Nouvelles meunières décembre 2018

Nouvelles meunières

Projets éoliens dans la Nièvre

Selon le Journal du Centre et le Régional de Cosne et du Pays Charitois des 10 et 14 novembre 2018, le projet de Pougny est tout près de l’achèvement, un parc de 12 éoliennes prévu avant la fin de 2018. Le quotidien souligne que 40 personnes travaillent en permanence sur le chantier, mais au total, en deux ans, ce sont 500 personnes qui y auront oeuvré; il écrit que l’économie locale  en a profité, entre autres les entreprises des environs ayant été sollicitées. La mise en service est prévue au printemps 2019.

Projets éoliens dans la Nièvre

Selon le Journal du Centre et le Régional de Cosne et du Pays Charitois des 10 et 14 novembre 2018, le projet de Pougny est tout près de l’achèvement, un parc de 12 éoliennes prévu avant la fin de 2018. Le quotidien souligne que 40 personnes travaillent en permanence sur le chantier, mais au total, en deux ans, ce sont 500 personnes qui y auront oeuvré; il écrit que l’économie locale  en a profité, entre autres les entreprises des environs ayant été sollicitées. La mise en service est prévue au printemps 2019.

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Nouvelles meunières Juin 2018

Nouvelles meunières

Cinéma

Le film « L’homme qui a tué Don Quichotte », de Terry Gilliam, présenté au Festival de Cannes, commence à être diffusé dans les cinémas français. Il comporte la grande scène où le héros charge les moulins à vent. Critique très positive dans Le Canard Enchaîné du 16 mai.

« Patrimoines écrits »

Ensemble d’expositions de documents et autres conférences dans les bibliothèques et services d’archives de la région Bourgogne Franche-Comté. Dans l’opuscule de présentation, on remarque :
–  A Auxerre, Conférence de Jean-Charles Guillaume sur des entreprises auxerroises dont l’Ocrerie. On se souvient que Jean-Charles nous avait confié pour notre bulletin son article sur les moulins à ocre de la Puisaye. La conférence a lieu le 14 septembre à 18 heures à la Bibliothèque Jacques Lacarrière.
– A Avallon, exposition « Métiers et industries du passé en Avallonnais », dont les minotiers, Biblitohèque Gaston Chaissac, du 15 septembre au 11 novembre, d’autres documents étant présentés à la Maison des sires de Domecy. (Renseignements : 03 86 31 65 14).

Actualité des énergies renouvelables

Le  Journal du Centre

 4 mai : Le sénateur Joly rencontre les élus de Myennes à propos d’un projet photovoltaïque.
16 mai : Le parc éolien de Pougny, destiné à compter 12 mâts, divise encore la population. 2 grandes éoliennes tournent déjà.
22 mai : Article « Edf veut plus de fermes solaires » dans toute la région Bourgogne-Franche-Comté. Ce développement nécessite de trouver des terrains qui s’y prêtent. Pourquoi pas, vu le grand nombre de parcelles laissées en friche.
24 mai : Article dans la partie « Haut Nivernais », « La fête de toutes les énergies revient. Des animations bien ciblées ». Le 26 mai visite des éoliennes d’Oisy, du 26 mai au 8 juin exposition à la mairie d’Entrains sur les énergies renouvelables dont l’éolien. 30 mai visite de la chaufferie bois de Varzy, 2 juin à Clamecy table ronde sur le devenir de nos villes et localités entre autres grâce au développement des énergies renouvelables, avec la participation de Mme Guérin, maire de Luzy, que nous avons rencontrée récemment.
31 mai « Les citoyens acteurs du Plan climat air énergie territorial » ; Cela se passe autour de St-Amand en Puisaye, où la communauté de communes de Puisaye-Forterre « engage son projet territorial de transition énergétique ». Une réunion est organisée le 8 juin au moulin de Hausse (Côte à Saints en Puisaye).

L’Yonne Républicaine

13 janvier : Projet de 5 éoliennes à Jussy (Yonnne), dans les environs de Coulanges la Vineuse, en Chablisien. Elles mesureraient 150 m, et seraient visibles depuis Irancy. Le projet ne reçoit pas l’assentiment de l’unanimité des élus : une consultation de la population est organisée.
17 janvier : Article sur un projet éolien à Metz le Comte (Nièvre), porté par Intervent. On en est au début des consultations et études.
10 mai : Montage de sept éoliennes sur le site de Ste-Colombe (Yonne), du projet mené par Engle Green sous la direction de Timothée Pichon. D’une puissance de 2,2 mégawatts chacune, elles devraient alimenter 17 000 personnes, chauffage inclus.

Articles de presse

Le  Journal du Centre

12 mai : « Les pâtisseries du moulin savourées » : Cela s’est passé au moulin de Maupertuis. Article sur une journée gourmande qu’ont hébergée nos amis.
18 mai : les propriétaires du moulin de Jarle à Alligny en Morvan sont  présents à la librairie Didier de Château-Chinon, Madame pour ses porcelaines peintes, Monsieur ses livres parus aux éditions  Atelier Plein Champ, dont Le fou de Vedin et Le meneur de Loups.
9 juin : Annonce que M. Bruno Hecquet ouvrira aux visiteurs son moulin de Charrière, à Empury, les 16 et 17 juin. L’article contient l’histoire de ce moulin, qui notamment appartint à l’abbaye du Val St-Georges, à Pouques-Lormes. En fait le très ancien étang de Charrières a alimenté deux moulins, mais pour simplifier les recherches l’un était donc sur Empury, et l’autre sur Lormes.
10 juin : Le Journal du Centre commence la publication d’une série d’articles de toute une page sur Fougerat, l’entreprise qui travailla le caoutchouc à Neuvy sur Loire. Ce premier numéro rappelle notamment que l’usine principale fut installée sur  le site d’un ancien moulin, lequel avait entre autres travaillé l’ocre. Le bâtiment, dont on voit une belle carte postale ancienne, contient toujours deux turbines hydrauliques.
12 juin : Toute une page avec photos annonce nos Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins des 16 et 17 juin. Beau grand titre : « Remarquable patrimoine du quotidien ». Les 41 sites ouverts sont annoncés.
13 juin : « Béard, un bel écrin pour un beau programme. Un petit article annonçant la participation de l’église de Béard à nos journées des 16 et 17 juin, dont notre causerie sur les moulins.

L’Yonne républicaine

24 janvier : La fameuse « taxe Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (Gemapi) en débat au sein de l’intercommunalité d’Avallon. Elle est modique… pour l’instant, on a l’habitude, ça commence toujours comme ça.
1er février : L’ancien immense moulin du Batardeau à Auxerre, récemment fermé, laisse une énorme friche industrielle, notamment ses colossaux silos. Qu’est-ce qu’on peut faire de ce truc monstrueux maintenant qu’il n’a plus de vie industrielle ? « Le projet de rénovation en suspens » dit un sous-titre : oui, la ville n’est pas sortie de l’auberge !
10 mars : De nouvelles communes intègrent le Parc Naturel régional du Morvan. Le maire de Bussières explique qu’il est très content que la commune y soit depuis longtemps, mais pour mieux expliquer qu’il consent à la demande de l’administration de supprimer l’étang dit de Bussières. Un grand étang, sur un affluent du Cousin, et qui alimenta un moulin notamment à la Révolution (nous l’avons évoqué dans un bulletin). Ce grand étang faisait un joli paysage : je ne vois pas ce que la commune va gagner à sa disparition, à part des terres où poussera peu à peu une vilaine végétation. Je ne vois pas ce que gagne le Parc à enlaidir ainsi le paysage.
21 mars :  Article sur le lac de barrage de Chaumeçon et Brassy dans la Nièvre
14 avril : La tour au-dessus de St-Georges-sur-Baulche, près d’Auxerre, est un ancien moulin à vent ; la colline en a eu peut-être plusieurs, et ce vestige resterait d’un édifice d’avant 1794, abandonné avant 1856.
17 avril : A Saints en Puisaye, le moulin Vanneau, qui se visite au sein d’une ferme touristique, va être rénové. Le bâtiment est du XIXe siècle. La roue avait été refaite il y a une vingtaine d’années.
23 mai : A Clamecy, Mme Martine Lemaître crée une association de défense des lavoirs.

Revues

– Le bulletin des Amis du Vieux Varzy n°29, de mai 2018, évoque très brièvement le moulin d’Ouagne.
– Koikispass juin : une brasserie de bière à St-Pierre du Mont, entre Clamecy et Varzy, nommée « Hexagone & Ales » : autrefois les brasseries broyaient l’orge et le houblon à l’aide de meules. L’article ne précise pas si ce tout neuf établissement le fait.

Télévision

    Moulin à châtaigne en Corse : le dimanche 20 mai, Arte a diffusé un documentaire sur le renouveau de l’exploitation de la châtaigne en Corse. En particulier on y voyait une entreprise transformant les châtaignes en farine, cela à l’aide d’un moulin à bonnes vieilles meules surmontées d’une trémie trapézoïdale. On en fait du pain, des gâteaux, etc., mais une dame se lance dans la confection de produits de beauté ou de santé à base de farine de châtaigne, laquelle s’avère très bonne pour traiter la peau du visage et des mains.
« En quête d’énergies durables » : émission annoncée sur LCP (la chaîne parlementaire), le vendredi 22 juin à 20 heures 30 . il y sera notamment question de l’énergie hydraulique.

Chanson

Il y a quelque temps, Anne Sylvestre avait écrit  une chanson sur les moulins : Les moulins Baptiste que l’on retrouver sur le volume 11 de  Tournez fabulettes 

Paroles et musique : Anne Sylvestre

Orchestrations et direction musicale : François Rauber

ou sur le site http://annesylvestre.com

Livre

« Le fromage et les vers », de Carlo Ginzburg,traduction Monique Aymard, éditions Aubier. Titre peu attirant pour une curieuse histoire, celle d’un meunier du XVIème siècle dans le Frioul (montagnes alpestres d’Italie du nord-est, non loin de Venise). Les meuniers appartenaient alors au monde paysan, pourtant celui-ci, Domenico Scandella, dit Menocchio, lisait beaucoup, veillant à pourvoir sa petite bibliothèque personnelle (ce qui étonne pour l’époque), au  point que, imitant Luther, Calvin et autres, il se mit à contester l’interprétation de la Bible par les autorités catholiques. Comparant le chaos originel de l’histoire du monde à un fromage, il soutint que Dieu n’était qu’un ver issu de la pourriture de ce fromage, d’où le titre du livre de Ginzburg, Cette théorie, certes cocasse, avait peu de chance de recueillir l’adhésion des théologiens de l’Inquisition, assez peu enclins à la gaudriole Condamné pour hérésie, le pauvre meunier Menocchio périt sur le bûcher en 1599. Parfois le livre contient des précisions sur son activité de meunier (locataire, il mena deux moulins à la fois, dont un avec un atelier foulon), et son costume de meunier : « veste, manteau et bonnet de laine blanche ». La couverture propose un philosophe passant devant un joli moulin à vent, sur pivot, tout en bois, mais de style plutôt du nord de la France : on distingue sur l’escalier un personnage tout en blanc, sans doute le meunier.

Salon du livre

Nous ne sommes pas des gens assez distingués pour qu’on nous admette au Salon du Livre de Cosne sur Loire, fin mai de chaque année. Cependant, notons que le catalogue de celui de 2018 aura comporté une jolie publicité pour le fameux moulin à papier Richard de Bas, près d’Ambert dans le Puy de Dôme, qui fabrique toujours du papier et se visite.

Nouvelles meunières – Mai 2018

Nouvelles meunières

Urgent :  Cinéma

    Journal du Centre du 2 mai 2018 : sortie à Paris de « Cornélius, le meunier hurlant », film inspiré du grand roman du Finlandais Arto Paasilinna, « Le meunier hurlant », publié en France par Denoël en 1981 et désormais disponible en format poche chez Folio. C’est l’histoire d’un meunier, excellent, mais qu’une forme de solitude mène à être en butte à ses voisins : il a le tort de “hurler” à la lune, ce brave, et ça les dérange un tantinet. Ils entreprennent de le faire interner en psychiatrie, d’où une belle empoignade.
L’auteur du film « Cornélius, le meunier hurlant » est le jeune Français Yann Le Quellec. Il ne se veut pas vraiment fidèle au roman. Il change les prénoms du  personnage central et de la jeune femme qui se porte à son secours pour les nommer Cornélius et Carmen ( !). Au surplus il transfère l’action de la Finlande à notre Larzac.
Le problème est que le jour de la sortie, le chroniqueur cinéma de Libération se déchaîne : un de ces assassinats, mes pauvres, comme je n’en ai pas vu depuis longtemps! S’il a lu l’article en prenant son petit déjeuner, le malheureux Le Quellec a dû en avaler sa cafetière tout droit, et sa femme a dû l’attacher au radiateur pour l’empêcher de se jeter par la fenêtre. Heureusement, le même jour, sont parus dans Le Canard Enchaîné et Télérama des critiques tout à fait favorables, sinon dithyrambiques. Télérama souligne notamment « la beauté des décors (tel le moulin infernal conçu par Cornélius ».
Le 3 mai, Le Monde laisse percer son peu d’enthousiasme : « c’est pas mal, mais pas inoubliable non plus ». Le Nouvel Observateur trouve que le film a des bons côtés, notamment par sa loufoquerie, mais que ses maladresses lui font frôler le ratage.
Je comptais trouver quelque chose dans Les Cahiers du Cinéma : hélas, le numéro de mai est essentiellement consacré au Festival de Cannes : pas un mot sur Cornélius.
Alors, amis épris des moulins, si un cinéma près de chez vous diffuse ce film, tâchez d’aller le voir, peut-être même de nous en adresser une critique insérable dans nos Nouvelles meunières. Selon la feuille « Les Miniplexes Programme Cinéma du 2 au 29 mai 2018 », Cornélius Le Meunier Hurlant sera donné aux cinémas de Château-Chinon, Luzy et St-Honoré les Bains la semaine du 23 au 29 mai.

NB :  Don Quichotte
Plusieurs  journaux font état de la présentation possible au Festival de Cannes du Don Quichotte, de Terry Gilliam, ex Monthy Python, si toutefois est résolu un énorme imbroglio juridique. Mais si le film paraît, nous guetterons la scène inévitable des moulins à vent et celle où Don Quichotte visite un foulon … si cette scène est retenue.

Actualités des énergies renouvelables

Le grand événement est l’inauguration des turbines du moulin de la Motte Josserand, à Perroy, organisée par notre ami Daniel Amiot en présence de plusieurs dizaines de personnes, dont de nombreux élus. Elle est saluée par des articles avec photos dans Le Régional de Cosne et du Charitois puis Le Journal du Centre respectivement les 18 et 19 avril 2018. Jean-Claude  Néant en prépare un compte rendu.

Journal du Centre 5 avril 2018 :

Toute une page sous le grand titre « Dossier Transition Energétique ». Trois articles dont le principal tient la moitié de la page, intitulé : « La France a accumulé du retard dans le déploiement des alternatives au nucléaire. La société civile veut être entendue ».
Il s’agit de l’interview d’Anne Bringault, porte-parole du Cler-Réseau pour la Transition énergétique. On y lit notamment qu’en théorie le Grenelle de l’Environnement poussait au développement des énergies renouvelables, mais qu’en réalité l’Etat a multiplié les obstacles, en particulier pour l’éolien et même le solaire. Pourtant la France compte additionner les productions du nucléaire et du renouvelable pour exporter de l’électricité chez ses voisins. Le Cler milite pour le développement de la production locale d’énergie, plaidant pour un encouragement par l’Etat de ce développement, par exemple par des subventions ou des défiscalisations. Pour l’instant il n’est guère entendu.
Le deuxième article en bas de page énumère les grands projets grâce auxquels on espère « Des centaines de milliers d’emplois locaux ». Le troisième est intitulé « L’Energie solaire tient la corde ».

Journal du Centre 14 avril 2018 :

Article « De nombreux projets pour les Amis du Vieux Varzy », dont quelques ouvertures de la fameuse huilerie ; la photo montre une des meules à côté de la presse. 

Journal du Centre 14 avril 2018 :

Dans le « Publirédactionel » intitulé « Gîtes de France : les propriétaires ont la parole », on apprend que notre ami Daniel Bougrier et sa femme créent un gîte rural au sein du moulin de Commagny, à Moulins-Engilbert. Au téléphone, Daniel nous précise que le gîte est aménagé dans la maison du meunier et non le moulin lui-même. Il est loué en principe à la semaine, exceptionnellement ce peut être un long week-end tel Pâques ou Pentecôte. Il bénéficie d’une annonce sur le site internet Gîtes de France.

Journal du Centre 16 avril 2018 :

Grand article sur un nouveau type d’éoliennes : « Des tours pour réchauffer les vignes ». Au sommet  d’un mât, deux pales suffisent à créer un mouvement d’air qui en somme réchauffe les vignes, ce qui les protège des gelées de printemps. Les mâts me semblent hauts d’une quinzaine de mètres. On peut en apercevoir à Pouilly depuis la voie express de Cosne à Nevers, mais ces éoliennes sont en train de gagner du terrain. Les voisins espèrent qu’elles ne feront pas ce bruit « d’hélicoptère » dont d’aucuns les accusent d’être capables. 

Journal du Centre 17 avril 2018 :

Grand titre en une : « Les éoliennes donnent de l’air aux communes », avec une photo du site d’Oisy (qui en fait déborde sur Clamecy). Page 2 deux articles exposent que les éoliennes apportent de nouvelles recettes fiscales aux communes : 20 000 euro à Oisy (ce qui permet de refaire entre 2 et 4 km de route), 6100 à Clamecy. La communauté de communes perçoit 45 000 euro. Pour l’utilisation des chemins, Dampierre sous Bouhy a perçu 4700 euro, avant l’entrée en service des éoliennes. La taxe est de 7400 euro par mégawatt.

Journal du Centre 21 avril 2018 :

–    Commentaire d’une conférence de Bernard Laponche, à Boulleret dans le Cher (en face de Cosne sur Loire) ; « Quel avenir pour les déchets nucléaires ». Le conférencier déplore que la France s’obstine à confier la majorité de sa production d’électricité au nucléaire, malgré le caractère épineux de la question des déchets. Il insiste qu’elle ne s’en sortira qu’en développant les énergies renouvelables, y compris l’hydraulique.
–    A Entrains sur Nohain, une association se crée contre le projet de construire des éoliennes géantes sur la commune. Le  9 mai, le Journal du Centre annonce une exposition sur l’énergie à la mairie d’Entrains, entre autres en faveur du développement de l’éolien.

Journal du Centre 22 avril 2018 :

Dans la page intitulée Gestion des Crues, préservation des zones humides, l’EPTB Seine Grands Lacs, (consacrée aux grands réservoirs en amont de la Seine, dont les lacs du Morvan), on note :
–    Le règlement des lâchers d’eau du lac de Pannecière « a récemment été revu en concertation avec les propriétaires de moulins, l’exploitant hydroélectrique » etc.
–    L’EPTB (Etablissement public territorial de Bassin) « a contribué à la mise en valeur d’une zone humide jouxtant le lac. Autre mission : la continuité écologique par l’effacement d’obstacles, comme effectué sur le cours d’eau de l’Abeille » : un ruisseau du Morvan qui n’alimenta jamais un moulin.

Journal du Centre 23 avril 2018 :

Compte rendu de l’Assemblée générale des Amis du moulin Blot à Bouhy : en particulier « La Fête du moulin sera bien reconduite le 17 juin ». Le moulin à vent sera ouvert à la visite chaque samedi du 5 mai au 30 septembre et pour les journées du patrimoine.

Journal du Centre 24 avril 2018 :

Lancement de la saison de l’Ecomusée du moulin de Maupertuis à Donzy. Notre ami, le président Georges Narcy présente les deux nouvelles animatrices, d’autant plus nécessaires que les bénévoles commencent à manquer. L’écomusée sera ouvert l’après-midi en mai, juin et octobre les samedis, dimanches et jours fériés, en juillet, août et septembre du lundi au samedi, sauf mercredi et jours fériés.

Journal du Centre 25 avril 2018 :

« Le lac des Settons a 160 ans ». Des festivités y seront organisées en juin et juillet. Lorsqu’elle a rédigé son livre sur l’histoire du lac, Mme Bardonnet nous a sollicités à propos des deux moulins détruits pour le construire, dont il ne reste que quelques pierres au fond. Son ouvrage contient ce que nous lui avons indiqué. Mme Bardonnet tient le sympathique musée de « La Petite Ecole », qui avait deux classes : il se trouve à côté du barrage. 

Journal du Centre 27 avril 2018 :

 Annonce d’un projet d’éoliennes dans le Donzyais,  à la limite entre Ste-Colombe et Cessy les Bois. Une réunion publique devrait avoir lieu bientôt.

Journal du Centre 4 mai

Le sénateur Joly rencontre des élus de Myennes à propos du projet de ferme photovoltaïque sur le site de l’ancienne usine Fog.

Journal du Centre 4 mai :

Annonce du vide-grenier qui va se tenir le 6 mai au Moulin-Musée de Maupertuis et compte rendu le 9 mai avec photo. 

Journal du Centre 5 mai

Compte rendu de la fête du jeudi de l’Ascension au moulin des Eventées à St-Pierre le Moûtier, où nous avons tenu un stand. L’article fait 2/3 de page avec plusieurs photos. Le vent était insuffisant pour faire tourner les ailes, mais il y a eu quelques visiteurs.

Journal du Centre 6 mai

 A Millay, un parti politique a organisé « un repas-débat sur le thème des éoliennes », pour que les gens y puissent s’exprimer. Plusieurs personnes ont exprimé les espoirs et les craintes que suscitent les éoliennes. Au passage, le débat a été étendu aux énergies renouvelables, dont le correspondant de presse retient fort valablement ceci : « Dans la Nièvre, les anciens ont construit des moulins hydrauliques. Il y avait une raison. Pourquoi ne pas les imiter avec des turbines qui, elles, avec des réserves d’eau, fonctionneraient en permanence ? ». Il faut poser la question au Syndicat d’électrification de la Nièvre, dont le président, Monsieur Hourcabie, est le plus résolu ennemi de l’énergie hydraulique.

Journal du Centre 16 mai :

Le parc éolien de Pougny et alentours continue de diviser la population. Cependant les fondations de la deuxième éolienne géante sont en voie d’achèvement, tandis que la première fonctionne déjà. L’ensemble des 9 éolienne devrait marcher à l’automne 2018 ;

Journal du Centre 17 mai :

Du côté de St-Léger-Vauban, à propos du projet éolien qui affecterait le paysage autour du lac de St-Agnan, l’association Morvent en Colère continue sa lutte hostile.

Lac St Agnan

A propos du livre sur les moulins de Lyon offert par Jean Convert

Nous avions inséré dans le bulletin,  il y a quelques années, les reproductions de deux gravures montrant des  moulins-bateaux à Lyon, vues au Musée d’Histoire de Lyon. Les reproductions n’étaient pas remarquables. C’est pourquoi les revoici, que nos adhérents pourront observer sur leur grand écran.

La première, de 1625, montre 10 moulins-bateaux amarrés sur le Rhône face à l‘hôpital de La Charité, qui jouxtait la place Bellecour, et qui possédait plusieurs d’entre eux. La seconde, de 1804, 6, stationnés en amont, avant le nouvel hôtel-dieu construit au XVIIIe siècle, mais qui me paraissent plus gros.

Il y a très longtemps, ce musée nous avait prêté une copie d’un moulin-bateau de Lyon, sans doute le dernier, en nous autorisant à la reproduire. La revoici donc également. Il était amarré à St-Clair, qui est le quartier par lequel le Rhône entre dans Lyon.

Revues

Les Annales des Pays Nivernais, n° 171 consacré à l’oppidum de Sembert le Haut, la montagne qui surplombe Clamecy : on y remarque la photo d’un « fragment de meule ».

Le Monde des Moulins, n° 64, avril 2018, publie mon article « La banalité dans les moulins de Bourgogne », avec un dessin du moulin de Chalaux (Nièvre), et des cartes postales des moulins Villerin à La Roche en Brenil (21), Bauzot à Issy l’Evêque (71), et deux pour le moulin Cadoux de Magny près d’Avallon (89).

    La Maison Ecologique, numéro de mai 2018, contient un grand dossier « Solaire photovoltaïque, des solutions pour tous ».

La Loire et ses Terroirs

Nous avons visité également il y a quelques années la carrière de meules de La Fermeté, dans la Nièvre, à quelques kilomètres de la Loire. Exploitée déjà au XVIIIe siècle, elle fut surtout prospère au XIXe sous la direction de M. Montcharmont. Elle produisait de 50 à 70 meules par an, en silex, pour la farine ou pour pulvériser la matière à faire le vernis de la faïence. Sur place on observe plutôt des meules monolithes, mais on ne peut exclure que l’entreprise ait réalisé des meules composées. M. Montcharmont tâcha d’exporter ses meules, puisqu’il les présenta à des foires de Londres et de New-York. Le port le plus proche était Imphy, en bord de Loire mais aussi à 3 km du canal latéral de Digoin à Briare ouvert en 1843 (port : Chevenon). Le successeur de M. Montcharmont a fait faillite dans les années 1890, ce qui a entrainé l’abandon de la carrière. Dans son livre de 1860, Paulin Fay indique trois carrières de meules dans la Nièvre. Peut-être l’une d’elles est-elle celle qui était exploitée avant 1800 à Ternant, non loin de la Somme affluent de la Loire, à une vingtaine de km de Bourbon-Lancy qui disposa d’un port sur le fleuve. 

Il convient de signaler une carrière de meules intéressante dite de la Pierre Guenachère, à St-Emiland, tout près d’Autun et donc de l’Arroux. On y voit encore l’empreinte de meules découpées dans la pierre.

Diverses publications évoquent incidemment les moulins. C’est ainsi qu’un moulin à vent du Nord apparaît dans deux articles :

– Dans le numéro de Détour en France du printemps 2018 centré sur «le Languedoc, parmi les brèves informations de début on note un magnifique moulin à vent, moulin tour en bois ou revêtu de bois, refait à neuf en 2013 avec des ailes en couleurs, sur la commune de St-Omer dans le Pas de Calais. Il servait à purger les terres de leur eau pour les rendre cultivables (technique des polders).

– Dans L’Equipe, la veille de l’illustre course cycliste Paris-Roubaix, célèbre pour ses horribles passages sur des pavés, une fort belle photo de l’édition précédente montre les coureurs devant un très beau moulin à vent, en forme de tour, les ailes également en couleurs, le moulin de Vertain.

Musique

Le Clamecycois Lionel Meunier, dont le patronyme indique la profession de d’aucuns de ses ancêtres, qui dirige l’ensemble de musique d’époque baroque Vox Luminis (orchestre, chœur et soliste) donnera le Magnificat, de Bach, et le Dixit Dominus de Haendel au festival d’Ambronay, à côté de Bourg en Bresse dans l’Ain, le vendredi 21 septembre à 20 heures 30, en l’église abbatiale. Un grand nombre de mélomanes nivernais s’apprête à y assister.

Evènements divers

Paris est en ce moment agité par une grave question : peut-on y enterrer feu Michel Déon, qui n’y habitait plus depuis longtemps, s’étant installé en Irlande où il a rendu l’âme ? Peu nous importe, sinon que mon seul livre de cet auteur est « Rêver de la Grèce », paru en 1968, et qui comporte cette magnifique couverture. (A l’intérieur est un article sur Mikonos, avec photo d’un de ses nombreux moulins, à 12 ailes en triangle comme celui de la couverture).

Nouvelles meunière – Avril 2018

Nouvelles meunières

Développement des énergies renouvelables, dont l’hydroélectricité

Le site de Guérigny possède toujours deux turbines, qu’il suffirait sans doute de dégripper, mais la mauvaise volonté du Syndicat d’Electrification de la Nièvre, met tous les bâtons possibles dans les roues du projet. A toutes fins utiles, voici un résumé de l’arrivée de ces turbines, en 1900, d’après Le Marteau Pilon tome XII de juillet 2000 (publication des Amis du Vieux Guérigny).

De forme dite « américaine », elles ont été fournies par la fameuse maison Brault Tessier et Gillet, de Chartres. L’une de 63 chevaux à 60 tours/minute, l’autre de 27 chevaux à 90 tours/minute. Le prix total, installation et main-d’œuvre comprise, a été 33 500 F, soit le prix d’un moulin un peu considérable de l’époque.

Le Journal du Centre du 31 mars : « Sondage, la consommation d’énergie des Français au quotidien. Plébiscite pour le renouvelable ». Nos compatriotes sont pour le développement des énergies renouvelables, et les questions du sondage sont bien orientées : le solaire, l’éolien… Visiblement l’hydraulique est oublié.

Le Journal du Centre du 2 avril :  « Electricité renouvelable : 9,6% des besoins couverts » dans la Nièvre. L’article précise qu’au niveau national ce taux est de 18,4. Si l’éolien progresse, l’hydraulique recule nettement. Par contre il y a croissance de la « bioélectricité ».  

Le Monde, 28 mars : Edf constate que le coût des batteries est en train de fortement baisser, ce qui va aider à conserver l’électricité. Or les opposants des énergies renouvelables leur reprochent de produire parfois plus que le marché ne le demande : on pourra donc conserver ce surplus. Problème : parmi les énergies renouvelables citées, on remarque l’éolien et le solaire, mais l’hydraulique est comme par hasard absent.

Télévision

Fr3, Des Racines et des ailes, 21 février 2018 :

Numéro sur quelques-uns des plus intéressants villages de Bourgogne, dont le hameau des Gaties, à St-Germain des Champs, Morvan côté Yonne. La famille qui restaure ce hameau longtemps abandonné prend l’apéritif sur une ancienne meule dormante à huile. Cela ne prouve pas qu’il y a eu un moulin à huile aux Gaties ; la meule vient sans doute d’un ancien moulin tout proche, peut-être de la commune (le plus connu est celui de Lingout, sur la Cure, au style architectural très curieux).

Revues

Bulletin de la Société scientifique et artistique de Clamecy 2017 (en fait paru en février 2018)

Grand article de 30 pages sur les moulins de Surgy, par Gérard Guenette. Excellent travail qui nous rappelle que, il y a longtemps, nous avions consacré une bonne part du bulletin aux moulins de Surgy, et plus récemment aux efforts de la commune pour sauver l’ancien moulin situé en plein centre du village. Surgy est au nord de Clamecy, ses moulins étant alimentés par une rivière qui vient d’Andrye dans l’Yonne. Dans notre bulletin d’automne 2018, nous tâcherons de remettre à jour nos travaux sur les moulins de Surgy à la lumière de ceux de Gérard Guenette.

Bulletin de l’Académie du Morvan n°83, 2018-03-28 : « Vivre et mourir en Morvan du XVIe au XVIIIe siècle »

Page 134, important article « Les moulins, le flottage », qui cite nos travaux mais ajoute des informations historiques que nous n’avions pas. D’autres pages contiennent d’ailleurs des trouvailles intéressantes pour l’histoire des moulins :

– P 101 « On trouve des traces de mainmorte en 1628 à Anost », notamment à la papeterie de Chevannes. 

– P 118 : à Sermages a existé une « communauté de meuniers »

– P 139 : le Foulon  de la Vesvre à Avallon formait des apprentis : « 8 contrats sont connus de 1741 à 1767)

– P 148 : bref article sur les papeteries d’Avallon, Roussillon et Anost, insistant surtout sur celle-ci, connue sous le nom de moulin de Chevannes. Il travaillait le papier dès 1520. L’auteur a remarqué une famille de papetiers Fléty, nom courant dans la région (c’est celui, devons-nous préciser, d’un village près de Luzy célèbre pour son Moulin Neuf et son Moulin de la Commanderie). Les ouvriers papetiers venaient parfois de loin : Langres, Montargis, Chartres, Sarlat, ce qui suggère l’existence d’un « compagnonnage ».

Vents du Morvan n° 66 printemps 2018

Ce numéro rend hommage à Gérard Chaventon, un militant de la cause morvandelle (il participa au lancement des fêtes de la Vielle à Anost, entre autres), qui nous a bien aidés à nos débuts ; il fut d’ailleurs longtemps adhérent à notre association. Il habitait Saulieu, mais il descendait de meuniers de Corancy, en Morvan côté Nièvre

Le même numéro contient un article annonçant une nouvelle exposition de tableaux de Raymond Rochette au château de la Verrerie, au Creusot (sur une photo il me semble reconnaître des ouvriers fabriquant une turbine). Malheureusement elle se terminait le 31 mars. Il y a aussi la recette de la « poularde demi-deuil », qui n’est guère réputée engendrer la mélancolie.

NB : à propos de Raymond Rochette, le livre « Carte archéologique de la Gaule », volume Saône-et-Loire 71/3  indique qu’il a participé, dans les années 1980-82, à des fouilles à son village de St-Sernin du Bois, notamment pour la trouvaille d’une meule en lave.

Les Moulins d’Auvergne

Bulletin de l’Association régionale des Amis des Moulins d’Auvergne. On y remarque de superbes photos de moulins à eau de la région.

Archéologia, février 2018

A propos des météorites tombés ici ou là, une jolie gravure en montre un atterrissant à Orgueil en 1864, pile devant un joli petit moulin à vent épargné de justesse. Moulin-tour à toit tournant (on aperçoit sa queue), il a une belle porte arrondie et en guise de fenêtres de toutes petites ouvertures.

Journaux

Le Journal du Centre

– 26 février : L’association Patrimoine Nivernais Bourbonnais présente son bilan et ses projets pour le moulin des Eventées de St-Pierre le Moûtier. Elle recherche de vieilles éoliennes et compte mettre en valeur les anciennes meules. La première visite libre aura lieu le 21 avril en lien avec la fête de la RN7.

– 11 février : toute une page intitulée 

« Enseignes d’antan

Le dernier maître huilier avait vu juste »

Elle est consacrée à feu notre ami Joseph Joaquim, le dernier meunier à huile du Morvan, qui exerça à Lormes, à la fameuse rue des Moulins, alimentée par le ruisseau venant de l’étang du Goulot, sise juste avant les gorges de Narveau. L’article consiste en l’interview de Madeleine André, fille de Joseph. Trois belles illustrations : Joseph devant ses presses, l’immeuble du moulin à l’époque où il portait encore en gros sur fond rouge le mot « huilerie », et la paire de meules

Nous consacrerons un grand article à la mémoire de Joseph Joachim dans le bulletin d’automne 2018.

Dans la peau du maire pour la journée 

17 mars, notre adhérente neversoise  Françoise Radoux participait à l’opération « une journée en mairie », opération relatée par le Journal du Centre sur une pleine page.

Françoise Radoux a vu le maire sautant d’une tâche à l’autre d’une manière quelque peu infernale toute une journée.

– Dimanche 18 mars : début d’une série d’article sur la fabrique de martinets qui exista plusieurs décennies jusqu’en 1998 à l’ancienne gare du tacot d’Alligny en Morvan, créée par Mme Marache : j’en parle ici parce qu’à la même époque des Marache tenaient la pisciculture de la même commune, sur le site d’un des anciens moulins de la Sarrée.

– Dimanche 25 mars grand article sur le « Schéma régional de Cohérence écologique ». Encore un machin qui ne répondra pas à nos préoccupations concernant la prétendue continuité écologique. Il prétend « appliquer à l’échelle de la région les orientations nationales en faveur de la Trame Verte et Bleue ». Le SRCE de Bourgogne a été adopté en 2015… en catimini. Il va être intégré au Schéma Régional d’Aménagement, de Développement durable et d’Egalité des Territoires, élaboré par la Région. De toute façon « les projets d’infrastructures ne doivent pas obligatoirement s’y soumettre. » 

NB : La Trame Verte et Bleue n’existe pas. En fait la loi, issue de la fantasmagorie d’un des si fumeux Grenelle de l’Environnement, inscrite sous le numéro d’article L371-1-1 du Code de l’Environnement, contient deux entre autres deux paragraphes séparés :

– L’un définissant la trame bleue, 

– L’autre la trame verte. 

Mieux encore, la « trame bleue » est celle qui, relative à la biodiversité, défend les zones humides, donc en s’en prenant à nos seuils le ministère de l’Environnement contrevient à l’alinéa qui la définit. 

Accessoirement une page internet définit la « Trame verte et bleue » comme un « réseau » formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques identifiés par les schémas régionaux de cohérence écologique.

– 3 avril : Bon résumé de notre assemblée générale que nous avons tenue le 24 mars le matin à Varzy. L’article insiste sur la lutte que mènent les amis des moulins contre l’absurde politique de « continuité écologique ». 

NB : Notre bulletin d’automne 2018 comprendra un article important sur les moulins de Varzy. Nous sommes également invités à fournir un article sur le même sujet pour le bulletin des Amis du Vieux Varzy à paraître au printemps 2019.

L’Yonne républicaine

5 décembre 2017 : Presque une page entière consacrée à la pose d’une ancienne éolienne Bollée au « Parc du Moulin à Tan », à Sens. Pour mémoire, la maison Bollée fut la championne en France pour la fabrication des éoliennes au cours de la seconde  moitié du XIXe siècle. Celle posée à Sens est de 1893. Elle était chez  un particulier à Villevallier. Elle mesure 5 mètres de diamètre et pèse 3 tonnes en elle-même, mais comme elle est au sommet d’un mât qui la fait dominer de 23 mètres, l’ensemble en pèse 10. Le transport a été particulièrement complexe. L’article comporte 3 photos remarquables. En particulier on note l’escalier en colimaçon qui s’entortille autour du long mât pour permettre l’entretien de l ‘éolienne.

Libération, 21 février : le quotidien contient parfois une autre revue, « L’essentiel », indépendante de la rédaction de Libération, et dont le propos se veut très écologique. Dans ce numéro on remarque deux articles :

– « Huilerie Emile Noël, des huiles bio et équitables depuis 1920 » : « une huilerie de Pont-St-Esprit dans le Gard ». A l’origine huilerie d’olive, elle traite maintenant plus volontiers les autres matières cultivées dans la région, dont le colza et le tournesol, avec « pressage à froid ». Que quelque chose soit « bio » depuis 1920, c’est possible, mais qu’il relève du commerce « équitable » depuis, c’est improbable, tant le concept est récent.

– « Le moulin Marion, pionnier  des farines bio » : tenue par la famille Pelletier depuis 5 générations, cette minoterie, située « au cœur des bassins céréaliers bourguignons et rhônalpins », travaille les céréales les plus bio possibles, blé, seigle, sarrasin, épeautre, « ou encore le khorasan » ,   » Le blé de Khorasan (Triticum turgidum L. subsp. turanicum (Jakubz.) A. Love & D. Love) est une céréale appartenant à la famille des Poaceae, et plus particulièrement au genre Triticum (blé).

Ce blé tient son nom de la région Khorassan, au nord-est de l’Iran« 

Plusieurs journaux (Le Canard Enchaîné, Le Monde, Le Figaro) ont mis en valeur l’étrange attitude de l’Etat à propos des hydroliennes en cours d’installation le long de nos côtes. Les hydroliennes sont des sortes de turbines qu’on plonge dans l’eau de mer à un endroit où le courant est fort, suffisamment pour produire de l’électricité. C’est en train de se développer à la vitesse grand V dans plusieurs pays d’Europe, la France étant comme d’habitude très en retard. 

-Une fois,  l’Etat autorise l’implantation d’hydroliennes… dans un parc naturel marin, d’où la colère d’opposants. 

– Une autre fois il propose discrètement au Sénat un amendement qui lui permet illégalement de réduire le prix d’achat du kw produit par une éolienne ; les firmes concernées montent illico au créneau et le Sénat s’oppose au  gouvernement.

Trouvailles de nos adhérents

Véra nous a présenté, lors de l’assemblée générale, une belle assiette portant un moulin à vent de Provence (reconnaissable à la base de son toit de section inférieure à celle de la tour), avec le meunier en bonnet et pantalon blancs juché sur un âne, lequel doit en plus supporter le poids d’un long sac-saucisse. La présence d’une chèvre indique que l’assiette illustre le livre d’Alphonse Daudet, Lettres de mon Moulin.

Véra nous a trouvé aussi des documents fort intéressants :

– « Histoire du moulin de Vanneau, Saints-en-Puisaye, du Ve au XXe siècle », par Adeline Chambenoît-Breuillet, de 1993. Véra nous livre un dépliant de la ferme pédagogique qu’est devenu ce moulin de l’Yonne, qui possède toujours sa roue.

– « Du puits à la rivière, Métiers d’eau et professions riveraines », de Gérard Boutet, livre emprunté à la Médiathèque de Clamecy. Quelques extraits peuvent être retenus, mais non sans méfiance, cet auteur ne vérifiant pas grand chose : par exemple il fait partie des critiques qui imputent au Front populaire la création des contingents qui ont limité la production des moulins. Désolé : le Front populaire, c’est 1936, et les contingents, c’est une loi de 1934 et des décrets de 1935.

– « Les Métiers d’eau du temps jadis dans nos régions », par Hélène Fatoux, livre emprunté à la Médiathèque de Clamecy. Le Morvan et la Puisaye font parties des régions retenues. Il est très souvent question des moulins, avec des reproductions de gravure et de carte postale excellentes. Par exemple l’auteur montre que le flottage était pratiqué dès la fin du XIIIe siècle, et qu’une ordonnance royale de 1415 a entre autres ordonné aux meuniers des rivières par lesquelles transitaient le bois pour Paris de tout faire pour faciliter le passage du bois, quitte à fermer leurs barrages et se contraindre au chômage. On attribue à Jean Rouvet, qui a sa statue à Clamecy, l’invention du flottage en train en 1548 ; Hélène Fatoux  établit qu’il a été créé avant lui, mais que Rouvet l’a perfectionné, devenant un « industriel » du flottage. Le défaut de ce livre est qu’on voit bien qu’il a été victime de raccourcissements hâtifs, et par exemple pas un seul mot sur les moulins-bateaux, alors que la Seine en a porté beaucoup, en particulier à Paris.

– « Album de dessins de Louis-Victor Petitot autour de la haute vallée de l’Ource 1859-1878 » : l’Ource naît en Côte-d’Or puis va rejoindre la Seine dans le département de l’Aube. Mais le livre contient beaucoup de beaux dessins de moulins, montrant quelle était leur architecture dans une région argilo-calcaire juste avant l’arrivée des cylindres, laquelle accéléra l’agrandissement des moulins sur plusieurs niveaux. Ici ils en ont seulement 2, voire 3 ; ils surpassent tout juste au-dessus de la digue.

Christian Roquelle, fils du dernier meunier du moulin des Michots à St-Léger de Fougeret, près de Château-Chinon, a étudié par internet l’évolution  de l’état civil de la commune, ce qui lui a permis de dresser ce tableau des meuniers qui habitaient à leur moulin. Du coup on apprend quels moulins avait une habitation attenante ou toute proche : 6 moulins sur la dizaine qu’a connus la commune. Le moulin du Dessus fut le plus considérable, avec trois bâtiments munis d’une roue. On remarque un Louis Chavanton, de la famille de Gérard Chaventon évoqué plus haut. Jean-Marie Roquelle est le grand-père de Christian.

NB : Christian m’a fait visiter son moulin des Michots, où demeurent la plupart des appareils qu’a utilisés son père. J’en ai tiré un article que je viens de proposer aux éditions Arthéma pour l’Almanach bourguignon 2019.

Vieilles trouvailles

J’ai retrouvé dans mes affaires un document d’aspect tout simple : un bulletin de l’Académie du Morvan de 1983, concentré sur les trouvailles archéologiques, de la préhistoire aux gallo-romains, dans les environs de Saulieu. J’y apprends qu’à Saulieu même, cité qui existait au 1er siècle après JC, on a trouvé rue Sallier une « meta de meule en granite local (diamètre 0,44 m) ». La meta était la meule dormante dans le moulin à bras romain. Dans un hameau non loin on a trouvé une moitié de meule en granit. Plus loin à Villargois a été trouvée une meule en granit. Et à Thoisy la Berchère ce sont plusieurs meules en granite qui ont été exhumées. On sait que les Gallo-Romains exploitèrent notamment une carrière de meules à St-Andeux, à l’ouest de Saulieu, cela dès le 1er siècle ; peut-être les meules citées ci-dessus en venaient-elles ?

Exposition philatélique de Nevers, 10 et 11 mars 2018

L’exposition du club philatélique de Nevers est l’occasion de voir de belles images et d’essayer d’acheter des cartes postales anciennes. Cette année était affichée une carte postale du moulin de Montécot vu sous la voie ferrée au moment du passage d’un train. J’ai pu acquérir ce joli groupe de timbres. 

Et en dessous de ce dernier, un timbre de Montmartre (lettre reçue fin 2017).

Le dimanche suivant, « Bourse aux collections » : j’ai pu mettre la main sur une carte postale d’un moulin de Bourges, et sur plusieurs lettres à en-tête de meuniers, 2 de Saône et Loire et 2 de la Nièvre (moulin de Néronde à Menestreau et Moulin Trameson à Dompierre sur Nièvre). J’ai aussi acquis une d’un fabricant de matériel pour moulin avec une fort belle roue. 

Festival de musique baroque de Beaune

Amis des moulins, tous sur le pont : l’oratorio de Haendel « Samson » sera joué au Festival de musique baroque de Beaune le vendredi 6 juillet 2018 à 21 heures.

Chœur des amis des moulins : En quoi diable sommes-nous concernés ?

Dans de la Bible, Samson, héros hébreu, tire sa force surhumaine de sa chevelure, qui lui permet de vaincre souvent les Philistins. Mais voilà :  Dalila le séduit  profite de son sommeil pour le dépouiller de sa chevelure, et le livre aux Philistins.   Les Philistins le lièrent à la meule avec des chaînes d’airain, meule qu’il faisait tourner dans la prison. 

– L’affaire de Samson remonterait aux années 1100 avant JC. A cette date, les peintures égyptiennes montrent des ouvriers moulant ainsi : à genoux, ils impriment à une pierre un mouvement de va-et-vient sur la meule gisante. Samson devrait donc être attelé à ce travail. Mais est-il besoin d’« attacher » l’esclave à cette pierre, et surtout pourquoi alors la Bible dit-elle qu’il « tournait la meule » ? Il est donc plus probablement attelé à un moulin à manège.

– Or d’une part les premiers peuples repérés à utiliser le moulin à manège sont les Grecs et les Perses, d’autre part le moment historique où les Hébreux rencontrent les Perses, c’est en 539 avant JC, quand, prenant Babylone, les Perses libèrent les Hébreux qui y étaient prisonniers depuis 588. 

C’est certes quelque peu iconoclaste puisque cela conteste une anecdote biblique. Mais cela confirme ce qu’on a pu entendre en voyant le documentaire sur l’archéologie de la Bible rediffusé par Arte le samedi 24 mars, à savoir qu’elle aurait été, pour l’essentiel, rédigée pendant la captivité de Babylone. On peut noter que ce documentaire ne suscite aucun scandale. L’épisode de Samson n’aurait donc été mis au point qu’après 539.

En tout cas, il est essentiel de savoir comment Haendel représente musicalement Samson attelé à une meule. C’est pourquoi nous serons nombreux en la basilique de Beaune ce 6 juillet à 21 heures.

Couverture de livre

Cette fort belle couverture de livre m’est tombée sous la main : « La Beauté du Diable », des éditions Harlequin. C’est un ouvrage romantique de l’incontestable Candice Adams. Je n’ai pas eu le bonheur de le lire, mais la couverture révèle le grand chef-d’œuvre : tandis qu’au premier plan, un sosie de Sacha Distel serre une très belle jeune fille dans ses bras, au second plan à droite derrière le godelureau on voit un magnifique moulin à eau, à la très grande roue forte de deux fois 12 bras. L’observateur assidu remarque que la goulotte est très longue, dont on aperçoit un segment à gauche derrière les cheveux somptueux de la belle jeune fille. Suprême coquetterie : le costumier a fait en sorte que la robe de l’héroïne soit de la même couleur que la goulotte et la roue. L’élégant bipède qui enlace la jeune fille est probablement Lucifer ; en effet, 3 personnes sont unanimes à voir dans Sacha Distel une incarnation du diable : Chantal Nobel, son avocat et son assureur.

Dépliant

Nous avons reçu le joli dépliant  « Moulins en Saône-et-Loire », publié par nos amis de ce département. Il porte en couverture la jolie roue récemment restaurée du moulin de Lugny lès Charolles.

Les nouvelles meunières – Février 2018

Nouvelles meunières

Trouvailles des adhérents

Serge Calandre( 1)  a repéré la mention d’un moulin sur le terrier (2) de la seigneurie de Conforgien: pour mémoire Conforgien est un village de St Martin-de-la-Mer en Côte d’Or  limitrophe d’Alligny-en-Morvan dans la Nièvre; la limite des deux départements passait sur la roue du moulin de Conforgien lequel moulin était en Côte d’Or mais la maison de son meunier était dans la Nièvre.

Le terrier révèle qu’en 1557 la seigneurie de Conforgien comptait un moulin à Vrilly-Haut sur le finage de l’actuelle commune de Saulieu. Or, s’il y a bien eu un moulin à vent,  il s’agit du moulin de la Baigne bien éloigné du château. Une étude des moulins de la Baigne est en cours.

  1. : En réalité mentionné par Pierre Collenot à la page http://pierre.collenot.pagesperso-orange.fr/terrier_fr/htm/menus/menu1.htm – (Rendons à César ce qui à César)
  2. Régime foncier d’une seigneurie de l’ancien régime, de la fin du Moyen Âge à la Révolution 

Journaux

Le Journal du Centre publie :

Sur l’éolien, qui suscite décidément bien des passions

  • Le 22 novembre : Un projet d’implantation d’éoliennes à Entrains-sur-Nohain en 2020. Hauteur entre 175 et 180 m. Il faudra défricher autour de chaque éolienne, plus aménager de larges chemins pour accéder  à chacun des 7 emplacements. Les auteurs du projet estiment : « Le paysage ne sera absolument pas dénaturé »; cela ne va pas être l’avis de tout le monde, belles controverses à prévoir.
  • 24 et 29 novembre : L’association « Morvent en colère » organise les « Premières assises de l’éolien en Morvan « avec ce slogan dont le Journal du Centre fait son gros titre : « L’éolien est payé par vous et par moi ». Deux sénatrices viennent apporter leur soutien à la lutte contre l’éolien : Mme Sollogoub, ancienne maire de Neuvy-sur-Loire et Mme Loisier, ancienne maire de Saulieu. Le principal adversaire de l’éolien, celui qui apporte le plus d’arguments techniques, reconnaît que la France ne produit pas assez d’énergie mais soutient qu’elle doit d’abord commencer par en consommer moins. Les adversaires de l’éolien présentent souvent des arguments légitimes, valablement étayés. Par contre,  certains sont étonnants : dont le fait que l’éolien est « subventionné » . D’abord, l’éolien n’est pas subventionné  à la production, ni à la construction : c’est le prix du kw/h produit qui est payé plus cher que le prix du marché, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Ensuite l’éolien bénéficie de ce prix aidé car l’ensemble des énergies renouvelablesen bénéficie. Enfin, il faut rappeler pourquoi la France aide les énergies renouvelables :
  •  d’une part dans un but écologique : nous consommons beaucoup de produits  d’origine pétrolière et de gaz don les résidus de la combustion se répandent dans l’atmosphère avec un effet nocif. De même, nous tirons une bonne part de notre électricité du nucléaire; mais le stockage des déchets nucléaires est de plus en plus problématique; on ne peut continuer à développer le nucléaire, et, même on doit diminuer notre capacité nucléaire. Soulignons d’ailleurs que le vœu de développer les énergies renouvelables est l’une des rares décisions du fameux « Grenelle de l’Environnement » qui demeurent en application.
  • D’autre part, le commerce extérieur de la France est très déséquilibré (quand nous importons pour 5 €, nous n’exportons que pour 4 €) et cela nous le payons tous d’une manière ou d’une autre; comme nous importons tout le pétrole et le gaz que nous consommons, développer les énergies renouvelables devrait nous permettre de réduire le déficit.
  • 30 novembre : « Feu vert préfectoraux Vents de Loire » : presque une page consacrée à l’autorisation donnée par le Préfet au projet d’éoliennes à St Quentin-sur-Nohain : 7 mâts sur cette commune, 1 sur St Laurent l’Abbaye. Il avait suscité une vive opposition, avec manifestation devant la Préfecture. Les adversaires annoncent qu’ils vont saisir le Tribunal Administratif.

Affaires diverses, toujours dans le Journal du Centre

Le 21 novembre

  • Ouverture exceptionnelle de l’ancienne huilerie de St Pierre-le-Moûtier le 22 après-midi, avec démonstration, par l’association « L’Huilerie Léveillé »
  • Achèvement tout proche du grand parc photovoltaïque construit par la société Photosol près de Decize, en fait composé de quatre parcs répartis sur Charrin et Vereuil. Sur 69 ha  500 000 panneaux, d’une puissance 43 mégawatts, pourront servir 15 000 foyers, soit 40 000 habitants. Les collectivités locales espèrent      300 000 € de recettes fiscales.
  • Le 23 novembre, toute une page sur un jeune homme audacieux qui produit du savon à base de cire d’abeille au château de Thard, commune d’Onlay près de Moulins-Engilbert. Il projette de réaliser un savon 100 % Morvan comprenant notamment de l’huile de noix. L’article ne précise pas quel moulin la réalisera : il reste dans le Morvan quelques installations, mais peuvent-elles être remises en état ? (Sous le château de Thard subsiste le bâtiment d’un ancien moulin, mais il y a longtemps qu’il n’y a plus de machine meunière).
  • 1er décembre : Colloque sur l’état des églises dans la Nièvre, organisé par la Camosine. Francis Lefebvre-Vary en profite pour rappeler que désormais chaque année, nos journées des moulins de juin sont couplées avec une célébration du patrimoine .  Il  lance également  un appel pour que des associations ou des communes nous rejoignent. M. Marchand, historien de Varzy, informe l’assistance qu ‘entre autres, la fameuse huilerie Marlot se visite tous les vendredis après-midi.
  • 18 décembre : Dans la double page consacrée à la remise du Trophée des Entrepreneurs Nivernais, on remarque Emmanuel Brossard de Raveau, le jeune fabriquant d’huile, auquel nous avions rendu visite il y a peu d’années.
  • 8 décembre : Le Monde : article d’une page à propos de deux livres sur l’histoire de l’industrie, avec en plein centre la reproduction en couleur du dessin d’un moulin médiéval anglais en coupe, avec ses deux roues.
  • 14 décembre : Libération : Se rappelle-t-on l’aventurier et écrivain Henri de Monfreid ? Il a eu un grand succès, notamment lorsque ses « Secrets de la Mer Rouge » ont donné lieu à un feuilleton télévisé vers 1970. Son petit-fils publie un livre sur lui, le décrivant comme un »homme d’affaires » d’ailleurs plutôt « mauvais »; il avait plusieurs entreprises dans « La Corne de l’Afrique » dont une minoterie.      

  A propos des projets de l’Etat : Le Monde, dans son numéro du 1er décembre 2017, publie un article intitulé : « Le gouvernement veut lever les obstacles à l’essor des éoliennes » : « La France compte 6500 éoliennes sur son territoire et elles ne contribuent qu’à moins de 4% de la production d’électricité. Alors que la loi de transition énergétique votée en 2015 fixe des objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables, l’essor des parcs éoliens avance à un rythme trop faible et fait face à de nombreux obstacles. La durée de mise en place d’un parc peut prendre sept à dix ans en France, contre trois à quatre en Allemagne ». Il est donc envisagé de simplifier la règlementation. Pourtant, le 9 novembre, le célèbre quotidien titrait : « Nucléaire : Nicolas Hulot renvoie à plus tard la transition énergétique ».

Livres

 « Raymond Rochette : l’obsession de l’industrie », publié par l’Ecomusée Creusot – Montceaux les Mines et les Editions Somogy. Le grand peintre a beaucoup « travaillé du pinceau » dans les ateliers des usines du Creusot, sa ville natale : à plusieurs reprises il a illustré des ouvriers fabriquant des pales de turbines (on le voit dans 6 pages de ce livre) . Dans ce livre , notons page 58 un joli tableau exécuté par Rochette pendant sa formation: la studieuse imitation d’un moulin à vent hollandais tel que peint par Ruysdaël, un maître hollandais du XVIIème siècle qui a représenté beaucoup de moulins à vent.

Les tableaux invendus de feu Raymond Rochette sont conservés à l’ancien prieuré de St Sernon du Bois, commune limitrophe du Creusot où il avait sa maison, et dont un hameau se nomme « Le Foulon ». Ce nom commémore un moulin à foulon, qui autrefois était animé par les eaux du lac St Sernin. Rochette a peint un tableau représentant ce hameau, mais pas l’ancien foulon. Lorsque Schneider a agrandi le lac pour mieux alimenter ses usines Schneider du Creusot en eau (état dans lequel on le voit aujourd’hui), le foulon ne fonctionnait déjà plus. Ultérieurement, Rochette n’a connu que le bâtiment, dont ne demeurent aujourd’hui que quelques vestiges (on distingue qua ce bâtiment chevauchait le bief).

Ci-dessus la couverture du livre. Une exposition a été consacrée à ses oeuvres l’été dernier au Creusot.

La couverture de l’Almanach bourguignon et de « Anciens moulins du Pays Lyonnais »,  évoqué dans nos nouvelles meunières de novembre 2017 que nous avions oublié de faire paraitre. 

Revues

Pays de Bourgogne : 252-253

 Ce double numéro est centré sur la forêt de Bourgogne et son exploitation au fil de l’histoire. C’est pourquoi, on y trouve page 49 un article de 4 pages : « L’écorce du chêne alimenta les moulins à tan », signé Philippe Landry. C’est aussi l’occasion de rappeler que nombre de villes disposèrent de tanneries, dont Nevers,Cosne (dans la rue Waldeck Rousseau un moulin travailla l’écorce), Clamecy, Luzy … Parmi les illustrations, on remarque une belle photo du moulin de Pressures à Clamecy et du moulin de La Rochelle à Alligny en Morvan.

Sandra Amani signe l’article « La forêt enchantée » dont le paragraphe «  Les fantasmes du meunier » évoque des sorcelleries liées au moulin et au travail du bois, entre autres : « Le Moulin Rouge, sur la commune de Juillenay (Côte d’Or), dissimulé à présent par des bois épais, serait maudit depuis qu’un meunier et son âne s’y sont noyés ».

Dans « L’approvisionnement en bois de la ville de Dijon », Guy Masson dit que la rivière qui la traverse, l’Ouche, était « flottée », ce qui provoqua, comme dans le Morvan, force litiges avec les propriétaires et exploitants de moulins. Au passage il livre cette statistique du milieu du XVIII ème siècle : « L’Ouche de Vevey à Dijon fait tourner 50 roues, qui actionnent les mécanismes de 16 moulins, 2 martinets, 2 foulons, 2 papeteries, une forge et une filerie » . (les martinets forgent le fer et la filerie fabrique le fil de fer; les papeteries sont des moulins à papier).

« Pays de Bourgogne » entretient sa « bibliothèque », laquelle évoque les publications de ses conteurs : on y apprend que la Société d’Etudes d’Avallon, dans son volume 60, publie un article de Sébastien Lambert sur les usines du Cousin dont les papeteries. Le Centre Beaunois d’Etudes Historiques publie dans son tome 34 de (2106) un article de Louis Bonnamour sur ses trouvailles archéologiques dans la Saône;  nous savons par d’autres de ses publications que ce grand archéologue y a trouvé et étudié des meules gallo-romaines et mérovingiennes; pour ces dernières, il pense que certaines viennent de moulins-bateaux ayant flotté sur la Saône du côté de Chalon.

Vents du Morvan

L’article « Dans le grand flot avec Jean Giono » est illustré par une très belle carte postale du moulin du Saut de Gouloux, avec ses deux roues, dont la grande présente cette particularité : on voit sur le pignon son ombre portée, ce qui implique qu’il y avait un écart important entre elle et le mur porteur.

Plusieurs articles évoquent la filière bois et l’utilisation du bois à des fins énergétiques ainsi que les efforts pour que les maisons  en bois soient le moins énergivores possibles.

Dans un autre article, on apprend incidemment qu’une  petite éolienne va actionner une fontaine à Château-Chinon.

Dans l’article exposant pourquoi le projet de tour au sommet du Haut-Follin est abandonné, l’auteur suggère qu’à la place on y pose des éoliennes … de plus de 100 mètres. A notre avis, cela aura le même succès auprès de l’opinion publique, et ce pour les mêmes raisons :  il faudrait abattre beaucoup d’arbres, non seulement pour construire les éoliennes mais également pour les lignes transportant l’électricité produite. Quant à l’esthétique ….

Télévision

Arte :

Dimanche 3 décembre : Documentaire sur un « duel » entre deux grands peintres paysagistes anglais. Turner et Contable. John Constable (1776-1837), fils d’un meunier propriétaire de plusieurs moulins, a préféré consacrer sa vie à la peinture qu’à la mouture. Plus classique que son collègue, il a volontiers représenté des moulins dans ses tableaux. C’est le cas dans deux  célèbres tableaux présentés dans le documentaire, un moulin à vent  et un moulin à eau. De fort belles oeuvres. Un autre tableau, un des plus magnifiques sans doute, « Printemps à East Bergholt » représente son village natal : on y voit à gauche un beau moulin à vent dominant la plaine : un moulin à gros toit tournant, à 4 ailes légèrement inclinées, au corps blanc s’effilant, avec la modeste maison du meunier en dessous. Malgré la grande qualité de son œuvre, John Constable a eu du mal à vivre de sa peinture, ses contemporains trouvant sa manière de présenter la nature trop « radicale » (!).

Samedi 16 décembre :  dans le documentaire « Trois villes à la conquête du monde », grand passage sur Amsterdam à la fin du XVIème siècle, avec soudain toute une ribambelle de moulins à vent tous plus jolis les uns que les autres. Pourquoi ? Parce que c’est un Hollandais qui, dans les années 1592-1594, a inventé le vilebrequin et l’a installé dans des moulins pour que le mouvement horizontal génère un mouvement vertical: cela a permis d’animer de grandes scies à bois, lesquelles ont entraîné l’accélération de la construction des charpentes pour bateau, d’où la supériorité de la marine hollandaise pendant les décennies qui ont suivi.

Musée

Le musée nivernais de l’éducation vient de déménager. Auparavant caché derrière la cathédrale de Nevers, il occupe maintenant plusieurs salles  de l’ancienne école du boulevard Victor Hugo. Plusieurs documents curieux sont affichés, dont une feuille pour apprendre à écrire les mots en « in », laquelle porte  un moulin à vent. Un autre panneau montre un paysage avec en arrière-plan  un moulin à vent.

Expositions

Pendant quinze jours en novembre, le « groupe d’émulation artistique du nivernais » a présenté son « Salon d’automne » au palais ducal de Nevers. On a pu y remarquer un très beau tableau de René Barle, un peintre domicilié à Coulanges-les-Nevers : « La Quête ». Il représente Don Quichotte et Sancho Pança arrivant devant les moulins à vent que le « Chevalier à la triste figure » va prendre pour des géants hostiles et donc tenter de pourfendre de sa lance cinq très beaux moulins, peints à la nuit tombée avec de belles couleurs du soleil  couchant. René Barle semble s’être inspiré des moulins à vent du plateau de Consuegra en Espagne, site où on commémore chaque année le chef-d’oeuvre de Cervantès.

« 1917 : Les Américains sont là » Archives départementales à partir du 4 décembre. L’exposition évoque l’installation des soldats américains dans la Nièvre la dernière année de la guerre 1914-1918. Ils occupent de grands espaces sur plusieurs sites, en particulier à St-Parize le Châtel et Mars sur Allier, où ils aménagent un immense hôpital de campagne. A l’attention des milliers de médecins, infirmiers, blessés, etc…, ils publient des journaux internes, dont « The Marcian » au susdit hôpital dont l’exposition propose les plus belles pages. Un numéro porte le dessin d’une « old tower » de St Parize : en fait on reconnaît le toit d’un des deux anciens moulins à vent de St Parize/  Des pages du journal d’un autre camp sont également affichés  : il a été réalisé par l’imprimerie Fortin, qui occupait un ancien moulin de Nevers (ses machines bénéficieront de la force hydraulique

 jusqu’en 1942).  L’armée française a occupé l’actuel site de l’Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports qui se trouve  lui-même occupant l’emplacement du moulin de Givry d’avant 1793. où celle-ci disposait d’un (moulin à vapeur).

Quand la crue emporte le moulin

    En 2011, dans notre numéro 72, le premier de nos bulletins consacrés à l’histoire des moulins d’Avallon, nous avions présenté les documents collectés par notre amis Francine Béguin, relatifs aux dégâts subis par les moulins du fait de crues du Cousin au XVIIIème siècle. Le chapitre soulevait la question suivante : les moulins étant très bien bâtis et les meules étant très lourdes, jusqu’à quel point une rivière pourrait-elle les « emporter » ?

     Dans les Monts du Lyonnais, un massif semblable à celui du Morvan par son aspect, notamment ses vallons bien profonds, coule une petite rivière, la Coise qui dessert notamment les communes de St Symphorien sur Coise et de Coise. Sur son affluent du Couzon, on peut observer un moulin dit du Pont Français proposant de jolis restes dont des meules …  et un petit moulin tout à fait factice. Sur la montagne dominante offrant un beau point de vue se trouvait une chapelle dans laquelle étaient exposés  des  textes illustrés.  en particulier celui intitulé « Inondations 1842 ». En effet, Le 26 août de cette année-là, un énorme orage déverse un terrible déluge, orage,qui dura  cinq heures.  Ses effets sont si violents « comme un tremblement de terre »  qu’il a eu pour conséquence la destruction le moulin aux Pont Français. Au Pont Français, le moulin est carrément « détruit et renversé »; tout y est ravagé et emporté au point que bétail ,mobilier et meules ont été entraînés par le courant


Les nouvelles meunières – Novembre 2017

Nouvelles meunières

Nous préparons déjà le bulletin n° 85 à paraître en mai-juin 2018. Mais déjà la quantité de « nouvelles meunières » est  très importante. En plus une parution tardive leur ferait perdre de l’intérêt. C’est pourquoi nous les proposons  dès ce mois de novembre 2017 sur internet. Bonne lecture ! 


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