau, les huileries Joaquim à Lormes, Fleury de Saxy-Bourdon, Marriaud à Varzy, Léveillé à St-Pierre le Moûtier, Marcel Mousseau à Narcy, Vrinat à Cosne sur Loire, et la partie huile du moulin du Bousset à Chiddes. M. Chartier, feu notre adhérent et son père sont souvent cités à propos de leur fameuse huilerie d’Auxerre.

Actualité des énergies renouvelables

En Grèce, la plupart des 200 îles tirent leur électricité d’électrogènes à mazout. Trois d’entre elles s’efforcent de développer suffisamment de photovoltaïque et dans une moindre mesure d’éolien pour couvrir tous leurs besoins (Libération, 20 juillet). 

Éolien

Au niveau national (et même international) : nos beaux projets d’éoliennes géantes en mer n’en finissent pas de déboucher sur des difficultés. Le Canard Enchaîné du 30 juin raconte que celui de Dunkerque nous attire un incident diplomatique avec la Belgique : c’est que « certaines des 46 éoliennes françaises, hautes de 300 mètres, empiètent sur l’espace aérien belge ». 

Un livre : « Mohican », d’Eric Fottorino, éditions Gallimard : un vieux paysan du Jura projette de céder des terres pour qu’une société y édifie des éoliennes géantes ; mais son fils s’y oppose résolument.

Dans notre région 

Le 31 mai, à propos des élections régionales, l’Yonne Républicaine publie 3 pages, dont la une, sous le titre : « Éolien, la position de vos candidats décryptée ». La Bourgogne compte 54 parcs totalisant 403 éoliennes. Au passage, on apprend que ce n’est pas l’Yonne qui a le plus d’éoliennes géantes en Bourgogne mais la Côte-d’Or : 18 parcs pour 137 mâts contre 19 parcs et 147 mâts. Les anti-éoliens se manifestent avec un grand nombre d’associations locales constituant un « collectif » ; le 7 juin, l’Yonne Républiucaine fait état de « 400 acteurs régionaux » hostiles, et le 14 porte en titre « Les antiéoliens cherchent à se fédérer » (en particulier dans deux zones du département 89 Béon et Précy-la-Celle.  Le 16 juin est précisé que l’arrêté préfectoral ratifiant le « schéma régional d’aménagement » est contesté par un collectif l’estimant non conforme à la loi.

Dans la Nièvre 

Le Journal du Centre du 19 juillet annonce « un nouveau projet éolien dans le Bazois », présenté au conseil municipal de Châtillon par la société Vélocita Energies. Pas de précision quant aux lieux et nombre d’éoliennes, suivant la loi tles  ravaux ne commenceront pas avant 7 ans.

Mais dès le lendemain 20 juillet, le propriétaire du château de Moques à St-Martin du Nohain obtient un article dans le quotidien : « Assez des projets éoliens », contre les projets d’extension du champ de Pougny et de création d’un nouveau à Suilly la Tour ; il y précise  qu’il avait annoncé l’organisation de visites de son château, mais qu’en signe de protestation il les annule. 

Ajoutons à ce secteur un autre projet contesté : celui de St-Quentin/Nohain et St-Laurent-L’Abbaye, pour lequel l’enquête est rouverte suite à un jugement du tribunal administratif (16 août Journal du Centre).

Le 21 juillet, article d’un tiers de page consacré à la petite commune de St-Germain des Bois, au sud de Clamecy : « Agnès Devoucoux se bat contre le projet éolien », « C’est le combat d’une vie ». Agnès Devoucoux (aucun lien de parenté avec nos amis du moulin des Viollots à Roussillon en Morvan) est le maire de cette commune. Nous avions évoqué naguère ce projet d’éoliennes de St-Germain des Bois. La municipalité et l’association hostile au projet ont perdu devant le tribunal administratif, mais elles ont saisi la cour d’appel administrative de Lyon ; Mme Devoucoux est disposée à monter jusqu’au Conseil d’État. Elle aura une arme juridique : interdire le passage sur les chemins vicinaux des lourds engins portant les pales et les moteurs.

Un front se maintient dans le sud du Morvan près de Luzy, avec la tenue fin août d’un « incroyable pique-nique des anti-éoliens », comme le dit le Journal. Ils insistent sur le fait que les éoliennes perturberaient fortement les « principaux couloirs migratoires des milans royaux en Europe ».

Photovoltaïque

 La Confédération paysanne de la Nièvre annonce le 7 septembre qu’elle organise une réunion hostile à la transformation de terres agricoles en parcs photovoltaïques le 11 en mairie de St-Saulge. Le Journal du Centre en rend compte dans un article d’une demi-page le 13 septembre. La Confédération argue que les partisans du photovoltaïque ont de la place avec les parkings, les toits de supermarchés et tous autres édifices, … Quant aux friches, il conviendrait d’analyser leur « potentiel ».

A Vireaux, dans l’Yonne côté Tonnerre, une ancienne carrière des cimenteries Lafarge va héberger une « centrale solaire » de 30 mégawatts (Yonne Républicain 16 juin). Le choix du lieu satisferait la Confédération paysanne qui, dans le Journal du Centre du 8 juillet, réitère son opposition à ce qu’elle appelle « l’agrivoltaïsme », lequel consiste à sacrifier de bonnes terres agricoles pour poser dessus des panneaux solaires. Parmi ses arguments, notons que la véritable agriculture est « plus bénéfique aux écosystèmes » que le photovoltaïque. A cela s’ajoute qu’un « Collectif pour une agriculture durable », lors d’une assemblée à Fleury la Tour près de Rouy, déplore  : «Il y a un détournement de la vocation alimentaire des terres agricoles… ». « Le CNAD soutient les projets de panneaux photovoltaïques sur les toits… mais s’engage contre l’artificialisation des terres agricoles.  Le 27 juillet, le Journal du Centre revient sur la question avec presque 3 pages : et une grande photo sous le titre « L’agrivoltaïsme ouvre un nouveau débat, suivi de deux pages pleines donnant essentiellement la parole aux adversaires de la conversion des terres à cultiver et des prairies en champs photovoltaïques.

Même problème à St-Pierre le Moûtier, lieu-dit La Garde, autour d’un groupe de fermes : les panneaux photovoltaïques recouvriraient des terres bonnes pour l’agriculture. De plus les voisins n’ont pas envie d’avoir de ces panneaux en plastique sous les yeux à la place de plantes ou de prairies (Journal du Centre 5 août). Le maire a l’air bien  ennuyé .

Une autre bagarre se profile à Varennes-Vauzelles : au lieu-dit « La Plaine », célèbre comme grand site sportif, il est question de couvrir 20 ha de panneaux solaires, justement au détriment des sportifs. La population commence à être consultée. Le 3 septembre, le Journal du Centre rend compte d’une première réunion. Sur ce terrain, « privé », il est donc question d’installer « 20 ha de panneaux photovoltaïques ». Des habitants en contestent le coût car selon eux « la modification du Plan local d’urbanisme coûtera 30 000 € alors que ce projet ne rapportera que 3 000 € de recettes fiscales par an à la Ville. Un agriculteur-éleveur vauzellien a aussi soulevé le problème, plus global, de l’artificialisation des sols… le détournement de terre agricole, même à faible rendement, allant à l’encontre des besoins de production en circuit court qui nécessitent de conserver des terres agricoles à proximité des villes ».

Peut-être moins conflictuelle devrait être le projet de Neuvy-sur-Loire : le propriétaire du terrain qu’il souhaite couvrir de panneaux le décrit comme « en friche depuis plusieurs années » : « cette parcelle n’avait plus d’usage et était difficile à entretenir ». Le parc solaire devrait avoir une « puissance comprise entre 6,3 et 7,3 MWC. ». Dans l’article qui l’annonce (Journal du Centre 16 août), remarquons une allusion au projet de l’aérodrome de Cosne et à celui de « l’ancienne carrière de Tracy ».

Un nouveau projet est en bonne voie à Chantenay-St-Imbert (Journal du Centre, 7 septembre, dans les projets de la communauté de communes Nivernais Bourbonnais). 

Hydrogène

Tout nouveau carburant bientôt utilisé par 5 bus d’Auxerre et quelques trains. L’hydrogène est-il dangereux ? L’Yonne Républicaine du 23 juin évoque les précautions qui seront prises pour éviter tout incendie et la formation que reçoivent les pompiers.

Méthanisation

La méthanisation continue de faire débat dans l’Yonne, en particulier au sein de la communauté de communes Avallon-Vézelay comme le raconte l’Yonne Républicaine du 1er juillet (où on s’inquiète surtout de la qualité du digestat qui va être distribué aux agriculteurs une fois extrait le « jus » susceptible de produire de l’énergie). Dans la commune de Serbonne, on va plus loin : « Vigilance contre la méthanisation » titre le quotidien du 17 juin, qui raconte la création d’une association suite à l’annonce d’un projet..

Journaux

Le Journal du Centre

Supplément Fémina du 11 juillet : magnifique photo d’un village du Périgord, non nommé, avec au premier plan un très bel ancien moulin dont on distingue le grand bâtiment d’aspect médiéval, le bief et l’emplacement de feue la roue, qui devait être très haute.

15 juillet : Article d’une demi-page consacré au « Patrimoine méconnu » du Val de Loire, dans ce numéro celui de Cosne, sous le titre « Riche passé métallurgique de la Chaussade », autrement dit une esquisse de l’histoire de l’usine de ce nom qui s’est développée à l’endroit où le Nohain rejoint la Loire. L’article ne le dit pas, mais avant 1658 il y a eu là un moulin à blé pendant quelques siècles. La photo montre la salle des fêtes(au lieu et place de l’usine), et dans laquelle nous avions accueilli le congrès de la Fédération Française des Associations de Sauvegarde des Moulins (FFAM).

16 juillet : L’essentiel de la une et les pages 2 et 3 consacrés au thème:

« Le circuit court, un remède au Covid-19 ? ». En grande photo sur la une, notre ami Frédéric Coudray-Osbolt dans le magasin « Secrets de paysan » que ses amis et lui producteurs dans la Nièvre ont ouvert à Coulanges pour  vendre écouler leurs produits. Page 3, un petit article « Razzia éphémère sur la farine », avec en photo un moulin à vent qui me semble être celui des Eventées à St-Pierre le Moûtier.

19 juillet : dans l’encart « Estivités », tous les jours, le quotidien ouvre à une personnalité du département de la Nièvre toute une page intitulée « Si la Nièvre était… ». Le personnage répond aux questions « Si la Nièvre était une saison… », Si la Nièvre était un paysage… », etc… Ce 19 juillet, honneur à Amy Bird qui vient, avec notre ami David Knafou, d’acheter le moulin de Mirlou pour y développer la culture de légumes de préférence bio. Par exemple ils ont capturé un ragondin dont ils espèrent tirer une bonne terrine, « forcément bio, puisqu’il mangeait tous nos légumes ».

20 juillet : « Liesse populaire » à La Nocle-Maulaix, pour l’inauguration des nouveaux aménagements touristiques autour du fameux plan d’eau de Marnant. L’article présente « la guinguette tenue en gérance par le jeune Adrien Len et aménagée dans l’ancien moulin totalement rénové de matériaux nobles ». Comme je le précisais dans les Nouvelles meunières précédentes, il s’agit de l’ancien moulin de Marnant, depuis longtemps fermé. Le 2 août, le Journal du Centre consacre un petit article à la famille Len qui prend en charge la toute nouvelle guinguette.

22 juillet : un petit article raconte que nos amis du moulin des Eventées à St-Pierre le Moûtier ont été contraint de payer une réparation onéreuse « au niveau de la liaison entre les ailes et l’arbre moteur », pour   3 900 € quand même ; les réparations ont été faites par les Charpentiers de Troyes, une maison spécialisée dans la réfection des moulins. En outre la toiture de la maison du meunier va être refaite, cette fois pour 30 000 € financée par la Communauté de communes Nivernais-Bourbonnais.

24 juillet : dans le supplément « Estivités », deux pages en l’honneur de José Grégorio, devenu champion de boxe française dans notre pays, et qu’ensuite un curieux destin a mené à reprendre les oliveraies de sa lointaine famille au Portugal. « Tous les jours que dure la récolte, il passe au moulin du village pour presser les fruits et récupérer le précieux liquide. »

Le 29 juillet : à Chantenay-St-Imbert, un projet de construction permet l’ouverture de fouilles archéologiques, la commune ayant un lointain passé préhistorique aussi bien que gallo-romain. L’article rappelle ce qui s’est passé en 1837 : près des vestiges d’un bâtiment romain « gisaient des colonnettes, des meules d’un moulin à bras ».

1er août : article sur l’ouverture des travaux de réfection du toit de la maison du meunier des Eventées à St-Pierre le Moûtier.

10 août : Article de presqu’une demi-page « La carte postale de Donzy », pour souligner que « la maison de l’huilerie du Moulin de l’Ile est très photographiée ».Elle représente le plus souvent la ville de Donzy.

14 août : Encore Donzy à l’honneur avec deux articles dans la même page 12 :

. « La Bretonnière est en fête » : il s’agit d’un commentaire sur le « marché à la ferme » qu’organise Frédéric Coudray dans cette ferme centre de son exploitation. Il précise cependant : « le marché à la ferme n’est plus dans l’air du temps. Le changement se profile autour d’une formule d’animation à l’huilerie du moulin de l’Ile ».

. L’huilerie justement : le nouveau sous-préfet, venu découvrir Donzy, est venu la visiter.

15 août : article sur l’ affaire du plan d’eau de Garchy: « Les Amis du plan d’eau sont dubitatifs ». L’association a tenu son assemblée générale : elle s’alarme que seulement 75 des 1500 m³ de boue ont été retirés. Elle alerte à nouveau la communauté de communes. 

. Dans le supplément « Estivités », grand article sur le romancier Michel Bussi, lequel est « parrain » de la restauration d’un moulin du Livradois (Puy de Dôme) où enfant il vint, alors  déjà le siège d’une « colonie de vacances ». Il s’agit du moulin de Nouara, près d’Ambert, qui fut un « moulin à farine » ; la photo montre un bâtiment à l’architecture très complexe, avec des parties en pierre et d’autres en bois.

20 août : une artiste à l’Ecomusée du Moulin de Maupertuis, ainsi présentée : « Donzy : Eugénie Delarue illustre les parapluies ».  La jeune fille réussit à décorer fort joliment des parapluies, en particulier toute une collection enfant « spécialement dédiée au moulin et à ses équipements ». D’ailleurs « Eugénie a aussi réalisé les dessins des cartes postales personnalisées du moulin. Les convertisseurs, indicateur de boules, plansister Bunge, sacs à farine… composent la série personnalisée » ; le journaliste est rapide quant à la prononciation et l’orthographe des mots meuniers. «Eugénie a également réalisé la nouvelle fresque qui orne le mur de la salle du broyeur, intitulée Le garde du moulin». L’orthographe du mot « plansister » est celle de l’article.

22 août : 

Un grand article de deux tiers de page « Ils sont tombés amoureux de leur moulin » raconte comment un jeune couple, les Jandelle, a repris le moulin de Tirepeine, à Subligny dans le Cher en 1987, pour le restaurer patiemment. Un moulin qui existait en 1425, et a fonctionné jusqu’après 1945, et dont bon nombre d’éléments du matériel demeurent.

Au dos de cet article, dans la liste des curiosités de la Nièvre à visiter ces jours-ci, une photo du moulin des Eventées.

23 août : au cours de l’assemblée générale des Amis du Vieux Varzy, le coût de la restauration de l’huilerie est présenté : 3 500 €, dont 1 000 couverts par une subvention départementale.

2 et 10 septembre : Notre amie Françoise Radoux récompensée. Françoise est élevée au rang de « chevalier de l’Ordre du Mérite » pour son action de longue date au sein de l’association « Aide aux Femmes en Difficulté » (AFED), en particulier pour avoir tenu des permanences au magasin Auchamp de La Charité sur Loire pendant le confinement du printemps 2020. Nous avions dit dans un bulletin qu’elle possède toujours la petite éolienne construite par son père non loin du viaduc de chemin de fer à Nevers. Françoise est facile à rencontrer puisqu’elle tient un « café associatif » 4 rue de Paris à La Charité ; pour être sûr de l’y trouver aux heures d’ouverture prendre rendez-vous au 06 78 01 99 92. L’adresse internet de l’AFED est afed58@orange.fr.

7 septembre : L’article sur Armes « Pour mieux connaître son village » raconte la réunion qu’y a tenue Roland Lemoine, président de la Société scientifique et artistique de Clamecy ; racontant l’histoire du village, il dit : « La commune, qui comptait 586 âmes en 1859, a été le siège de plusieurs activités : forges, flottage du bois, culture du chanvre ». Je n’avais pas encore entendu parler de « forges » à Armes (je suppose hydrauliques) ; Roland Lemoine a dû citer le  moulin d’Armes, dont la carte postale est très courante. Armes est la commune sur l’Yonne juste avant qu’elle n’entre dans Clamecy.

20 septembre : Petit article « Le programme… des animations de l’Escapade », à Donzy, 4ème semaine du mois. La photo propose le moulin de l’Ile, et parmi les animations notons : « Balade en matinée avec Jean-Louis Chantereau qui commentera l’histoire du village ». Notre ami ne manquera pas d’évoquer les moulins.

L’Yonne Républicaine

1er juillet

. « Les Vallées de la Vanne » : sur un lieu-dit « Le moulin à Vent », un sous-lieu-dit

« La Pointe du chemin du Diable ».

. Le village de La Postolle conserve une bonne vieille éolienne d’autrefois de l’illustre maison Bollée, et qui nécessite un bon entretien. L’Yonne Républicaine expose que le grand rotor vient d’être démonté : sur la photo on le voit d’un diamètre égal à la hauteur de deux hommes, ce qui suggère qu’il mesure au moins 3,5 m.

. 11 juillet : « Donzy : l’espace dédié au Nohain a été inauguré ». Très bon article sur un bon quart de page avec grande photo en couleurs. annonçant une belle exposition sur le Nohain qui se tient à l’écomusée du moulin de Maupertuis. 

12 juillet : réédition du livre de notre ami Philippe Berte-Langereau, « La mort du galvacher », un recueil de nouvelles se passant dans le Morvan. En note, l’article rappelle que Philippe travaille à un livre sur les chars à quatre roues qui étaient utilisés dans le Morvan pour les transports lourds (notamment les grumes). Si un adhérent a quelque chose à ce sujet…

Le Monde

20 juillet 2021 : toute une page sous ce grand titre : « Huile d’olive, la French Connection ». An english title, by jove! What does it mean ?

L’article évoque la filière française de l’huile d’olive, qui a du mal à concurrencer celles d’Espagne et de Tunisie, aux coûts de revient plus bas. Elle résiste bien en produisant des huiles tout à fait exceptionnelles). Que je retienne ici cette déclaration du producteur Christian Cheylan : « Quand j’ai lancé mon premier moulin à huile, en 1996, et que je parlais des 250 molécules aromatiques de l’huile d’olive, les vieux mâles bornés qui étaient aux commandes (de la filière me riaient au nez… (Or) on découvre des fruités verts, avec des olives broyées rapidement » (donc au moulin), qui recèlent des parfums herbacés. »

Revues

. Mémoires de la Société académique du Nivernais, tome 90, 2021

. Article sur l’ancienne abbaye Notre-Dame de Nevers ; dans le plan joint de 1759, en regardant bien à gauche on distingue le réservoir formé par une dérivation de la Passière, le barrage dont aujourd’hui demeure l’essentiel, et juste en aval le long du ruisseau qui en sort une sorte d’étoile qui me semble indiquer la roue d’un moulin, son bâtiment étant accolé au barrage. Antoine Paneda a établi qu’au siècle dernier le dit bâtiment n’était plus là mais un peu plus loin sur la droite.

. Article sur les voyages de l’inspecteur Doloré, dépêché par le duc de Nevers pour examiner l’état de ses biens. On y remarque un résumé de ce qu’il a écrit concernant Cercy la Tour : d’une part la forge de Briffault, d’autre part le moulin de Beauregard, « en état de délabrement ». Ultérieurement, ce dernier sera un grand et beau moulin ; on peut observer le bel immeuble en plein centre de Cercy.

Bulletin n° 90 de 2021 de l’Académie du Morvan : contribution de notre amie Noëlle Renault sur les nourrices du Morvan (celles dites « sur lieu » car elles se faisaient embaucher par des grandes familles nobles ou bourgeoises pour allaiter leurs enfants). Noëlle en repère une d’une famille de meuniers, Marie Bertoux, qui fut « employée par la famille du duc de Fitz-James » ; le bébé dont elle s’est bien occupée, devenu un beau jeune homme, lui en a gardé grande reconnaissance : « Tous les ans, la famille de Gitz-James se rendait au moulin de Nataloup (Montsauche) pour visiter l’ancienne nourrice et toute la famille Bertoux était invitée au restaurant au lac des Settons ».

. Auxerrois Magazinejuin-juillet-août 2021 : 

. « Zéro énergie non renouvelable » : « Parmi les projets à l’étude, l’installation de quatre centrales solaires, la construction de deux centrales hydroélectriques sur l’Yonne ».

. Ce que va devenir le site de feu le moulin du Batardeau ; un espace de loisir, de nouvelle industrie etc. ..Le projet me paraît impliquer que les derniers bâtiments du moulin seront abattus, y compris les immenses silos… qui sont en béton, avec les difficultés que cela va engendrer pour les détruire .

Le Monde des Moulins, revue de la FDMF, avril 2021 : de nombreux articles, dont un sur les inquiétudes à Bourges. Un très beau site de la ville un peu en périphérie, c’est son moulin de Chappe célèbre pour son  plan d’eau. Or l’Administration veulent le supprimer, au nom de la continuité écologique, évidemment, au grand émoi de la population.

Télérama  du 14 juillet : article de critique de cinéma sur le film « Bergman Island », lequel met en scène deux couples séjournant sur l’île de Farö, en Suède, où Ingmar Bergman a vécu ; la grande photo accompagnant le dit article montre un beau moulin à vent, large mais pas très haut puisque d’un seul étage, sauf le toit, tournant, en bois ; on distingue la très longue queue destinée à faire tourner le toit, et à droite une grande aile dont le bout frôle le sol, cependant dépourvue de toile. La critique est élogieuse pour ce film dont le sujet ne semble pas très passionnant, mais si un adhérent le voit et qu’il montre un peu plus le beau moulin à vent, je suis preneur. La même photo est publiée avec la critique de Libération du 13 juillet.

Toujours Télérama, mais du 21 juillet, une page de publicité de la maison Citéo « Comment tous vos papiers triés sont-ils transformés pour être recyclés » ; le point 4, intitulé « Fabrication des feuilles », évoque le passage de la pâte dans des machines à cylindres : cela nous rappelle que les moulins à papier après 1820 utilisèrent de ces cylindres, notamment le grand moulin de Corvol l’Orgueilleux. Cette même page publicitaire se retrouve dans le supplément Fémina de Centre-France du 18 juillet.

Nièvremag « Le magasine du conseil départemental de la Nièvre » de juin 2021 propose un dossier « Et maintenant c’est l’été », lequel dans une première partie énumère les avantages touristiques du département par canton. Donzy est oublié, mais le canton de St-Pierre le Moûtier est illustré par une belle photo du moulin des Eventées. 

Koikispass n° 178, septembre 2021 : Dans une série de portraits de novateurs installés dans la Nièvre, remarquons Elodie et Hugues Chardonneret. Producteurs entre autres de blé, ils viennent d’équiper leur ferme d’un « moulin » où ils font leur propre farine, dont ils font toujours eux-mêmes pains et brioches. Ils ont aussi un « projet bien avancé de fabriquer leur propre huile ». Affaire à suivre.

Lire magazine littéraire, « hors-série exceptionnel Femmes de lettres 101 auteures essentielles ». On y remarque les grandes écrivaines qui ont évoqué les moulins : George Sand bien sûr, Colette qui fréquenta enfant des moulins à huile de son village natal de  St-Sauveur en Puisaye (Yonne), George Eliot auteure de « Le moulin de la Floss », Marguerite Audoux auteure de l’excellent « De la ville au moulin », Mme de Genlis qui posséda un moulin à Issy l’Evêque (Saône-et-Loire, mais à côté de Luzy), et à la rigueur Irène

Choeur des dames de Moulins du Morvan et de la Nièvre : Il est bien, ce numéro hors-série. Hélas, voilà qu’il nous inspire un grand dépit : pas un mot sur notre écrivaine actuelle favorite, la grande Simone Van der Vlugt !

Le Canard Enchaîné du 4 août, à propos des difficultés qu’à l’Institut de France (ensemble comprenant l’Académie Française) pour maintenir en bon état son immense château de Chantilly, qui lui fut jadis légué par le duc d’Aumale. Il a tellement de mal à trouver l’argent nécessaire que « il vient de vendre un moulin dont la cession était expressément interdite par le testament de Nélie Jacquemart-André ».

Le 1er septembre, le Canard Enchaîné publie un important article : « La croustillante face cachée du pain », avec en sous-titre : « Les boulangers adorent abuser des additifs : moins de qualité, mais plus de fournées ! ». Au passage les grands moulins sont aussi accusés :

« Parmi ces « corrections meunières » (sic), l’ajout d’acide ascorbique censé rendre la pâte plus élastique et empêcher le pain blanc de s’oxyder trop vite », etc… 

Et sous le sous-titre « Le meunier, son fils et nous » en souvenir de La Fontaine : « Dominée par quatre groupes minotiers fournissant à eux seuls la moitié de la farine, l’industrie meunière française a eu vite fait de proposer aux boulangeries des «solutions de panification » – autrement dit des prémélanges (ou prémix) – réduisant la durée du pétrissage et du levage, et permettant de fabriquer le pain en trois heures au lieu de six à douze heures requises en tradi». « Nombre de boulangers… se content d’acheter tous les mois aux grands moulins des sacs contenant une « base farine » farcie d’enzymes, d’additifs et d’arômes ». 

Et dans un encadré : « L’essentiel des 170 000 tonnes de gluten sorties chaque année des usines tricolores est acheté par la meunerie, qui la saupoudre dans ses farines pour optimiser et accélérer la panification… Aujourd’hui, les boulangers ont le droit d’assaisonner leur farine avec autant de gluten qu’ils le souhaitent. » 

Fémina le supplément du dimanche du Journal du Centre et autres quotidiens dont l’Yonne Républicaine, consacre 4 pages  illustrées à l’île Folegandros, archipel grec des Cyclades. « Aujourd’hui subsistent quelques moulins à l’arrêt », mais les photos n’en proposent aucun.

Livre

« Jean-François Millet chez lui », Editions Manche Tourisme. On a tendance à mésestimer le grand peintre Jean-François Millet (1814-1875), auteur de « L’Angélus », que maints buvards, cartes postales, boîtes de biscuits et tous autres objets ont popularisé… alors que pour moi son grand chef-d’oeuvre est son illustration de la fable de La Fontaine « La mort et le bûcheron ». Le livre « Jean-François Millet chez lui » évoque toutes les périodes de sa vie passées en sa région natale, le Cotentin, cette province normande mais au sol très granitique, dont la population était aussi pauvre que celle de notre Morvan (au passage, remarquons la ressemblance entre l’habitat du Cotentin et celui du Morvan). Donc Millet a plusieurs fois peint les paysages de là-bas et les habitants au travail. Pour nous, ce qui nous retient aujourd’hui est ceci : il descendait à la septième génération d’un meunier d’Eculleville dans le Cotentin, Etienne Millet, mort en 1688. Il a eu pour oncle, nous dit l’ouvrage, un meunier singulier : il « connaissait mieux qu’un clerc les Pères de l’Église et mettait son curé dans l’embarras en discutant avec lui de théologie ». Les auteurs précisent qu’en 1867 Millet a peint un tableau intitulé « Laitière normande en train de traire », laquelle dame est « représentée dans un site où l’on voit un moulin à vent ». Cette œuvre n’est malheureusement pas reproduite dans ce livre.

Télévision

. Sur la 5, le samedi 10 juillet, dans l’émission « Une maison un artiste » : « Le moulin de Georges Lautner ». Le grand cinéaste posséda un ancien moulin à huile d’olive à Grasse ; c’est là qu’il travailla à la plupart de ses 43 films, et reçut les plus grands acteurs, dont Jean-Paul Belmondo qui y vint souvent. Le moulin est une grande bâtisse à 3 niveaux ; il conserve une fort belle paire de meules, trop furtivement montrée dans le documentaire.

Exposition

Le 2 juillet, le commissaire priseur Métayer propose à l’hôtel Mercure de Nevers une collection de tableaux. J’y remarque :

. Le moulin du Pont-Cizeau à Nevers, par Alfred Gouverneur.

. « Le moulin à canne à sucre de Ste-Marguerite, Guadeloupe », par Georges Prestat.

. « Moulin et ferme en Nivernais », par Camille Picard : à mon avis il semblerait que c’est  c’est le moulin des Eventées à St-Pierre le Moûtier.

. Le 10 juillet, le même commissaire-priseur fait visiter une maison de Nevers, rue de la Basilique, dont tout le mobilier est à vendre suite au décès de la propriétaire. On y remarque :

. Une grande gravure représentant l’entrée de Louis XIV à Dunkerque en 1659 : on distingue 3 moulins à vent, mais plutôt dans le lointain.

. Un tableau de Rex Barrat : « Moulin dans les environs de St-Père sous Vézelay ». Un bâtiment un peu cossu, une roue, et la rivière faisant un méandre en épingle à cheveux ; au fond une colline surmontée d’un monument qui me fait penser moins à Vézelay qu’à Tharoiseau. Du coup ce site ne me dit absolument rien, et je ne distingue pas de quel moulin il s’agit. Peut-être Rex Barrat a-t-il « composé » un paysage avec des éléments existants plutôt que voulu rendre la « réalité » géographique d’un site.

Questions diverses

. M. Marc Briels nous a adressé par internet des photos de la nouvelle roue du moulin du Pont-Riaux à St-Brancher, dans le Morvan partie Yonne, le long du Cousin, en amont de Quarré les Tombes. Une roue très différente de l’ancienne, mais l’essentiel est que le moulin retrouve un bel aspect meunier.

. Des nouvelles du moulin Chevalier à Messanges en Côte-d’Or, dont nous avons longtemps suivi l’évolution : leur moulin remontant au Moyen Age, et ayant sans doute appartenu à un monastère bénédictin dépendant de la grande abbaye de Cluny, l’association a adhéré à la Fédération Européenne des sites clunisiens, moyennant quoi une photo du moulin a été montrée à l’assemblée générale de la dite Fédération le vendredi 9 juillet à Charlieu, avec sa grande roue toutefois un peu sombre.

Nouvelles Meunières N°39

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

Éolien

Au niveau national la politique s’empare du sujet de l’éolien à l’occasion des élections régionales et départementales, il doit être d’abord scientifique,.Le Canard Enchaîné du 16 juin, sous le titre « Vent debout contre le vent », brocarde les partis qui livrent une attaque contre l’éolien. Des pêcheurs d’un estuaire de l’Atlantique   dénoncent leur crainte que la pose des massifs de béton qui vont supporter les éoliennes maritimes ne détruise des lieux de reproduction des poissons qu’ils pêchent dans ce secteur. Le gouvernement cultive lui-même l’ambiguïté : tantôt il s’engage à favoriser les énergies renouvelables, tantôt il les entrave,  la décision de ne pas installer d’éolienne à moins de 70 km d’un radar de l’armée (au lieu de 30 kms actuellement), sous prétexte que ça gênerait le mouvement des avions ; si c’est appliqué il ne va pas rester  beaucoup d’espaces pour en implanter dans toute la France.

Dans le même numéro du Canard Enchainé, un petit article cite un sondage publié par La Croix sur « l’acceptabilité  de l’éolien  » : « 81 % des Français sont favorables aux éoliennes, mais seulement 11 % acceptent d’en avoir près de chez eux ». La question n’est pas posée de la même façon à propos du nucléaire : 59 % lui sont « favorables »… mais on ne leur demande pas s’ils sont prêts à accueillir une centrale atomique près de chez eux. La bonne information, c’est tout un art.

Toujours dans  le même journal, cette fois le 23 juin : les éoliennes « ont fait bouger Macron et son gouvernement sur la question de ces drôles de moulins. » Le président s’avise de souhaiter « une meilleure répartition géographique des éoliennes… Mais comment parvenir à une meilleure répartition ? On voit mal  Mme Pompilli déplacer une partie des parcs existants ou faire souffler le vent là où il n’y en a pas 

Journaux

Le Journal du Centre

18 juin : à Guérigny, « Elus locaux et membres du SIEEEN ont visité le site d’implantation de la future centrale hydroélectrique entre deux bâtiments des Forges Royales ». C’est la légende de la photo qui montre les personnalités tout près de l’espace où s’écoule le bief de la Nièvre. La puissance brute devrait être de 67 KW, et la production annuelle 316 MWH (105 foyers hors chauffage), pour un investissement de 558 054 €.

Nos journées du Patrimoine de Pays et des Moulins annoncées plusieurs fois par le Journal du Centre : 

23 juin : petit article avec tout ce qui est ouvert les samedi et dimanche 26 et 27 juin. 

. A l’écomusée du moulin à eau de Donzy ; « Animations au moulin de Maupertuis » : le samedi 26 juin « Le bois dont on fait les flûtes » et le dimanche 27 juin « Quand les moulins naissaient en forêt ».

. « Un marché du terroir au moulin Blot, samedi 26 juin » : assemblée générale de l’association qui s’occupe du célèbre moulin à vent de Bouhy, puis « un arbre fruitier d’une essence locale sera planté » près du moulin. Ensuite se tiendra un marché de produits du terroir. ( photo du moulin Blot).

24 juin :Toute une demie-page, « Ce week-end, les moulins dans le vent »., avec un long paragraphe consacré au moulin du Grand St-Martin de Cosne « qui ouvrira pour la première fois ses portes au public ». Puis une belle photo du moulin des Eventées, avec au premier plan un âne qu’on imagine de meunier, occupe une bonne part de l’espace.

25 juin : au balcon, petit article sur l’ouverture de Moulin-l’Evêque avec ses trois moulins que l’on peut visiter.

Le même numéro du 23 juin consacre les 2 pages de la rubrique « La belle histoire » à la restauration de l’abbaye de Régny, dans l’Yonne, commune de Lucy sur Cure, en aval de Vézelay et d’Arcy sur Cure. Magnifique photo de l’abbaye cistercienne. Presque la moitié de l’article est consacrée à la grande affaire actuelle de Mme et M. Mauvais, qui possèdent et réparent l’abbaye depuis 2006, c’est la remise en état du moulin (deux photos) ; « Il a produit de l’électricité pendant 30 ans, des années 1920 à 1951, mais a été abandonné par la suite. Louis-Marie Mauvais voudrait à nouveau l’actionner ». Affaire à suivre. Pour mémoire, cette abbaye, qui fut très riche, posséda des moulins jusque dans le Morvan dont un à Brassy dans le Nivernais.

Le numéro du 29 juin évoque les résultats des journées du Patrimoine de Pays et des Moulins 2021 :

. A St-Pierre le Moûtier : « la fête des moulins moins prisée » ; nos amis du moulin des Eventées ont vu moins de visiteurs que d’habitude.

. A Varzy, inauguration de la pose de grilles à l’entrée de l’ huilerie ; elles permettront d’observer les belles meules depuis l’extérieur.

Revues

Le Régional de Cosne et du Pays Charitois du 9 juin :

Article sur la reprise des activités à l’écomusée du moulin de Maupertuis, avec en photo Monsieur Jean-Claude Narcy et les deux nouvelles animatrices.

. Toute une page en l’honneur de l’écrivaine Marguerite Audoux. Ce n’est pas rappelé, mais son excellent roman « De la ville au moulin », paru en 1926, eut un grand succès et continue d’être reconnu comme un chef-d’œuvre, même si l’auteure n’a pas la célébrité qu’elle mériterait.  

Bulletin des Amis du Vieux Varzy n° 32, 2021 :

 A la suite de l’assemblée générale de notre association que nous avions tenue à Varzy, M. Georges Marchand m’a demandé une étude historique des moulins du secteur. Sont depuis parus mes travaux sur les moulins de Varzy dans le n° 30 du bulletin des Amis du Vieux Varzy, ceux de Courcelles et deux petites communes dans le 31, et voici dans ce n° 32 ceux relatifs à Oudan, Menou et surtout La Chapelle-St-André. Cela commence page 97 et finit page 117. Comme à chaque fois, Georges Marchand m’a fourni force documents et m’a  fait visiter les sites, d’où beaucoup de photos. Deux points importants à souligner :

. La tragédie du moulin de Chappe à Menou en 1944 : trahis, les résistants qui l’occupent subissent un bref siège par les Allemands ; la plupart se rendent, mais le nazisme ne s’embarrasse pas de prisonniers ; ils vont être fusillés à Cosne.

. Le nombre important des moulins de La Chapelle St-André et la richesse de leur histoire.

Pour l’an prochain et le n° 33, nous programmons les moulins de Corvol l’Orgueilleux.

Dans le même numéro 32, article sur la restauration achevée de l’ huilerie de Varzy aux deux belles paires de meules (voir plus haut).

Vents du Morvan été 2021 n° 79 : 

Un grand article « Quand les tisserands ont supplanté les drapiers à Château-Chinon », qui fait suite à celui du numéro précédent consacré à la manufacture de drap qu’a connue cette ville. L’auteur, Jean-Claude Perraudin, évoque notamment « le foulage » et donc « le travail des foulonniers ». retenons surtout : « Nous avons identifié à Château-Chinon 78 foulonniers, dont notamment la famille Breugnot qui, de 1600 à 1800 passé, a, par 15 membres, continuellement tenu le foulon des Moulins d’Yonne… Il y avait dans un autre foulon dit des Boutures 6 Petot de 1630 à 1730. Les Buteau tenaient le foulon de Précy. Les 10 Barthault du foulon de Vermenoux succédaient en patronyme début du XVIIe siècle à des laboureurs Berthault. Près de Château-Chinon, le Foulon de la Roche fut un des derniers en activité ». Tout ceci est important, en particulier par rapport au grand article sur les foulons que nous avons publié dans notre bulletin voici quelques mois. Je n’avais jusqu’ici aucune indication sur les foulons de ce secteur en dehors de celui de la Roche, situé à St-Hilaire en Morvan, au pied de Château-Chinon mais au début de la plaine côté ouest. En outre je n’avais jamais trouvé citation de ce « moulin des Boutures », ni que des familles Bertaut, Breugnot et Petot avaient tenu un foulon. Cela m’a fourni l’occasion d’entrer en relation avec Jean-Claude Perraudin qui m’a indiqué ses sources (les cahiers paroissiaux et d’état civil). Il m’a dit qu’il n’avait aucun lien avec les Perraudin meuniers du côté de St-Honoré et Rémilly, ancêtres de Jean-Claude Néant, mais que certains des siens avaient tenu le moulin de Monjardin à Fertrève ; il a bien voulu m’adresser des photos de celui-ci. Je tâcherai de faire des recherches prochainement à son sujet.

Dans le même numéro, un court écho pour signaler que les activités du moulin de Chazeu, à Laizy, tout près d’Autun le long de l’Arroux, reprennent, avec la célébration des 30 ans de l’association Trac qui y mène des animations ; en particulier elle fera revivre la fête de la pomme le 10 octobre.

Livres

« Le Routard : Parc naturel régional du Morvan »`

Utile, mais très court, On n’y trouve peu de renseignements sur les moulins : il livre les horaires d’ouverture de deux hôtels-restaurants, le Moulin des Ruats à Avallon et de son voisin le Moulin des Templiers situé à Pontaubert . Comme gîte rural est cité celui du Moulin des Morvans au Châtelet, à Fâchin, mais nos amis du moulin de Poil sont oubliés. Par contre je note le « moulin des Renaudiots » près d’Autun qui m’a toujours échappé (sa restauration est sûrement très récente). Positif aussi l’évocation de « la ferme piscicole du Moulin » à La Petite-Verrière (Saône et Loire) où on peut pêcher la truite (les auteurs auraient pu signaler celle du moulin Talat à Brassy). Je pense que d’autres établissements auraient pu être indiqués comme le moulin de Soeuvre près de Vézelay.

Brochure : « Rendez-vous Pays de Loire Val d’Aubois été 2021 » : petite brochure indiquant les lieux à visiter du côté de La Guerche dans le Cher ; en couverture elle porte le moulin à vent de Chalivoix les Noix, à Ourouër les Bourdelins… mais elle n’indique pas quels jours il peut être visité.

Télévision

Samedi 19 juin, des moulins sont évoqués sur Arte. L’après-midi avec « Guédelon 2, une aventure médiévale », documentaire franco-britannique de 2019 déjà diffusé ; bonne séquence sur le moulin qu’une délégation de notre association a visité il y a quelques années.

En soirée « Narbonne la seconde Rome », documentaire d’Alain Tixier consacré aux vestiges romains conservés dans la grande ville de l’Aude. Je savais que le musée de Narbonne possédait un beaux bas-relief représentant un moulin romain en forme de sablier géant et que deux esclaves manœuvraient à bras : j’espérais qu’il serait évoqué. On l ‘a vu… mais par un plan qui s’il a duré 2 secondes, c’est une éternité.

Questions diverses

Les grilles de la Préfecture à Nevers portent de grandes photos d’acteurs de l’économie nivernaise. J’en remarque deux :

– Une consacrée aux producteurs locaux qui ont ouvert un petit magasin ne proposant que leurs produits à Coulanges lès Nevers ; on y remarque notre ami Frédéric Coudray-Ozbolt.

– L’autre à Mme et M. Principe, qui tiennent la pisciculture du moulin Tala à Brassy ; on peut y pêcher soi-même sa provision de truites. Le bâtiment de l’ancien moulin demeure.

.