Nouvelles meunière n° 31

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Par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

Nevers ça me botte n° 235, juillet-août 2020 : interrogé sur ses intentions, le maire de Nevers M. Thuriot, dont le mandat est renouvelé,  annonce qu’il « verra le déploiement du photovoltaïque sur les bâtiments municipaux, ainsi que la captation du « potentiel » hydroélectrique de la rivière Nièvre dans sa traversée de Nevers ». Pour le second point, ça ne peut se faire qu’à l’ISAT et sur le canal de décharge, ce qui promet de belles bagarres en coulisse, puisque l’administration de l’État voudrait condamner les 5 barrages qui s’y succèdent.

(On pourrait utiliser le potentiel des anciens moulins Pilavoine, Martelet et du Chapitre, mais à condition de diminuer fortement la quantité d’eau évacuée vers la Loire à partir de Coulanges par le canal de décharge.)

Eolien

. Autour de Rouy, un nouveau front…

Le Journal du Centre des 2 et 5 septembre annonce un projet de 8 éoliennes géantes autour de Cizely, à répartir entre les communes de Billy-Chevannes, Cizely, Rouy et Saxy-Bourdon. Immédiatement s’est créée une association hostile, dont le premier argument avancé est que le secteur est situé « à la lisière de la zone Natura 2000 ». Le bureau d’études chargé de préparer le projet fait savoir qu’il tiendra des réunions publiques.

. Tandis que celui du sud-Morvan s’amplifie. 

Le 7 septembre, le Journal du Centre titre : 

« Luzy

Bataille ardue entre les opérateurs et les associations…

Le combat contre l’éolien va souffler fort ».

Au moins trois associations se sont constituées dans le secteur pour empêcher la réalisation du grand projet éolien, chacune ayant son siège dans la localité principale de chaque secteur : Luzy (Nièvre), Marly-sous-Issy et Montmort (Saône-et-Loire). Elles se sont réunies au château de Pont-de-Vaux pour coordonner leurs actions. Elles repèrent des « contradictions du gouvernement » qui tantôt admet qu’il ne « pourra pas imposer l’éolien d’en haut », et tantôt programme que la France passe de 8 000 à 20 000 éoliennes. Détail important dans l’article : la DRAC reconnaît que des éoliennes seraient gênantes autour de la fameuse église d’Issy-l’Evêque, qui est classée monument historique.

En revanche, le site de Pougny prospère : le Journal du Centre du 8 septembre annonce que le 12ème mât attend ses pales.

Solaire

Bourgogne Magazine n° 65 de juillet-septembre 2000 décrit « Montbard rayonnant » grâce à des projets de grandes fermes photovoltaïques, menés par EDF. L’article précise que déjà fonctionne une grande centrale de ce type à Dissangis dans l’Yonne, tandis que deux autres sont en construction près de Dijon (Valmy) et de Chalon-sur-Saône (Lux). 

Les désastres de la continuité écologique

Rien de nouveau pour l’instant : il suffit d’observer l’état des rivières après les semaines de sécheresse que nous venons de vivre : nos ennemis ont du mal à nier que des seuils, peuvent être utile pour créer des réservoirs d’eau.

Journaux

Le Journal du Centre

22 août 2020 : Toute une page consacrée aux fabricants locaux de savon, en général soucieux de bio. Rappelons qu’un bon savon contient de l’huile. L’un des fabricants,         M. Juan Castro, installé au manoir de Thard, commune d’Onlay non loin de Moulins-Engilbert, utilise volontiers de l’huile de noix du moulin de l’Ile à Donzy, mais aussi de l’huile de colza venant de chez M. Boussard, de Raveau, dont nous avons naguère visité l’atelier. Il utilise aussi de l’huile de cameline fabriquée dans la Nièvre mais n’en précise pas l’origine.

26 août 2020 : En dernière page, en bas, petit article « Des guitares pour des stars mondiales » ; l’entreprise Furch, de la république tchèque, qui s’avère un grand producteur de guitares, est née dans un moulin. Elle a maintenant 60 salariés : l’article ne précise pas si les ateliers demeurent au dit moulin.

29 août 2020 : dans la page relative aux « sorties », annonce de l’ouverture exceptionnelle du moulin des Eventées, avec une grande photo.

31 août 2020 : le président de l’association « Le GRADE », qui s’occupe des recherches archéologiques d’Entrains et de son petit musée, rend hommage à notre ami Alain Bouthier récemment disparu : « maître de conférence et spécialiste de la prospection aérienne et qui a participé à la première fouille au chantier Chambault, aux côtés de Jean-Bernard Devauges ».

2 septembre 2020 :

. Dans une série intitulée « Patrimoine méconnu » du Val de Loire, grand article « Au cœur de l’industrie métallurgique » évoquant Chailloy, « dans les environs de Suilly-la-Tour ». « L’ensemble formé par le moulin, la forge et une maison de maître, a été construit durant le second quart du XVIe siècle par la famille du théologien protestant Théodore de Bèze ». L’article précise que cette famille possédait des forges et des mines notamment de plomb ailleurs en Nivernais : il ne l’indique pas, mais il s’agit du secteur de Chitry les Mines. Le site conserve de magnifiques arbres qui auraient été « plantés à la fin du XVIIe siècle, parallèlement à l’installation des différentes retenues d’eau nécessaires au moulin et aux forges ».

5 septembre 2020: Parution du bulletin 2020 des Amis du Vieux Guérigny. Il est consacré au travail de la chaux et du ciment dans le secteur, notamment à Urzy et St-Martin d’Heuille. L’article évoque une famille Tart, en précisant qu’elle a possédé le moulin de Luanges à Urzy. Rappelons que les cimenteries utilisaient des meules pour broyer la pierre de chaux.

8 septembre 2020 : un article sur Neuvy sur Loire, « Opération nettoyage pour un village propre ». La photo montre la Vrille à l’endroit où elle s’élargit : au fond on reconnaît l’ancien moulin Carré

Revues

La Loire et ses Terroirs, n° 105, juillet 2020 : Très grand article sur les « moulins pendus » du Cher (la rivière), de la page 106 à la page 142. On les nomme aussi « moulins pendants ». Je rappelle le principe : suspendue sous un pont, la roue monte ou descend pour recevoir au mieux la force de la rivière ; pour cela, de lourds vérins sont manipulés sur le pont. On peut émettre l’hypothèse que le moulin sous le pont de La Charité était ainsi fait ; il y a eu un projet de construire ce genre de moulin à Nevers sur la Loire. L’article propose des illustrations absolument fabuleuses ; un des ponts décrits compta deux roues parallèles. Il demeure quelques vestiges avec des roues en ruine.

Echos du Passé (revue des Amis du Dardon » : le n°129 de 2020 propose une suite à l’article sur les moulins de Toulon sur Arroux paru dans le 128 de 2019 : « Battoirs et tanneries à Toulon-sur-Arroux », par Michel Derry. J’y remarque que moulin de Pontin devint une usine hydroélectrique chargée de l’éclairage du bourg en 1903. La reproduction d’une page de l’annuaire de Saône-et-Loire de 1922-23 indique trois meuniers en activité à Toulon : Brivot, Belleville, Bonnot, et dans le « secteur électrique » « Belleville, ingénieur électricien » : j’en déduis que c’est lui qui menait le moulin du Pontin.

Bourgogne Magazine n° 65 de juillet-septembre 2020 : page 54, à propos des gallo-romains, et de leur manière de se nourrir, l’article cite l’historienne Fabienne Creuzenet : « Le pain s’est tellement bien développé en Gaulle romaine que l’on retrouve des boulangeries et des meules de moulin sur de nombreux sites fouillés, notamment et récemment autour de Lyon ». Si on peut avoir des précisions…

La rubrique « Nouveaux livres » signale la parution du nouvel ouvrage d’André Beuchot : « Autrefois en Côte-d’Or », sur les industries disparues de ce département, dont les papeteries. Je conserve pieusement un des précédents ouvrages de cet auteur : « Curieux de Côte-d’Or », où j’ai trouvé de nombreuses références sur les moulins, et que j’ai évoqué jadis dans notre bulletin. Problème : il auto-édite ses livres, et dans « Curieux… » il a oublié d’écrire son adresse. Je tâcherai d’arriver à me procurer le nouvel opus afin d’y repérer tout ce qui concerne les moulins, en particulier ceux à papier.

Livres

« Meules & Gastronomie »de Jean-Pierre H. Azéma, éditions Ibis Press. Ouvrage fondamental dont la parution en 2007 est hélas passée inaperçu (ce qui est d’autant plus surprenant pour nous qu’il a été imprimé par Laballery à Clamecy). Le grand historien Jean-Pierre Azéma passe en revue l’emploi des meules pour fabriquer la farine, bien sûr, mais aussi le chocolat, la moutarde, etc… C’es très instructif. Que de trouvailles et de documentation historique ! A chaque fois il soutient que la qualité gustative et nutritive est meilleure avec des meules par rapport aux cylindres.

Brochure

Les Archives Départementales diffusent une jolie brochure, gratuite : « Les moulins-bateaux du Doubs, une longue histoire ». Il convient de préciser que si le Doubs irrigue essentiellement la Franche-Comté, il termine sa course en rejoignant la Saône à Verdun sur le Doubs, ce village étant en Saône-et-Loire. On note de très beaux documents sur les moulins-bateaux, dont la reproduction d’une belle peinture montrant ceux qui existèrent à Chalon-sur-Saône.

Ils nous intéressent d’autant plus que nous n’avons aucune image des moulins-bateaux qu’a connus la Nièvre. Ceux sur lesquels nous avons un peu de documentation stationnèrent à La Charité sur Loire, l’un d’eux étant ensuite transféré à Pouilly, cela au XVIIIe siècle. Auparavant ont existé des moulins-bateaux à Decize, et sur l’Allier tout près de St-Pierre le Moûtier à Livry.

La fameuse Encyclopédie de Diderot et d’Alembert propose des plans de moulins-bateaux, de même qu’Henriette Dussourd dans son grand livre « Les Hommes de la Loire ». 

Télévision

Sur Arte, dans le cadre d’Invitation aux Voyages, le 31 août 2020, documentaire sur le mezcal, cet alcool du Mexique (à l’origine c’était le pulké, un alcool des Zapotèques, une civilisation précolombienne ; les Espagnols ont eu l’idée de le distiller nommé le mezcal). Ce breuvage est issu de l’agave, une plante mexicaine, qui devient grosse et lourde ; on la brûle, puis on la passe au moulin. En général, le mezcal est fabriqué par de modestes exploitants, lesquels utilisent un moulin à manège mû par un cheval. Le documentaire propose une très belle roue roulant de champ (verticalement, donc), d’environ 1,20 m de diamètre. Une fois la matière pulvérisée au moulin, on la distille.

Nouvelles meunières n°29

Nouvelles meunières

Philippe Landry

Recherche : 

Les Archives Départementales de la Nièvre sont à nouveau accessibles.

Il faut réserver la veille au 03 86 60 68 30.

Actualités des énergies renouvelables

Hydroélectricité

Dans un récent bulletin, nous avons évoqué un moulin du département de l’Yonne qui produit désormais de l’électricité grâce à sa magnifique toute nouvelle roue, à Ligny le Châtel, dans la vallée du Serein.

L’Yonne Républicaine lui consacre un nouvel article le 12 mai 2020, avec une jolie photo, mais surtout en rappelant que, grâce à une turbine dont au premier plan on distingue un vestige important, le moulin éclaira le village à partir de 1894 et pendant quelques années. Accessoirement, on apprend que ce moulin appartint aux hospices de Tonnerre.

Eolien

Le Journal du Centre du 15 juin consacre 2/3 de page à une grave question : « L’armée souhaiterait étendre ses couloirs en Bourgogne-Franche-Comté et notamment dans la Nièvre », couloirs dans lesquels les éoliennes géantes seraient interdites, lesquels couloirs couvrent 54 % du département. La présidente de la région fait ce qu’elle peut contre ce projet militaire, car la région a pour programme de développer l’éolien partout où c’est possible. J’ai déjà évoqué cette question dans les Nouvelles Meunières : j’y faisais notamment remarquer que, « Tremblez, ennemis de la France » : il leur suffira de poser des éoliennes géantes, et nos magnifiques chasseurs et bombardiers n’y pourront combattre. Quant aux avions ennemis qui pourraient nous attaquer, je ne suis pas sûr que les éoliennes les gêneraient beaucoup.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éolienne dans notre région. Une soixantaine d’engins devraient être posés autour de Tonnerre, non sans susciter d’ores et déjà force remous  (Yonne républicaine, 4 novembre 2019).

Les projets d’éoliennes géantes continuent de susciter des débats. Par exemple dans le sud-est de la Nièvre à St-Seine et Tazilly, conjointement aux communes de Marly-sous-Issy et Cressy-sur-Somme en Saône-et-Loire. Le premier projet a été abandonné, mais un autre est proposé, par Total Quadran. Une réunion publique est annoncée pour le 1er juillet par le JC du 29 juin. Une association hostile regrouperait 1000 adhérents, son principal argument étant que les éoliennes géantes, qui devraient être hautes de 200 m, gêneraient les oiseaux migrateurs.

Journaux

Le Journal du Centre

21 juin 2020 : Le couple Jill et Gareth Liewellyn Williams entreprend de fabriquer du savon à Suilly la Tour, en utilisant notamment de l’huile de nos amis du Moulin de l’Ile à Donzy.

25 juin 2020 : « Poil * Les Gîtes du Moulin à l’heure du déconfinement – Une nouvelle clientèle accueillie ». Très bon article sur la relance de leur gîte par nos amis Fabienne et Vincent Goueffon. Ils commencent à recevoir une « nouvelle clientèle », venant de moins loin, et qui n’avait pas pensé que près de chez elle existent d’excellents lieux d’accueil. Nos amis « ont mis en place un protocole sanitaire strict ». « L’impact financier du Covid-19 a pu être limité par les aides de l’État… ainsi que par l’aide économique de la région Bourgogne-Franche-Comté ».

6 juillet 2020 : Article annonçant la reprise à St-Pierre le Moûtier des activités de nos amis dans et autour du moulin des Eventées.

7 juillet 2020 : Nos amis de l’écomusée de Maupertuis à Donzy fêtent les 90 ans de Claude Chauvelot. Il fut la cheville ouvrière de la restauration du moulin dès ses débuts, travaillant notamment à la construction de la première nouvelle roue. On lui doit notamment les maquettes de moulin observables dans la partie musée.

Livre

Alerte ! Tous sur le pont !

De Borée publie un roman où il est question de moulin !

Il s’agit de « L’Enfant de la colère », par l’incontestable Vanessa Chevalier.

Le résumé dans les journaux du groupe Centre-France du 3 juin 2020 indique notamment que cet ouvrage promis à l’immortalité conte « le retour de deux sœurs sur les terres de leur enfance et dans le moulin familial dont elles viennent d’hériter. » Mais quelqu’un leur en veut : « Est-ce à cause du moulin ? ». L’auteur dédie l’oeuvre à son père : serait-il meunier ? 

Le suspence est insoutenable. Si quelqu’un lit ce roman, il serait fort inspiré de nous en livrer un résumé.

Nouvelles meunières N° 20

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Association des Moulins du Morvan et de la Nièvre AMMN

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par Philippe Landry

Journées des moulins et du patrimoine rural

Le Journal du Centre du 18 juin a très bien annoncé notre programme, sur toute une page, avec photo du moulin de l’Ile de Donzy plein centre. Le vendredi 21, un article de la page Morvan souligne que pour la première fois notre ami Christian Roquelle ouvre le moulin des Michots, à St-Léger de Fougeret, que possédèrent et tinrent longtemps son grand-père et son père. 

Le samedi 22, le Journal du Centre annonce l’ouverture du moulin de Charrières à Empury, par notre ami Bruno Hecquet (ce moulin appartint à l’abbaye de Pouques-Lormes). Il évoque le concert-lecture qui va avoir lieu au moulin de Suillyzeau (Suilly la Tour) par la comédienne Catherine Blanchard et les musiciens Isabelle Lenoir et Cathy Schaff, sous le titre « Les salons de M. Croche » (M. Croche : c’est ainsi que signait le grand compositeur Claude Debussy lorsqu’il publiait une critique musicale).

Le dimanche 23, Le Journal du Centre consacre 3 pages aux journées des Moulins et du Patrimoine Rural, en indiquant bien que nous en sommes les organisateurs. En page une figure une grande photo du moulin Blot à Bouhy. ; la page 2 lui est également consacrée, avec une photo des biscuits et du sachet de farine issus de ses meules. Page 3 sont notamment honorés l’écomusée du moulin de Maupertuis à Donzy, l’huilerie de Narcy, le moulin de Suillyzeau, et le triple site de Moulin-l’Evêque à St-Père.

Le Régional de Cosne et du Pays charitois du 19 juin a également très bien annoncé les Journées des Moulins et du patrimoine rural, avec en une la photo du moulin Janlard de Nannay, et l’intégrale de la page 3. Dans cette dernière, on remarque :

. L’annonce de l’inauguration de la roue du moulin du Poinçon, à Colméry, avec un petit interview de notre ami Pierre Poitreneau.

. L’annonce des particularités des activités à Moulin-l’Evêque, dont la présence de 4 artistes contemporains.

. La photo du moulin Blot de Bouhy.

. Petit interview de Francis.

. Sont mentionnés les ouvertures de deux moulins du Cher, le moulin de Pertrin à Vellegenon et l’huilerie de Pesselières à Jalognes.

Le mercredi 26, le Régional a avantageusement rendu compte des Journées des Moulins et du Patrimoine rural par un carré contenant 4 petits articles avec photo, dont 3 en l’honneur de nos adhérents :

– Les moulins de Moulin-l’Evêque à St-Père ;

– Le moulin Poinçon de Colméry avec, posant devant leur grande et belle roue en bois toute neuve nos amis Annick et Pierre Poitreneau ;

– Le moulin de la Cannerie à St-Vérain.

Le quatrième article évoque le moulin à huile de Narcy, dont la commune a organisé l’ouverture aux visiteurs.

Le Journal du Centre du 28 juin rend brièvement compte de la présence des 4 artistes contemporains pour animer le site de Moulin-l’Evêque.

Notre stand au moulin des Éventées

Au moulin des Eventées, le dimanche 23 juin, un dresseur de faucons a attiré beaucoup de public… Nettement plus que notre humble stand, où peu de curieux se sont arrêtés. J’ai cependant pu discuter avec le député de la Nièvre M. Perrot ; j’ai insisté sur l’absurdité de la loi sur l’eau et son désastreux effet quant aux réservoirs d’eau et aux zones humides dans le cadre de la « continuité écologique ». Il a semblé reconnaître le bien-fondé de mes critiques, mais sans plus. J’ai alors souligné que l’État était très orgueilleux : quand il fait une mauvaise loi, il peine à consentir à la modifier. Le député ne m’a pas contredit. Il m’a confié qu’un projet de loi sur les énergies renouvelables allait être débattu, mais que ses amis et lui n’avaient pas obtenu la moindre place pour l’hydroélectricité. 

Succès pour notre association

A Garchy, malgré les absurdes complications de l’administration dans le cadre de la continuité écologique, « Le plan d’eau devrait pouvoir être nettoyé », titre le Journal du Centre du 28 juin. Nous avons en effet beaucoup aidé l’association locale à convaincre les autorités de ne pas supprimer le joli plan d’eau au pied de l’église du village.

Inauguration

Nos amis Fabienne et Vincent Goueffon nous reçoivent pour l’inauguration de leurs gîtes du moulin de Poil le samedi 29 juin 2019 à 10 h 30. De nombreux habitants de Poil sont également présents, dont le maire, ainsi que M. Perrot, Député, Mme Guérin Maire de Luzy et Présidente de la Communauté de Communes, et M. Sylvain Mathieu, Président du Parc naturel régional du Morvan. Nos amis ont très bien tout organisé. Vincent expose le projet si brillamment mené à bien ; il remercie toutes les entreprises, locales, et leur personnel, qui ont très bien travaillé. Il remercie également les collectivités locales qui lui ont apporté un soutien financier. Les personnalités disent quelques mots pour féliciter Fabienne et Vincent. Sylvain Mathieu ne dit pas grand-chose du rôle du Parc ; depuis qu’ils sont soumis à l’autorité de l’Agence Française de la Biodiversité, que domine l’Onema (c’est fait pour), il est contraint de participer à la lutte contre les moulins dans le cadre de la continuité écologique. Nous avons visité les locaux : leur aménagement, du meilleur goût, est tout à fait réussi, en particulier pour l’accueil des handicapés. Les clients disposeront d’un salon où ils pourront admirer le curieux rouet de fosse ; en effet, la roue étant très haute (son diamètre devait dépasser les 8 mètres), son axe était très haut, plus haut que l’entrée de l’axe de l’ancienne roue, donc du rouet de fosse ; c’est pourquoi une roue dentée intermédiaire est nécessaire pour animer le rouet de fosse (voir photo).

Au demeurant, on note la qualité des piliers entourant le rouet de fosse, en fort bois, qui jadis soutinrent sans doute deux paires de meules. On remarque dans le jardin deux meules, en grès d’un beau gris foncé : Jean-Claude a mesuré, leur diamètre est d’1,50 m.

Nous avons eu l’occasion de discuter avec diverses personnes. Des habitants de Poil, qui ont connu le moulin en fonctionnement au temps de l’inénarrable père Laprée, son ultime meunier, ils nous ont dit que les derniers temps il n’utilisait plus la force hydraulique ; le moulin marchait à l’électricité, mais une dame nous a montré l’emplacement d’un moteur diesel depuis longtemps supprimé. La grande roue était en bois avec des montants en fer.

Dans le public, nous avons rencontré entre autres de lointaines cousines de notre ami Christian Roquelle, du moulin des Michots à St-Léger de Fougeret. En effet, ces dames descendent de Jules Roquelle, qui tint longtemps le « Moulin des Moulins » à Corancy. Jules était cousin de Paul Roquelle, père de Christian, et tous deux étaient cousins du Roquelle qui tenait le moulin et huilerie de Savault à Ouroux.

Les cousines m’ont confirmé ce dont j’avais ouï dire, à savoir que, lorsque l’eau est montée dans le tout neuf lac de Pannecière en 1949, Jules a refusé de quitter son moulin jusqu’au dernier moment. Autre précision : les travaux avaient commencé avant la guerre de 1940-45, mais à l’époque Jules a refusé l’indemnisation proposée, affirmant qu’il ne quitterait jamais son moulin ; cela lui a joué un tour parce que quand il a été contraint de partir face à la montée des eaux, il a reçu l’indemnisation prévue avant la guerre, laquelle s’avérait réduite à pas grand-chose du fait de l’inflation survenue depuis. 

Francis Lefebvre-Vary, Françoise Demarche, Annick et Yves Cocard et moi avons profité de notre passage dans ce sud Morvan pour jeter un œil sur quelques moulins du secteur. 

Nous avons été reçus au moulin de la Planche à Millay. Il a encore sa roue en fer, des meules, l’archure, la potence, la trémie, le rouet de fosse,  un régulateur à boules… et la digue de retenue du plan d’eau, malheureusement l’administration s’oppose à la réparation de la digue et à la remise en eau de celui-ci, pour des raisons qui nous paraissent relever d’une interprétation très subjective des lois et règlements.

Roue du moulin de la Planche à Millay
Meule et potence au moulin de la Planche à Millay
Rouet de fosse au moulin de la Planche à Millay
Machines à cylindres au moulin de la Planche à Millay
Régulateur à boules du moulin de la Planche à Millay

Le moulin du Bousset, à Chiddes, célèbre parce qu’il possède encore deux roues, héberge désormais un grand café ; malheureusement à l’heure où nous nous sommes présentés les exploitants étaient absents. Nous avons pu observer de l’extérieur le plan d’eau sur le Tillot, l’ensemble des bâtiments, à gauche l’ancienne huilerie avec sa paire de meules à huile dans le jardin, et à droite l’ancien moulin à blé. Les deux roues, métalliques, sont encore en bon état.

Moulin à 2 roues du Bousset
Meules ) huile

Le moulin de Mirloup, à Chiddes, en amont sur le Tillot, connu pour posséder encore sa roue. Ce fut pour nous une divine surprise ; nous avons fait la connaissance d’un jeune couple en train de le restaurer, Mme et M. Knafou. Ils font un très beau travail : en particulier le remise en état de toute la façade est remarquable, d’une belle couleur orangée ; M. Knafou nous a expliqué que l’enduit est à base de chaux et d’arène du secteur, d’où cette jolie couleur. La roue est plutôt en bon état, ainsi que quelques restes à l’intérieur. Le jeune couple, ravi de faire notre connaissance, a adhéré immédiatement à notre association. Il organise une fête le 25 août, pour inaugurer les installations remises en état. En cette occasion je compte faire de meilleures photos de l’intérieur, car il sera mieux éclairé. Nous préparons pour un futur bulletin l’histoire de ce moulin, où il s’est passé de drôles de choses à la veille de la révolution de 1789.


Lutte contre la continuité écologique

La revue de la FFAM « Moulins de France » publie un important article : « La politique de restauration de la continuité écologique par destruction des ouvrages est un échec ».

Par exemple on a investi des millions du côté de Vichy pour faciliter la remontée des saumons, dont on a lâché des milliers et des milliers d’alevins, pour des coût mirobolants, tout ça pour un résultat dérisoire : il ne repasse pas à Vichy 500 saumons par an !

En me promenant à Autun le 27 juillet 2019, j’ai vu quelque chose de bien amusant. Dans le cadre de la « restauration de la continuité écologique, un investissement de 1 million 362 000 euro pour casser un barrage certes inutile, et un peu arranger les berges : le prix de 20 turbines en métal à l’ancienne, ou d’une cinquantaine en plastique fort comme on en trouve maintenant, lesquelles auraient fourni de l’électricité à des dizaines de foyers !

Panneau annonçant les travaux

Le Canard Enchaîné du 24 juillet nous régale avec un bel exemple d’absurdité administrative, qui a mérité une réponse cinglante de quelques citoyens. Dans l’Ardèche, les villages de Joyeuse et de la Beaume profitent comme aire de baignade d’un vieil étang du XVIe siècle ; il subit un inconvénient , c’est qu’en amont est un réservoir retenant les boues de la station d’épuration locale, et il arrive que de gros orages le fasse déborder, moyennant quoi des boues arrivent à la baignade. Bon : les gens attendent que la nature renvoie tout ça, et on refait trempette. Seulement voilà : la Préfecture s’est avisée, au nom de la sacro-sainte continuité écologique, qu’il valait mieux faire pratiquer une brèche dans ce réservoir pour que les boues s’écoulent en permanence. L’article ne dit pas comment la Préfecture a pu ignorer à ce point ce qu’il allait advenir des boues désastreuses. Les villageois ne l’ont guère pris à la Beaume ni d’humeur Joyeuse : de nuit ils rebouchent la brèche. On réouvre et ils rebouchent, etc. Les gendarmes sont de plus en plus souvent sur place, et la tension monte. La suite au prochain numéro.


Actualités des énergies renouvelables

Généralités sur les énergies renouvelables

Loi vide

A partir du 25 juin, le parlement débat d’un projet où il est question des énergies renouvelables. Mais c’est « entre autres », et de toute façon dans un projet global. En tout état de cause, rien sur l’énergie hydraulique.

Taxes au profit des énergies renouvelables

Les opposants des énergies éolienne et hydraulique soutiennent volontiers que celles-ci sont « subventionnées » sous forme de retenues sur nos factures d’électricité. Pourtant favorable au nucléaire, l’Union confédérale des Retraités CGT publie dans son trimestriel d’information de l’été 2019 la liste des taxes à ce sujet :

. contribution au service public de l’électricité (CSPE) 0,0225 euro par Kwh.

. taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) : 0,00075 e pour les particuliers

. contribution tarifaire d’acheminement (CTA) : 27,04 %.

. TVA : 5,5 % (en rappelant que cette TVA présente l’étrangeté de s’appliquer également sur les taxes susvisées).

Hydroélectricité – Fiches ADEME

Au cours de la fête de Sully, j’ai pu mettre la main sur de nouvelles fiches de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), comme celle que j’avais évoquée dans les Nouvelles Meunières, consacrée à la réinstallation de turbines au moulin de la Motte-Josserand, à Perroy, chez notre ami Daniel Amyot. Les nouvelles fiches décrivent deux restaurations dans l’Yonne :

– La centrale hydroélectrique de Brienon sur Armançon : « Optimisation de la production hydroélectrique avec amélioration de la continuité écologique » : investissement 1 052 500 euro, 3 turbines et une « vis hydrodynamique », capable de fournir du courant à 440 foyers.

– La centrale hydroélectrique de Hauterive : « Construction d’une centrale hydroélectrique sur site existant et amélioration de la continuité écologique » : pour 1 799 900 euro, 2 vis hydrodynamiques à la place d’anciennes turbines, capacité d’alimenter 335 foyers.

Une autre fiche concerne une unité de production d’électricité à Fraisans dans le Jura.

Éolien

Le projet de Bazolles prend corps. Le Journal du Centre du 19 juin annonce que la préfète de la Nièvre autorise la construction de 6 éoliennes par la firme Global Wind. Elles seront édifiées sur des espaces de culture, ce qui évitera de détruire des arbres. Des mesures sont prises pour protéger certaines espèces d’oiseaux. Il faut compter 2 ans pour que réellement les 6 éoliennes soient en état de tourner. Toutefois le Journal du Centre du 27 juillet annonce : « Les opposants aux éoliennes ne désarment pas », au contraire puisqu’ils déposent plainte en justice, notamment pour « mise en danger de la vie d’autrui ». On a l’impression que c’est parti pour aller loin…

Le projet de Donzy abandonné. M. Jacob, maire de Donzy indique que Nièvre Energie « étudie la faisabilité d’un projet d’implantation de parc photovoltaïque sur les surfaces utilisables des bâtiments publics». A propos, le Journal du Centre du 25 juillet annonce qu’à Donzy le chauffage solaire de la piscine est en service.

Le projet des Bertranges suscite de vives oppositions, comme le montre l’article du Journal du Centre du 28 juin relatif à « la réunion publique sur le plan climat air énergie territorial » qui s’est tenue à Raveau : « La température monte, le ton aussi », tel est le titre. « La réunion publique a été houleuse ». L’article décrit les interpellations plutôt véhémentes que les élus ont dû subir, et auxquelles ils n’ont pas moins vivement répondu.

Le projet d’Oisy 

Un premier coup, où ce projet est présenté comme réussi: le Journal du Centre du même 26 juin rend compte des actions de l’association Valorisation des Actions de Recherche nivernaises pour l’Environnement (Varne), en particulier le succès de son parc éolien à Oisy tout près de Clamecy. Très beau titre : « Trente ans d’engagement citoyen ». En fait les actions de la Varne touchent plusieurs secteurs de la protection de l’environnement (par exemple la lutte contre les décharges sauvages).

Mais le 16 juillet : grand titre en page une avec photo « Des Eoliennes en panne de rentabilité ». Page 3 : « Ombres sur le parc éolien d’Oisy-Clamecy ». La parole y est donnée à un expert-comptable à la retraite qui critique la comptabilité de l’entreprise, mais cela d’une manière confuse, et ma foi tellement chargée de haine qu’elle inspire de la méfiance. Deux articles en bas de la page indiquent quelque chose de plus important : le projet d’Oisy se voulait « citoyen », avec participation des collectivités locales et des habitants : visiblement la société propriétaire des éoliennes, qui est sise à Toulouse, ne semble pas encline à le mettre en action ; la maire d’Oisy se borne à reconnaître que les rentrées fiscales sont celles qui étaient attendues.

Énergie solaire

(Voir plus haut à propos de Donzy)

Un grand projet est à l’étude à Cosne : déployer une « ferme solaire » sur le petit aéroport de la ville. Le Régional lui consacre un assez grand article le 26 juin. Le Journal du Centre l’avait brièvement évoqué il y a quelques jours.

Le Journal du Centre du  20 juillet fait une excursion dans le Cher pour annoncer qu’à Torteron se prépare un projet de « centrale photovoltaïque », qui couvrirait 7 ha.

Journaux

Le journal du Centre

– 21 juin : un petit article rappelle le succès de la journée des jardins à  Forgeneuve, commune de Coulanges ; la photo montre entre autres notre ami Jean-Luc Martinat.

– 22 et 26 juin : A La Chapelle St-André a eu lieu une commémoration de l’appel du 18 juin 1940 par le général de Gaulle, avec hommage à la Résistance, notamment sur le site de l’ancien moulin de la Chappe. Les 4 et 5 juillet 1944, 25 maquisards du groupe Péguy furent encerclés par les Allemands, qui mirent le feu au moulin. Les survivants capturés furent quelques jours après massacrés à Cosne.

26 juin :  il est annoncé qu’un « accord » est conclu entre l’Assemblée Nationale et le Sénat pour la création proposée par le ministère chargé de l’Environnement d’un « Office français de la biodiversité » : cette création obéit soit disant à une nécessité absolue autant qu’urgente, cet organisme va chapeauter l’Agence française de la biodiversité, sa mission est de mutualiser ses moyens avec ceux de l’Office National de la Chasse dans la lutte contre les atteintes à l’environnement, nous verrons son efficacité. 

28 juin : « Clap de fin pour le tournage de Belvaux » ; l’article évoque un film, avec Gérard Depardieu lui-même, qui vient d’être tourné dans le Morvan, le point central étant le moulin de Saloué à Dun les Places, que maintiennent en bon état nos amis Jouanin.

13 juillet : article « publirédactionnel » en l’honneur de nos amis Christine Artier et Alain Blanchet qui proposent un gîte rural tout rénové en leur moulin des Morvands, à Fâchin. Rappelons qu’il se situe au pied d’Arleuf, tout au début de l’Yonne… et près du fameux étang du Châtelet (dont il n’utilise pas l’eau). 

16 juillet 2019 : dans la page « Estivités », liste des manifestations diverses de l’été de la semaine, annonce d’une « visite guidée » à l’huilerie du Moulin de l’Ile, avec une grande photo où on voit l’adjoint de notre ami Coudray placer la pâte sous une presse.

Le Monde, 7 et 8 juillet : deux articles nous intéressent :

. En principe, le ministère chargé de l’environnement est soucieux des zones humides, lesquelles sont protégées par une loi. Un article du Monde révèle que dans 48 départements les nouvelles cartes IGN montrent qu’un grand nombre ont disparu : D’ailleurs : « Les zones où il est interdit d’épandre des pesticides ont régressé ». 

. On continue dans le sud de la France de produire des olives, donc de l’huile d’olive, mais ce n’est pas énorme par rapport à la production mondiale : 5 900 tonnes sur 3,13 millions. Les producteurs industriels d’huile d’olive de France importent d’ailleurs de la matière première de Grèce, Espagne ou Italie pour réaliser des mélanges. Toutefois, la maison Puget fait un effort particulier : elle propose un bidon d’huile marqué « Les moulins français » ; le cahier de charges l’oblige à y insérer de l’huile provenant d’au moins 5 moulins de France.

17 juillet : « Donzy. Depuis quelques jours, les employées du moulin de Maupertuisrenseignent aussi les vacanciers ». Les locaux de nos amis de l’écomusée servent désormais d’office de tourisme à la ville et aux communes qui lui sont alliées. Pratiquement toute une page du Journal du Centre est consacrée à l’évènement. Georges Narcy rappelle qu’environ 2 200 personnes venaient chaque année au moulin. Un réaménagement de l’espace a été réalisé. Les deux guides de l’écomusée ont reçu une formation pour être capables de renseigner sur toutes les communes concernées.

2 août, trois articles :

. Commémoration de la bataille du maquis Chaumard le 31 juillet 1944, où ont péri 22 résistants : l’un de leurs dirigeants, Alexandre Octave, s’en réchappa par miracle. Fils du meunier du moulin du Couloir à Dommartin, il allait par la suite le tenir quelques décennies.

. A Urzy, l’association des « 3 Hop » procède au nettoyage du bief et des empellements du moulin du Greux. On remarque une photo du moulin.

. A St-Parize en Viry, « concours de pêche à la truite au bief du moulin de Montempuis ». 

Revues

. Commentaires sur la « Note technique » du ministère chargé de l’environnement à propos de la continuité écologique. Il y a du mieux, mais ce me semble l’équivoque demeure, c’est le moins qu’on puisse dire.

. Analyse de l’affaire du moulin du Bœuf en Côte-d’Or : les forcenés de la continuité écologique voulaient l’empêcher de réutiliser l’eau pour produire de l’électricité, le Conseil d’État leur donne tort.

. Article très sympathique sur un jeune homme qui est devenu ébéniste pour le plaisir de construire des maquettes de moulin à vent. Pour ce faire il a suivi tout le cursus des compagnons du Devoir, et son « chef-d’œuvre » de fin d’études est un très beau petit moulin à vent sur pivot. Actuellement il travaille à reconstruire un moulin sur roue analogue à celui du Mont-Avril en Saône-et-Loire, dont nous avons livré une carte postale dans notre numéro spécial sur les moulins à vent de Bourgogne.

. A propos des moulins à vent : examen scientifique de leur « puissance ».

. Ce numéro contient mon article 

« Neuf fois centenaire

L’abbaye de Fontenay

fut un moulin à papier ».

J’y reprends ce que j’ai exposé dans notre bulletin à propos de cette abbaye de Côte-d’Or, avec plusieurs illustrations que j’ai fournies.

Vents du Morvan – été 2019

Dans les Nouvelles meunières précédentes, alors que je venais de recevoir le numéro de Vents du Morvan, j’ai immédiatement étudié l’article sur les moulins du Ternin. Je voudrais ajouter que la revue contient un grand article sur le château de Chissey, adjacent au moulin, et dont notre ami Jacques Desmarquest travaille à la restauration depuis 16 ans. Ce qu’il y fait est tout à fait remarquable.

Le Monde des Moulins – Juillet 2019

Plusieurs articles intéressants dont :

« Chris Gibbings, un molinologue à qui nous devons  beaucoup » : y compris notre association Moulins du Morvan et de la Nièvre. A nos débuts, ce Britannique visitant les moulins dans le monde entier, avec une préférence pour la France, nous a donné beaucoup d’informations. Par exemple nous lui devons les dessins du « moulin pendant » d’Andé, sur la Seine en Normandie. Nous avons eu longtemps avec lui des échanges de courrier. Retraité, il continuait de visiter des moulins partout, toujours en expert particulièrement avisé. Il vient de s’éteindre en février 2019. (Le moulin pendant : sa roue pendait sous un pont entre deux arches, elle montait ou descendait pour être à la bonne hauteur par rapport au courant de la rivière, cela grâce à des vérins.)

Penn du moulin d’Andé

. « Une curiosité qui a traversé les siècles : le moulin-bateau », article par Gérard Mignot, l’historien de l’association des Moulins de Saône-et-Loire, avec qui nous ne manquons pas de discuter à chaque rencontre avec elle.

. Un article de trois auteurs dont le fameux historien des moulins du Nord de la France Jean Bruggeman sur le fait qu’on équipe les moulins à vent d’un moteur annexe ; il l’admet s’il s’agit de faire tourner la meule, mais il trouve hérétique et même dangereux si le moteur fait tourner les ailes.

. Deux moulins retenus par Stéphan Bern pour recevoir des aides financées par son « loto du patrimoine » : à Bar sur Seine dans l’Aube et le moulin du Boël en Ile et Vilaine. 5 autres moulins sont secourus par la Fondation du Patrimoine

Blanc Cassis – 1er trimestre 2019

La revue des généalogistes nivernais contient deux articles intéressants pour nous :

– Dans le cadre d’une étude sur plusieurs Nivernais tombés lors de la guerre 1914-18, une notice sur Pierre Auguste Bernard nous apprend qu’il était meunier de Giry ; sa mère était déjà veuve ; issu de 4 générations de meuniers du moulin de Giry, Pierre Auguste avait notamment eu un grand-père qui l’avait tenu très longtemps à partir du « début du XIXe siècle ».

– Un long extrait du journal d’Henri Bachelin, le fameux écrivain né à Lormes et ami de Jules Renard (c’est lui qui  convainquit la veuve de ce dernier de publier son Journal) indique ceci : la maraine de sa mère était fille d’un meunier de La Tour de Pré, près de Provency dans l’Yonne.

Arnilien (bulletin trimestriel de l’Association des Randonneurs nivernais, ARNI), juillet 2019 : le bulletin raconte les randonnées collectives organisées par cette association le trimestre précédent. Le récit de celle de Cessy les Bois évoque les moulins et les forges ; c’est que j’y ai participé, et j’ai donné les tuyaux à la dame qui avait dessiné le circuit. En particulier, nous sommes passés à Cessy au-dessus de 3 de ses anciens moulins, et nous avons pu observer l’emplacement où fut le moulin à vent de St-Malo en Donzyois.

Pays de Bourgogne n°257 – juillet-août 2019

Ce numéro signale la parution de notre bulletin 86, en détaillant son sommaire.

En outre, il annonce que le numéro 160 de la revue « Nos ancêtres et nous » contient un article sur « les moulins de la petite Grosne et de ses affluents »  (c’est la rivière rejoignant la Saône à Mâcon). Un petit article indique une curiosité à propos des « Oratoires dans l’Yonne » : la Tour de Saussy a été construite pour faire monter de l’eau grâce à une étrange éolienne : une Association pour la  Sauvegarde et l’Aménagement de la Tour de Saussy entreprend de la restaurer (site internet : asats.e-monsite.com.

Livres

Nous aurons eu la main heureuse dans les brocantes en juin 2019 :

– Vera nous a trouvé « Le maître du moulin blanc », de Mathilde Alanic, un roman publié par Flammarion en 1950. Certains passages sont intéressants, avec description par exemple du travail dans une minoterie. Bonnes illustrations également : c’est ainsi qu’en couverture est un dessin de moulin avec sa grande roue ; on reconnaît une imitation du fameux moulin d’Angibault, dans l’Indre, qui a inspiré à Georges Sand son fameux roman « Le meunier d’Angibault ».

– Autre roman repêché : « Le Moulin des Sources », de Françoise Bourdon, à ne pas confondre avec Françoise Bourdin. Donc cet ouvrage est paru chez Calmann-Lévy en septembre 2010. Il évoque plaisamment les moulins à papier de la Sorgue dans le Vaucluse. Très belle couverture avec un beau moulin à tuiles provençales et pierres apparentes endormi près de son seuil à la vive cascade.

– « La Belle meunière », de Pagnol (Presse Pocket, 1981) : il s’agit du texte qui a servi de canevas à son film, où il met en scène Franz Schubert à propos du recueil de poèmes que celui-ci a mis en musique sous le titre « La Belle Meunière ». J’en parlais dans les Nouvelles meunières précédentes, rappelant que c’est Tino Rossi qui avait tenu le rôle du compositeur, et entonné le fameux air « Voyager est la joie du meunier ». On dit que le film n’a pas marché : je comprends pourquoi à la lecture du livre ; passons sur le fait que le canevas n’a guère à voir avec « l’histoire » que par leur succession le recueil des poèmes choisis par Schubert raconte ; c’est plutôt la médiocre qualité de l’intrigue et des dialogues qui est en cause.

– «Le meunier et son moulin à vent », d’Achille Latour, dans la collection « Métiers, techniques et artisans », éditions Créer, 1982. Un cahier très bien illustré sur le travail dans les moulins à vent du nord de la France ; je recommande le plan en coupe du moulin à vent, qui est sur pivot. A cet égard, on voit bien comment se dispose l’ensemble de madriers qui, en se rejoignant, arrivent à supporter tout le poids du corps du moulin qu’on fait tourner pour le mettre face au vent.  En outre, on remarque, disposées très haut, et au même niveau, les deux paires de meules ; chacune est mue grâce à un grand rouet qui fait tourner une lanterne ; autrement dit le grand axe portant les ailes porte aussi 2 grands rouets !

– « Pompéi, de nos jours et voici 2000 ans ». Un très beau livre de l’éditeur italien Bonechi sis à Florence, sorti en 1991. Il propose des reconstitutions dessinées, dont une remarquable concerne la boulangerie. En effet, dans l’empire romain, le boulanger, en tout cas de ville, était son propre meunier : page 64 l’ouvrage montre un bœuf et ses esclaves s’affairant autour des fameuses meules en forme de sablier, dont j’ai proposé il y a peu une carte postale. La meule supérieure, dite catillus, que faisait tourner un bœuf ou un duo d’esclaves, était très lourde, et le travail particulièrement pénible. Un des intérêts du dessin est de montrer deux esclaves déplaçant un catillus, ce qui permet de montrer la meule inférieure, la meta, en forme de cône pointu.

Télévision

Arte dimanche 30 juin, émission « Le rond-point, un art passager » : à propos de la décoration des ronds-points, aux Canaries, plus précisément à l’île de Lazarote, le sculpteur Cesar Manrique a réalisé plusieurs sculptures pour peupler les ronds-points en s’inspirant des moulins à vent ; l’île en conserve soigneusement un magnifique. Manrique a beaucoup travaillé sur les mobiles dont le mouvement est dû au vent ; le plus étonnant est un mobile dont le vent fait bouger les éléments en sens contraire entre eux.

La 5, dimanche 30 juin, émission « Les Cent lieux qu’il faut voir », la Savoie : près d’Aix les Bains, un moulin à huile (noix et noisettes) mû par une grande roue dont le diamètre atteint 6 m ; restauré et relancé par un ancien boulanger, ce moulin arrive à travailler toute l’année.

Sur la même chaîne, dimanche 7 juillet, même émission, s’arrêtant cette fois en Berry : reportage sur l’huilerie de Dun sur Auron, dont l’intérieur ressemble fort à celui de nos amis de Donzy. L’origine de la force motrice n’est pas précisé.

Idem le dimanche 14 juillet :

Une heure consacrée au Puy de Dôme, avec très bon reportage sur le moulin à papier Richard de Bas, près d’Ambert, dans le Livradois. Ce moulin à papier remonte au XIVe siècle. Il a été relancé peu après 1945 pour devenir ce moulin-musée qui reçoit beaucoup de visiteurs une bonne partie de l’année. On a pu admirer sa roue en bois, son long arbre portant des cames, les lourds marteaux que ces cames font tomber et retomber sur la pâte à papier, les « formes » où on constitue la feuille de papier, et le grand espace de séchage. Mon seul regret est que l’exploitant du musée n’a pas précisé à quel moment il fait ajouter un peu de colle à la pâte à papier, si c’est avant avant le passage à la forme, ou si c’est après. J’ai de très bons souvenirs de ma visite en ce haut lieu des moulins, entre autres parce que toute la vallée dite du Grandrif a connu un grand nombre de moulins, essentiellement à papier, dont plusieurs demeuraient avec une ou deux roues à l’époque de ma visite.

Heure suivante consacrée aux Côtes d’Armor, dont un moulin à marée, dit « moulin du Prat ». Le propriétaire, qui maintient le système en bon état, expose que la marée montante apporte l’eau au-delà d’une digue, puis à la descendante il suffit de lever une pelle, et l’eau fait tourner la roue. Celle-ci est en bois. Cet excellent témoin dit que la France a disposé de 140 moulins à marée, dont 100 en Bretagne, dont 15 mus par la seule Rance tellement la marée remonte loin à l’intérieur des terres. Rappelons que naguère Jean-Claude Néant nous ramena pour notre bulletin un reportage sur les moulins à marée en Bretagne.

Questions diverses

Dans la série « Il suffit de publier quelque chose et on trouve du nouveau sur le même sujet », à propos du moulin de Cougny à St-Pierre le Moûtier, évoqué dans notre numéro spécial sur cette commune, le dossier S4169 des Archives Départementales, que je viens de consulter (rien ne m’indiquait qu’il y aurait quelque chose sur ce moulin) nous livre le nom de son meunier à l’époque révolutionnaire : René Goulet. Il est critiqué par les propriétaires de 2 moulins en aval sur la Colâtre, dont le ruisseau de Cougny est un affluent, parce que paraît-il il gaspille l’eau pour irriguer ses prés. 

Au moulin de Sully

Plusieurs membres de « Moulins du Morvan et de la Nièvre » ont participé à la fête organisée par nos amis de Saône-et-Loire au château de Sully, à 20 km d’Autun en direction de Beaune, ces 27 et 28 juillet 2019, pour fêter les 20 ans de leur association. Outre des « ateliers », des conférences ont permis d’avancer sur plusieurs sujets, en particulier pour tout ce qui concerne la « continuité écologique », successivement par Charles Champetier, M. Marié de la Fédération des Etangs de France, et l’historien Jean-Pierre Azéma. Pour sa part, Gérard Mignot, historien des moulins de Saône-et-Loire, a proposé deux causeries, l’une sur les « moulins à sang » (mus par la force d’un animal ou de plusieurs, ou hélas d’un ou de plusieurs hommes), l’autre sur les moulins à vent. J’ai pu tenir également une causerie sur les moulins à huile de Bourgogne. A chaque fois il y a eu une assistance attentive, parfois dépassant la vingtaine de personnes.

Accessoirement, il y avait diverses animations, et par exemple ont été organisées des visites du château de Sully, un grand édifice très symétrique, avec ses douves, et au milieu d’un grand parc.

Le château de Sully, qui appartient à Mme de Magenta, dont le mari descendait du maréchal Mac Mahon, duc de Magenta, possède encore beaucoup de biens dans les alentours, dont le moulin. Il est à 700 mètres du château. Il a travaillé jusque dans les années 1980. Il est en cours de restauration par nos amis de l’association des amis des moulins de Saône-et-Loire, comme l’a salué un article du Journal de la Saône-et-Loire du samedi 27 juillet 2019.

Le moulin bénéficie d’un bief de la rivière la Drée, un assez important affluent de l’Arroux qu’il rejoint en amont d’Autun. Il nous apparaît comme un bâtiment tout en long, mais la partie moulin proprement dite est vraiment réduite, tout au fond sur ma photo. Une turbine demeure, en état de marche ; le bief forme ici un petit réservoir, bien moins grand qu’autrefois. En effet, une carte postale que je n’ai pu valablement reproduire, montre que l’ancien bief arrivait plus largement face au bâtiment ; une petite ouverture à quelques mètres des vannes de la turbine suggère qu’ici il y a eu d’autres vannes pour alimenter une roue sous le grand bâtiment, s’ajoutant à celle dont la turbine occupe l’emplacement (sans compter qu’il y a pu y avoir une roue sur le pignon à l’extrémité du bâtiment).

Les chevaux et la calèche étaient les héros de la fête des 27 et 28 juillet: mais ils suggèrent comment devait être la vie au moulin avant l’arrivée du camion et de la voiture.

Jouxtant les vannes de la turbine, à crémaillère en fonte, on note une jolie meule à huile dont le diamètre du rebord est de 0,70 m.

Meule à huile

Au sol sont deux anciennes meules composées, de 1,30 m de diamètre.

La salle d’entrée contient ce qui reste de l’ancien grand rouet, avec le support des meules (malheureusement ma photo n’est pas excellente).

Paire de meules avec la potence

Dans la salle au-dessus sont les deux paires de meules, avec la potence, ainsi que plusieurs machines à cylindres et un autre appareil. Dans la pièce à côté de cette salle on remarque un trieur à grain.

Tout en haut sont notamment plusieurs blutoirs.

Dans une pièce sont affichés quelques documents, dont la carte postale difficile à photographier, et un portrait du dernier meunier, M. Barnet. Par contre j’ai réussi à photographier le sac à son nom.

Sac au nom d’Antoine Barnet

NB : lors de ma causerie sur les moulins à huile de Bourgogne, j’ai évoqué ce qui fut une grande huilerie de la Saône-et-Loire, la maison Mamessier de Montceau-les-Mines, qui avait une annexe en gare de Chalon-sur-Saône ; à l’été 1944, l’explosion d’un wagon de munition provoqua la destruction de cette annexe. Quelques personnes m’ont parlé de cette dynastie Mamessier, dont un descendant demeure en vie ; comme j’ai proposé une photo des meules à huile près du château de La Clayette, une dame m’a dit qu’elle avait connu leur dernier huilier, lequel se nommait également Mamessier.

Meules du moulin de La Clayette

Accessoirement, nous avons vendu 5 exemplaires de notre bulletin numéro spécial de 2003 consacré aux moulins à huile de Bourgogne.
Éditer « Nouvelles meunières N°20 »

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Nouvelles meunières N°28

Nouvelles meunières

Philippe Landry

 Recherche : Les Archives Départementales de la Nièvre sont à nouveau ouvertes.

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Actualités des énergies renouvelables

Dès la crise de 1973, l’État a préféré privilégier la production d’électricité par le nucléaire plutôt que par les « énergies renouvelables ». Or un réacteur nucléaire a une particularité : on ne module pas sa production. Et que se passe-t-il quand, comme depuis le 17 mars, un grand nombre d’établissements industriels et commerciaux sont à l’arrêt ? Hé bien ils cessent de consommer de l’électricité. Du coup EDF se retrouve avec une formidable quantité d’électricité à distribuer, avec ce problème qu’on ne peut la stocker. Le Canard Enchaîné du 15 avril raconte le résultat : « Depuis le confinement mis en place le 17 mars, EDF a dû, à plusieurs reprises, payer ses clients (de gros industriels surtout) pour parvenir à écouler son électricité ! Ainsi l’électricien a évité de mettre ses équipement en surtension, tandis que les bénéficiaires ont pu produire moins cher : non seulement le courant était gratuit, mais en plus les clients ont reçu une prime… » L’article précise qu’à la bourse européenne de l’électricité, le prix est certains jours négatif, et que les producteurs sont menés à offrir au client une prime de 76 euro par kw, dont le prix de vente contractuel est généralement de 42 euro. EDF est déjà déficitaire : cela annonce des lendemains… quelque peu électriques. Cela posé, l’article précise que pour les consommateurs individuels comme vous et moi, hé bien… une éventuelle baisse, c’est au mieux envisageable en 2021. 

Eolien

Le Journal du Centre du 16 mai annonce qu’à Pougny le chantier, interrompu à cause de la crise sanitaire, a repris. « Le parc éolien bientôt achevé ». Pour l’une des éoliennes, on va creuser un modeste trou de 15 mètres de diamètre et 4 de profondeur. La dernière éolienne sera haute de 138,50 m au moyeu, avec des pales de 51 mètres, soit pratiquement 190 m de haut en bout de pales. La mise en service est prévue pour octobre. Le parc éolien de Pougny, composé de 11 machines, devrait alimenter 52 000 personnes hors chauffage.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éoliennes dans notre région. A Sarry et Châtel-Gérard, 11 éoliennes devraient être livrées dans les mois qui viennent. Le chantier a été retardé par la faillite du premier sous-traitant, dont d’ailleurs un mât et une pale demeurent sur le site. Son successeur, la maison Siemens Gamesa, a légèrement modifié le projet : les nouvelles machines auront 150 mètres de haut et leurs pales tourneront dans un cercle de 114 mètres de diamètre (autrement dit chacune sera longue de 57 mètres). Une garantie de financement du démantèlement lorsque le parc sera en fin de vie a été déposée en préfecture : 50 000 euro. (Yonne Républicaine, 14 mars 2020).

Photovoltaïque

L’Yonne Républicaine du 24 avril 2020 annonce qu’à Tonnerre un terrain abandonné et en friche, devenu une décharge sauvage, va héberger une « centrale photovoltaïque ». L’électricité produite devrait alimenter 3500 personnes. 

Le Journal du Centre annonce le 9 juin : « L’énergie passerra par les ombrières » : à Magny-Cours, 3 parkings seront couverts par « un système photovoltaïque ». Le chantier reprend. Il devrait s’achever fin août. « 28 000 m² d’ombrières  fourniront une puissance totale de  5 250 Mwh représentant la consommation moyenne d’environ 1650 foyers (hors chauffage) ».

Les désastres de la continuité écologique

Dans l’Yonne, à Mézilles, un habitant lance une pétition contre un projet absurde. Au nom de la continuité écologique, on prétend aménager le Branlin (un affluent du Loing) pour faciliter la circulation du poisson, entre le Moulin Rouge et le Moulin de Corneil. On va investir là-dedans 180 000 euro ! L’habitant en question, Monsieur B. M. , souligne que la consultation démocratique de la population n’a pas eu lieu… et surtout que tout ce projet n’apportera absolument rien à la circulation des poissons et à la nature (YR, 21 mars 2020).

A propos, voici un bel exemple de l’utilité des réservoirs d’eau. Persuadée que l’Yonne allait entrer en crue au cours du mois de mars, l’administration a fait vider les barrages. Seulement voilà : mars et avril ont été particulièrement secs, entraînant un manque d’eau grave, dont vont pâtir les animaux en période de reproduction. Cela souligne une nouvelle fois l’intérêt de disposer de réservoirs d’eau assez remplis. (YR, 29 avril).

Journaux

Le Journal du Centre

. 23 avril : le petit commerce de Menou propose entre autres de la farine du moulin de Menestreau.

. 24 avril : dans le supplément quotidien « Et si on se changeait les idées », sous le titre « Les filles du diable de la Haute-Loire », toute une page consacrée à un moulin qui, parait-il, s’avéra la proie du diable en 1902 ; il s’appelait le moulin de Perbet, et son meunier Etienne Joubert. On le soupçonne d’avoir monté une comédie pour éviter la saisie de son moulin, qu’il aurait perdu aux cartes. Les photos montrent les dernières ruines dudit moulin.

29 avril : En Dordogne, M. Elie Coustaty profite de la crise pour produire encore plus à son vieux moulin à meules des environs de Sarlat. Un moulin à eau du XIVe siècle, qui semble avoir appartenu à l’évêque du secteur. Avant le confinement, il ne moulait pas plus de 20 kg par semaine : donc le moulin ne marchait que pour le folklore. Mais voici qu’il rend service à des voisins. Une belle photo le montre devant sa fort belle paire de meules avec une archure octogonale et une trémie, toutes deux bien claires, qu’il a donc dû faire refaire assez récemment. M. Coustaty porte la belle tenue blanche du meunier, sauf le bonnet : il est vrai qu’il a les cheveux blancs, ce petit jeune entreprenant. 

14 mai : à Varzy, les volets de feu la pizzeria « La Séverie » sont clos. En attendant que l’établissement soit repris un jour, et à la demande de la municipalité, un artiste les a décorés, entre autres en y peignant un moulin « pour rappeler l’importance des énergies renouvelables ». Il s’agit de Nicole Sosiewicz.

20 mai : Nos amis du Moulin Blot, de Bouhy, font savoir que cette année ils renoncent à organiser leur petite fête sous les ailes du moulin à vent qui devait se tenir à la fin juin, dans le cadre des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins.

26 mai : « Maupertuis rouvrira le 3 juin », tel est le titre de l’article à la bonne nouvelle, avec en photo notre ami Georges Narcy. Il expose les difficultés auxquelles l’écomusée a dû s’adapter.

10 juin : le moulin des Eventées en photo, à propos de la reprise des sorties et randonnées pédestres organisées par l’association de St-Pierre le Moûtier « Sur les pas de Jeanne d’Arc ».

L’Yonne Républicaine

7 mars : à Sens, destruction des anciens moulins St-Paul. Ce fut un ensemble d’immeubles colossal : la photo montrant la pelleteuse en train d’entamer la démolition indique au premier plan un immeuble de 8 étages, sachant que cet immeuble ne représente qu’environ 1/4 de tout le groupe. A la place s’élèvera un énorme ensemble d’habitations : « Les Terrasses de l’Yonne ».

9 avril : Les grands moulins Dumée, à Gron, en baisse d’activité à cause de la crise sanitaire. En effet, les consommateurs ont bouleversé leurs habitudes : ils achètent moins de pain et de gâteaux chez les boulangers et les pâtissiers (sans compter que les restaurants ne marchent pas), préférant fabriquer les fabriquer eux-mêmes à partir de sachets de farine. L’inconvénient est qu’un grand moulin comme la maison Dumée (90 000 tonnes de farine par an, environ 450 par jour), travaille plus avec les professionnels, pour un volume beaucoup plus importants. Les familles achètent plutôt des sachets de farine, avec cet inconvénient que les sachets, l’industriel doit les acheter à un fournisseur… lequel s’avère soudain débordé par la demande, d’où une difficulté provisioire. Par contre, un détail : l’essentiel des sachets de farine qu’on trouve dans les supermarchés est importé, ce qui offre provisoirement un débouché à la maison Dumée. Celle-ci a de toute façon les reins solides : en dépit du ralentissement de l’activité, elle ne met pas son personnel en chômage partiel.

Revues

Moulins de France (revue de la FFAM – avril 2020 n°122

Numéro très intéressant, dont je ne cite ici que quelques articles : 

– « Combien d’années 2019 faudra-t-il avant que la politique dévastatrice de la restauration écologique soit révisée » : l’article souligne qu’à cause de l’été particulièrement sec, beaucoup de sources ne coulent plus, ce qui rend toujours plus nécessaire de préserver des réservoirs d’eau. La FFAM a été reçue au Sénat, où une proposition de loi est en cours d’élaboration.

– Deux articles sur une région de Normandie comprenant les départements de la Mayenne et l’Orne.

. La Mayenne : incroyable histoire de ce qui n’est plus qu’un village, Ste-Suzanne : il connut un nombre formidable de moulins, dont un magnifique moulin à papier en cours de restauration, dans lequel on fabriqua le carton des cartes à jouer.

. L’Orne pendant la guerre de 1939-40 : les difficultés des moulins face aux autorités allemandes, mais plus encore face à l’administration française, qui s’avéra particulièrement lourde et inefficace, avec son « Ravitaillement général » noyauté par l’armée. Le développement est intéressant : je pourrais m’amuser à prendre le texte et remplacer tous les noms de moulin par des noms de leurs homologues de la Nièvre.

– J’ai bien aimé les articles sur les petits moulins à vent du sud de la Bretagne et sur les moulins à eau du Bas-Rhin (il y a très longtemps, j’avais rapporté pour le bulletin quelques articles de mon séjour en Alsace).

– Enfin la revue continue de publier les articles que je lui ai confiés sur les moulins de Bourgogne (on a le temps : je lui en ai adressé 16) ; dans ce numéro, il s’agit des moulins à vent et des moulins mus par d’autres énergies sauf l’eau tels les moulins à vapeur.

Pays de Bourgogne b° 259 de mars 2020

Incidemment, on apprend qu’Emile Zola n’a pu avoir d’enfant avec sa femme, mais qu’il en a fait deux à sa domestique Jeanne-Sophie-Adèle Rozerot, laquelle présente à nos yeux l’avantage que son papa était meunier à Rouvres-sous-Meilly en Côte-d’Or. J’ai étudié une carte : c’est tout près de Montbard. Emile Zola a fini par reconnaître les deux enfants et leur donner son nom… Ce qui ne manque pas d’interpeller les Clamecycois : c’est qu’une plaque sur une place rappelle que le gendre d’Emile Zola fut sous-préfet de Clamecy, et que de ce fait sa gente épouse y séjourna plusieurs mois.

Bulletin des Amis du Vieux Varzy n° 31 marqué 2018 mais bouclé en mars 2020

Concernant les moulins, il contient : 

. Essentiellement mou article « Quelques moulins autour de Varzy »  : Courcelles (dont celui de notre ami Philippe Gilles, que j’avais consulté d’ailleurs), Oudan et Marcy.

. Incidemment trois détails : 

. D’une part à propos d’un résistant natif de Varzy ayant commis des sabotages à Auxerre et alentours ; il provoqua l’incendie de l’usine « de filets de camouflage du Moulin de Préblin, installée par les Allemands ». 

. D’autre part à propos d’une offensive des loups qui en 1801 tuèrent plusieurs enfants dans les environs de Varzy, deux meuniers sont cités : Marriaux à La Chapelle-St-André, dont la fille échappe de peu à un loup, et Dubois, meunier du moulin Demeulaine dans la même commune, qui réussit à tuer un loup de 2 coups de fusil.

Le Monde des Moulins, n° 72, avril 2020 :

Plusieurs articles intéressants sur les moulins de diverses régions de France, des Caraïbes (moulins à sucre), d’Ukraine (surtout des moulins à vent). Et puis un écho : « Avallon : au bord du Cousin, un frère et une sœur ont réhabilité le moulin familial Léger ».

Ils s’agit bien sûr de nos amis. Un article est paru dans l’Yonne Républicaine, qu’on peut consulter sur internet : https.//www.lyonne.fr/avallon-89200/actualités/au-bord-du-cousin-un-frère-et-une-soeur-ont-réhabilité-le-moulin-familial… 13693171.

Trouvailles inattendues

Le hasard fait bien les choses. Faisant des recherches sur l’histoire de la petite commune de Béard, j’ai appris qu’elle avait abrité une « communauté familiale ». J’ai donc regardé si elle était citée dans un livre que je n’avais plus ouvert depuis au moins 20 ans : « Les aspects géographiques des communautés familiales de France centrale », de Jean Chiffre, paru en 1985 aux Editions Universitaires de Dijon. Je n’ai pas trouvé la famille que je recherchais, mais ça m’a indiqué deux pistes :

. A Châteauneuf-Val-de-Bargis, une communauté dite Les Rignaults habita au lieu-dit « Le Moulin »:en 1762, année de sa dispersion. Elle y possédait des biens depuis le début du XVIIe siècle. Jean Chiffre n’indique pas qu’elle possédait le moulin, mais sans doute au moins l’exploitait-elle.

. Dans l’Autunois, le long du Méchet, nous avions évoqué naguère le moulin des Buchillons. Or il conserve cette appellation en souvenir d’une famille de ce nom, qui y exploitait des biens au XVIIe siècle. Jean Chiffre ne précise pas si elle possédait ou exploitait le moulin.

Les moulins des Nièvres

Les rivières Nièvre Nos moulins

Coulanges – St Eloi – Varennes-Vauzelles

Texte de Philippe Landry

Coulanges-les-Nevers

Liste des moulins de Coulanges avec la plus ancienne date comme activité

Sénechaud 1309. Villecourt 1317. Moulin du Meulot à Villecourt 1402. Pont-St-Ours : forge 1403, moulin de Péreu (futur Péreuse) 1424 ;  Geuril les Nevers 1429, moulin de Brene 1435, Riot des moulins de Gaïon 1450 ; Origny 1450 (futur La Villette) ; Mauginon-Lévesque 1489. La Grippe XVIe siècle. Moulin de la Pique XVIe siècle. Moulin à papier chemin de Montigny 1637,  La Forge Neuve : 1640 (création) ; Ferblanterie créée en 1665 ; moulin de la Pique 1729 ; Forge de l’Ecorce vers 1730. Foulon des Vernes possible, date inconnue.  Usine de La Pique : créée en 1829 ; Moulin à vent :  1844 ; Guérin au Pont-Patin (à émail) : 1848 ; Pont-Patin : usine à fer créée en 1857 ; Givry (DS 1865) ; moulin Sabot 1869. Bordet, meunier et marchand de farine, Pont-St-Ours : 1869. moulin des Saules autre que Villecourt : 1875. Louis Bouteau, meunier et marchand de farine à Coulanges 1878.

Géographie

L’abondance des eaux de la Nièvre mais aussi la grande quantité de blé produite à Coulanges et alentour a conduit à la création de nombreux moulins, comme on peut le voir ci-dessus. Les noms cités dans la « liste » ont été trouvés dans différents ouvrages .

Sur la commune de Coulanges trois cours d’eau ont animé des moulins :

–  La Nièvre : la plupart des établissements hydrauliques de Coulanges (dont Pont-St-Ours, Forgeneuve, La Villette, Péreuse, Givry…)

– La Pique : Villecourt, Meulot (à ne pas confondre avec celui de ce nom à Montigny), les Saules (mais souvent Meulot et les Saules désignent le même moulin), usine de la Pique, usine du Pont-Patin. Au-dessus de la Pique a fonctionné sur Coulanges un moulin à vent sans doute construit pour moudre en cas de sécheresse privant d’eau les moulins hydraulique.

NB : les deux premiers moulins sur la Pique furent La Beue et Veninges, mais ils étaient sur Varennes-Vauzelles (voir à la fin du présent cahier).

– Le « ruisseau de Meulot » (venant du moulin de Meulot situé à Montigny aux Amognes) : il aura animé à Coulanges le moulin de la Grippe et un moulin à papier. 

Plusieurs moulins de Coulanges ont pulvérisé la matière à faire le vernis à faïence : on les appelait alors des moulins « à faïence » ou « à blanc », ou encore « à émail ».

A diverses reprises je cite le livre de Nicole Demet, « Il était une fois Coulanges-lès-Nevers », publié en 2005 par la Camosine. 

Avant 1800

Nicole Demet évoque les moulins de Coulanges sur les trois cours d’eau :

. Sur la Nièvre :

. « Plusieurs moulins à Pont-St-Ours », dont le « moulin de Brayne » qui en fait était établi dans la partie de ce lieu-dit située sur Urzy.

. « Trois moulins à Origny, un à fouler le drap, un à battre l’écorce, un à écraser le blé. » (dans ce cas je ne compte qu’un moulin ayant trois ateliers) ; il existait en 1450 ; c’est le site du futur grand moulin de la Villette.

. Le moulin de Perreu, foulon ayant appartenu au prieuré St-Sauveur de Nevers, dit aussi « L’Horlogeur », cité dans un acte de 1424. C’est le futur moulin de Péreuse.

. Sur la Pique ou ruisseau des Saules, dans l’ordre au fil de la rivière :

. Un étang dit du Vernay a peut-être animé un foulon au lieu-dit Les Vernes ou chemin des Vernes.

« Le moulin de Villecourt, à la fois semble-t-il foulon et moulin à blé ; il existait en 1317 ; il est parfois désigné par le nom de ses exploitants, Bollacre par exemple en 1593. »

. Le moulin de Meulot : il apparaît « dans un acte de 1402 », Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, c’est un moulin modeste, à une seule roue, à augets. En 1809, il écrase 15 quintaux de blé par jour. Par la suite, il est agrandi et modernisé…

. Un moulin de la Pique existant au XVIe siècle, dont je pense qu’il était peut-être sur l’emplacement de ce qui sera plus tard l’usine métallurgique de La Pique.

. Sur le ruisseau venant de Montigny aux Amognes  :

. Un moulin « Senechaud » en 1309.

. Le moulin de la Grippe : « mentionné dans des baux des XVIe et XVIIe siècles. »

Nicole Demet note qu’on ne peut localiser le « moulin de Genril lès Nevers » cité par de Soultrait. 

Aux Archives Départementales, un vieux dossier indique la création d’un  moulin à papier chemin de Montigny, non loin de Pont-St-Ours, par un imprimeur et libraire de Nevers, en 1637.

Notre ami M. Martinat, actuel propriétaire de Forgeneuve, écrit que cette usine et celle de Pont-St-Ours, alors métallurgiques, furent créées respectivement en 1640 et 1644. Elles vont avoir une belle carrière.

Sur la carte Cassini dressée dans les années 1750, on distingue les moulins de Villecourt ou les Saules ainsi que Meulot.

Dans « Une ville affamée, Nevers sous la Révolution », le général Taverna écrit qu’en 1779 la sécheresse pose des problèmes aux moulins à eau, toutefois un peu suppléés par les moulins à vent : « Il y a des moulins à eau partout sur la Nièvre, le ruisseau de la Passière et celui de la Pique, plus des moulins à vent, très peu employés et mal entretenus ». Il me paraît donc probable que le moulin à vent de Coulanges ait existé à cette époque.

De Soultrait situe un moulin de Givry à Coulanges, alors qu’en général on le recense à Nevers ; comme ce fut un très grand moulin avant sa transformation en usine de canons, il est possible qu’un de ses ateliers ait été sur Coulanges. Sur le plan ci-après, du XIXe siècle, trouvé aux Archives départementales (série S), on  pressent qu’il a pu avoir une voire deux roues, même s’il n’a plus rien.

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Les Moulins des Nièvres

Actualités historiques Les rivières Nièvre

Urzy et les communes à l’est de la Nièvre unifiée

Texte de Philippe Landry

Liste des moulins connus de moi, avec la date la plus ancienne d’existence que j’ai trouvée :  Le Vivier vers l’an 1000. 1075 fief de « Vieux Moulin » ; molendinum de Fossa 1130 (Contres) ; La Fosse (Moyen Age) ; Demeurs forge 1325 (moulin à Demur 1339) ; Breugne 1327 ; molendinum Albeys 1339 ; moulin Neuf 1392 ; Le Foulon : XIVe ; Le Greux : forge 1509  ;  Niffond 1509  ; Foulon de Chantemerle avant 1645 ; Luanges : moulin à blé XIVe, papeterie 1636 (création) ; Brayne XVIIe siècle ; Bocard vers 1800 ; Urzy moulin d’Ecorce 1840 ; Moulin de la Forge  1851. Moulin à pulvériser la chaux 1889, 2 en 1899 tenus l’un par M. Tort, l’autre par M. Boule.

Géographie

La plupart des moulins et autres usines hydrauliques d’Urzy ont été alimentés par les eaux de la Nièvre. Cependant il faut les citer en deux groupes :

. D’une part les établissements en amont du château des évêques de Nevers  chacun avait son bief : il s’agit de Contres au Moyen-Age, plus sûrement Demeurs puis Le Greu.

. D’autre part ceux en aval du château des évêques : Le Vivier, la Fosse et le Foulon de la Fosse, Luanges, tous les quatre furent sur le même bief ; celui-ci, qui commence en fait un peu en amont du château, dont il alimenta les douves, est long d’environ 3 kilomètres.

La Nièvre reçoit le Mussy à Contres, à la limite de Parigny les Vaux et Urzy. Une première difficulté : un moulin y exista, mais nul ne sait s’il tira sa force du Mussy ou de la Nièvre ; deuxième difficulté : ce moulin devint un haut-fourneau, mais celui-ci fut un jour transféré à La Fosse. Pour tout arranger, au Moyen-Age le moulin de Contres fut dit aussi de la Fosse : on peut se demander si le même nom « de la Fosse » n’a pas été donné à deux sites géographiques très différents, et très éloignés l’un de l’autre (c’est arrivé dans d’autres endroits).

Toutefois, les moulins que le Mussy a alimentés à Parigny, je les évoque dans notre premier cahier, celui de la Nièvre de Champlemy, car la plupart des ruisseaux de Parigny lui sont affluents.

La Nièvre reçoit sur Urzy un autre cours d’eau, celui qui descend de l’étang de Niffond, lequel est situé sur Varennes-Vauzelles, mais ses deux moulins, Niffond et Chantemerle, furent sur Urzy.

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Les moulins dans la Nièvre liste dressée dans les années 1870

Non classé

Alligny en Morvan

Cortet

Annay

Moulin d’Annay

Galand

Anthien

La Claye

Arleuf

Le Chatz

Armes

Armes

Arquian

Les Loges

Arquian

Asnois

Asnois

Asnan

Le Crest ou Le Creux

Azy le Vif

Neuilly

Balleray

Le Petit Champaudon

Champaudon

Béard

Apilly

Beaumont la Ferrière

La Carrière

Beuvron 

Génin

Villiers

Biches

Cray

Moulon

Brèves

Brèves

Sardy 

Brinay

Briennes

Bulcy

Moulin de Bulcy

Foulon

La Celle sur Nièvre

La Celle

Cercy la Tour

Beauregard

Chevillon

Codde

Cervon

Marcilly

Précy

Vellerot

Cessy les Bois

Cessy les Bois

Le Petit Moulin

Retonne du Ballanger

Le Bourguignon

Chalaux

Les Goths

Champlemy

L’Etang du Bois

Chantenay

M de la Ferté

La Chapelle St-André

Corbelin

Croisy

Demeulaine

La Charité

La Charité

Chasnay

Ménard

Château-Chinon-campagne

Blondelot

Vermenoux

Yonne Inférieure

Yonne Supérieure

Châteauneuf Val de Bargis

Les Chaumes

Châtillon en Bazois

Moulin de Châtillon

Moulin Neuf sur l’Aron

Chaumard

Pelux

Chaumot

Eugny

Chevannes-Changy

Cassiat

Le Foulon

Chevenon

Les Noues

Puol

Chitry les Mines

Chitry

Combres

Marcy

Clamecy

Beaugy

Moulin du Beuvron

Marchebault

Pressure

Moulins de la Ville

Colméry

Pinon

Corancy

Corancy

Les Moulins

Corbigny

Les Etangs

Cosne

Alibert

Le Beauvoir

Girard

Le Grand-St-Martin

Pierre

Pilavoine

Les Religieuses

Cossaye

La Motte

Le Pont

Varennes

Coulanges

Meulot

Moulin Guérin

Péreuse

Les Saules

La Villette

Couloutre

Minard

Courcelles

Bazarne

Crux la Ville

Le Vandas

Dampierre sous Bouhy

Bléneau

Dampierre

Les Loges de Dampierre

Dienne-Aubigny

Le Peyrat

Dompierre sur Nièvre

Dompierre

Vilaine

Donzy : 

la Bertine

Blanc-Gâteau

Les Cabets

le Commandeur

Maupertuis

Le Point du Jour

M de l’Etang Robière

La Tréfilerie

Dornecy

Moulin du Haut

Lichères

Entrains sur Nohain

Le Battoir

Leblanc

Epiry

Bellevault

Grands Moulins

Michelot

Renard

La Fermeté

Pont d’Azy

Fertrève 

Le Gué

Fours

Le Battant

Chaussin

Garchizy

M Riot

Germigny

Germigny

Gouloux

Ganay

Gadrey

Laboureau

Isenay

Mazille

Isenay

Langeron

Dhéré

Les Chaumettes

Limanton 

Le Magny

Lucenay les Aix

Aglan

Ardan

Moineau

La Serrée

Lurcy le Bourg

Lavoir à Mine

La Renardière

Vilaine

Luthenay Uxeloup

Le Lac

Luzy 

Luzy

Magny-Cours

Les Granges

Moulin du Pois des Ouelles

La Maison Dieu

Forbet

Marigny sur Yonne

Marigny

Mars sur Allier

Bannerron

Mars

Ménestreau

Germenton

Nérondes

Mesves sur Loire

Grand Moulin de Mesves

Mesves

Metz le Comte

Coignot

Les Trois Quartes

Mhère

Chassy

Vauprange

Millay

Anguy

Montapas

Espeuilles

Montapas

Montceau le Comte

Monceau

Montigny sur Canne

Challuy

Montreuillon

Montreuillon

Montsauche

Détrapis

Monthélème

Moulins-Engilbert

Bardot

La Promenade

Chantour

Chevillon

Myennes

Myennes

Nannay

Jean-Lard

Nannay

Narcy

Le Foulon

Magnard

Maurepoux

Morogues

Moulin Brûlé

Narcy

Pontcharreau

Neuffontaines

Neuffontaines

Le Sault

Neuville

Mazot

Neuville

Neuville les Brinon

?

Nevers

Chapitre

Crest

Martelot

Ninchat

Pilavoine

Pont-Cizeau

Porte du Croux

Nolay

Billour

Septier de Rigny

Nuars

Bouchet

Nuars

Oisy

Foulon de Sembrèves

Lécole

Savard

Sembrèves

Ouagne

Changy-Moreau

Ouroux

Boutou

Chicot

Moussé

Pazy

La Chaize

Perroy

La Motte

Les Paillards

Planchez

Le Gué de Migny

Poil

Poil

Poiseux

La Belouze

Bocard des Martinets

Mauvron

Prémery

Les Chailloux

Les Chaumes

Fourneau

La Moquerie

Rix

Rix

Rouy

Abrigny

Ruages

Le Mont

St-Agnan

Le moulin Neuf

Les Pierres

Robé

St-Agnan

St-Amand en Puisaye

M Brûlé

Cornet

Le Doitier

Devataire Rosé

Porcher

St-Amand

St-Aubin les Forges

Chamilly

Gresset

Le Gué de la Chaize

Vingeux

St-Benin d’Azy

M des Deux Villes

St-Benin des Bois

M du Crot

Moulin Neuf

St-Eloi

Penauilles

St-Germain des Bois

Merle

Paget

St-Germain-Chassenay 

Guenabre

St-Gratien Savigny

Challuy

St-Martin d’Heuille :

Les 4 Pavillons

Le Gué d’Heuillon

St-Martin sur Nohain

Paillat

Mouguet

La Rousse

St-Maurice

Le Jonceau

St-Maurice

St-Parize le Châtel

Roussy

St-Père

Chotard

moulin de l’Evêque

Petit Moulin

St-Quentin

St-Quentin

St-Saulge

L’Etang-Neuf

Goulnot

St-Vérain

Les Granges

Sardy les Epiry

Tavenay

Sauvigny les Bois :

Chollet

Dexey

M du Thiot

Sauvigny : barré

Saxy-Bourdon

Pontillard

Sichamps

Paguet

La Forge de Sichamps

Sichamps

Suilly la Tour

Rochenon

Suilly

Suillyzeau

Les Vergers

Surgy

Charpin

La Forge

Les Moines

Tannay

Vesvres

Teigny

Les Faulots

Teigny

Tintury

Le Chazau

Toury sur Jour

Vauvreilles

Toury-Lurcy

Lurcy

Toury

Tresnay

Cacherat

M des Chatillons

Tresnay

Urzy

La Fosse

Le Greux

Urzy

Vandenesse

Nourry

Le Quart

Varennes lès Narcy

Moulin Neuf

Varzy

La Grille

Verneuil

Faye

Mouillé

Verneuil

Vielmanay

Les Hottes

Vignol

Raveton

Ville les Anlezy

Thianges

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Liste de moulins de la Côte d’Or en l’an II

Actualités historiques

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives Nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient assez peu fidèles ; la Côte-d’Or n’a quelque peu répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là la liste des communes de la Côte-d’Or recensées dans cet ouvrage, avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Celles citées pour l’an II, et sont recensées par les dossiers F10-310 et  F20- 290 des Archives Nationales. La statistique de 1809 est issue du dossier F20 – 296. 

Ces deux dossiers sont consultables aux Archives Nationales, peut-être accessibles par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé.

Particularité pour la Côte-d’Or, un tableau reproduit indique le nombre de moulins par arrondissement en 1809 (F20 – 296) : 

Beaune : 265 moulins à eau dont 18 à roue horizontale, 4 moulins à vent.

Châtillon sur Seine : 135 moulins à eau dont 7 à roue horizontale, 17 moulins à vent.

Dijon : 355 moulins à eau dont 12 à roue horizontale, 3 moulins à vent.

Semur en Auxois : 235 moulins à eau, dont 26 à roue horizontale, 9 moulins à vent.

Les carrières d’où viennent les meules sont également précisées. La Seine et Marne vient en premier, mais plusieurs lieux de Côte-d’Or sont cités : Dijon, Semur en Auxois, Montbard, Châtillon sur Seine, Saulieu… On remarque aussi Auxerre et Joigny dans l’Yonne.


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Liste de moulins de l’Yonne en l’an II

Actualités historiques

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient assez peu fidèles ; l’Yonne n’a quelque peu répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là la liste des communes de l’Yonne recensées dans cet ouvrage, avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Les rares citées sont seulement pour l’an II, et sont recensées par le dossier F 20-293 des Archives Nationales.

Ce dossier est consultable aux Archives nNtionales, peut-être accessible par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin, se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé.

 

(plus…)

Liste de moulins de la Saône-et-Loire an II et 1809 (Sélection)

Actualités historiques Non classé

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient généralement assez peu fidèles, mais par rapport aux autres départements de Bourgogne la Saône-et-Loire a plutôt bien répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là une sélection de communes de la Saône-et-Loire recensées dans cet ouvrage (je n’en livre en effet ici qu’une partie), avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Les rares citées pour l’an II sont recensées par le dossier F 20-293 des Archives Nationales.

Celles de 1809 par le dossier F20 – 296. x

Ces deux dossiers sont consultables aux Archives Nationales, peut-être accessibles par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin en 1809 et aucun en l’an II, se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé.


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