Actus

Nouvelles Meunières N° 36

Non classé

Par Philippe Landry

Les désastres de la continuité écologique

Fabienne Nedey publie dans Actualité Culture un article ambigu intitulé :

« Entre patrimoine et écologie les moulins font le grand écart »

Ce titre implique la séparation, voire l’opposition, dans l’esprit de l’auteur, entre le patrimoine et l’écologie. Or nous soutenons qu’en défendant les moulins et leurs chaussées, nous défendons leurs écosystèmes et notamment les « zones humides », que cet auteur se garde d’évoquer. 

Fabienne Nedey considère que les défenseurs des moulins sont sur des positions « dogmatiques » : comme si l’administration ne campait pas elle-même sur des dogmes, avec cette différence qu’elle les crée elle-même.

Fabienne Nedey reconnaît cependant que, comme nous l’avons souvent dit, la politique française de continuité écologique n’est nullement dictée par les directives européennes. Elle expose que l’administration a lancé le Plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique …

D’où la question : le Plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique mis en œuvre depuis 2018 est-il assez « apaisant » ? La réponse est oui selon Jacques Pulou, référent « hydroélectricité » de France Nature Environnement, membre du Comité de Bassin Rhône-Méditerranée, car « l’effort de priorisation qui a été fait dans les bassins versants est intense ». Sur ce bassin, les ouvrages prioritaires sont au nombre de 1 375 (sur les 3 569 situés sur des cours d’eau classés en liste 2 et sur un total de 23 440 ouvrages sur le bassin), la moitié ont été « traités » ou font l’objet de travaux. »

Peut-on s’en réjouir ?

Mais elle reconnaît que sous couvert de prétendu apaisement l’administration a manié la langue de bois« Jean-Marc Lévy, délégué général de France Hydroélectricité, lui, perçoit très mal la volonté d’apaisement : « La concertation promise pour la priorisation n’a pas toujours eu lieu et, quand ça a été le cas, il n’a pas été tenu compte des résultats. Alors que l’efficacité des aménagements demandés est le cœur du problème, on attend depuis deux ans la nomination des référents économiques qui sont censés, au sein des Dreal, se pencher sur la notion de coût-efficacité. Rien ne bouge. » 

Antoine Poisson, chargé de la filière hydroélectrique chez Valorem, confirme : « Une politique apaisée, ce sont des diagnostics partagés, sur la base d’éléments scientifiques objectifs, dans une logique rationnelle de coûts-bénéfices. On n’y est pas. » Ce bureau d’études et producteur d’énergies renouvelables a récemment mis en service, dans le Tarn, une centrale de 300 kilowatts sur un ancien moulin à blé, en rétablissant la continuité piscicole et réhabilitant une friche industrielle. » 

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Nouvelles Meunières N° 35

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Les désastres de la continuité écologique

Le Canard Enchaîné du 13 janvier 2021 interpelle le gouvernement et l’administration. Le projet de loi « Climat » est muet sur l’hydroélectricité alors qu’elle a un fort potentiel de production ; il est regrettable que l’État ne facilite pas et n’encourage pas les projets. Dans l’Eure, l’Agence de l’Eau n’a pas hésité à dépenser 1,25 puis 4,7 millions d’euro pour détruire le barrage et les installations qui produisaient de l’électricité à Pont-Audemer. Les poissons migrateurs dont l’administration prétend faciliter la circulation n’en ont généralement pas besoin (l’exemple des anguilles est cité : quand elles arrivent devant un barrage, elles se faufilent dans l’herbe). Le Canard énonce de nombreux cas où des chaussées ont été supprimées, avec un coût élevé pour le contribuable. Quand elles ne le sont pas, l’administration a tout un arsenal pour intimider les propriétaires de moulin (le Canard cite des exemples). 

Menaces sur un joli petit étang qui ne demande rien à personne

1er février : le Journal du Centre livre un grand article : « Quel avenir pour l’étang du Corvol? », assorti d’une très belle photo. Cet étang est situé dans le secteur Brinon-sur-Beuvron, Tacconay, Grenois, Chazeuil. Il fait le plaisir des habitants et des pêcheurs locaux.  L’article dit qu’il est en danger parce que la digue présente quelques défauts, la petite passerelle où un pêcheur peut s’installer est en mauvais état, et paraît-il les trous des ragondins rendent dangereuses les berges pour les promeneurs. Donc des travaux sont nécessaires, d’un montant avoisinant les 500 000 €. Parmi les solutions envisagées : la suppression pure et simple de l’étang, ce qui serait dommageable pour tout le monde… et d’abord pour les pompiers, susceptibles de s’approvisionner en eau facilement en cas d’incendie.

Actualité des énergies renouvelables

Dimanche 14 février, toute une page sous le grand titre « Energie », avec pour article principal « La seconde vie des centrales nucléaires ». Il évoque le «carénage » des dites centrales, lequel consiste à les rénover de telle sorte qu’elles produisent 10 ans, voire 20 ans de plus qu’il n’était prévu. Cela mobilise quelques milliards d’euro. Parmi les centrales visées figure celle de Belleville sur Loire, située dans le Cher, mais en fait en face de Neuvy sur Loire dans la Nièvre ; d’ailleurs les travaux pourraient en théorie être effectués par des entreprises des environs de Cosne-sur-Loire (cela intéresserait plusieurs centaines d’ouvriers). Tout en bas de la page, parole est donnée aux « anti-nucléaires » ; ils expriment leur inquiétude quant à la sécurité des travaux à effectuer et celle des centrales une fois qu’ils seront achevés. Il font valoir que les milliards investis auraient pu l’être dans les énergies renouvelables.

Eolien

Yonne : Le département de l’Yonne continue d’être prisé par les installateurs d’éoliennes géantes, mais une certaine lassitude à ce sujet commence à se faire jour. En témoigne l’article de l’Yonne Républicaine du 22 décembre 2020, dans lequel un maire fait part de son sentiment de « saturation ». Cela posé, l’article fait le point sur les projets en cours de réalisation, mais aussi les résistances de plus en plus vives que certains autres suscitent ; c’est ainsi qu’un projet de 5 éoliennes le long du Serein a été refusé par la Préfecture suite à l’action d’une association, et que le tribunal administratif vient d’annuler l’autorisation préfectorale donnée pour le projet de Vireaux. Cependant, le long de l’Armançon, le projet d’une vingtaine d’éoliennes de 240 mètres vient d’être lauréat du « Trophée de la participation et de la concertation » pour la manière dont il est préparé, ce qui d’ailleurs ne fait rien préjuger de son acceptation ou non par la Préfecture.

Le lendemain 23, un nouveau grand article fait état du projet autour de La-Celle-St-Cyr, à propos duquel la « concertation » avec les élus locaux et la population semble moins satisfaisante.

Nièvre : les oppositions sont beaucoup plus fortes dans la Nièvre, département il est vrai moins venté que l’Yonne. Le 13 janvier, le Journal du Centre annonce que les sociétés Bayware et Soléol envisagent de « développer des projets éoliens » dans les Amognes, mais que des associations hostiles à ce projet, se créent et préparent déjà des pétitions.

Solaire

On vient d’évoquer la commune de Vireaux. Elle présente aussi la particularité qu’une ancienne carrière de chaux pourrait accueillir un parc photovoltaïque « d’une puissance de 30 mégawatts », tout en hébergeant à côté un parc de loisir ; la photo montre que la-dite carrière jouxte une belle forêt. (L’Yonne Républicaine, 23 décembre 2020).

Le Journal du Centre du 12 janvier 2021 annonce que commence l’aménagement à Decize de la centrale photovoltaïque de la « zone du Four à Chaux », laquelle contiendra 63 300 panneaux. On espère qu’elle produira dès le mois de juin.

Le dimanche 14 février, il annonce un projet de « centrale voltaïque à la Sangsue » « sur 10 ha de terrains louables de l’aéroport de Nevers-Fourchambault » ; cette centrale « pourrait être opérationnelle d’ici la fin de cette année ».

Méthanisation

Le 25 janvier, le Journal du Centre relate qu’un projet de méthaniseur à Cosne-sur- Loire, côté Villechaud, suscite une levée de boucliers des voisins ; en effet, des agriculteurs souhaitent le créer, mais les voisins mettent en avant les nuisances, semble-t-il; importantes qu’il engendrerait. Le maire de Cosne est en attente de connaître le projet dans sa globalité  sachant qu’il n’aura  qu’un avis à formuler puisque que la  décision relève d’une administration de l’Etat.Le 12 février, le quotidien donne la parole aux auteurs du projet, lesquels organisent une réunion le 13 pour « expliquer de A à Z le projet de méthaniseur ».

Journaux

Le Journal du Centre

7 février 2021 : nos amis du moulin des Eventées de St-Pierre-le-Moûtier s’emploient à embellir le site du moulin, notamment en plantant un noisetier (comme le montre la photo jointe à l’article). L’association conserve 65 adhérents et maintient ses projets, dont la traditionnelle fête annuelle au moulin du jeudi de l’Ascension, et une reprise des visites le 25 avril.

Le même jour, le supplément Fémina contient un reportage sur les Iles Vierges britanniques, un archipel des Antilles qui tira profit de la canne à sucre ; brièvement est évoqué que demeure un « broyeur » de canne, lequel fonctionnait grâce à des ânes.

14 février, supplément Fémina de Centre-France. Vive émotion chez toutes les dames adhérentes à des associations d’amis des moulins en parcourant les pages « mode » de Fémina. Non pas pour l’accoutrement de la gente dame qui pose au premier plan (en « gabardine de coton » et « blouse en guipure de coton », mais on ne voit pas la blouse), mais parce que Madame pose devant un étang, et au fond… Hé bien un bel immeuble, bien sûr, bien blanc, dont on devine que la base est en contre-bas de la digue. ce ne peut être qu’un moulin ! De source autorisée, on apprend que cela est en effet possible. Dans les milieux généralement bien informés, on s’accorde à penser que la partie bétonnée à gauche a dû autrefois porter les vannes du déversoir de trop-plein. Les observateurs soulignent qu’on ne voit plus aucune vanne, donc que le moulin ne fonctionne plus.

16 février : Le moulin de Luzy « transformé en tiers lieu » : c’est la bonne nouvelle annoncée par le Journal du Centre. La municipalité de Luzy a acquis l’ancien « moulin du Pont » pour en faire quelque chose à la disposition de la population. Un encadré résume l’histoire de ce moulin que notre bulletin a plusieurs fois évoquée. Son exploitation a cessé en 1975.

20 février : article sur la Power Road qui « suit son chemin » : il s’agit du projet selon lequel on peut exploiter l’énergie que reçoit une route sur laquelle passe un véhicule. L’article évoque une expérimentation en Corrèze.

L’Yonne Républicaine

24 décembre : sous le titre « Malay-le-Grand l’ancien moulin à blé a été entièrement restauré », l’article raconte que le dit moulin a terminé sa carrière en 1885 quand la ville de Paris l’a racheté avec son barrage pour en faire un site d’alimentation en eau pour elle. La photo montre un joli bâtiment.

29 décembre : 

  • Sous le titre « Patrimoine : son implantation est attestée depuis le XIIe siècle, l’ancien moulin reprend vie », un article annonçant que l’ancien moulin Darnus, sur le ru de Vallan, a changé de propriétaire…  L’ancien moulin de Darnus ? Mais ça dit quelque chose à tous nos amis qui aiment les moulins à huile. En effet, ce fut celui de notre ami Pierre Charrier, à Auxerre, dont nous avons publié force images et documents dans notre numéro spécial sur les moulins à huile. L’article rappelle que son père Henri acheta le moulin en 1936 pour en faire une des plus performantes huileries de l’Yonne, voire de la Bourgogne. La roue dont nous avons publié une grande photo avait été posée en 1957. Rappelons qu’Henri fut président des huiliers de l’Yonne et de la Nièvre sous l’Occupation ; il eut alors fort à faire contre les projets de l’administration de supprimer le plus grand nombre d’huileries possible, cela à la demande des Allemands. Pierre avait une documentation formidable sur les moulins à huile de nos deux départements ; il connaissait bien M. Léveillé, de St-Pierre le Moûtier. L’article expose aussi que le Vallan a animé 5 moulins sur Auxerre : Billy, le Moulin Rouge, le moulin de Bouffaut et le moulin Saint-Martin. A propos du Moulin Rouge, j’ai toujours la photo d’un pot de moutarde qui en venait, marqué « Moulin Rouge » :
  • – L’association «Les Amis du Patrimoine de la vallée de la Vanne » consacre son numéro 20 à « l’histoire de la rivière et à la vallée de la Vanne ». L’article n’en parle pas, mais cette rivière rejoint l’Yonne à Sens, où elle a animé divers moulins dont certains importants, dont un foulon. Toute la vallée de la Vanne est bonne productrice de blé, d’où tout le long un certain nombre de moulins. Le numéro 20  près  de 260 pages, illustrées.

Revues

Archéologia, janvier 2021

A Autun, on pense avoir découvert le tombeau de Nicolas Rollin, le chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Ayant avec sa femme Guigone fondé les hospices de Beaune ; il acheta un peu plus tard pour le leur offrir le moulin situé juste en amont sur la rivière que les hospices de Beaune chevauchent, la Boulaize. Ce moulin, que les Hospices ne fermèrent que vers 1870, allait être un grand établissement meunier. Il fut démoli vers 1890.

En Haute-Corse, « un moulin hydraulique dans une ferme antique », commune de Lucciani, découvert au cours de fouilles menées par l’Inrap, « à double roue horizontale ». Ferme antique, cela veut dire avant la fin de l’empire romain, donc 476. Par « double roue horizontale », je suppose que l’auteur veut dire qu’il y a avait deux roues côte à côte.

Archeologia, février 2021

Article sur l’utilisation de l’eau dans un passé lointain, dont celui de la force hydraulique. L’auteur prend l’exemple du moulin de Guédelon, avec une photo de celui-ci.

« Vélo Touk-Touk Mag », un « magazine » gratuit qu’on trouve facilement dans l’agglomération de Nevers mais qui va sûrement augmenter ses points de distribution. Dans une sorte de chapitre « Tourisme », il propose un article intitulé « Le Saut du Gouloux » dont j’extrais : « Tout près de là nous trouvons les ruines de deux moulins, l’un pour faire de l’huile, l’autre pour produire de la farine. L’eau de la cascade étant une force motrice d’un autre temps pour ces derniers ». C’est sympathique d’évoquer les moulins, mais il y a pour moi trois erreurs :

– L’endroit ne s’appelle pas le Saut « du » Gouloux mais de Gouloux, nom de la commune : en effet le ruisseau s’appelle le Bridier.

– « Deux moulins » : ce n’est pas faux, mais juridiquement et économiquement, c’était un seul moulin à deux bâtiment avec chacun sa roue.

– Pourquoi ajouter « d’un autre temps » ? Lorsque le projet de construction de ce moulin en 1807, puis sa réalisation en 1838, la force motrice la plus courante utilisée dans les moulins était la force hydraulique ; très rares étaient ceux donnant la primauté à la machine à vapeur, et la force animale ne concernait que des industries requérant peu de puissance.

Livre

« Moulins du Berry », par Guillaume Cotinat, éditions La Geste.

Très beau livre de presque 300 pages, format un peu moins que le 21 X 29. Enormément d’illustrations. La couverture attire l’attention. En bas le fameux moulin d’Angibaut, illustre grâce au roman qu’y situa George Sand, « Le meunier d’Angibaut », le dit moulin se trouvant à quelques kilomètres de sa maison de Nohant. On remarque une grande et belle roue ; on peut supposer que l’homme en blanc est le meunier (souvent le meunier d’autrefois était vêtu de coutil blanc), à sa droite une dame bien mise, sans doute l’épouse du meunier, à gauche un chariot à bâche blanche, le cheval étant tenu par un homme à casquette blanche, sans doute le commis du moulin qui se prépare à partir en tournée. En admettant que les personnages mesurent 1,60 ou 1,70 m, et constatant qu’ils sont un peu plus petit que le rayon de la roue, on peut penser que le diamètre de celle-ci est de 4 mètres.

Au-dessus, photo d’un moulin du Berry … qui nous surprend, nous Nivernais : quelle ressemblance avec le moulin du Commandeur à Donzy !

Très beau livre, donc, avec moult illustrations de toutes sortes, mais uniquement sur les moulins à eau.

« Victor Hugo : Dessins », par Gérard Audinet, édité par Paris-Musées.

La Médiathèque de Nevers propose cet ouvrage magnifique. Victor Hugo était capable de dessins extraordinaires, non sans parfois annoncer l’art abstrait. Un seul moulin dans ce volume, page 305, ,il s’agit du moulin à vent de la route de Courtray à Ypres, en Belgique, dessiné en 1864. Un moulin qui fait beaucoup penser à ceux de Hollande. Un grand moulin sur pivot, le dit pivot n’étant pas comme souvent un ensemble de madriers, mais une tour conique fixe. La partie destinée à tourner est un assez long parallélépipède  en bois, dont le haut porte les 4 ailes. Pour « mettre les ailes au vent » (les placer face au vent), le meunier dispose d’une galerie qui fait tout le tour du haut de la tour fixe, sur laquelle elle repose grâce à de solides madriers en bois posés en diagonale. On remarque au sol deux anciennes meules, dont l’une très fine.

« Le moulin de la Tendresse », par l’incontestable non moins qu’immortelle Germaine Pelletan. L’action se situe dans un moulin désaffecté comme elle aurait pu le faire dans une tuilerie ou une ancienne maison close. Le soi-disant « moulin » n’a plus ni roue, ni meule, ni quoi que ce soit qui suggère son passé.

Télévision

Sur la 5, samedi 16 janvier, numéro de « L’échappée belle » consacré à la rivière Dordogne.Court reportage sur le moulin à huile de Martel, dont la carte postale est bien connue. Mais pas un mot sur les moulins à eau, pourtant nombreux que la Dordogne a alimentés, bien qu’on en aperçoive un de temps en temps.

Exposition

A la mairie de Guérigny, très belle exposition sur Maurice Genevoix, né à Decize en 1890, plusieurs fois revenu au cours de son enfance. Il avait « le souvenir d’un moulin à huile, près de la maison natale, pas dans l’île, sur le continent », donc plutôt dans le faubourg St-Privé, rive droite de la « Vieille Loire ».

Moulin de Cervon

Nouvelles Meunières N° 34

Nouvelles meunières

par Phiippe Landry

Nous sommes interviewés par le Journal du Centre 

C’est dans le numéro du 29 décembre. Une journaliste nous a invités, Francis et moi, à parler des rivières et des sources de la Nièvre.  C’est sous le titre « La vie n’est pas un long cours d’eau tranquille », puis le sous-titre « Que d’eau, que d’eau ». La journaliste retient notamment ce que nous lui expliquons à propos du Nohain : à l’origine, sur le site de Cosne, il butait sur une sorte de langue de terre et tournait progressivement à droite pour aller rejoindre la Loire à l’actuel « quai de la Pêcherie ». La formidable crue de 1658 a emporté cette langue de terre, et depuis le Nohain aboutit à la Loire perpendiculairement à celle-ci.

Actualité des énergies renouvelables

Bonne nouvelle de Guérigny : malgré  les difficultés de l’administration, une micro-centrale hydraulique est en cours d’installation grâce à la présence de deux anciennes turbines. C’est annoncé par Le Journal du Centre dans un article « Les projets des Amis du Vieux Guérigny », du 17 décembre ; la photo montre le dessus des deux turbines.

Eolien

Le Journal du Centre du 22 décembre annonce l’abandon du projet d’éolienne dans « les Vaux d’Amognes », le secteur comprenant des communes comme Poiseux, Nolay, etc…

Les désastres de la continuité écologique

Voir plus loin à propos du cinquantième anniversaire du Parc Naturel Régional du Morvan.

Revues

Annales des Pays Nivernais n°181, décembre 2020 :

« Le Morvan et son Parc Naturel Régional ». Le Parc Naturel Régional du Morvan a fêté cette année 2020 ses 50 ans. Nous en sommes tous heureux, car sans lui bien des dégâts auraient été commis. En tant que randonneur, j’ai beaucoup bénéficié de son œuvre, notamment la création du fameux circuit du Tour des Lacs du Morvan : non seulement le Parc a fait baliser les chemins, mais en plus il a encouragé l’ouverture de gîtes d’étape à l’intention des randonneurs.

Le Parc annonce qu’il a constitué un inventaire des richesses du Morvan, passées ou existant encore, qu’on peut consulter sur http://patrimoinedumorvan.org/inventaire-historique. Il recense en particulier 570 sites de moulin ; le numéro 181 l’illustre en proposant une fort belle photo des meules à huile du moulin de Vauclaix, dont nous avions parlé dans un bulletin il y a quelques années. Les grands lacs produisant de l’électricité ou autre sont également évoqués. Indirectement, quand l’administration (à laquelle la loi le soumet) entreprend des destructions dans le cadre de la continuité écologique le rôle du Parc apparaît : dans le chapitre « La Nouvelle charte du Parc », on lit que l’un de ses objectifs est de «conforter le Morvan, territoire à haute valeur patrimoniale, entre nature et culture. Au cœur des missions d’un parc naturel régional, la préservation des patrimoines est déterminante », c’est réjouissant de voir comme nous sommes d’accord. Toutefois le paragraphe suivant comporte la phrase suivante : « Biodiversité, ressource en eau, sols, bocage, paysages, architecture, patrimoine vernaculaire… sont autant de pépites à préserver, restaurer, transmettre ».On réduit  ainsi le « patrimoine » à son intérêt « vernaculaire ». Sous ce vocable employé de plus en plus volontiers par les technocrates  se cache tout ce qu’on prétend d’origine naturelle dans un « pays » ; étaient Implicitement, c’est la volonté des technocrates de détruire les « seuils » des anciens moulins.  Alors quand en conclusion le président se pose la question : « Avons-nous réussi à préserver nos paysages ? », je réponds oui tant que vous n’avez pas tenté de détruire les plans d’eau qui les ont embellis. Plus loin il se plaint du risque « d’effondrement de la biodiversité » : le fait est, elle s’effondrera si vous supprimez les seuils, donc les écosystèmes qu’ils abritent.

Le président se dit partisan des énergies renouvelables,  l’énergie hydraulique n’est pas évoquée ce qui est regrettable.

Vents du Morvan, « hiver 2020 », n° 77

En fait c’est le numéro qui vient de paraître en décembre 2020. Beaucoup d’articles intéressants, dont un de plusieurs pages sur le chanvre. Concernant les moulins il est rappelé que le chanvre était broyé dans un petit moulin ; un « moulin à foulon » . D’autre part les meuniers, disposant d’un plan d’eau, avaient tendance à y laisser rouir le chanvre, ce qui n’avait pas l’avantage de réjouir et provoquait des odeurs désagréables pour les  voisins : c’est pourquoi en 1773 un meunier de Moulins-Engilbert reçut l’ordre d’aller faire rouir son chanvre ailleurs. Parmi les illustrations, notons un sac du moulin Léger, d’Avallon, de 1962.

Gros article sur la commune de Cervon, qui « a compté 7 moulins » dont plusieurs moulins sont évoqués :

Celui de Marcilly, qui fut « très actif » ; un grand bâtiment qu’on peut observer aujourd’hui près du château de Marcilly.

Celui de Certaines (l’article n’en parle pas, mais le moulin  a subi des dommages suite à une action vandale perpétrée par quelqu’un qui a tenté de voler la meule en passant par le toit (nous l’avions raconté il y a plusieurs années dans un bulletin).

Celui de Lantilly, mais avec une erreur : ce n’est pas en 1930 qu’il fut transformé en atelier de production d’électricité mais en 1921.

A Vellerot : « En limite de commune de Cervon avec l’Auxois, il y avait deux moulins importants ». dont  un petit moulin qu’alimenta le modeste ruisseau du Pontot.

Nous avions évoqué l’ensemble des moulins de Cervon naguère, notamment dans notre bulletin centré sur les moulins de l’Anguison, et dans notre bulletin n° 22, que cite en note l’article.

Parmi les critiques de livres, je remarque « Les saisons de Solange », de Jean-Louis Faivre, qui rappelons-le habite le moulin de Jarle, En fait ce volume rassemble les « 3 tomes » de sa « trilogie ».

Livre

On vient de me donner un petit « choix de lettres » de Mme de Sévigné, aux Editions Flammarion, de 2007.  Elle écrit : « Je jette mon bonnet par-dessus le moulin » ; l’éditeur précise en note : « Expression que l’on trouvait à la fin de nombreux contes… et qui signifie « Je ne sais pas comment terminer mon histoire ». C’est la première fois que je vois proposer cette interprétation.

Télévision

Arte, 19 décembre : documentaire sur l’écrivaine suédoise Selma Lagerlöf (1858-1940) ; à la fin de sa vie, elle se mit à produire de la farine d’avoine dans sa propriété, à l’occasion de quoi elle se déclara « meunière ».

Document original : Le Chemin Bleu : « Découverte sensible d’un environnement à préserver, itinéraire de promenade sur les bords du Cousin » (à Avallon). Un document touristique,  figurant sur internet, est intéressant aussi pour les habitants d’Avallon  Les moulins y sont très bien présentés.. A noter  une curiosité : les « éditeurs » de la brochure sont la ville d’Avallon, le Parc Naturel Régional du Morvan, le Parc naturel des Vosges (!) et « Observatoire de la Continuité Ecologique ».

Moulin de la Presle

Nouvelles meunières N° 33

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualité des énergies renouvelables

Le Journal du Centre du 23 novembre annonce que « Nevers Agglomération vote le plan climat ». « La collectivité a pour objectif de produire 26 % d’énergie renouvelable en 2030 ». Comment ? 

Eolien

Au niveau national, la perception qu’ont les gens des éoliennes est très variable, comme le montre un article de Télérama du 28 novembre : « Dans le vent, les éoliennes ? ». D’un côté, dans le Var, on trouve qu’elles défigurent le paysage, de l’autre, en Vendée, plat pays sûrement plus monotone d’aspect, on s’est organisé pour faire construire collectivement des éoliennes, la gestion étant menée sous forme de coopérative. Dans ce second cas les gens ont l’air satisfait.

 Dans la Nièvre, à Rouy, le projet a l’air de prendre forme, bien que demeurant imprécis. Le maire a présidé une réunion publique, où se sont exprimées plusieurs oppositions. Suite à cette réunion, une conférence est organisée le vendredi 16 octobre sur l’éolien. (Articles du Journal du Centre, les 10 et 16 octobre ; notons que ce dernier est illustré d’une petite éolienne à l’ancienne, avec son rotor bien rouge, de certainement moins de 8 mètres de haut ; elle a dû servir à  monter de l’eau dans un pâturage).

Dans l’Yonne, près de Joigny, un grand projet éolien aux Beaux Monts a suscité un recours des associations hostiles devant le Conseil d’État, mais la haute juridiction valide le projet (L’Yonne Républicaine, 20 novembre).

Solaire

L’Yonne Républicaine du 24 septembre annonce que l’Agglomération d’Auxerre procède à une étude sur le potentiel solaire de ses toits :

« Le rêve ? Installer des toitures solaires dans toute l’agglomération ». Ce serait déjà bien de profiter des constructions nouvelles et des réparations de toitures et charpentes.

Le Journal du Centre du 5 novembre 2020 annonce que le conseil municipal de Bitry, en Puisaye côté Nièvre, examine un projet de centrale voltaïque. 

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Nouvelles meunières N° 32

Nouvelles meunières

pat Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

  • Peu avant de quitter le gouvernement, Edouard Philippe a signé le fameux « décret-scélérat » en vertu duquel avant de détruire la chaussée d’un moulin (ou seuil), l’administration n’a plus besoin de passer par l’enquête « de commodo et incommodo », ni de demander son avis à personne. Le bulletin d’octobre de Moulins de France, la revue de la FFAM, consacre deux grands articles au scandale, en précisant qu’associée à la FDMF et d’autres organismes, elle a saisi le Conseil d’État pour faire annuler le décret.
  • Surprenant article de deux pages, les 2 et 3 octobre, outre l’annonce en haut de la une : « Les offres vertes s’allument ». En fait c’est une étude sur « l’offre » d’électricité, laquelle peut être d’origine « verte ». C’est très intéressant, et assez fouillé. Ce qui me surprend c’est l’un des chapitres : « Le SIEEEN a choisi un acteur vert pour l’éclairage public » suite à une mise en concours c’est un fournisseur d’énergie verte, Plum Energie, qui a remporté ce marché, son électricité venant essentiellement, dit Monsieur Hourcabie, « des barrages hydrauliques »

Eolien

La « Semaine Européenne du Développement Durable »  est passée quelque peu inaperçue… Sauf du côté de Bouhy : des élèves du collège de Bouhy ont été invités dans ce cadre à visiter le parc éolien de Bouhy et Dampierre sous Bouhy. Les souhaits que se développent les énergies renouvelables ont émergé. Certains élèves se proposent de construire une éolienne miniature (journal du Centre: 8 octobre).

Solaire

Le Journal du Centre du 15 septembre évoque la tempête qui secoue les habitants des communes riveraines du lac de Pannecière : en cause un projet d’y installer un parc photovoltaïque flottant d’un kilomètre et demi de long sur 250 mètres de large. Sont vent debout ceux qui craignent pour la qualité de l’eau (le lac fournit l’eau potable ), ceux qui redoutent une perte de la qualité esthétique du site, les pêcheurs qui perdraient de l’espace, etc… Un fait est : le parc projeté paraît bien grand. L’entreprise qui mène ce projet promet d’apporter beaucoup d’électricité. Les conseils municipaux qui ont pu déjà se prononcer ont émis un avis défavorable. La tempête est telle que dès le 21 septembre le Journal du Centre annonce l’abandon du projet.

En revanche le projet de la zone du Four à Chaux, à Decize, prend forme : « Les travaux vont bientôt débuter » annonce le Journal du Centre du 22 septembre. La centrale sera composée de 36 300 panneaux, avec « une mise en production espérée avant l’été prochain ».

En outre, le ounal du Centre du 25 septembre, sous le titre « Les parcs photovoltaïques se dessinent », annonce quatre projets : à Cosne sur le site de l’aérodrome, à Tracy sur Loire juste au sud du précédent, à Alligny-Cosne, et à sur l’emplacement del’ancien site le centre de recherche géodésique

Le 30 septembre, le Journal du Centre consacre deux pages au souhait de la Chambre d’Agriculture de la Nièvre de développer les parcs photovoltaïques, donc implicitement à la place de terres cultivables ; cette implication irrite certains agriculteurs, pour qui les terres affectées au photovoltaïques seront autant de moins dont disposera la véritable agriculture..

Les désastres de la continuité écologique

J’évoquais dans les Nouvelles meunières précédentes l’article du Canard Enchaîné adoptant pour l’essentiel notre point de vue dans la lutte que nous menons contre l’administration.

Le Figaro, dans un numéro de début septembre, nous rejoint également, en évoquant la catastrophe qui résulte de la politique menée par l’État dans le département de la Mayenne, cela dans une pleine page. Notons un article de Christian Lévêque, auteur d’un livre sur le sujet ; il écrit notamment « La vision actuelle de certains écologistes qui pensent que tout ce qui est modifié par la main de l’homme doit être détruit aboutit à des erreurs et des aberrations. »

Contre nous cependant demeure Le Monde, qui publie dans son numéro des 30 et 31 août un article écrit par M. Christian Ambiard  : Il pense  que « stocker l’eau de pluie dans des retenues est un non-sens » : on a vu cet été les effets de la sécheresse. En effet, l’eau qui coule directement est totalement perdue, contrairement à celle que prudemment on conserve dans des réservoirs.

Nous continuons d’affronter les cas concrets. L’Yonne Républicaine du 2 septembre en met un en valeur : le Préfet autorise la construction d’une  rivière de contournement de 100 mètres à Mézilles, sur la modeste rivière du Branlin, en Puisaye, « en supprimant des seuils », mais en préservant le moulin Corneil et son bief. C’est toujours au nom de la circulation des poissons. La population commence à se mobiliser, notamment grâce à M. Bertrand Méheust ; il présente deux arguments :

1) La rivière va couler plus vite et priver le village d’un réservoir d’eau, ce qui sera très préjudiciable en cas de sécheresse comme celle de cet été.

2) L’administration  présente  le coût des travaux limité à 180 000 euro (ce qui serait déjà énorme), alors que le commissaire-enquêteur les a estimés entre un et deux millions. M. Méheust avance d’ailleurs un coût de plusieurs millions!

Joural du Centre du 11 septembre : « Urzy : la gestion de la rivière Nièvre en question ». Le sénateur Nadia Sollogoub a rencontré le maire d’Urzy entre autres à propos du devenir du site de Demeurs ; autrefois usine à fer hydraulique, il conserve des vannes qui créent un petit plan d’eau, mais dont dépend quelque peu le moulin du Greux en aval. Ces vannes sont fatiguées, il faudrait faire quelque chose… Et naturellement l’administration a envie d’en profiter pour tout éliminer. Pour l’instant rien n’est décidé, eu égard que… on peine à déterminer qui est le propriétaire.

Journaux

Le Journal du Centre

16 septembre : 3 articles nous intéressent.

. Nos amis de St-Pierre le Moûtier ouvriront le moulin des Eventées au public à l’occasion des journées du patrimoine.

. « Forgeneuve, régal pour les yeux » : nous avons souvent participé à la fête des jardins à Forgeneuve, l’ex établissement hydraulique de Coulanges. Le Journal du Centre consacre un article au jeune couple suisse qui vient de le reprendre. A l’occasion des Journées du Patrimoine, le très beau site sera ouvert au public, notamment aux artistes-peintres.

. Une association apparaît à Champlemy, s’occupant de l’histoire de la commune. Elle a organisé une visite de certains sites au profit de ses habitants. L’article n’évoque pas les moulins. J’informe le président de l’association que nous avons mis tout ce que nous avons trouvé à leur sujet sur notre site internet.

Le Journal du Centre du 30 septembre relate que nos amis de St-Pierre le Moûtier sont satisfaits par le nombre de visiteurs du moulin des Eventées à l’occasion des Journées du Patrimoine. L’article précise que le fameux four continue d’avoir un grand succès 3 fois par an ; il est vrai que son pain et ses viennoiseries sont excellents.

1er octobre : annoncé en page une, grand article en page 13 sur le « moulin de Paragon », à Cosne sur Loire, « De l’électricité au complexe hôtelier ». Un moulin qui ne s’est jamais appelé « Paragon » ; on devrait dire simplement que ce très ancien établissement, qui fut le plus productif de la Nièvre, a été repris des Imprimeries Paragon. En fait il s’agit de l’ancien moulin du Grand St-Martin. bien restauré, il pourrait faire un bel hôtel, ce que suggère la remarquable reconstitution par ordinateur proposée au centre de l’article. En outre, le moulin conserve les turbines qui produisirent de l’électricité, et qui ne demandent qu’à être rénovées pour fonctionner. Reste que le bâtiment est au bord d’une route trop fréquentée, et que l’hôtel ne serait intéressant que si un pont ou une déviation réglait cette question.

9 octobre : 

. Très sympathique article « Nouvelle vie au moulin de Mirloup ». Dans notre dernier bulletin (n° 89), nous évoquons sur plusieurs pages la renaissance de ce moulin à eau de Chiddes. Nos amis Amy et David Knafou viennent de s’y installer, en conservant la roue, les meules et le rouet de fosse, pour faire de l’agriculture la plus naturelle possible, Amy étant « naturopathe ». Ils travaillent à « une bonne rotation et une respiration des sols qui ne sont jamais labourés mais amandés, dotés de fumiers, paillés, recouverts d’une toile, etc… » En plus, le moulin est un jour par semaine ouvert à l’ancienne pour une vente directe… Sans préjudice d’animations musicales quelquefois. 

. « Visite de l’huilerie Réveillée » de St-Pierre le Moûtier annoncée pour l’après-midi du 21 octobre, sur rendez-vous.

12 octobre : Nos amis de l’écomusée du moulin de Maupertuis font savoir qu’ils organiseront des animations pendant les vacances scolaires de la Toussaint.

L’Yonne Républicaine

1er août : A propos du célèbre moulin à vent de Migé, sur la route de Clamecy à Auxerre, toute une page avec une belle photo. « Le moulin a enfin redéployé ses ailes ». « A Tire d’Aile », l’association qui s’en occupe, a dû faire opérer une réparation compliquée pour que les ailes tournent à nouveau. L’article rappelle que les ailes sont revêtues de volets Berton et non d’une toile : l’intérêt est que le meunier peut les déployer depuis l’intérieur du moulin, sans avoir besoin d’aller escalader les ailes. Le moulin de Migé peut être à nouveau ouvert à la visite.

31 août : Toute une page consacrée à la commune de Domecy sur Cure, limitrophe de la Nièvre, autrefois siège d’une abbaye (l’article n’en parle pas mais elle posséda des moulins). L’article s’achève en évoquant la « centrale électrique », fonctionnant grâce au lac du Crescent dont l’essentiel est côté Nièvre, surtout sur Marigny l’Église. « Construite entre 1930 et 1935, elle a une superbe architecture et on espère qu’elle sera classée au XXIe siècle. La centrale est parfois ouverte à la visite.

2 septembre : à Arcy sur Cure, la commune bien connue pour ses grottes préhistoriques en aval de Vézelay possède un grand moulin de deux étages plus le toit mansardé (on le voit sur la photo qui illustre l’article) : ses propriétaires l’ont restauré dans le but d’y présenter des expositions. La première est dévolue aux toiles de Marc Tanguy, un artiste « figuratif » « enseignant à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs » de Paris, qui expose du 4 au 27 septembre.  

Revues

Le Marteau Pilon, bulletin des Amis du Vieux Guérigny de juillet 2020, contient comme annoncé un grand article sur la cimenterie qu’a connue cette ville de  1872 à 1934 ; elle a eu des meules, ensuite remplacées par des broyeurs, et des blutoirs. En outre, la famille Tort, qui posséda la dite cimenterie, détint aussi le moulin  de Luanges, à Urzy, où elle fabriqua du ciment.

Notons aussi un article où il est question de la fameuse usine de la Chaussade à Cosne avec le rôle de ses roues hydrauliques., peu avant le confluent du Nohain et de la Loire.

Enfin bel hommage à notre ami Alain Bouthier, remercié pour le grand nombre d’articles qu’il a confiés au Marteau Pilon, et pour ses interventions à la tribune lors de conférences organisées par les Amis du Vieux Guérigny. En passant, le Marteau Pilon rappelle qu’Alain fut un de ceux qui ressuscitèrent le musée de Cosne.

Le bulletin n° 124 d’octobre 2020 de Moulins de France, la revue de la FFAM, est assez centré sur les moulins-bateaux, un sujet passionnant. Le groupe d’articles n’en parle pas, mais en Nivernais nous avons connu des moulins-bateaux sur la Loire à Decize, La Charité et Pouilly, et sur l’Allier à Chantenay-St-Imbert et Livry, tout près de St-Pierre le Moûtier. Un grand article évoque un moulin-bateau qui vient d’être reconstruit sur le Rhin, côté allemand. L’autre grand article fait un tour d’horizon des grands fleuves de France ayant porté des moulins-bateaux : la Seine bien sûr, la Garonne, le Rhône et son affluent la Saône (sont cités Chalon-sur-Saône et le Doubs, affluent de laSaône). Cela dit, à propos des « ponts à meuniers », s’il est sûr qu’un moulin-bateau pouvait souvent être amarré au pilier d’un pont, il faut être prudent : cela ne veut pas dire que tout moulin sous pont était sur bateau ; en particulier un pont pouvait porter des « moulins-pendants » ; comme l’auteur insiste à propos du « Pont aux Meuniers » de Paris, à mon avis ses moulins étaient « pendants », pas sur bateau.

. Le bulletin continue de publier la série d’articles que je lui ai proposée sur les moulins de Bourgogne. Cette fois c’est celui intitulé «Les moulins à céramique », à propos des meules qui ont pu être utilisées dans les tuileries et dans les ateliers annexes des faïenceries, notamment à Nevers.

Télévision

30 septembre, sur RMC Découverte, un excellent documentaire sur les canaux de Paris. A un endroit on capte les eaux de la Marne pour les faire monter dans un canal : c’est une fort belle roue Sagebien qui réussit cette performance ; en très bon état, elle est remarquablement présentée. Beaucoup de moulins de plaine optèrent pour cette roue à pales longues et larges, légèrement courbées, nombreuses et assez serrées, que mit au point l’ingénieur Sagebien.

Nouvelles meunière n° 31

Non classé Nouvelles meunières

Par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

Nevers ça me botte n° 235, juillet-août 2020 : interrogé sur ses intentions, le maire de Nevers M. Thuriot, dont le mandat est renouvelé,  annonce qu’il « verra le déploiement du photovoltaïque sur les bâtiments municipaux, ainsi que la captation du « potentiel » hydroélectrique de la rivière Nièvre dans sa traversée de Nevers ». Pour le second point, ça ne peut se faire qu’à l’ISAT et sur le canal de décharge, ce qui promet de belles bagarres en coulisse, puisque l’administration de l’État voudrait condamner les 5 barrages qui s’y succèdent.

(On pourrait utiliser le potentiel des anciens moulins Pilavoine, Martelet et du Chapitre, mais à condition de diminuer fortement la quantité d’eau évacuée vers la Loire à partir de Coulanges par le canal de décharge.)

Eolien

. Autour de Rouy, un nouveau front…

Le Journal du Centre des 2 et 5 septembre annonce un projet de 8 éoliennes géantes autour de Cizely, à répartir entre les communes de Billy-Chevannes, Cizely, Rouy et Saxy-Bourdon. Immédiatement s’est créée une association hostile, dont le premier argument avancé est que le secteur est situé « à la lisière de la zone Natura 2000 ». Le bureau d’études chargé de préparer le projet fait savoir qu’il tiendra des réunions publiques.

. Tandis que celui du sud-Morvan s’amplifie. 

Le 7 septembre, le Journal du Centre titre : 

« Luzy

Bataille ardue entre les opérateurs et les associations…

Le combat contre l’éolien va souffler fort ».

Au moins trois associations se sont constituées dans le secteur pour empêcher la réalisation du grand projet éolien, chacune ayant son siège dans la localité principale de chaque secteur : Luzy (Nièvre), Marly-sous-Issy et Montmort (Saône-et-Loire). Elles se sont réunies au château de Pont-de-Vaux pour coordonner leurs actions. Elles repèrent des « contradictions du gouvernement » qui tantôt admet qu’il ne « pourra pas imposer l’éolien d’en haut », et tantôt programme que la France passe de 8 000 à 20 000 éoliennes. Détail important dans l’article : la DRAC reconnaît que des éoliennes seraient gênantes autour de la fameuse église d’Issy-l’Evêque, qui est classée monument historique.

En revanche, le site de Pougny prospère : le Journal du Centre du 8 septembre annonce que le 12ème mât attend ses pales.

Solaire

Bourgogne Magazine n° 65 de juillet-septembre 2000 décrit « Montbard rayonnant » grâce à des projets de grandes fermes photovoltaïques, menés par EDF. L’article précise que déjà fonctionne une grande centrale de ce type à Dissangis dans l’Yonne, tandis que deux autres sont en construction près de Dijon (Valmy) et de Chalon-sur-Saône (Lux). 

Les désastres de la continuité écologique

Rien de nouveau pour l’instant : il suffit d’observer l’état des rivières après les semaines de sécheresse que nous venons de vivre : nos ennemis ont du mal à nier que des seuils, peuvent être utile pour créer des réservoirs d’eau.

Journaux

Le Journal du Centre

22 août 2020 : Toute une page consacrée aux fabricants locaux de savon, en général soucieux de bio. Rappelons qu’un bon savon contient de l’huile. L’un des fabricants,         M. Juan Castro, installé au manoir de Thard, commune d’Onlay non loin de Moulins-Engilbert, utilise volontiers de l’huile de noix du moulin de l’Ile à Donzy, mais aussi de l’huile de colza venant de chez M. Boussard, de Raveau, dont nous avons naguère visité l’atelier. Il utilise aussi de l’huile de cameline fabriquée dans la Nièvre mais n’en précise pas l’origine.

26 août 2020 : En dernière page, en bas, petit article « Des guitares pour des stars mondiales » ; l’entreprise Furch, de la république tchèque, qui s’avère un grand producteur de guitares, est née dans un moulin. Elle a maintenant 60 salariés : l’article ne précise pas si les ateliers demeurent au dit moulin.

29 août 2020 : dans la page relative aux « sorties », annonce de l’ouverture exceptionnelle du moulin des Eventées, avec une grande photo.

31 août 2020 : le président de l’association « Le GRADE », qui s’occupe des recherches archéologiques d’Entrains et de son petit musée, rend hommage à notre ami Alain Bouthier récemment disparu : « maître de conférence et spécialiste de la prospection aérienne et qui a participé à la première fouille au chantier Chambault, aux côtés de Jean-Bernard Devauges ».

2 septembre 2020 :

. Dans une série intitulée « Patrimoine méconnu » du Val de Loire, grand article « Au cœur de l’industrie métallurgique » évoquant Chailloy, « dans les environs de Suilly-la-Tour ». « L’ensemble formé par le moulin, la forge et une maison de maître, a été construit durant le second quart du XVIe siècle par la famille du théologien protestant Théodore de Bèze ». L’article précise que cette famille possédait des forges et des mines notamment de plomb ailleurs en Nivernais : il ne l’indique pas, mais il s’agit du secteur de Chitry les Mines. Le site conserve de magnifiques arbres qui auraient été « plantés à la fin du XVIIe siècle, parallèlement à l’installation des différentes retenues d’eau nécessaires au moulin et aux forges ».

5 septembre 2020: Parution du bulletin 2020 des Amis du Vieux Guérigny. Il est consacré au travail de la chaux et du ciment dans le secteur, notamment à Urzy et St-Martin d’Heuille. L’article évoque une famille Tart, en précisant qu’elle a possédé le moulin de Luanges à Urzy. Rappelons que les cimenteries utilisaient des meules pour broyer la pierre de chaux.

8 septembre 2020 : un article sur Neuvy sur Loire, « Opération nettoyage pour un village propre ». La photo montre la Vrille à l’endroit où elle s’élargit : au fond on reconnaît l’ancien moulin Carré

Revues

La Loire et ses Terroirs, n° 105, juillet 2020 : Très grand article sur les « moulins pendus » du Cher (la rivière), de la page 106 à la page 142. On les nomme aussi « moulins pendants ». Je rappelle le principe : suspendue sous un pont, la roue monte ou descend pour recevoir au mieux la force de la rivière ; pour cela, de lourds vérins sont manipulés sur le pont. On peut émettre l’hypothèse que le moulin sous le pont de La Charité était ainsi fait ; il y a eu un projet de construire ce genre de moulin à Nevers sur la Loire. L’article propose des illustrations absolument fabuleuses ; un des ponts décrits compta deux roues parallèles. Il demeure quelques vestiges avec des roues en ruine.

Echos du Passé (revue des Amis du Dardon » : le n°129 de 2020 propose une suite à l’article sur les moulins de Toulon sur Arroux paru dans le 128 de 2019 : « Battoirs et tanneries à Toulon-sur-Arroux », par Michel Derry. J’y remarque que moulin de Pontin devint une usine hydroélectrique chargée de l’éclairage du bourg en 1903. La reproduction d’une page de l’annuaire de Saône-et-Loire de 1922-23 indique trois meuniers en activité à Toulon : Brivot, Belleville, Bonnot, et dans le « secteur électrique » « Belleville, ingénieur électricien » : j’en déduis que c’est lui qui menait le moulin du Pontin.

Bourgogne Magazine n° 65 de juillet-septembre 2020 : page 54, à propos des gallo-romains, et de leur manière de se nourrir, l’article cite l’historienne Fabienne Creuzenet : « Le pain s’est tellement bien développé en Gaulle romaine que l’on retrouve des boulangeries et des meules de moulin sur de nombreux sites fouillés, notamment et récemment autour de Lyon ». Si on peut avoir des précisions…

La rubrique « Nouveaux livres » signale la parution du nouvel ouvrage d’André Beuchot : « Autrefois en Côte-d’Or », sur les industries disparues de ce département, dont les papeteries. Je conserve pieusement un des précédents ouvrages de cet auteur : « Curieux de Côte-d’Or », où j’ai trouvé de nombreuses références sur les moulins, et que j’ai évoqué jadis dans notre bulletin. Problème : il auto-édite ses livres, et dans « Curieux… » il a oublié d’écrire son adresse. Je tâcherai d’arriver à me procurer le nouvel opus afin d’y repérer tout ce qui concerne les moulins, en particulier ceux à papier.

Livres

« Meules & Gastronomie »de Jean-Pierre H. Azéma, éditions Ibis Press. Ouvrage fondamental dont la parution en 2007 est hélas passée inaperçu (ce qui est d’autant plus surprenant pour nous qu’il a été imprimé par Laballery à Clamecy). Le grand historien Jean-Pierre Azéma passe en revue l’emploi des meules pour fabriquer la farine, bien sûr, mais aussi le chocolat, la moutarde, etc… C’es très instructif. Que de trouvailles et de documentation historique ! A chaque fois il soutient que la qualité gustative et nutritive est meilleure avec des meules par rapport aux cylindres.

Brochure

Les Archives Départementales diffusent une jolie brochure, gratuite : « Les moulins-bateaux du Doubs, une longue histoire ». Il convient de préciser que si le Doubs irrigue essentiellement la Franche-Comté, il termine sa course en rejoignant la Saône à Verdun sur le Doubs, ce village étant en Saône-et-Loire. On note de très beaux documents sur les moulins-bateaux, dont la reproduction d’une belle peinture montrant ceux qui existèrent à Chalon-sur-Saône.

Ils nous intéressent d’autant plus que nous n’avons aucune image des moulins-bateaux qu’a connus la Nièvre. Ceux sur lesquels nous avons un peu de documentation stationnèrent à La Charité sur Loire, l’un d’eux étant ensuite transféré à Pouilly, cela au XVIIIe siècle. Auparavant ont existé des moulins-bateaux à Decize, et sur l’Allier tout près de St-Pierre le Moûtier à Livry.

La fameuse Encyclopédie de Diderot et d’Alembert propose des plans de moulins-bateaux, de même qu’Henriette Dussourd dans son grand livre « Les Hommes de la Loire ». 

Télévision

Sur Arte, dans le cadre d’Invitation aux Voyages, le 31 août 2020, documentaire sur le mezcal, cet alcool du Mexique (à l’origine c’était le pulké, un alcool des Zapotèques, une civilisation précolombienne ; les Espagnols ont eu l’idée de le distiller nommé le mezcal). Ce breuvage est issu de l’agave, une plante mexicaine, qui devient grosse et lourde ; on la brûle, puis on la passe au moulin. En général, le mezcal est fabriqué par de modestes exploitants, lesquels utilisent un moulin à manège mû par un cheval. Le documentaire propose une très belle roue roulant de champ (verticalement, donc), d’environ 1,20 m de diamètre. Une fois la matière pulvérisée au moulin, on la distille.

Nouvelles meunières n°30

Nouvelles meunières

Par Philippe Landry

Un moment heureux : le dépôt d’un de nos dossiers aux Archives Départementales :

Le mardi matin 4 août 2020, nous avions rendez-vous aux Archives Départementales en présence de la journaliste du Journal du Centre Dolorès Touzin. Nous venions déposer le grand recueil relié de nos 5 cahiers consacrés aux moulins des Nièvre. Nous avons été reçus par la directrice adjointe. Notre délégation était composée de Francis Lefebvre-Vary, Catherine Audin et moi-même.

Quelques jours plus tard, le dimanche 16 août, l’article est paru, avec une photo de nous quatre.

L’article précise que les 5 cahiers sont consultables sur notre site : en cette occasion, justement, notre site ammn.info est pour une fois indiqué dans le Journal. Je ne me rappelle pas que cela se soit produit.

Actualité des énergies renouvelables

Eolien :

Le Journal du Centre du 7 août 2020 annonce qu’une entreprise propose d’édifier une éolienne dans les Amognes. Peu de détails pour l’instant.

Journaux

Le Journal du  Centre :

8 juillet 2020 : Le projet d’éoliennes dans le secteur St-Seine-Ternant pour la Nièvre, et la Somme côté Saône-et-Loire, continue de susciter des remous. La réunion publique du 7 juillet n’a rien apaisé.

16 juillet  2020: Petit article pour annoncer la parution du nouveau recueil de nouvelles de notre ami Philippe Berte-Langereau : « La mort du Galvacher ». 

21 juillet 2020 (avec rappel le 22) ; bon article avec photo sur l’huilerie « Réveillée » de St-Pierre le Moûtier, désormais ouverte à la visite les samedis à 10 h et mercredis à  14 h 30. 

Petit article sur une « chasse au trésor » organisée chaque jeudi jusqu’au 31 août à l’écomusée du moulin de Maupertuis, à Donzy.

24 juillet 2020 : toute une page dans la série « Estivité » : 

« Affaires criminelles : 1875

Les amants du moulin du Rêve ».

C’est une reprise des « affaires criminelles » dans la Nièvre racontées dans les deux volumes de Thierry Desseux. Le moulin du Rêve, un tout petit établissement à une seule paire de meules, se trouvait à Dun les Places. Il portait ce nom parce que créé à la suite d’un rêve de la propriétaire de ces terres autour de la partie supérieure du St-Marc, tout de suite en aval du moulin de Montour (situé lui à Brassy). C’est feu notre ami M. Laborde, du moulin Saloué à Dun qui m’avait mis sur la piste de l’affaire, suite à quoi je l’avais évoquée dans « Les moulins racontent le Morvan » et racontée à Thierry Desseux. Ce dernier l’avait alors approfondie en retrouvant le dossier judiciaire. Nous avions consulté M. Laborde pour bien préciser certains contours de la tragédie. Pour résumer, l’épouse du meunier du moulin du Rêve était tombée amoureuse du commis ; elle aurait entrepris d’empoisonner le meunier pour s’en débarrasser. Le fait est qu’il est mort jeune, d’une manière « douteuse », et qu’une fois qu’il a été enterré, Madame n’a pas tardé à s’enfuir du pays en compagnie du petit jeune. Pour autant on ne parvint pas à démontrer la culpabilité de la meunière. Ils s’établirent à Clamecy, où le jeune homme se fit embaucher dans un moulin… Où parait-il il périt emporté par les courroies, mais je n’en ai pas trouvé d’écho dans la presse de l’époque.

25 juillet 2020 : toujours dans les Estivités. Une page intitulée « Dans le Loiret, vers Malesherbes et sa région », une évocation du « sentier des moulins de la vallée de l’Essonne », un parcours de 11 km « jalonné par 5 moulins à eau », plus le circuit de 19 km « autour d’Aulnay », lequel « longe le beau moulin » à eau de Châtillon, à Ondreville-sur-Essonne.

26 juillet  2020 : incendie à l’ancien moulin du Vivier à Urzy ; les habitants contraints de quitter le logement et relogés provisoirement non loin..

Dans le même numéro du 29, notons : 

. Dans le Cher, à Ourouër-les-Bourdelins, « une subvention pour la réfection du moulin de Chalivoy-la-Noix, à commencer par son plancher, son escalier et son mécanisme » : coût total 82 333 euro, subvention 49 400 versée par la Région. Pour visiter le moulin, possible sur RDV : 06 98 60 76 20 ou 06 58 16 07 87.

7 août 2020: dans un grand article « Gastronomie : nous vous avons préparé des suggestions avec uniquement des produits issus de notre bassin » (le Val de Loire Région de Cosne), on remarque :

. Pour l’entrée : une salade produite par un agriculteur bio, laquelle est à assaisonner avec de l’huile de noix ou de noisette fabriquée « à la meule de pierre de l’huilerie du moulin, à Donzy ». On peut aussi faire une « tarte à la tomate » avec une pâte utilisant « de la farine de blé bio du moulin de Perrotin, à Perroy, ou encore de la farine de blé, de seigle, de pois chiche du moulin de Mirebeau à Menestreau ». Quant au dessert, sont recommandés « les fameux croquets des biscuits secs, fabriqués de façon artisanale au moulin de Maupertuis à Donzy ».

9 août 2020 : Chaumard « Le village n’oublie pas ses héros du maquis ». Une cérémonie a honoré la mémoire des Résistants tombés le 31 juillet 1944, lorsque leur maquis dit de Chaumard a été anéanti par une colonne allemande. L’article rappelle que ce maquis fut créé par Marcel Lemaître et Alexandre Octave. L’article ne le précise pas, mais Alexandre était le fils du meunier du moulin du Couloir à Dommartin ; il a été sauvé ce 31 juillet parce qu’il était parti en mission à l’extérieur du camp ; plus tard il succèdera à son père et présidera longtemps aux destinées du moulin du Couloir. 

Vers le 10 août : au musée de Marzy un beau meuble conserve un blutoir posé de biais. Souvent, les paysans des années 1900 préféraient acheter ou récupérer au moulin une farine peu blutée pour la bluter eux-mêmes, afin d’en récupérer tout le son. J’observe ce meuble avec intérêt chaque fois que je vais au musée de Marzy (fermé cet été).

13 août 2020 : Annonce de visite du moulin des Eventées les dimanches 16 et 30 août ainsi que le 6 septembre, sur RDV.

16 août 2020 : article sur le petit moulin de Mirebeau, à Menestreau : Mme Gaëlle Malézieux, qui produit un peu de farine en sa ferme à l’aide d’une paire de meules, expose qu’elle a changé une partie de son matériel pour faire toujours mieux. Le moulin est parfois ouvert à la visite.

17 août  2020 : . Dernières nouvelles de nos amis de l’abbaye de La Pierre Qui Vire : en particulier sa ferme n’a plus de chèvre, elle ne produit plus que du fromage de vache (article déjà paru dans l’Yonne Républicaine, voir ci-dessous).

. Dans la partie « Estivités », interview du maire de Raveau, avec parmi les photos celle de l’ancien haut fourneau de la Vache de notre amie Mme Claudine Muller. A propos, de nouveaux concerts sont programmés à partir d’octobre, le détail sera annoncé dans les semaines à venir.

19 août 2020 : article sur la boulangerie Gauthier, de Garchy, qui ne fabrique que du pain bio et autres produits de la même famille comme les viennoiseries, qu’elle diffuse sur les marchés et dans différentes boutiques de diverses régions, région parisienne y compris. Elle emploie  10 salariés. L’article affirme qu’elle n’utilise que la farine de deux moulins bio n’utilisant que des meules, et cela à partir de blé bio.

L’Yonne Républicaine en 2020 :

17 février  2020 : Grand article « Les tout premiers pas de l’électricité », une conférence à Escolives-Ste-Camille : M. Jean-Charles Guillaume raconte comment dans les années on fabriqua pour la première fois de l’électricité dans le département de l’Yonne, à partir du moulin de Saulce, et comment on monta un réseau électrique autour de St-Fargeau en 1887. L’article précise que le moulin de Saulce a produit de l’électricité grâce à des turbines jusqu’en 1984 ; les dites turbines demeurent en place et le site est parfois ouvert à la visite. Les lecteurs de notre bulletin se rappellent Jean-Charles Guilllaume : il nous avait accordé un article sur les moulins à ocre.

9 avril 2020 : « Connaissez-vous l’histoire d’Asquins ? ». Asquins est le village au pied de Vézelay tout de suite au nord au bord de la Cure. Un bon paragraphe est consacré au moulin d’Asquins, dont je me rappelle qu’on voit bien le haut de système de la turbine. « D’origine peut-être antérieure au XIIIe siècle », le moulin était banal : remanié au XIXe, il a fourni l’eau à Vézelay grâce à un système de pompes fort savant. La « base de données » du site internet du Parc naturel régional du Morvan donne plus de détails. A propos de la banalité, l’article cite Philippe Hoeltzel, du Parc naturel régional du Morvan, qui répète cette erreur commune : c’est que la banalité consistait en une « redevance ». Comme je l’ai exposé dans Vents du Morvan, ce n’est pas la définition de la banalité. Encore une fois, la banalité, c’est que le seigneur obligeait ses sujets à moudre à son moulin, quitte à ce que parfois la retenue du meunier sur la farine produite soit supérieure à ce qu’elle était dans d’autres moulins.

24 avril  2020 : on part en promenade en Haute-Loire pour l’affaire du moulin de Perbet, qui parait-il fut hanté, et où il se passa des choses bizarres en 1902. En fait il semble que ce soit dû à une supercherie du meunier : il aurait perdu beaucoup d’argent aux cartes et mettait tout en œuvre pour qu’on ne saisisse pas son moulin.

15 juin  2020 : à propos des premiers trains et tramways électriques, notamment ceux du Forterre et de la Puisaye, en 1902 on proposa d’en alimenter à partir d’une usine hydroélectrique qu’on aurait créée à Chastellux, donc forcément sur le site de l’ancien moulin de Chastellux (nous avons raconté dans un bulletin il y a quelques années comment il fut détruit par un incendie peu avant 1850).

1er août  2020 : « Pontaubert, une histoire de templiers ». Pontaubert est au bord du Cousin tout de suite après Avallon. Une bonne partie de la page est consacrée aux moulins de Pontaubert, notamment celui qui appartint aux templiers, suite à quoi il demeure sous le nom de Moulin des Templiers. C’est aujourd’hui un beau restaurant, en lequel se conserve une très belle roue. L’article rappelle que Pontaubert a connu également un foulon et une papeterie. Il ne parle pas de l’ancien moulin des Ruats, également restaurant, mieux connu pour des cartes postales 1900.

7 août  2020 : A Brienon, l’« huilerie artisanale » est parfois ouverte à la visite. Il s’agit bien sûr de la fameuse huilerie Suguenot, qui subsista très longtemps avec un grand prestige. La photo montre la paire de meules (construite en 1886 par une entreprise de Tonnerre), un personnage la faisant marcher et quelques visiteurs. L’article affirme qu’elle fournit de l’huile à des restaurants gastronomiques, et même à l’Elysée.

Revues

Le Canard Enchaîné du 19 août 2020 : grand article d’une demi-page : « Les moulins à eau condamnés au naufrage ». Il vise surtout la politique de continuité écologique dont la conséquence est que de nombreuses rivières sont quasiment asséchées depuis la suppression de chaussées, au grand dam des pêcheurs et des riverains. Il vise aussi le diktat des agences de l’eau qui arrivent à contraindre des propriétaires privés à détruire les chaussées. Le Canard évoque rarement cette question. C’est la première fois qu’il fait siennes une partie des critiques des amis des moulins.

Moulins de France, juillet 2020, n° 123 :

– La revue de la FFAM continue de publier ma copieuse série d’articles sur les moulins de Bourgogne, avec deux d’entre eux : d’une part « Les moulins à foulon de Bourgogne », d’autre part « Les moulins à écorce en Bourgogne ».

– Contre la politique de continuité écologique telle que menée par l’État, notons deux grands articles : « Comment réussir une continuité écologique qui permette de sauvegarder nos poissons et notre diversité aquatique », et « Le fait que le climat se réchauffe crée de nouvelles pressions de sélection naturelle ».

– Je suis très intéressé par un grand article : « En Moselle, découverte du moulin d’Eschviller ». C’est un moulin désormais écomusée, mais avec des ateliers pédagogiques, des ateliers farine, un verger de démonstration et un « rucher pédagogique ». En prime, l’article évoque Poncelet, qui inventa une forme de roue hydraulique : elle a eu un certain succès en plaine. C’est une roue à aubes nombreuses, légèrement courbes ; en général elle est grande, celle d’Eschviller mesurant 5 mètres de diamètre. Le texte précise que Poncelet travailla à la conception de sa roue de 1812 à 1814, tandis qu’il était prisonnier en Russie. Il la mit au point à son retour en France, puis parvint à la faire connaître en 1824.

Le Monde des Moulins, juillet 2020, n° 73 : Bon article sur une ancienne forge de Côte-d’Or qui devint moulin à grain et autres, à Rochefort-sur-Brevon. En outre, important déploiement d’arguments contre la politique actuelle de la continuité écologique sous le titre : « Révélations sur les dessous de la « continuité écologique » ou « La petite histoire du rétablissement de la continuité écologique au sein des bassins hydrographiques. »

Echos du Passé (revue des Amis du Dardon, en Saône et Loire, dans les environs du Mont-St-Vincent).

. 127, 2019 : Selon un rapport au Conseil Général, la Saône et Loire compte 1035 moulins en 1890.

. 128 de 2019 : grand article sur l’histoire des moulins de Toulon sur Arroux, par Michel Derry : j’avais déjà les travaux d’Henriette Dussourd et de Pierre Ponsot sur ces moulins (tous très intéressants) ; l’auteur précise dans quel état se trouvent les vestiges de ceux dont il reste quelque chose.« 

Au fil de l’Yonne », magazine du conseil départemental de l’Yonne, mars 2020 : un petit article « Nous avons diversifié notre activité avec de la meunerie à la ferme ». Samuel Legrand et ses associéss Patrice Tuloup et Sébastien Châtelet en leur Gaec des Etangs, ajoutent une activité à leur ferme agricole de Charbuy : ils transforment des céréales en farine, qu’ils vendent à des boulangers de plusieurs communes, dont Auxerre, Vermenton, Vincelles.

Livres

Livres

« La Mort du Galvacher et autres histoires du Morvan », par Philippe Berte-Langereau, Editions « Nourrices du Morvan ».

Notre ami Philippe Berte-Langereau fut un des animateurs de notre association les premières années, notamment pour la préparation de notre livre de cartes postales de moulins du Morvan aux éditions Laï Pouèlée et la plaquette de belles photos sur le même sujet aux éditions de la Taillanderie. Plus récemment, Philippe a publié un recueil de cartes postales de moulins du Morvan aux éditions Alan Sutton. Philippe a l’avantage d’écrire très bien, avec une grande clarté d’exposition et une précision absolue. Comme historien, il a publié plusieurs livres sur les pratiques morvandelles diverses relatives au transport de bois, aux attelages, aux chaumières, la lutte contre les loups etc. Il a publié un roman à propos des séjours du grand peintre Corot dans le Morvan (en particulier pour essayer de déterminer si le moulin qui a inspiré au maître un tableau est bien à St-André dans le Morvan ou à Lormes plutôt qu’en Auvergne).

A diverses reprises Philippe a publié des nouvelles se passant en Morvan, dont quelques recueils. Il récidive donc avec ce nouvel opus, copieux puisque comptant 268 pages. Ce sont toutes d’excellentes histoires se passant en Morvan. Plusieurs renvoient à l’histoire de la population morvandelle, comme celle qui donne le titre au recueil ou celle sur le désarroi d’une nourrice obligée de revenir dans son village du Morvan en 1914 ; mais bon nombre évoquent diverses questions aujourd’hui (par exemple ce qu’il advient des anciennes fermes désormais à l’abandon).

Concernant les moulins, je voudrais insister sur les nouvelles suivantes : 

. « Les Eaux sombres » : Philippe imagine le désespoir qui a dû saisir le propriétaire et meunier du moulin de Mont, à Marigny l’Église, quand on lui a annoncé la construction du barrage du Crescent, lequel allait noyer le moulin. La nouvelle est inspirée à Philippe par la visite que nous avions faite ensemble sur le site, dans les années 1980, un jour que le lac avait été vidé pour entretien : le dessin de Jean Perrin sur la ruine qui reste du moulin résulte d’une des photos que j’avais prises (en noir et blanc).

. « Les tartines » : une histoire peu joyeuses renvoyant à un drame passé s’étant déroulé dans les annexes d’un moulin.

. « L’idée du Simon Jusot » : un curieux personnage imagine d’adapter en Morvan un moulin à vent de la forme de ceux d’Iran et d’Afghanistan, cela de nos jours. 

« Autun la ville aux trésors », par Claude Chermain.

Une promenade à travers l’histoire de maintes rues d’Autun. Un beau livre très intéressant, malgré le manque de rigueur de l’auteur (il se contredit parfois, il commet des erreurs historiques…). Il évoque parfois les moulins : page 127 toute la page est sous le titre « Le moulin des Places et le moulin Gamet s’appuient sur le ruisseau de Couhard » (photos très intéressantes). Page 179, plan reconstitué de ce qui fut le prieuré de St-Racho et de ses dépendances, dont le moulin. Page 240, l’abbaye St-Symphorien, qui fut une des deux plus importantes d’Autun, eut une richesse considérable : l’auteur écrit qu’elle posséda 15 moulins, dont plusieurs dans le secteur de Beaune, au milieu des prestigieux vignobles ; toutefois il ne précise pas à quelle époque, car les documents que j’ai pu étudier pour 1789 montrent qu’alors elle ne possédait plus grand-chose. 

Carte archéologique de la Gaule, Saône-et-Loire tome 71/4 : Je tâche de passer chaque année au musée de Bibracte, dont un petit tour à l’abondante librairie. Je viens d’y trouver le tome 4 de la « Carte archéologique de la Gaule . Saône-et-Loire» (j’avais déjà le volume consacré à la Nièvre et le tome 3 de la Saône-et-Loire), rédigé par Alain Rebourg. Pour chaque département, les tomes sont divisés par canton, puis en haut de chaque page par numéro de commune, toutes choses n’étant pas bien pratiques.  Pour ce qui concerne les cantons que nous retenons particulièrement, je remarque dans ce tome 4 :

. Canton de Lucenay-l’Evêque :

. Chissey : au lieu-dit « La Prée », « on a trouvé une petite meule en grès » (l’auteur insiste surtout sur les voies gauloises puis romaines qui ont traversé la commune).

. A La Petite-Verrière, on a trouvé une meule de moulin à bras en pierre de Volvic.

. A Sommant : « Au Moulin de Sommant, dans la maçonnerie d’une clôture, se trouve une stèle gallo-romaine brute » (je pense qu’il s’agit du hameau « Moulin de Sommant » et non du moulin lui-même.

. Canton de Mesvres : 

. A Brion (commune limitrophe d’Autun, au sud) : « Face au Mont Dru… une meule, un broyeur ». Aux Rubes de Vaux, « des fragments de meules (assez nombreux) ».

. Canton de Montceau les Mines, à St-Vallier (dont nous avions naguère visité le moulin Galuzot), au lieu-dit « Les Furons », « dans le grès à arkose, deux ébauches de meules non encore détachées de la roche ». Non loin, le long de la Limace, « une meule intacte, une moitié de meule et plusieurs ébauches ». 

. Canton de St-Léger sous Beuvray : 

. Thil sur Arroux : « en 1991 un amas de tessons a été signalé par Henri Lemoine » : cela a mené à diverses découvertes. Je le cite ici parce qu’il s’agit bel et bien de feu notre ami Henri, qui tint si longtemps le moulin Condamné dans cette commune.

. A St-Didier sur Arroux : près de Gissy, où il y aura un grand moulin, on a trouvé « cinq meules à grain ». 

. A Etang sur Arroux : dans une ancienne carrière, des « ébauches de meules ».

. A La Comelle : « Au Moulin de Beau » on « recueillit une meule en lave » (à la fin du XIXe siècle). (Cité page 412 : je le précise parce que La Comelle est oubliée dans l’index des communes).

On note que souvent des trouvailles, y compris non meunières, sont faites sur des sites de moulin : la plupart de ceux que nous connaissons, on en trouve la trace dans les documents après l’an 900, mais rien n’interdit de penser que des moulins hydrauliques ont pu y exister dès l’époque gallo-romaine.

« Le moulin de Lipovanski », par Stoïan Daskalov. Un vieux livre de 1964 trouvé dans une brocante. Révolution en Bulgarie peu après 1945, lorsque le Parti Communiste s’empare du pouvoir. Un comité local s’occupe de nationaliser le moulin que possédait et menait l’odieux Lipovanski. Rapidement le chef du comité local se heurte à diverses incompréhensions : les ouvriers du grand moulin voudraient être plus payés et les voisins consommateurs payer la farine moins cher. Surtout, le moulin, perdant son meilleur meunier, se met à fabriquer une farine médiocre que la population locale rejette. 

Nouvelles meunières n°29

Nouvelles meunières

Philippe Landry

Recherche : 

Les Archives Départementales de la Nièvre sont à nouveau accessibles.

Il faut réserver la veille au 03 86 60 68 30.

Actualités des énergies renouvelables

Hydroélectricité

Dans un récent bulletin, nous avons évoqué un moulin du département de l’Yonne qui produit désormais de l’électricité grâce à sa magnifique toute nouvelle roue, à Ligny le Châtel, dans la vallée du Serein.

L’Yonne Républicaine lui consacre un nouvel article le 12 mai 2020, avec une jolie photo, mais surtout en rappelant que, grâce à une turbine dont au premier plan on distingue un vestige important, le moulin éclaira le village à partir de 1894 et pendant quelques années. Accessoirement, on apprend que ce moulin appartint aux hospices de Tonnerre.

Eolien

Le Journal du Centre du 15 juin consacre 2/3 de page à une grave question : « L’armée souhaiterait étendre ses couloirs en Bourgogne-Franche-Comté et notamment dans la Nièvre », couloirs dans lesquels les éoliennes géantes seraient interdites, lesquels couloirs couvrent 54 % du département. La présidente de la région fait ce qu’elle peut contre ce projet militaire, car la région a pour programme de développer l’éolien partout où c’est possible. J’ai déjà évoqué cette question dans les Nouvelles Meunières : j’y faisais notamment remarquer que, « Tremblez, ennemis de la France » : il leur suffira de poser des éoliennes géantes, et nos magnifiques chasseurs et bombardiers n’y pourront combattre. Quant aux avions ennemis qui pourraient nous attaquer, je ne suis pas sûr que les éoliennes les gêneraient beaucoup.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éolienne dans notre région. Une soixantaine d’engins devraient être posés autour de Tonnerre, non sans susciter d’ores et déjà force remous  (Yonne républicaine, 4 novembre 2019).

Les projets d’éoliennes géantes continuent de susciter des débats. Par exemple dans le sud-est de la Nièvre à St-Seine et Tazilly, conjointement aux communes de Marly-sous-Issy et Cressy-sur-Somme en Saône-et-Loire. Le premier projet a été abandonné, mais un autre est proposé, par Total Quadran. Une réunion publique est annoncée pour le 1er juillet par le JC du 29 juin. Une association hostile regrouperait 1000 adhérents, son principal argument étant que les éoliennes géantes, qui devraient être hautes de 200 m, gêneraient les oiseaux migrateurs.

Journaux

Le Journal du Centre

21 juin 2020 : Le couple Jill et Gareth Liewellyn Williams entreprend de fabriquer du savon à Suilly la Tour, en utilisant notamment de l’huile de nos amis du Moulin de l’Ile à Donzy.

25 juin 2020 : « Poil * Les Gîtes du Moulin à l’heure du déconfinement – Une nouvelle clientèle accueillie ». Très bon article sur la relance de leur gîte par nos amis Fabienne et Vincent Goueffon. Ils commencent à recevoir une « nouvelle clientèle », venant de moins loin, et qui n’avait pas pensé que près de chez elle existent d’excellents lieux d’accueil. Nos amis « ont mis en place un protocole sanitaire strict ». « L’impact financier du Covid-19 a pu être limité par les aides de l’État… ainsi que par l’aide économique de la région Bourgogne-Franche-Comté ».

6 juillet 2020 : Article annonçant la reprise à St-Pierre le Moûtier des activités de nos amis dans et autour du moulin des Eventées.

7 juillet 2020 : Nos amis de l’écomusée de Maupertuis à Donzy fêtent les 90 ans de Claude Chauvelot. Il fut la cheville ouvrière de la restauration du moulin dès ses débuts, travaillant notamment à la construction de la première nouvelle roue. On lui doit notamment les maquettes de moulin observables dans la partie musée.

Livre

Alerte ! Tous sur le pont !

De Borée publie un roman où il est question de moulin !

Il s’agit de « L’Enfant de la colère », par l’incontestable Vanessa Chevalier.

Le résumé dans les journaux du groupe Centre-France du 3 juin 2020 indique notamment que cet ouvrage promis à l’immortalité conte « le retour de deux sœurs sur les terres de leur enfance et dans le moulin familial dont elles viennent d’hériter. » Mais quelqu’un leur en veut : « Est-ce à cause du moulin ? ». L’auteur dédie l’oeuvre à son père : serait-il meunier ? 

Le suspence est insoutenable. Si quelqu’un lit ce roman, il serait fort inspiré de nous en livrer un résumé.

Nouvelles meunières N° 20

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par Philippe Landry

Journées des moulins et du patrimoine rural

Le Journal du Centre du 18 juin a très bien annoncé notre programme, sur toute une page, avec photo du moulin de l’Ile de Donzy plein centre. Le vendredi 21, un article de la page Morvan souligne que pour la première fois notre ami Christian Roquelle ouvre le moulin des Michots, à St-Léger de Fougeret, que possédèrent et tinrent longtemps son grand-père et son père. 

Le samedi 22, le Journal du Centre annonce l’ouverture du moulin de Charrières à Empury, par notre ami Bruno Hecquet (ce moulin appartint à l’abbaye de Pouques-Lormes). Il évoque le concert-lecture qui va avoir lieu au moulin de Suillyzeau (Suilly la Tour) par la comédienne Catherine Blanchard et les musiciens Isabelle Lenoir et Cathy Schaff, sous le titre « Les salons de M. Croche » (M. Croche : c’est ainsi que signait le grand compositeur Claude Debussy lorsqu’il publiait une critique musicale).

Le dimanche 23, Le Journal du Centre consacre 3 pages aux journées des Moulins et du Patrimoine Rural, en indiquant bien que nous en sommes les organisateurs. En page une figure une grande photo du moulin Blot à Bouhy. ; la page 2 lui est également consacrée, avec une photo des biscuits et du sachet de farine issus de ses meules. Page 3 sont notamment honorés l’écomusée du moulin de Maupertuis à Donzy, l’huilerie de Narcy, le moulin de Suillyzeau, et le triple site de Moulin-l’Evêque à St-Père.

Le Régional de Cosne et du Pays charitois du 19 juin a également très bien annoncé les Journées des Moulins et du patrimoine rural, avec en une la photo du moulin Janlard de Nannay, et l’intégrale de la page 3. Dans cette dernière, on remarque :

. L’annonce de l’inauguration de la roue du moulin du Poinçon, à Colméry, avec un petit interview de notre ami Pierre Poitreneau.

. L’annonce des particularités des activités à Moulin-l’Evêque, dont la présence de 4 artistes contemporains.

. La photo du moulin Blot de Bouhy.

. Petit interview de Francis.

. Sont mentionnés les ouvertures de deux moulins du Cher, le moulin de Pertrin à Vellegenon et l’huilerie de Pesselières à Jalognes.

Le mercredi 26, le Régional a avantageusement rendu compte des Journées des Moulins et du Patrimoine rural par un carré contenant 4 petits articles avec photo, dont 3 en l’honneur de nos adhérents :

– Les moulins de Moulin-l’Evêque à St-Père ;

– Le moulin Poinçon de Colméry avec, posant devant leur grande et belle roue en bois toute neuve nos amis Annick et Pierre Poitreneau ;

– Le moulin de la Cannerie à St-Vérain.

Le quatrième article évoque le moulin à huile de Narcy, dont la commune a organisé l’ouverture aux visiteurs.

Le Journal du Centre du 28 juin rend brièvement compte de la présence des 4 artistes contemporains pour animer le site de Moulin-l’Evêque.

Notre stand au moulin des Éventées

Au moulin des Eventées, le dimanche 23 juin, un dresseur de faucons a attiré beaucoup de public… Nettement plus que notre humble stand, où peu de curieux se sont arrêtés. J’ai cependant pu discuter avec le député de la Nièvre M. Perrot ; j’ai insisté sur l’absurdité de la loi sur l’eau et son désastreux effet quant aux réservoirs d’eau et aux zones humides dans le cadre de la « continuité écologique ». Il a semblé reconnaître le bien-fondé de mes critiques, mais sans plus. J’ai alors souligné que l’État était très orgueilleux : quand il fait une mauvaise loi, il peine à consentir à la modifier. Le député ne m’a pas contredit. Il m’a confié qu’un projet de loi sur les énergies renouvelables allait être débattu, mais que ses amis et lui n’avaient pas obtenu la moindre place pour l’hydroélectricité. 

Succès pour notre association

A Garchy, malgré les absurdes complications de l’administration dans le cadre de la continuité écologique, « Le plan d’eau devrait pouvoir être nettoyé », titre le Journal du Centre du 28 juin. Nous avons en effet beaucoup aidé l’association locale à convaincre les autorités de ne pas supprimer le joli plan d’eau au pied de l’église du village.

Inauguration

Nos amis Fabienne et Vincent Goueffon nous reçoivent pour l’inauguration de leurs gîtes du moulin de Poil le samedi 29 juin 2019 à 10 h 30. De nombreux habitants de Poil sont également présents, dont le maire, ainsi que M. Perrot, Député, Mme Guérin Maire de Luzy et Présidente de la Communauté de Communes, et M. Sylvain Mathieu, Président du Parc naturel régional du Morvan. Nos amis ont très bien tout organisé. Vincent expose le projet si brillamment mené à bien ; il remercie toutes les entreprises, locales, et leur personnel, qui ont très bien travaillé. Il remercie également les collectivités locales qui lui ont apporté un soutien financier. Les personnalités disent quelques mots pour féliciter Fabienne et Vincent. Sylvain Mathieu ne dit pas grand-chose du rôle du Parc ; depuis qu’ils sont soumis à l’autorité de l’Agence Française de la Biodiversité, que domine l’Onema (c’est fait pour), il est contraint de participer à la lutte contre les moulins dans le cadre de la continuité écologique. Nous avons visité les locaux : leur aménagement, du meilleur goût, est tout à fait réussi, en particulier pour l’accueil des handicapés. Les clients disposeront d’un salon où ils pourront admirer le curieux rouet de fosse ; en effet, la roue étant très haute (son diamètre devait dépasser les 8 mètres), son axe était très haut, plus haut que l’entrée de l’axe de l’ancienne roue, donc du rouet de fosse ; c’est pourquoi une roue dentée intermédiaire est nécessaire pour animer le rouet de fosse (voir photo).

Au demeurant, on note la qualité des piliers entourant le rouet de fosse, en fort bois, qui jadis soutinrent sans doute deux paires de meules. On remarque dans le jardin deux meules, en grès d’un beau gris foncé : Jean-Claude a mesuré, leur diamètre est d’1,50 m.

Nous avons eu l’occasion de discuter avec diverses personnes. Des habitants de Poil, qui ont connu le moulin en fonctionnement au temps de l’inénarrable père Laprée, son ultime meunier, ils nous ont dit que les derniers temps il n’utilisait plus la force hydraulique ; le moulin marchait à l’électricité, mais une dame nous a montré l’emplacement d’un moteur diesel depuis longtemps supprimé. La grande roue était en bois avec des montants en fer.

Dans le public, nous avons rencontré entre autres de lointaines cousines de notre ami Christian Roquelle, du moulin des Michots à St-Léger de Fougeret. En effet, ces dames descendent de Jules Roquelle, qui tint longtemps le « Moulin des Moulins » à Corancy. Jules était cousin de Paul Roquelle, père de Christian, et tous deux étaient cousins du Roquelle qui tenait le moulin et huilerie de Savault à Ouroux.

Les cousines m’ont confirmé ce dont j’avais ouï dire, à savoir que, lorsque l’eau est montée dans le tout neuf lac de Pannecière en 1949, Jules a refusé de quitter son moulin jusqu’au dernier moment. Autre précision : les travaux avaient commencé avant la guerre de 1940-45, mais à l’époque Jules a refusé l’indemnisation proposée, affirmant qu’il ne quitterait jamais son moulin ; cela lui a joué un tour parce que quand il a été contraint de partir face à la montée des eaux, il a reçu l’indemnisation prévue avant la guerre, laquelle s’avérait réduite à pas grand-chose du fait de l’inflation survenue depuis. 

Francis Lefebvre-Vary, Françoise Demarche, Annick et Yves Cocard et moi avons profité de notre passage dans ce sud Morvan pour jeter un œil sur quelques moulins du secteur. 

Nous avons été reçus au moulin de la Planche à Millay. Il a encore sa roue en fer, des meules, l’archure, la potence, la trémie, le rouet de fosse,  un régulateur à boules… et la digue de retenue du plan d’eau, malheureusement l’administration s’oppose à la réparation de la digue et à la remise en eau de celui-ci, pour des raisons qui nous paraissent relever d’une interprétation très subjective des lois et règlements.

Roue du moulin de la Planche à Millay
Meule et potence au moulin de la Planche à Millay
Rouet de fosse au moulin de la Planche à Millay
Machines à cylindres au moulin de la Planche à Millay
Régulateur à boules du moulin de la Planche à Millay

Le moulin du Bousset, à Chiddes, célèbre parce qu’il possède encore deux roues, héberge désormais un grand café ; malheureusement à l’heure où nous nous sommes présentés les exploitants étaient absents. Nous avons pu observer de l’extérieur le plan d’eau sur le Tillot, l’ensemble des bâtiments, à gauche l’ancienne huilerie avec sa paire de meules à huile dans le jardin, et à droite l’ancien moulin à blé. Les deux roues, métalliques, sont encore en bon état.

Moulin à 2 roues du Bousset
Meules ) huile

Le moulin de Mirloup, à Chiddes, en amont sur le Tillot, connu pour posséder encore sa roue. Ce fut pour nous une divine surprise ; nous avons fait la connaissance d’un jeune couple en train de le restaurer, Mme et M. Knafou. Ils font un très beau travail : en particulier le remise en état de toute la façade est remarquable, d’une belle couleur orangée ; M. Knafou nous a expliqué que l’enduit est à base de chaux et d’arène du secteur, d’où cette jolie couleur. La roue est plutôt en bon état, ainsi que quelques restes à l’intérieur. Le jeune couple, ravi de faire notre connaissance, a adhéré immédiatement à notre association. Il organise une fête le 25 août, pour inaugurer les installations remises en état. En cette occasion je compte faire de meilleures photos de l’intérieur, car il sera mieux éclairé. Nous préparons pour un futur bulletin l’histoire de ce moulin, où il s’est passé de drôles de choses à la veille de la révolution de 1789.


Lutte contre la continuité écologique

La revue de la FFAM « Moulins de France » publie un important article : « La politique de restauration de la continuité écologique par destruction des ouvrages est un échec ».

Par exemple on a investi des millions du côté de Vichy pour faciliter la remontée des saumons, dont on a lâché des milliers et des milliers d’alevins, pour des coût mirobolants, tout ça pour un résultat dérisoire : il ne repasse pas à Vichy 500 saumons par an !

En me promenant à Autun le 27 juillet 2019, j’ai vu quelque chose de bien amusant. Dans le cadre de la « restauration de la continuité écologique, un investissement de 1 million 362 000 euro pour casser un barrage certes inutile, et un peu arranger les berges : le prix de 20 turbines en métal à l’ancienne, ou d’une cinquantaine en plastique fort comme on en trouve maintenant, lesquelles auraient fourni de l’électricité à des dizaines de foyers !

Panneau annonçant les travaux

Le Canard Enchaîné du 24 juillet nous régale avec un bel exemple d’absurdité administrative, qui a mérité une réponse cinglante de quelques citoyens. Dans l’Ardèche, les villages de Joyeuse et de la Beaume profitent comme aire de baignade d’un vieil étang du XVIe siècle ; il subit un inconvénient , c’est qu’en amont est un réservoir retenant les boues de la station d’épuration locale, et il arrive que de gros orages le fasse déborder, moyennant quoi des boues arrivent à la baignade. Bon : les gens attendent que la nature renvoie tout ça, et on refait trempette. Seulement voilà : la Préfecture s’est avisée, au nom de la sacro-sainte continuité écologique, qu’il valait mieux faire pratiquer une brèche dans ce réservoir pour que les boues s’écoulent en permanence. L’article ne dit pas comment la Préfecture a pu ignorer à ce point ce qu’il allait advenir des boues désastreuses. Les villageois ne l’ont guère pris à la Beaume ni d’humeur Joyeuse : de nuit ils rebouchent la brèche. On réouvre et ils rebouchent, etc. Les gendarmes sont de plus en plus souvent sur place, et la tension monte. La suite au prochain numéro.


Actualités des énergies renouvelables

Généralités sur les énergies renouvelables

Loi vide

A partir du 25 juin, le parlement débat d’un projet où il est question des énergies renouvelables. Mais c’est « entre autres », et de toute façon dans un projet global. En tout état de cause, rien sur l’énergie hydraulique.

Taxes au profit des énergies renouvelables

Les opposants des énergies éolienne et hydraulique soutiennent volontiers que celles-ci sont « subventionnées » sous forme de retenues sur nos factures d’électricité. Pourtant favorable au nucléaire, l’Union confédérale des Retraités CGT publie dans son trimestriel d’information de l’été 2019 la liste des taxes à ce sujet :

. contribution au service public de l’électricité (CSPE) 0,0225 euro par Kwh.

. taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) : 0,00075 e pour les particuliers

. contribution tarifaire d’acheminement (CTA) : 27,04 %.

. TVA : 5,5 % (en rappelant que cette TVA présente l’étrangeté de s’appliquer également sur les taxes susvisées).

Hydroélectricité – Fiches ADEME

Au cours de la fête de Sully, j’ai pu mettre la main sur de nouvelles fiches de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), comme celle que j’avais évoquée dans les Nouvelles Meunières, consacrée à la réinstallation de turbines au moulin de la Motte-Josserand, à Perroy, chez notre ami Daniel Amyot. Les nouvelles fiches décrivent deux restaurations dans l’Yonne :

– La centrale hydroélectrique de Brienon sur Armançon : « Optimisation de la production hydroélectrique avec amélioration de la continuité écologique » : investissement 1 052 500 euro, 3 turbines et une « vis hydrodynamique », capable de fournir du courant à 440 foyers.

– La centrale hydroélectrique de Hauterive : « Construction d’une centrale hydroélectrique sur site existant et amélioration de la continuité écologique » : pour 1 799 900 euro, 2 vis hydrodynamiques à la place d’anciennes turbines, capacité d’alimenter 335 foyers.

Une autre fiche concerne une unité de production d’électricité à Fraisans dans le Jura.

Éolien

Le projet de Bazolles prend corps. Le Journal du Centre du 19 juin annonce que la préfète de la Nièvre autorise la construction de 6 éoliennes par la firme Global Wind. Elles seront édifiées sur des espaces de culture, ce qui évitera de détruire des arbres. Des mesures sont prises pour protéger certaines espèces d’oiseaux. Il faut compter 2 ans pour que réellement les 6 éoliennes soient en état de tourner. Toutefois le Journal du Centre du 27 juillet annonce : « Les opposants aux éoliennes ne désarment pas », au contraire puisqu’ils déposent plainte en justice, notamment pour « mise en danger de la vie d’autrui ». On a l’impression que c’est parti pour aller loin…

Le projet de Donzy abandonné. M. Jacob, maire de Donzy indique que Nièvre Energie « étudie la faisabilité d’un projet d’implantation de parc photovoltaïque sur les surfaces utilisables des bâtiments publics». A propos, le Journal du Centre du 25 juillet annonce qu’à Donzy le chauffage solaire de la piscine est en service.

Le projet des Bertranges suscite de vives oppositions, comme le montre l’article du Journal du Centre du 28 juin relatif à « la réunion publique sur le plan climat air énergie territorial » qui s’est tenue à Raveau : « La température monte, le ton aussi », tel est le titre. « La réunion publique a été houleuse ». L’article décrit les interpellations plutôt véhémentes que les élus ont dû subir, et auxquelles ils n’ont pas moins vivement répondu.

Le projet d’Oisy 

Un premier coup, où ce projet est présenté comme réussi: le Journal du Centre du même 26 juin rend compte des actions de l’association Valorisation des Actions de Recherche nivernaises pour l’Environnement (Varne), en particulier le succès de son parc éolien à Oisy tout près de Clamecy. Très beau titre : « Trente ans d’engagement citoyen ». En fait les actions de la Varne touchent plusieurs secteurs de la protection de l’environnement (par exemple la lutte contre les décharges sauvages).

Mais le 16 juillet : grand titre en page une avec photo « Des Eoliennes en panne de rentabilité ». Page 3 : « Ombres sur le parc éolien d’Oisy-Clamecy ». La parole y est donnée à un expert-comptable à la retraite qui critique la comptabilité de l’entreprise, mais cela d’une manière confuse, et ma foi tellement chargée de haine qu’elle inspire de la méfiance. Deux articles en bas de la page indiquent quelque chose de plus important : le projet d’Oisy se voulait « citoyen », avec participation des collectivités locales et des habitants : visiblement la société propriétaire des éoliennes, qui est sise à Toulouse, ne semble pas encline à le mettre en action ; la maire d’Oisy se borne à reconnaître que les rentrées fiscales sont celles qui étaient attendues.

Énergie solaire

(Voir plus haut à propos de Donzy)

Un grand projet est à l’étude à Cosne : déployer une « ferme solaire » sur le petit aéroport de la ville. Le Régional lui consacre un assez grand article le 26 juin. Le Journal du Centre l’avait brièvement évoqué il y a quelques jours.

Le Journal du Centre du  20 juillet fait une excursion dans le Cher pour annoncer qu’à Torteron se prépare un projet de « centrale photovoltaïque », qui couvrirait 7 ha.

Journaux

Le journal du Centre

– 21 juin : un petit article rappelle le succès de la journée des jardins à  Forgeneuve, commune de Coulanges ; la photo montre entre autres notre ami Jean-Luc Martinat.

– 22 et 26 juin : A La Chapelle St-André a eu lieu une commémoration de l’appel du 18 juin 1940 par le général de Gaulle, avec hommage à la Résistance, notamment sur le site de l’ancien moulin de la Chappe. Les 4 et 5 juillet 1944, 25 maquisards du groupe Péguy furent encerclés par les Allemands, qui mirent le feu au moulin. Les survivants capturés furent quelques jours après massacrés à Cosne.

26 juin :  il est annoncé qu’un « accord » est conclu entre l’Assemblée Nationale et le Sénat pour la création proposée par le ministère chargé de l’Environnement d’un « Office français de la biodiversité » : cette création obéit soit disant à une nécessité absolue autant qu’urgente, cet organisme va chapeauter l’Agence française de la biodiversité, sa mission est de mutualiser ses moyens avec ceux de l’Office National de la Chasse dans la lutte contre les atteintes à l’environnement, nous verrons son efficacité. 

28 juin : « Clap de fin pour le tournage de Belvaux » ; l’article évoque un film, avec Gérard Depardieu lui-même, qui vient d’être tourné dans le Morvan, le point central étant le moulin de Saloué à Dun les Places, que maintiennent en bon état nos amis Jouanin.

13 juillet : article « publirédactionnel » en l’honneur de nos amis Christine Artier et Alain Blanchet qui proposent un gîte rural tout rénové en leur moulin des Morvands, à Fâchin. Rappelons qu’il se situe au pied d’Arleuf, tout au début de l’Yonne… et près du fameux étang du Châtelet (dont il n’utilise pas l’eau). 

16 juillet 2019 : dans la page « Estivités », liste des manifestations diverses de l’été de la semaine, annonce d’une « visite guidée » à l’huilerie du Moulin de l’Ile, avec une grande photo où on voit l’adjoint de notre ami Coudray placer la pâte sous une presse.

Le Monde, 7 et 8 juillet : deux articles nous intéressent :

. En principe, le ministère chargé de l’environnement est soucieux des zones humides, lesquelles sont protégées par une loi. Un article du Monde révèle que dans 48 départements les nouvelles cartes IGN montrent qu’un grand nombre ont disparu : D’ailleurs : « Les zones où il est interdit d’épandre des pesticides ont régressé ». 

. On continue dans le sud de la France de produire des olives, donc de l’huile d’olive, mais ce n’est pas énorme par rapport à la production mondiale : 5 900 tonnes sur 3,13 millions. Les producteurs industriels d’huile d’olive de France importent d’ailleurs de la matière première de Grèce, Espagne ou Italie pour réaliser des mélanges. Toutefois, la maison Puget fait un effort particulier : elle propose un bidon d’huile marqué « Les moulins français » ; le cahier de charges l’oblige à y insérer de l’huile provenant d’au moins 5 moulins de France.

17 juillet : « Donzy. Depuis quelques jours, les employées du moulin de Maupertuisrenseignent aussi les vacanciers ». Les locaux de nos amis de l’écomusée servent désormais d’office de tourisme à la ville et aux communes qui lui sont alliées. Pratiquement toute une page du Journal du Centre est consacrée à l’évènement. Georges Narcy rappelle qu’environ 2 200 personnes venaient chaque année au moulin. Un réaménagement de l’espace a été réalisé. Les deux guides de l’écomusée ont reçu une formation pour être capables de renseigner sur toutes les communes concernées.

2 août, trois articles :

. Commémoration de la bataille du maquis Chaumard le 31 juillet 1944, où ont péri 22 résistants : l’un de leurs dirigeants, Alexandre Octave, s’en réchappa par miracle. Fils du meunier du moulin du Couloir à Dommartin, il allait par la suite le tenir quelques décennies.

. A Urzy, l’association des « 3 Hop » procède au nettoyage du bief et des empellements du moulin du Greux. On remarque une photo du moulin.

. A St-Parize en Viry, « concours de pêche à la truite au bief du moulin de Montempuis ». 

Revues

. Commentaires sur la « Note technique » du ministère chargé de l’environnement à propos de la continuité écologique. Il y a du mieux, mais ce me semble l’équivoque demeure, c’est le moins qu’on puisse dire.

. Analyse de l’affaire du moulin du Bœuf en Côte-d’Or : les forcenés de la continuité écologique voulaient l’empêcher de réutiliser l’eau pour produire de l’électricité, le Conseil d’État leur donne tort.

. Article très sympathique sur un jeune homme qui est devenu ébéniste pour le plaisir de construire des maquettes de moulin à vent. Pour ce faire il a suivi tout le cursus des compagnons du Devoir, et son « chef-d’œuvre » de fin d’études est un très beau petit moulin à vent sur pivot. Actuellement il travaille à reconstruire un moulin sur roue analogue à celui du Mont-Avril en Saône-et-Loire, dont nous avons livré une carte postale dans notre numéro spécial sur les moulins à vent de Bourgogne.

. A propos des moulins à vent : examen scientifique de leur « puissance ».

. Ce numéro contient mon article 

« Neuf fois centenaire

L’abbaye de Fontenay

fut un moulin à papier ».

J’y reprends ce que j’ai exposé dans notre bulletin à propos de cette abbaye de Côte-d’Or, avec plusieurs illustrations que j’ai fournies.

Vents du Morvan – été 2019

Dans les Nouvelles meunières précédentes, alors que je venais de recevoir le numéro de Vents du Morvan, j’ai immédiatement étudié l’article sur les moulins du Ternin. Je voudrais ajouter que la revue contient un grand article sur le château de Chissey, adjacent au moulin, et dont notre ami Jacques Desmarquest travaille à la restauration depuis 16 ans. Ce qu’il y fait est tout à fait remarquable.

Le Monde des Moulins – Juillet 2019

Plusieurs articles intéressants dont :

« Chris Gibbings, un molinologue à qui nous devons  beaucoup » : y compris notre association Moulins du Morvan et de la Nièvre. A nos débuts, ce Britannique visitant les moulins dans le monde entier, avec une préférence pour la France, nous a donné beaucoup d’informations. Par exemple nous lui devons les dessins du « moulin pendant » d’Andé, sur la Seine en Normandie. Nous avons eu longtemps avec lui des échanges de courrier. Retraité, il continuait de visiter des moulins partout, toujours en expert particulièrement avisé. Il vient de s’éteindre en février 2019. (Le moulin pendant : sa roue pendait sous un pont entre deux arches, elle montait ou descendait pour être à la bonne hauteur par rapport au courant de la rivière, cela grâce à des vérins.)

Penn du moulin d’Andé

. « Une curiosité qui a traversé les siècles : le moulin-bateau », article par Gérard Mignot, l’historien de l’association des Moulins de Saône-et-Loire, avec qui nous ne manquons pas de discuter à chaque rencontre avec elle.

. Un article de trois auteurs dont le fameux historien des moulins du Nord de la France Jean Bruggeman sur le fait qu’on équipe les moulins à vent d’un moteur annexe ; il l’admet s’il s’agit de faire tourner la meule, mais il trouve hérétique et même dangereux si le moteur fait tourner les ailes.

. Deux moulins retenus par Stéphan Bern pour recevoir des aides financées par son « loto du patrimoine » : à Bar sur Seine dans l’Aube et le moulin du Boël en Ile et Vilaine. 5 autres moulins sont secourus par la Fondation du Patrimoine

Blanc Cassis – 1er trimestre 2019

La revue des généalogistes nivernais contient deux articles intéressants pour nous :

– Dans le cadre d’une étude sur plusieurs Nivernais tombés lors de la guerre 1914-18, une notice sur Pierre Auguste Bernard nous apprend qu’il était meunier de Giry ; sa mère était déjà veuve ; issu de 4 générations de meuniers du moulin de Giry, Pierre Auguste avait notamment eu un grand-père qui l’avait tenu très longtemps à partir du « début du XIXe siècle ».

– Un long extrait du journal d’Henri Bachelin, le fameux écrivain né à Lormes et ami de Jules Renard (c’est lui qui  convainquit la veuve de ce dernier de publier son Journal) indique ceci : la maraine de sa mère était fille d’un meunier de La Tour de Pré, près de Provency dans l’Yonne.

Arnilien (bulletin trimestriel de l’Association des Randonneurs nivernais, ARNI), juillet 2019 : le bulletin raconte les randonnées collectives organisées par cette association le trimestre précédent. Le récit de celle de Cessy les Bois évoque les moulins et les forges ; c’est que j’y ai participé, et j’ai donné les tuyaux à la dame qui avait dessiné le circuit. En particulier, nous sommes passés à Cessy au-dessus de 3 de ses anciens moulins, et nous avons pu observer l’emplacement où fut le moulin à vent de St-Malo en Donzyois.

Pays de Bourgogne n°257 – juillet-août 2019

Ce numéro signale la parution de notre bulletin 86, en détaillant son sommaire.

En outre, il annonce que le numéro 160 de la revue « Nos ancêtres et nous » contient un article sur « les moulins de la petite Grosne et de ses affluents »  (c’est la rivière rejoignant la Saône à Mâcon). Un petit article indique une curiosité à propos des « Oratoires dans l’Yonne » : la Tour de Saussy a été construite pour faire monter de l’eau grâce à une étrange éolienne : une Association pour la  Sauvegarde et l’Aménagement de la Tour de Saussy entreprend de la restaurer (site internet : asats.e-monsite.com.

Livres

Nous aurons eu la main heureuse dans les brocantes en juin 2019 :

– Vera nous a trouvé « Le maître du moulin blanc », de Mathilde Alanic, un roman publié par Flammarion en 1950. Certains passages sont intéressants, avec description par exemple du travail dans une minoterie. Bonnes illustrations également : c’est ainsi qu’en couverture est un dessin de moulin avec sa grande roue ; on reconnaît une imitation du fameux moulin d’Angibault, dans l’Indre, qui a inspiré à Georges Sand son fameux roman « Le meunier d’Angibault ».

– Autre roman repêché : « Le Moulin des Sources », de Françoise Bourdon, à ne pas confondre avec Françoise Bourdin. Donc cet ouvrage est paru chez Calmann-Lévy en septembre 2010. Il évoque plaisamment les moulins à papier de la Sorgue dans le Vaucluse. Très belle couverture avec un beau moulin à tuiles provençales et pierres apparentes endormi près de son seuil à la vive cascade.

– « La Belle meunière », de Pagnol (Presse Pocket, 1981) : il s’agit du texte qui a servi de canevas à son film, où il met en scène Franz Schubert à propos du recueil de poèmes que celui-ci a mis en musique sous le titre « La Belle Meunière ». J’en parlais dans les Nouvelles meunières précédentes, rappelant que c’est Tino Rossi qui avait tenu le rôle du compositeur, et entonné le fameux air « Voyager est la joie du meunier ». On dit que le film n’a pas marché : je comprends pourquoi à la lecture du livre ; passons sur le fait que le canevas n’a guère à voir avec « l’histoire » que par leur succession le recueil des poèmes choisis par Schubert raconte ; c’est plutôt la médiocre qualité de l’intrigue et des dialogues qui est en cause.

– «Le meunier et son moulin à vent », d’Achille Latour, dans la collection « Métiers, techniques et artisans », éditions Créer, 1982. Un cahier très bien illustré sur le travail dans les moulins à vent du nord de la France ; je recommande le plan en coupe du moulin à vent, qui est sur pivot. A cet égard, on voit bien comment se dispose l’ensemble de madriers qui, en se rejoignant, arrivent à supporter tout le poids du corps du moulin qu’on fait tourner pour le mettre face au vent.  En outre, on remarque, disposées très haut, et au même niveau, les deux paires de meules ; chacune est mue grâce à un grand rouet qui fait tourner une lanterne ; autrement dit le grand axe portant les ailes porte aussi 2 grands rouets !

– « Pompéi, de nos jours et voici 2000 ans ». Un très beau livre de l’éditeur italien Bonechi sis à Florence, sorti en 1991. Il propose des reconstitutions dessinées, dont une remarquable concerne la boulangerie. En effet, dans l’empire romain, le boulanger, en tout cas de ville, était son propre meunier : page 64 l’ouvrage montre un bœuf et ses esclaves s’affairant autour des fameuses meules en forme de sablier, dont j’ai proposé il y a peu une carte postale. La meule supérieure, dite catillus, que faisait tourner un bœuf ou un duo d’esclaves, était très lourde, et le travail particulièrement pénible. Un des intérêts du dessin est de montrer deux esclaves déplaçant un catillus, ce qui permet de montrer la meule inférieure, la meta, en forme de cône pointu.

Télévision

Arte dimanche 30 juin, émission « Le rond-point, un art passager » : à propos de la décoration des ronds-points, aux Canaries, plus précisément à l’île de Lazarote, le sculpteur Cesar Manrique a réalisé plusieurs sculptures pour peupler les ronds-points en s’inspirant des moulins à vent ; l’île en conserve soigneusement un magnifique. Manrique a beaucoup travaillé sur les mobiles dont le mouvement est dû au vent ; le plus étonnant est un mobile dont le vent fait bouger les éléments en sens contraire entre eux.

La 5, dimanche 30 juin, émission « Les Cent lieux qu’il faut voir », la Savoie : près d’Aix les Bains, un moulin à huile (noix et noisettes) mû par une grande roue dont le diamètre atteint 6 m ; restauré et relancé par un ancien boulanger, ce moulin arrive à travailler toute l’année.

Sur la même chaîne, dimanche 7 juillet, même émission, s’arrêtant cette fois en Berry : reportage sur l’huilerie de Dun sur Auron, dont l’intérieur ressemble fort à celui de nos amis de Donzy. L’origine de la force motrice n’est pas précisé.

Idem le dimanche 14 juillet :

Une heure consacrée au Puy de Dôme, avec très bon reportage sur le moulin à papier Richard de Bas, près d’Ambert, dans le Livradois. Ce moulin à papier remonte au XIVe siècle. Il a été relancé peu après 1945 pour devenir ce moulin-musée qui reçoit beaucoup de visiteurs une bonne partie de l’année. On a pu admirer sa roue en bois, son long arbre portant des cames, les lourds marteaux que ces cames font tomber et retomber sur la pâte à papier, les « formes » où on constitue la feuille de papier, et le grand espace de séchage. Mon seul regret est que l’exploitant du musée n’a pas précisé à quel moment il fait ajouter un peu de colle à la pâte à papier, si c’est avant avant le passage à la forme, ou si c’est après. J’ai de très bons souvenirs de ma visite en ce haut lieu des moulins, entre autres parce que toute la vallée dite du Grandrif a connu un grand nombre de moulins, essentiellement à papier, dont plusieurs demeuraient avec une ou deux roues à l’époque de ma visite.

Heure suivante consacrée aux Côtes d’Armor, dont un moulin à marée, dit « moulin du Prat ». Le propriétaire, qui maintient le système en bon état, expose que la marée montante apporte l’eau au-delà d’une digue, puis à la descendante il suffit de lever une pelle, et l’eau fait tourner la roue. Celle-ci est en bois. Cet excellent témoin dit que la France a disposé de 140 moulins à marée, dont 100 en Bretagne, dont 15 mus par la seule Rance tellement la marée remonte loin à l’intérieur des terres. Rappelons que naguère Jean-Claude Néant nous ramena pour notre bulletin un reportage sur les moulins à marée en Bretagne.

Questions diverses

Dans la série « Il suffit de publier quelque chose et on trouve du nouveau sur le même sujet », à propos du moulin de Cougny à St-Pierre le Moûtier, évoqué dans notre numéro spécial sur cette commune, le dossier S4169 des Archives Départementales, que je viens de consulter (rien ne m’indiquait qu’il y aurait quelque chose sur ce moulin) nous livre le nom de son meunier à l’époque révolutionnaire : René Goulet. Il est critiqué par les propriétaires de 2 moulins en aval sur la Colâtre, dont le ruisseau de Cougny est un affluent, parce que paraît-il il gaspille l’eau pour irriguer ses prés. 

Au moulin de Sully

Plusieurs membres de « Moulins du Morvan et de la Nièvre » ont participé à la fête organisée par nos amis de Saône-et-Loire au château de Sully, à 20 km d’Autun en direction de Beaune, ces 27 et 28 juillet 2019, pour fêter les 20 ans de leur association. Outre des « ateliers », des conférences ont permis d’avancer sur plusieurs sujets, en particulier pour tout ce qui concerne la « continuité écologique », successivement par Charles Champetier, M. Marié de la Fédération des Etangs de France, et l’historien Jean-Pierre Azéma. Pour sa part, Gérard Mignot, historien des moulins de Saône-et-Loire, a proposé deux causeries, l’une sur les « moulins à sang » (mus par la force d’un animal ou de plusieurs, ou hélas d’un ou de plusieurs hommes), l’autre sur les moulins à vent. J’ai pu tenir également une causerie sur les moulins à huile de Bourgogne. A chaque fois il y a eu une assistance attentive, parfois dépassant la vingtaine de personnes.

Accessoirement, il y avait diverses animations, et par exemple ont été organisées des visites du château de Sully, un grand édifice très symétrique, avec ses douves, et au milieu d’un grand parc.

Le château de Sully, qui appartient à Mme de Magenta, dont le mari descendait du maréchal Mac Mahon, duc de Magenta, possède encore beaucoup de biens dans les alentours, dont le moulin. Il est à 700 mètres du château. Il a travaillé jusque dans les années 1980. Il est en cours de restauration par nos amis de l’association des amis des moulins de Saône-et-Loire, comme l’a salué un article du Journal de la Saône-et-Loire du samedi 27 juillet 2019.

Le moulin bénéficie d’un bief de la rivière la Drée, un assez important affluent de l’Arroux qu’il rejoint en amont d’Autun. Il nous apparaît comme un bâtiment tout en long, mais la partie moulin proprement dite est vraiment réduite, tout au fond sur ma photo. Une turbine demeure, en état de marche ; le bief forme ici un petit réservoir, bien moins grand qu’autrefois. En effet, une carte postale que je n’ai pu valablement reproduire, montre que l’ancien bief arrivait plus largement face au bâtiment ; une petite ouverture à quelques mètres des vannes de la turbine suggère qu’ici il y a eu d’autres vannes pour alimenter une roue sous le grand bâtiment, s’ajoutant à celle dont la turbine occupe l’emplacement (sans compter qu’il y a pu y avoir une roue sur le pignon à l’extrémité du bâtiment).

Les chevaux et la calèche étaient les héros de la fête des 27 et 28 juillet: mais ils suggèrent comment devait être la vie au moulin avant l’arrivée du camion et de la voiture.

Jouxtant les vannes de la turbine, à crémaillère en fonte, on note une jolie meule à huile dont le diamètre du rebord est de 0,70 m.

Meule à huile

Au sol sont deux anciennes meules composées, de 1,30 m de diamètre.

La salle d’entrée contient ce qui reste de l’ancien grand rouet, avec le support des meules (malheureusement ma photo n’est pas excellente).

Paire de meules avec la potence

Dans la salle au-dessus sont les deux paires de meules, avec la potence, ainsi que plusieurs machines à cylindres et un autre appareil. Dans la pièce à côté de cette salle on remarque un trieur à grain.

Tout en haut sont notamment plusieurs blutoirs.

Dans une pièce sont affichés quelques documents, dont la carte postale difficile à photographier, et un portrait du dernier meunier, M. Barnet. Par contre j’ai réussi à photographier le sac à son nom.

Sac au nom d’Antoine Barnet

NB : lors de ma causerie sur les moulins à huile de Bourgogne, j’ai évoqué ce qui fut une grande huilerie de la Saône-et-Loire, la maison Mamessier de Montceau-les-Mines, qui avait une annexe en gare de Chalon-sur-Saône ; à l’été 1944, l’explosion d’un wagon de munition provoqua la destruction de cette annexe. Quelques personnes m’ont parlé de cette dynastie Mamessier, dont un descendant demeure en vie ; comme j’ai proposé une photo des meules à huile près du château de La Clayette, une dame m’a dit qu’elle avait connu leur dernier huilier, lequel se nommait également Mamessier.

Meules du moulin de La Clayette

Accessoirement, nous avons vendu 5 exemplaires de notre bulletin numéro spécial de 2003 consacré aux moulins à huile de Bourgogne.
Éditer « Nouvelles meunières N°20 »

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Nouvelles meunières N°28

Nouvelles meunières

Philippe Landry

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Actualités des énergies renouvelables

Dès la crise de 1973, l’État a préféré privilégier la production d’électricité par le nucléaire plutôt que par les « énergies renouvelables ». Or un réacteur nucléaire a une particularité : on ne module pas sa production. Et que se passe-t-il quand, comme depuis le 17 mars, un grand nombre d’établissements industriels et commerciaux sont à l’arrêt ? Hé bien ils cessent de consommer de l’électricité. Du coup EDF se retrouve avec une formidable quantité d’électricité à distribuer, avec ce problème qu’on ne peut la stocker. Le Canard Enchaîné du 15 avril raconte le résultat : « Depuis le confinement mis en place le 17 mars, EDF a dû, à plusieurs reprises, payer ses clients (de gros industriels surtout) pour parvenir à écouler son électricité ! Ainsi l’électricien a évité de mettre ses équipement en surtension, tandis que les bénéficiaires ont pu produire moins cher : non seulement le courant était gratuit, mais en plus les clients ont reçu une prime… » L’article précise qu’à la bourse européenne de l’électricité, le prix est certains jours négatif, et que les producteurs sont menés à offrir au client une prime de 76 euro par kw, dont le prix de vente contractuel est généralement de 42 euro. EDF est déjà déficitaire : cela annonce des lendemains… quelque peu électriques. Cela posé, l’article précise que pour les consommateurs individuels comme vous et moi, hé bien… une éventuelle baisse, c’est au mieux envisageable en 2021. 

Eolien

Le Journal du Centre du 16 mai annonce qu’à Pougny le chantier, interrompu à cause de la crise sanitaire, a repris. « Le parc éolien bientôt achevé ». Pour l’une des éoliennes, on va creuser un modeste trou de 15 mètres de diamètre et 4 de profondeur. La dernière éolienne sera haute de 138,50 m au moyeu, avec des pales de 51 mètres, soit pratiquement 190 m de haut en bout de pales. La mise en service est prévue pour octobre. Le parc éolien de Pougny, composé de 11 machines, devrait alimenter 52 000 personnes hors chauffage.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éoliennes dans notre région. A Sarry et Châtel-Gérard, 11 éoliennes devraient être livrées dans les mois qui viennent. Le chantier a été retardé par la faillite du premier sous-traitant, dont d’ailleurs un mât et une pale demeurent sur le site. Son successeur, la maison Siemens Gamesa, a légèrement modifié le projet : les nouvelles machines auront 150 mètres de haut et leurs pales tourneront dans un cercle de 114 mètres de diamètre (autrement dit chacune sera longue de 57 mètres). Une garantie de financement du démantèlement lorsque le parc sera en fin de vie a été déposée en préfecture : 50 000 euro. (Yonne Républicaine, 14 mars 2020).

Photovoltaïque

L’Yonne Républicaine du 24 avril 2020 annonce qu’à Tonnerre un terrain abandonné et en friche, devenu une décharge sauvage, va héberger une « centrale photovoltaïque ». L’électricité produite devrait alimenter 3500 personnes. 

Le Journal du Centre annonce le 9 juin : « L’énergie passerra par les ombrières » : à Magny-Cours, 3 parkings seront couverts par « un système photovoltaïque ». Le chantier reprend. Il devrait s’achever fin août. « 28 000 m² d’ombrières  fourniront une puissance totale de  5 250 Mwh représentant la consommation moyenne d’environ 1650 foyers (hors chauffage) ».

Les désastres de la continuité écologique

Dans l’Yonne, à Mézilles, un habitant lance une pétition contre un projet absurde. Au nom de la continuité écologique, on prétend aménager le Branlin (un affluent du Loing) pour faciliter la circulation du poisson, entre le Moulin Rouge et le Moulin de Corneil. On va investir là-dedans 180 000 euro ! L’habitant en question, Monsieur B. M. , souligne que la consultation démocratique de la population n’a pas eu lieu… et surtout que tout ce projet n’apportera absolument rien à la circulation des poissons et à la nature (YR, 21 mars 2020).

A propos, voici un bel exemple de l’utilité des réservoirs d’eau. Persuadée que l’Yonne allait entrer en crue au cours du mois de mars, l’administration a fait vider les barrages. Seulement voilà : mars et avril ont été particulièrement secs, entraînant un manque d’eau grave, dont vont pâtir les animaux en période de reproduction. Cela souligne une nouvelle fois l’intérêt de disposer de réservoirs d’eau assez remplis. (YR, 29 avril).

Journaux

Le Journal du Centre

. 23 avril : le petit commerce de Menou propose entre autres de la farine du moulin de Menestreau.

. 24 avril : dans le supplément quotidien « Et si on se changeait les idées », sous le titre « Les filles du diable de la Haute-Loire », toute une page consacrée à un moulin qui, parait-il, s’avéra la proie du diable en 1902 ; il s’appelait le moulin de Perbet, et son meunier Etienne Joubert. On le soupçonne d’avoir monté une comédie pour éviter la saisie de son moulin, qu’il aurait perdu aux cartes. Les photos montrent les dernières ruines dudit moulin.

29 avril : En Dordogne, M. Elie Coustaty profite de la crise pour produire encore plus à son vieux moulin à meules des environs de Sarlat. Un moulin à eau du XIVe siècle, qui semble avoir appartenu à l’évêque du secteur. Avant le confinement, il ne moulait pas plus de 20 kg par semaine : donc le moulin ne marchait que pour le folklore. Mais voici qu’il rend service à des voisins. Une belle photo le montre devant sa fort belle paire de meules avec une archure octogonale et une trémie, toutes deux bien claires, qu’il a donc dû faire refaire assez récemment. M. Coustaty porte la belle tenue blanche du meunier, sauf le bonnet : il est vrai qu’il a les cheveux blancs, ce petit jeune entreprenant. 

14 mai : à Varzy, les volets de feu la pizzeria « La Séverie » sont clos. En attendant que l’établissement soit repris un jour, et à la demande de la municipalité, un artiste les a décorés, entre autres en y peignant un moulin « pour rappeler l’importance des énergies renouvelables ». Il s’agit de Nicole Sosiewicz.

20 mai : Nos amis du Moulin Blot, de Bouhy, font savoir que cette année ils renoncent à organiser leur petite fête sous les ailes du moulin à vent qui devait se tenir à la fin juin, dans le cadre des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins.

26 mai : « Maupertuis rouvrira le 3 juin », tel est le titre de l’article à la bonne nouvelle, avec en photo notre ami Georges Narcy. Il expose les difficultés auxquelles l’écomusée a dû s’adapter.

10 juin : le moulin des Eventées en photo, à propos de la reprise des sorties et randonnées pédestres organisées par l’association de St-Pierre le Moûtier « Sur les pas de Jeanne d’Arc ».

L’Yonne Républicaine

7 mars : à Sens, destruction des anciens moulins St-Paul. Ce fut un ensemble d’immeubles colossal : la photo montrant la pelleteuse en train d’entamer la démolition indique au premier plan un immeuble de 8 étages, sachant que cet immeuble ne représente qu’environ 1/4 de tout le groupe. A la place s’élèvera un énorme ensemble d’habitations : « Les Terrasses de l’Yonne ».

9 avril : Les grands moulins Dumée, à Gron, en baisse d’activité à cause de la crise sanitaire. En effet, les consommateurs ont bouleversé leurs habitudes : ils achètent moins de pain et de gâteaux chez les boulangers et les pâtissiers (sans compter que les restaurants ne marchent pas), préférant fabriquer les fabriquer eux-mêmes à partir de sachets de farine. L’inconvénient est qu’un grand moulin comme la maison Dumée (90 000 tonnes de farine par an, environ 450 par jour), travaille plus avec les professionnels, pour un volume beaucoup plus importants. Les familles achètent plutôt des sachets de farine, avec cet inconvénient que les sachets, l’industriel doit les acheter à un fournisseur… lequel s’avère soudain débordé par la demande, d’où une difficulté provisioire. Par contre, un détail : l’essentiel des sachets de farine qu’on trouve dans les supermarchés est importé, ce qui offre provisoirement un débouché à la maison Dumée. Celle-ci a de toute façon les reins solides : en dépit du ralentissement de l’activité, elle ne met pas son personnel en chômage partiel.

Revues

Moulins de France (revue de la FFAM – avril 2020 n°122

Numéro très intéressant, dont je ne cite ici que quelques articles : 

– « Combien d’années 2019 faudra-t-il avant que la politique dévastatrice de la restauration écologique soit révisée » : l’article souligne qu’à cause de l’été particulièrement sec, beaucoup de sources ne coulent plus, ce qui rend toujours plus nécessaire de préserver des réservoirs d’eau. La FFAM a été reçue au Sénat, où une proposition de loi est en cours d’élaboration.

– Deux articles sur une région de Normandie comprenant les départements de la Mayenne et l’Orne.

. La Mayenne : incroyable histoire de ce qui n’est plus qu’un village, Ste-Suzanne : il connut un nombre formidable de moulins, dont un magnifique moulin à papier en cours de restauration, dans lequel on fabriqua le carton des cartes à jouer.

. L’Orne pendant la guerre de 1939-40 : les difficultés des moulins face aux autorités allemandes, mais plus encore face à l’administration française, qui s’avéra particulièrement lourde et inefficace, avec son « Ravitaillement général » noyauté par l’armée. Le développement est intéressant : je pourrais m’amuser à prendre le texte et remplacer tous les noms de moulin par des noms de leurs homologues de la Nièvre.

– J’ai bien aimé les articles sur les petits moulins à vent du sud de la Bretagne et sur les moulins à eau du Bas-Rhin (il y a très longtemps, j’avais rapporté pour le bulletin quelques articles de mon séjour en Alsace).

– Enfin la revue continue de publier les articles que je lui ai confiés sur les moulins de Bourgogne (on a le temps : je lui en ai adressé 16) ; dans ce numéro, il s’agit des moulins à vent et des moulins mus par d’autres énergies sauf l’eau tels les moulins à vapeur.

Pays de Bourgogne b° 259 de mars 2020

Incidemment, on apprend qu’Emile Zola n’a pu avoir d’enfant avec sa femme, mais qu’il en a fait deux à sa domestique Jeanne-Sophie-Adèle Rozerot, laquelle présente à nos yeux l’avantage que son papa était meunier à Rouvres-sous-Meilly en Côte-d’Or. J’ai étudié une carte : c’est tout près de Montbard. Emile Zola a fini par reconnaître les deux enfants et leur donner son nom… Ce qui ne manque pas d’interpeller les Clamecycois : c’est qu’une plaque sur une place rappelle que le gendre d’Emile Zola fut sous-préfet de Clamecy, et que de ce fait sa gente épouse y séjourna plusieurs mois.

Bulletin des Amis du Vieux Varzy n° 31 marqué 2018 mais bouclé en mars 2020

Concernant les moulins, il contient : 

. Essentiellement mou article « Quelques moulins autour de Varzy »  : Courcelles (dont celui de notre ami Philippe Gilles, que j’avais consulté d’ailleurs), Oudan et Marcy.

. Incidemment trois détails : 

. D’une part à propos d’un résistant natif de Varzy ayant commis des sabotages à Auxerre et alentours ; il provoqua l’incendie de l’usine « de filets de camouflage du Moulin de Préblin, installée par les Allemands ». 

. D’autre part à propos d’une offensive des loups qui en 1801 tuèrent plusieurs enfants dans les environs de Varzy, deux meuniers sont cités : Marriaux à La Chapelle-St-André, dont la fille échappe de peu à un loup, et Dubois, meunier du moulin Demeulaine dans la même commune, qui réussit à tuer un loup de 2 coups de fusil.

Le Monde des Moulins, n° 72, avril 2020 :

Plusieurs articles intéressants sur les moulins de diverses régions de France, des Caraïbes (moulins à sucre), d’Ukraine (surtout des moulins à vent). Et puis un écho : « Avallon : au bord du Cousin, un frère et une sœur ont réhabilité le moulin familial Léger ».

Ils s’agit bien sûr de nos amis. Un article est paru dans l’Yonne Républicaine, qu’on peut consulter sur internet : https.//www.lyonne.fr/avallon-89200/actualités/au-bord-du-cousin-un-frère-et-une-soeur-ont-réhabilité-le-moulin-familial… 13693171.

Trouvailles inattendues

Le hasard fait bien les choses. Faisant des recherches sur l’histoire de la petite commune de Béard, j’ai appris qu’elle avait abrité une « communauté familiale ». J’ai donc regardé si elle était citée dans un livre que je n’avais plus ouvert depuis au moins 20 ans : « Les aspects géographiques des communautés familiales de France centrale », de Jean Chiffre, paru en 1985 aux Editions Universitaires de Dijon. Je n’ai pas trouvé la famille que je recherchais, mais ça m’a indiqué deux pistes :

. A Châteauneuf-Val-de-Bargis, une communauté dite Les Rignaults habita au lieu-dit « Le Moulin »:en 1762, année de sa dispersion. Elle y possédait des biens depuis le début du XVIIe siècle. Jean Chiffre n’indique pas qu’elle possédait le moulin, mais sans doute au moins l’exploitait-elle.

. Dans l’Autunois, le long du Méchet, nous avions évoqué naguère le moulin des Buchillons. Or il conserve cette appellation en souvenir d’une famille de ce nom, qui y exploitait des biens au XVIIe siècle. Jean Chiffre ne précise pas si elle possédait ou exploitait le moulin.