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Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins

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Les 25 et 26 juin2022

Participation « extraordinaire » de la Nièvre au succès national de ces « Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins » !

Près de 50 sites nivernais seront ouverts gratuitement au public les samedi 25 et dimanche 26 juin 2022

Cet effort de mise en valeur de notre riche départment a été raéalisé grâce à « L’Association des Moulins du Morvan et de la nièvre » (l’AMMN) qui a pu regrouper toutes nos richesses patrimoniales variées : paysages, châteaux, églises, lavoirs, moulins, démonstrations de savoir-faire, conférences, animations, célébrations festives, conférences, biodiversité,…

L’AMMN a voulu ainsi être le moteur du développement durable et levier d’attractivité de notre territoire. Sur le thème 2022 « Être et renaître », ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins mettront n lumière le patrimoine rural restauré, les savoir-faire et gestes du passé.

ll n’est pas trop tard pour vous inscrire. Mais attention, dernier délai pour votre inscription le 12 juin 2022.

  • Visite du coeur de votre village (lavoirs, fontaines, églises, chapelles, etc…)
  • Visite de votre moulin ou de votre ferme
  • Conférence et concert
  • Marché de dégustation (produits du terroir)
  • Démonstration de savoir-faire
  • Animation pour la mise en valeur de votre petit patrimoine

Pour tout renseignement complémentaire : flvary@orange.fr ou 06 08 53 49 29

Inscriptions ouvertes jusqu’au 12 juin 2022 !
 Chers organisateurs,Vous aviez participé aux anciennes éditions des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins : il est encore temps de s’inscrire et de rejoindre la programmation !  
 Découvrir la programmation 
 Durant deux jours de festivités, faites découvrir votre patrimoine aux visiteurs en créant une animation : visite, circuit-découverte, conférence, concert, marché de dégustation, ateliers, démonstrations de savoir-faire… Ce sont chaque année 100 000 visiteurs qui découvrent villages, moulins, fermes, lavoirs, chapelles et bijoux de notre patrimoine au travers de visites, expositions, conférences, démonstrations de savoir-faire et autres animations hautes en couleurs. Les JPPM rassemblent associations, particuliers, élus et bénévoles qui souhaitent partager avec le plus grand nombre la passion de leur patrimoine.
 Au plaisir de vous retrouver dans notre programmation 2022 !   
 Inscrire une animation 



A PROPOS DE L’ANIMATION


Région :
Département :


Coordonnées GPS
Latitude :
Longitude :


Nature de l’animation :
Visite d’un site / Circuit découverte-randonnée / Exposition / Conférence / Démonstration de savoir-faire / Marché dégustation / Animation jeune public / Célébration festive / Autre : …


Titre de l’animation :
Description : 
Lieu d’accueil du public : 
Code postal : 
Commune : 


Date : 25 / 26 / 25 et 26
Gratuit ou Payant : quel tarif ?
Horaires :


Coordonnées
Nom du contact :
Téléphone :
Mail :
Site web :
Facebook :


INFORMATION DU L’ORGANISATEUR


Nom et prénom du particulier ou nom de la structure :
En partenariat avec : 
Prénom :
Nom :
Adresse :
Code postal :
Commune :
Téléphone :
Email :
Type de structure :


Appartenance à un réseau : AMRF / AFMA / FFAM / Fondation du patrimoine / MPF / Fédération Patrimoine-Environnement / Petites Cités de Caractère / REMPART / Aucun / Autre :


Première participation : oui / non


KIT DE COMMUNICATION ;


Merci de nous indiquer l’adresse postale (si différente) à laquelle envoyer le kit de communication.


Nom et prénom : 
Adresse :
Code postal :
Ville :
 
Ninon d’Epenoux, Assistante chargée de projets
En charge des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins
Patrimoine-Environnement (lur-fnassem)
Le réseau national au service des patrimoines et des paysages

6-8 passage des 2 Soeurs 75009 Paris – 01 42 67 67 51
http://www.patrimoine-environnement.fr

Nouvelles Meunières n°47

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Présentation du numéro des Annales des Pays Nivernais 

« Les Nièvre et leurs moulins »

Le Journal du Centre l’a annoncée le 30 mars 2022, mais sous un titre surprenant : « Les sanglots longs des moulins nivernais ». Un article d’une demi-page résumant l’histoire des moulins dans la Nièvre (par exemple il rappelle que l’enquête de 1809 recensait 800 moulins à eau).

L’article du 5 avril 2022 annonçant la mise en service de la « mini-turbine » de Guérigny est plus attirant : « Une mini-turbine pour sortir du fossile ». Il rappelle que l’investissement, par le SIEEEN, est de 650 000 €. La turbine devrait procurer de l’électricité équivalente à la consommation d’une « centaine de foyers ».(hors chauffage). Elle est vendue à Enedis et injectée dans le réseau général.

Le 8 avril 2022, Le Journal du Centre rend compte de la présentation du numéro 184 des Annales dont j’ai assuré la promotion aux Forges de Guérigny.

Désastres de la continuité écologique

Le Monde des Moulins, revue de la FDMF, d’avril 2022, contient des articles très pertinents pour nous fournir des arguments contre l’administration :

. La continuité sédimentaire, une approche critique.

. Et si on parlait aussi de continuité patrimoniale.

. Quelques réflexions pour asseoir le débat sur la continuité écologique.

. La place des moulins au sein d’un site Natura 2000.

« La rivière Aron mise sous protection » : tel est le titre d’un assez grand article du Journal du Centre. Il annonce que l’Agence de l’Eau et le Parc Régional du Morvan vont y consacrer 775 000 €. Diverses mesures concernent  par exemple la remise en état des berges. Evidemment il est question de supprimer « les plans d’eau envahis par la vase », toutefois étant précisé que ce sera « en accord avec les propriétaires ». A noter : 250 000 € sur trois ans vont revenir à l’aménagement ou l’effacement des barrages ».

A Vermenton, dans l’Yonne, il y a un grand barrage sur la Cure « érigé en 1888 et rénové en 1997 », il sert à l’alimentation du canal du Nivernais, ce pourquoi il est géré par l’administration du canal. Seulement voilà, vu l’instabilité du cours de la Cure, entre autres à cause des grands barrages loin en amont (les Settons, Chaumeçon et Le Crescent), sa gestion nécessiterait un suivi. On n’y a pas pensé quand on l’a rénové en 1997, mais on l’a doté d’une belle passe à poissons… Mais c’est un bel échec, l’essentiel de l’eau passe par le déversoir de trop-plein, au grand dam des pêcheurs. (Yonne Républicaine, 4 avril 2022).

Actualité des énergies renouvelables

Le Parc Naturel Régional du Morvan « soutient une initiative proposée par le Conseil associatif et citoyen » : aider tout projet portant notamment sur « la préservation de la biodiversité, l’économie sociale et solidaire, l’écocitoyenneté ». Un budget de 6 000  €  est réservé à cette action. Personnellement tout projet de préservation d’une zone humide, en particulier en amont d’un barrage, et tout projet d’hydroélectricité devrait être éligible .

Mais bon, ne désespérons pas. D’autres initiatives sont plus positives. Pour la Pentecôte, Decize organise un « Marché écobio », au cours duquel les exposants pourront proposer « des équipements pour les énergies renouvelables ». (Journal du Centre 12 avril 2022)

Au niveau international : la revue Néoplanète pose la question : « Et si les océans nous sauvaient ? » Elle met en avant que la mer, par ses mouvements divers et ceux de ses courants, est en théorie génératrice d’énergie. Elle met en exergue le potentiel théorique « thermique », qui fait l’objet de recherche. Pour l’instant, on exploite cette énergie en disposant des éoliennes géantes en haute mer et en posant des hydrauliennes. On a une pensée pour l’énergie marémotrice : nos estuaires comme ceux des Etats-Unis et de plusieurs autres pays ont connu des « moulins à marée » ; dans un bulletin il y a quelques années j’avais évoqué celui qui se visite encore au Portugal, et dans un autre numéro Jean-Claude  Néant nous avait parlé de ceux dont demeuraient des vestiges en Bretagne. La force de la marée est encore utilisée en France à l’usine marémotrice de la Rance, en Bretagne, justement ; je me rappelle de son inauguration dans les années 1960 par le général de Gaulle, alors Président de la République ; elle avait coûté si cher eu égard à la production attendue qu’un observateur avait commenté : « On n’en construira pas d’autre « .

Au niveau national, surprenant article d’une demi-page dans Le Journal du Centre du 13 avril : « Quand les énergies vertes rapportent ». Il expose que certes des politiciens déplorent les « subventions » accordées à la production d’énergies renouvelables, dont  certains accusent l’éolien d’être « cher et inutile ». Mais il note que comme le prix de l’énergie est en train d’exploser à cause de la situation internationale dont la guerre en Ukraine, l’État récupère : « 6 milliards nets versés par les exploitants ».  En effet, comme le système consiste à un complément de rémunération lorsque le prix de production est supérieur à celui du marché, lorsque survient l’inverse, « c’est le producteur qui verse à l’État la différence ». 

Éolien

Au niveau national

Le Journal du Centre du 15 mars 2022 annonce : « Deux parcs offshore flottants devraient voir le jour d’ici à 2030 en Méditerranée, l’un à Port-la-Nouvelle dans l’Aude, l’autre à Fos sur Mer dans les Bouches du Rhône.

Au niveau régional : « L’éolien mise sur les entreprises locales ». Pour faciliter l’acceptation des éoliennes par la population, on met en avant que leur édification devrait faire travailler des gens du cru. (Yonne Républicaine 26 février 2022).

Il est vrai qu’on est dans une période de turbulences. 

 On tend à reculer devant les difficultés que rencontrent les projets éoliens, dont témoigne la couverture de Bourgogne Magazine de février-avril 2022 : « Eoliennes, le vent de la colère ». Un grand article de plusieurs pages donne la parole aux adversaires de l’éolien, et un autre donne la parole à la responsable de la politique énergétique au sein de la région Bourgogne-Franche-Comté.

 « L’Eolien à l’aube d’une forte accélération » titre l’Yonne Républicaine du 17 janvier 2022, mettant en exergue : « 19 parcs éoliens sont en fonctionnement dans l’Yonne », département où plusieurs autres sont en préparation, malgré des réticences marquées dans certaines zones.

Au niveau départemental :

L’Yonne Républicaine du 14 mars publie aussi le grand article double-page « Le vent tourne pour l’énergie éolienne » (que j’ai évoqué dans des Nouvelles meunières précédentes suite à sa parution dans le Journal du Centre). Il insiste sur les oppositions qui se manifestent de plus en plus vivement, mais il rappelle que globalement l’opinion publique française est favorable à cette technique d’énergie renouvelable. A l’appui de ses critiques, l’Yonne Républicaine propose la photo d’un clocher historique dominé par deux éoliennes géantes.

L’opinion du département de l’Yonne se confirme comme souvent hostile à l’éolien :

. Dans le nord du département, à Pont sur Yonne, « Mobilisation générale anti-éolienne » contre 4 projets qui semblent assez importants. (Yonne Républicaine 19 mars).

. A Cussy les Forges, l’association des adversaires ayant perdu en justice, les 5 éoliennes sont désormais construites. Néanmoins elle cherche d’autres moyens juridiques pour lutter. (Yonne Républicaine 9 mars).

Dans la Nièvre, de petites éoliennes sont de plus en plus utilisées à Pouilly pour essayer d’empêcher le gel matinal qui peut endommager les bourgeons de vigne. Très petites, elles n’ont que 2 pales. (Journal du Centre 5 avril).

Néanmoins « L’éolien n’a plus le vent en poupe dans la Nièvre » : « Encore très favorable au développement des parcs éoliens dans la Nièvre il y a quelques années, le SIEEEN est aujourd’hui beaucoup plus réservé. Les conflits incessants avec les riverains, les polémiques et le s désaccords politiques, y compris au sein des majorité de gauche départementale et régionale font que cette question est devenue sensible. Il n’y aura vraisemblablement plus de parcs éoliens développés dans la Nièvre », dit quelqu’un au journaliste (Journal du Centre 3 avril).

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Nouvelles meunières n°46

Non classé

Rédaction : Philippe Landry

Parution 

Les Nièvre et leurs moulins.

C’est une courte synthèse (en 36 pages avec beaucoup d’illustrations) des 5 cahiers que nous avons consacrés aux Nièvre et à leurs moulins (les Nièvre c’est-à-dire la Nièvre tout court, la Nièvre de Champlemy et la Nièvre, d’Arzembouy, la Nièvre de Bourras, celle de St-Franchy et celle de St-Benin des Bois, sans préjudice de la Petite Nièvre). Rappelons que cet ensemble demeure sur notre site ammn.info.

M. Mansuy, directeur de la Camosine qui édite les Annales, est venu en personne le présenter à notre assemblée générale du 12 mars, jour même de sa sortie.

Une présentation officielle à la presse sera faite sur le site de la nouvelle turbine de Guérigny le 31 mars, et une autre à Prémery en mai.


Notre assemblée générale s’est tenue le 12 mars à La Charité.


Elle s’est très bien passée. Jean-Pierre Azéma, universitaire historien des moulins et « docteur en géographie » a fait une très bonne conférence sur l’intérêt des « seuils » sur les rivières (il préfère parler de « chaussées »). Il nous a fourni beaucoup d’’arguments, de valeur scientifique, pour lutter contre les technocrates partisans de la continuité écologique..  Il a aussi évoqué les perfidies légales qui entravent ceux qui prétendent produire de l’électricité : par exemple il leur faut se relier au réseau et avoir deux compteurs, lesquels coûtent cher. 

Le repas préparé par un jeune traiteur de La Chapelle-Montlinard (Cher) était très bon.

Le Journal du Centre rend compte de nos travaux dès le lundi 14 mars, faisant preuve d’une rare célérité.

Le compte-rendu sera disponible prochainement.


Conte

Je me rends compte que nombre de nos adhérents sont mal desservis par internet et même le téléphone. C’est pourquoi à la fin de ce numéro des nouvelles meunières je joins un conte, « Le sous-préfet aux champs… du café ».


Désastres de la continuité écologique

Dans l’Yonne, à Mézilles, les habitants se mobilisent contre un projet aussi stupide que coûteux : détourner une rivière pour mieux ensuite supprimer des seuils. (Yonne Républicaine 12 juillet 2021).

Les fédérations de pêche face à leurs contradictions : elles organisent des tournois de pêche dans des plans d’eau (eaux stagnantes)ou en en aménagent. C’est ainsi que le Journal du Centre consacre deux tiers de page à ce considérable évènement :

« Le carpodrome de Cercy-la-Tour. inauguré avec le parcours de pêche ». Un bel article avec 5 photos pour célébrer la naissance d’un magnifique plan d’eau relié à l’Aron. 160 000 euro investis, mes pauvres ! On y met 3 tonnes de carpes et 300 kg de tanches. En plus des travaux ont été faits pour faciliter la pêche dans la partie du canal du Nivernais traversant Cercy.

Au passage, le journaliste répercute une expression que tout le monde comprend sûrement : « Il s’agit de pêche uniquement no-kill ». Nous sommes quelques-uns à l’association Moulins à nous amuser chaque fois que quelqu’un prétend adapter une expression anglaise, car en général c’est faux, quand ce n’est à contre-sens. (Journal du Centre 10 mars 2022).

Actualité des énergies renouvelables

Éolien

Niveau national :

A propos des élections présidentielles, Centre-France consacre deux pages entières à ce débat : « Le vent tourne pour l’énergie éolienne », au sens où il est en train de tourner au vinaigre. Au départ tout le monde était d’accord pour développer cette énergie renouvelable. Mais voilà, comme le dit quelqu’un :

« Tout le monde veut de l’éolien mais personne ne veut que ce soit sur son terrain ».

« Les politiques ont bien compris la grogne qui montait des campagnes à ce sujet et se montrent pour la plupart très frileux sur le développement de l’éolien. »

Comme au départ c’est une idée écologique (puisqu’elle économise les énergies d’origine fossile), les écologistes sont favorables à l’éolien… au niveau national. Après, localement, c’est parfois une autre chanson.

D’aucuns candidats sont réticents à l’éolien terrestre mais favorables au maritime… Sauf que là non plus ça ne va pas de soi pour les pêcheurs et autres amis de la faune de mer.

Dans l’Yonne :

Un projet autour de la commune morvandelle de Cussy les Forges suscite des oppositions. Une association d’adversaires ayant perdu en première instance son procès contre l’arrêté préfectoral l’autorisant, saisit la cour administrative d’appel : seulement ce recours n’étant pas suspensif, le promoteur du projet commence les travaux. De ce fait les opposants ont opéré une manifestation à Avallon. (Yonne Républicaine  13 décembre 2021).

A Villeneuve la Guyard, où on est d’accord pour développer les énergies renouvelables, on commence à débattre d’un projet d’éoliennes. « Le conseil municipal a validé le principe d’une étude de faisabilité… Un dialogue va donc être engagé avec les Villeneuviens. » (Yonne Républicaine 20 décembre 2021)

Autour de Taingy, un projet de 20 éoliennes suscite une vive opposition : une pétition est en train de circuler.

Photovoltaïque

Dans la Nièvre :

A La Machine, le projet de champ photovoltaïque sur une ancienne décharge se précise, le conseil municipal ayant voté la modification qui était nécessaire du « plu ». (Journal du Centre début mars).

A Donzy les Jeunes Agriculteurs du Donziais portent un projet de centrales solaires : « Face à l’impact du changement climatique sur les productions agricoles actuelles, nous devons diversifier nos exploitations. Le choix se tourne vers la création de centrales solaires photovoltaïques ». Le site couvrirait 20 ha. Le conseil municipal a pris connaissance de ce projet (8 mars 2022). La photo qui accompagne l’article montre le site comme au milieu de la forêt.

Dans l’Yonne :

Dans l’Yonne

Un nouveau projet photovoltaïque divise les habitants à Monéteau. Il est question de disposer 17 400 panneaux sur 9 ha « sur une ancienne ère de stockage de boues d’épuration et de déchets inerte » (là ça ne pose pas de problème), mais aussi sur une partie classée en zone agricole. Une enquête publique est en cours, le conseil municipal commence à débattre, le maire est sceptique. (Yonne Républicaine 9 février).

« L’agrivoltaïque séduit dans l’Avallonnais » : des agriculteurs de trois communes riveraines de la Cure, du côté d’Arcy sur Cure, souhaitent poser des panneaux solaires sur quelques parcelles, mais de telle façon qu’entre eux des moutons puissent paître. Ils estiment que cela leur permettrait de cultiver plus « bio » dans les autres parcelles. Surtout cela leur assurerait un revenu complémentaire, bien utile en ces temps difficiles pour les producteurs locaux, « on a des sols d’une très faible valeur agronomique », et que les variations des cours des céréales se font parfois à leurs dépens. Des adversaires se manifestent, arguant que cela nuira au paysage autour de Vézelay. (Yonne Républicaine 16 février).

De nouveaux agriculteurs souhaitent produire de l’électricité grâce aux photovoltaïque sur des terres qui ne leur rapportent pas assez : cela se passe autour de Noyers sur Serein. On comprend leur préoccupation, vu la diminution des revenus de l’agriculture. Mais des adversaires soutiennent que ça va enlaidir les environs de la jolie petite ville historique de Noyers, et supprimer des bonnes terres agricoles. (Yonne Républicaine 20 janvier 2022).  

Dans la Nièvre aussi des oppositions se manifestent. C’est ainsi qu’à Champvoux, près de La Charité sur Loire, le conseil municipal refuse d’autoriser « l’étude de faisabilité » d’un projet d’agrivoltaïque (ce qui, précise l’article, n’empêchera pas la poursuite du projet en question). ((Journal du Centre 12 mars 2022).

Méthanisation :

« Des associations s’élèvent contre l’unité de méthanisation en projet à Etaule près d’Avallon », que le préfet a autorisé par arrêté. Ses partisans, des agriculteurs locaux, soutiennent qu’il s’agit d’une « activité de déconditionnement des matières organiques alimentaires… » pour « traiter ces déchets, et produire du méthane qui, une fois épuré, serait injecté dans le réseau ». Il y aura aussi « une unité de liquéfaction du biogaz et une station pour alimenter des véhicules ».  « C’est un projet industriel et non écologique » disent ses adversaires qui craignent que vu sa taille, qui leur paraît énorme, l’atelier en question devra importer des déchets d’ailleurs, en grande quantité, d’où des nuisances qu’ils redoutent de voir considérables. Ils saisissent les tribunaux administratifs.

A Charbuy, la commune compte sur une « chaufferie biomasse » pour bientôt arriver à diminuer les frais de chauffage de ses locaux (gymnase, mairie, bibliothèque, restaurant scolaire, etc…) Investissement de 630 000 € dont 130 000 à la charge de la commune. (Yonne Républicaine 19 février 2022). 

Journaux

Le Journal du Centre :

16 février : 

. Une demi-page consacrée à l’assemblée générale de nos amis de l’association qui s’occupe du moulin des Eventées à St-Pierre le Moûtier, avec photos du bureau présidentiel et du moulin. La « maison du meunier », rénovée, va être réaménagée. Francis Lefebvre-Vary a participé à l’assemblée générale et félicité les dirigeants.

. Hommage à Jeanne Pautrat, qui vient de s’éteindre à l’âge vénérable de 105 ans. Elle adorait faire visiter les vieux monuments du Donziais. Elle publia un petit livre « La vallée du Nohain, ses villages, ses moulins… ».

L’Yonne Républicaine :

30 décembre 2021 : à Vaudeurs subsiste une magnifique éolienne  Bolée : l’article évoque les ravages opérés par les eaux de ruissellement.

17 janvier 2022 : parution du bulletin des Amis du Patrimoine de la Vallée de la Vanne 2021 », (dans le secteur de Sens), 248 pages dont un article sur « le moulin médiéval de Chigy ».

A Auxerre, on va reconstruire le « barrage à aiguilles » du Batardeau, qui servit longtemps au moulin de ce nom, mais sans les aiguilles, d’un maniement trop compliqué. Au moins le barrage est sauvé. (Yonne Républicaine 14 février 2022).

Télévision

Le 6 mars 2022, ARTE a diffusé un beau documentaire sur le grand peintre impressionniste Pierre Auguste Renoir, célèbre pour son « Bal du Moulin de la Galette ». On a pu voir des images de l’établissement qui subsiste ; de la cour on aperçoit les beaux restes des deux petits moulins à vent qui étaient dits de la Galette. Contrairement au « Moulin Rouge », situé plus bas à Pigalle, ils ont vraiment travaillé le blé.

Recherches

Sur les moulins du Serein (Côte-d’Or et Yonne)

Un adhérent de notre association ayant demandé ce que nous avions sur les moulins du Serein, nous travaillons sur ce dossier. 

Le Serein naît en Côte-d’Or dans le Morvan des environs de Saulieu ; il y reçoit notamment l’Argentalet, superbe rivière morvandelle qui traverse notamment la Roche en Brenil et anima le beau moulin de Villerin, entre autres…

Dans un livre intitulé « Catalogue des Cartes et Plans anciens volume 1. Archives départementales de l’Yonne. », que j’ai pu consulter à celles de Nevers, j’ai noté les références de ces cartes et plans (j’ai peut-être ici et là mal noté le nom du moulin). L’idéal serait que des adhérents domiciliés du côté d’Auxerre essaient de les étudier et de les photographier pour compléter notre petit dossier.

Angely : moulin de Marzy, 140 n°2.

Chablis 422.

Civry sur Serein Moulins de Villiers le Tournon 805. 

Hauterive moulin 236.

Héry Moulins des Baudiers 140 n°22.

Maligny moulin 138 n°7, et 194.

Poilly sur Serein moulin 140 n°34

Pontigny moulin 140n°35, bief 586, et H1516 « nouveau lit de la rivière, bief du moulin » et H1539 plan du finage de Venouze, moulin du Gastelot, rue du Bois.

Seignelay moulin 105 (Seignelay n’est pas sur le Serein mais me semble-t-il sur un de ses affluents).

Si des adhérents de l’Yonne pouvaient fouiller les dossiers de la série S (règlements d’eau) des communes le long du Serein, avec photos à l’appui, cela améliorait également notre petit dossier. S’il devient assez conséquent, nous pourrons envisager de le mettre sur notre site.

Recherches sur les moulins de la Vrille

Nous travaillons sur les moulins de la Vrille, qui commence à Treigny dans l’Yonne et se poursuit dans la Nièvre jusqu’à Neuvy-sur-Loire. Si des adhérents ont des informations, nous sommes preneurs.


Je vous ai promis un conte  : voire page ci-après

Le sous-préfet 

aux champs… du café

par Philippe Landry

Le tout nouveau sous-préfet était penché sur la carte de l’arrondissement, l’annuaire ouvert sous sa main droite… Dans la liste des communes disposant encore d’un café, il en repéra une, au fin fond d’une vallée : c’est là, décida-t-il, que, escorté de quelques gendarmes, il se rendrait dès le lendemain. Il donna les ordres en conséquence à la secrétaire. Celle-ci envoya un message internet et un SMS à la gendarmerie compétente pour le village en question, et au maire afin que celui-ci le reçût comme il sied.

C’est qu’il tenait à faire savoir comme il était attaché que l’on appliquât avec rigueur toute la loi sur le « passe sanitaire », notamment dans les bistrots et les restaurants. Cela y compris dans les arrondissements comme celui-ci symboliques du dépeuplement de la France rurale. Par exemple dans les villages : est-ce qu’on y respectait bien les ordres du gouvernement ? Ne disait-on pas qu’en maints lieux reculés le gendarme du coin se contentait de jeter un œil dans la salle : « ça va ? Tout le monde va bien ? Allez, bonne journée à tous ! ».

Il vérifia que le message avait valablement été envoyé par internet. C’est que c’était un féru de cette merveilleuse technologie ; c’est bien simple, il ne jurait que par elle.

Donc le lendemain matin dès potron minet, trois gendarmes étaient devant la mairie quand la voiture du sous-préfet s’y présenta, l’important personnage étant à l’arrière.

– Monsieur le Maire n’est pas là ?

– On nous dit qu’il ne va pas tarder à arriver, répondit le brigadier.

– Hé bien quand il me demandera quelque chose, j’aurai la même réponse ! dit le sous-préfet d’un joli mouvement de menton. 

On se rendit au café. Il y avait là la tenancière, une femme toute maigre et sèche dite « la Mère Darral », et quatre vieux gars occupés à jouer aux cartes – exactement à la manille. Lecteur, à propos, savez-vous jouer à la manille ? J’ai « tapé le carton » à ce jeu-là il y a quelque 60 ans, mais maintenant je suis bien incapable de, comme on disait, « manier le manillon ». Bref, nos bons vieux… c’est à peine s’ils levèrent les yeux aux nouveaux arrivants.

– Madame et Messieurs, bonjour !

– Bonjour Messieurs, répondirent modestement les occupants du bistrot.

Les gendarmes, ils les connaissaient vaguement de vue, et peu les inquiétait ce petit jeune homme fluet, tout étriqué dans son costume foncé à cravate claire. Il en fallait plus pour les détorber  : ils demeuraient comme confinés à leur jeu.

– Je me présente, Madame et Messieurs : je suis votre nouveau sous-préfet. Madame, avez-vous bien vérifié les attestations de ces messieurs ?

– Pour la vaccination ? Bah ! Je sais tout, par chez nous : qui est vacciné et qui ne l’est pas, alors votre papier avec l’affreux carré noir, je ne le demande à personne d’ici.

– Madame, ce n’est pas satisfaisant.

La vieille dame lui tendit le flacon de gel hydro-alcoolique.

– Hé ben Monsieur le Sous-Préfet, faîtes donc comme votre prédécesseur Ponce Pilate préfet de Jérusalem : commencez par vous laver les mains !

– Ne vous fâchez pas, Madame, je disais cela  avec tout le respect que je dois à vos cheveux blancs.

Chœur des partisans du passe sanitaire : Où va se nicher la perfidie de nos adversaires : ils réduisent Ponce Pilate au titre de préfet alors qu’il était procurateur !

Le sous-préfet et les gendarmes se passèrent les mains au gel, soigneusement.

– A nous, Messieurs, que nous contrôlions que chacun de vous a bien son attestation conforme.

Il sortit son smartphone tout neuf.

Les vieux gars fouillèrent leurs vestes . Ils présentèrent chacun son document plus ou moins soigneusement plié. Les 4 feuilles semblaient d’aspect réglementaire. Semblaient seulement, aux yeux de l’élégant haut-fonctionnaire.

C’est en personne que le sous-préfet confronta la première à son smartphone.

Rien.

Il insista : derechef l’appareil s’abstint de toute réaction.

Il essaya les autres feuilles : échec avec toutes.

– Vous ne semblez pas en règle, Messieurs.

Chœur  des vieux gars indifférents car absorbés à leur jeu : Ah bon ?

Chœur  des lecteurs ennemis du passe sanitaire : Comme si leurs satanés engins étaient infaillibles ! Est-ce qu’il n’était pas en panne, le foutu smartphone de ce Ponce Pilate ? Ou sa pile : est-ce qu’il avait bien vérifié qu’elle avait encore du jus ?

Le brigadier essaya à son tour. Toujours rien.

Le moins vieux du vénérable quatuor intervint alors :

– Sauf votre respect, Monsieur le Sous-Préfet, « on » a juste oublié de vous prévenir : ici point ne marchent vos bidules électroniques, attendu qu’on est trop au fond de la vallée pour qu’on puisse comment ils disent… Ah oui : « capter ».

Voilà une difficulté que le jeune homme n’aurait envisagé : pour lui, internet était le sésame universel qui ouvrait tout et partout.

– Mais on ne vous retarde pas, allez : on vous confie nos papelards, et vous pouvez aller accointer le maire là-haut sur le Mont-Chauve. Il y monte en pèlerinage tous les matins avec ses appareils pour voir et enregistrer tout ce qu’il a reçu la veille, aussi bien téléphone qu’internet. 

Le sous-préfet : !

– C’est facile, continua le vieux bonhomme : vous prenez le petit chemin derrière l’église et vous montez. Bon, vous n’avez pas les godillots à crampons qu’il faudrait vu la caillasse et la gadoue, mais vous savez, ça vous fera un bon exercice matinal. Comptez la demi-heure, quoi. Pour l’aller seul, je veux dire.

Le sous-préfet demeura abasourdi. Et puis de toute façon : lui, aller quelque part autrement qu’en voiture ?

– Dites-moi, Monsieur le Sous-Préfet, dit la Mère Darral, est-ce que je vous fais un café ? Je vous l’offre sans vérifier que vous avez bien votre attestation.

L’important jeune homme préféra se retirer avec toute son escorte, sans emprunter aux vieux gars leurs attestations pour les vérifier là-haut, sur le maudit Mont-Chauve : on aurait cru qu’il avait l’impression qu’il y devait y faire encore nuit et que des sorcières y dansaient sabbat.

Comme il allait se réfugier dans sa voiture, se présenta un bonhomme à peine moins âgé que les précédents, nanti d’un grand sac à dos, vêtu de lourdes chaussures et hautes chaussettes recouvrant le bas du pantalon, et armé d’un long bâton surmonté d’une petite gourde.

– Ah ! Monsieur le Sous-Préfet ! Que je me présente, je suis le maire. Je viens à l’instant de lire vos messages, là-haut sur le Mont Chauve, où j’étais à mon pèlerinage quotidien. Je suis descendu aussi vite que j’ai pu, même que j’ai failli glisser droit sur le fondement. Voulez-vous que je vous fasse visiter notre petite mairie ? Nous avons tous les appareils qu’il faut pour recevoir le téléphone et la 3G… Non la 5G… Enfin je ne sais plus, je n’y connais que couic. On compte arriver à recevoir tout ça bientôt… Mais vous savez, nous ne vous bousculons pas : nous avons confiance que vous ferez tout votre possible… Et ma foi, vous aurez peut-être plus de chance que vos prédécesseurs… Si tout va bien, quelques mois, c’est vite passé. Et la pandémie sera finie d’ici là.


Nouvelles Meunières n°45

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Parution imminente :

Le prochain numéro des Annales des Pays Nivernais, qui doit paraître début mars, est consacré à 

Les Nièvre et leurs moulins.

C’est une courte synthèse (en 36 pages quand même, mais avec beaucoup d’illustrations) des 5 cahiers que nous avons consacrés aux Nièvre et à leurs moulins (les Nièvre c’est-à-dire la Nièvre tout court, la Nièvre de Champlemy et la Nièvre, d’Arzembouy, la Nièvre de Bourras, celle de St-Franchy et celle de St-Benin des Bois, sans préjudice de la Petite Nièvre).

Le numéro des Annales sera disponible au prix de 12 euro. Nous espérons pouvoir le présenter à notre assemblée générale du 12 mars.

Une présentation officielle à la presse sera faite probablement sur le site de la nouvelle turbine de Guérigny fin mars, et une autre à Prémery en mai.

Actualité des énergies renouvelables

– Important article d’une demi-page dans le Journal du Centre du 17 janvier 2022 : « Nièvre Energies soutenue par la région ». Un sur-titre insiste sur le fait que cette entité reçoit de la région « une subvention de800 000 € pour soutenir les projets et le recours à l’hydrogène ». Nièvre énergies est une société d’économie mixte créée en 2012 par le Sieeen (Syndicat intercommunal d’énergie d’équipement et d’environnement de la Nièvre), que dirigeHourcabie. Il est question de développer un projet à  l’hydrogène plutôt à Magny-Cours. L’article rappelle que Nièvre énergie travaille :

– Pour le développement du photovoltaïque par exemple à Magny-Cours.

– Pour un petit coup de pouce à l’hydroélectricité : « On termine une petite centrale dans un bief à Guérigny ».. Il précise que « ce créneau est limité entre loi sur l’eau et vétusté des anciens moulins : « Sur 200 visites, on a pu retenir 4-5 dossiers, pas plus ».

– « La Sem a également investi dans le projet de méthanisation de Prémery, implanté sur une partie de l’ex-usine Lambiotte, pour un coût d’environ 5 millions d’euro ». Vous auriez rénové combien de moulins à eau, à ce prix-là ?

Concernant l’énergie éolienne cet aveu consternant : « On met les pouces ». Parce que « l’éolien n’a plus le vent en poupe » (à cause dit-il, des difficultés opposées par l’armée de l’air pour la circulation de ses avions et par les défenseurs des monuments historiques.-  La production d’énergies renouvelables par les exploitations agricoles : le Journal du Centre du 14 janvier publie une double page excellente sur ce qui caractérise « la ferme Nièvre » aujourd’hui par rapport à il y a 10 ans. « Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes » souligne-t-il. Un tableau met en valeur que la « diversification » se fait notamment par des installations d’énergie renouvelable : il y en avait 8 en 2010, on en est à 75 en 2020. Elles apportent un revenu complémentaire à l’exploitant.

Eolien

Le Journal du Centre du 14 février 2022 annonce que le tribunal administratif de Dijon annule les arrêtés du préfet de la Nièvre autorisant l’édification de 8 éoliennes géantes à St-Quentin sur Nohain et St-Laurent l’Abbaye. L’association qui a obtenu ce résultat rappelle qu’elle s’est appuyée sur la beauté des paysages à cet endroit et sur la passage de migration de la grue cendrée. Toutefois le grief (ou les) retenu (s) par le tribunal administratif n’est pas précisé. Le promoteur du projet dispose de deux mois pour faire appel.

Photovoltaïque 

–  Le Journal du Centre du 26 janvier 2022 rend compte des délibérations du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté quant à son budget. On y lit notamment à propos de la transition énergétique applicable dans les lycées : « L’ambition est de faire de ces établissements des lieux de production d’énergies renouvelables au plan solaire. Et d’efficacité énergétique ». 

28 janvier : article du Journal du Centre sur les piscicultures de Vermenoux (Château-Chinon Campagne) et de Corancy, qui semblent désormais rattachées au Lycée Legta de Château-Chinon. En tout cas elles sont très soutenues par la région et le Parc Naturel Régional du Morvan : « A la pisciculture de Corancy, l’opération cerne la pose de panneaux photovoltaïques, sur les ombrières qui protègent les bassins, pour un montant de 1 184 935 euro. Des panneaux seront également posés à la pisciculture de Vermenoux, sur les ombrières et sur les toitures du bâtiment d’exploitation pour un montant de 660 875  .Les travaux sont prévus pour l’été 2022. » L’article ne le rappelle pas , mais ces piscicultures occupent les sites des anciens moulins de Vermenoux et de Corancy haut (à ma connaissance il n’en reste quelques pièces qu’à Corancy.

A Clamecy, annonce le Journal du Centre du 15 janvier et 5 février, toute une part des friches de l’usine Solvay vont héberger un parc solaire ; le « conseil communautaire » donne son aval, de même que le conseil municipal de Clamecy. Même avis favorable pour un projet à Surgy, encore que celui-ci prévoie étrangement la destruction d’une chapelle, ce qui ne va pas manquer de susciter une levée de boucliers.

A Cossaye, des panneaux photovoltaïques vont être posés sur le bâtiment municipal abritant du matériel. (Journal du Centre 29 janvier).

A St-Parize le Châtel, près du domaine de Villars (proche du fameux château de ce nom), une ancienne carrière réputée « friche industrielle » va abriter un parc photovoltaïque (on n’en est pour l’instant qu’au stade de l’étude). Journal du Centre 31 janvier.  

Journaux

Le Journal du Centre

– Plusieurs articles concernant Donzy :

. Décès de Jean-Claude Jourdain, un des bénévoles très impliqué dans l’activité de l’écomusée du moulin de Maupertuis et dans de nombreuses Associations locales.

. L’huilerie de l’Ile à nouveau à l’honneur :

– Dans le cadre d’une série « Le producteur de la semaine », presque une page consacrée à l’œuvre d’Isabelle et Frédéric Coudray qui mènent l’huilerie depuis 2012. Belle photo de leur ouvrier répandant les cerneaux de noix sous la meule. Entre autres il est rappelé que « le moulin a 200 ans » depuis l’an dernier; la crise épidémique a empêché d’y organiser la fête qu’il aurait mérité. (Journal du Centre 28 janvier).

– Une vidéo de l’huilerie, réalisée par Nièvre Tourisme, diffusée sur le site Facebook de cet organisme : d’ores et déjà elle a été vue 15 000 fois. (journal du Centre 31 janvier).

– « Donzy seul village du futur dans la Nièvre » : le rôle de l’écomusée du moulin de Maupertuis dans ce que va devenir Donzy sous cette labellisation est brièvement évoqué.

–  L’ancien moulin de Luzy à nouveau à l’honneur du fait de sa transformation en cours en maison dite « Le Tiers-lieu », laquelle abritera notamment les associations locale et des locaux consacrés au numérique ; et puis « Le tiers-lieu va bénéficier d’un musée », en l’occurrence un petit « musée du moulin » ; notre nouvel adhérent, Jean-François Théveniaud, s’en occupe assidûment ; il nous sollicite à ce sujet, comme il a sollicité notre ami Jean Arnoux. 

Les pelles qui permirent d’alimenter le moulin, très abîmées, ont été supprimées, à la satisfaction des tenants de la continuité écologique, dont  le Parc naturel régional du Morvan, et il semblerait la Fédération de la Pêche. Les articles ne se hasardent pas à commenter que Luzy va être privée de son joli plan d’eau, qu’on admirait depuis la route quand on y entrait. (Journal du Centre 2, 3, 4 et 13 février).

Le « tiers-lieu » fait l’objet de toute une page du bulletin municipal de Luzy n° 10 de janvier 2022 ; il bénéficie d’une belle image montrant à quoi il devrait ressembler en couverture du bulletin.

–  A Guérigny se précise la création de la « micro-centrale » hydraulique, dans des locaux que montrent deux photos des 25 et 26 janvier.

– De nouveaux agriculteurs s’équipent pour transformer eux-mêmes leur blé en farine :

. A Perroy MM. Joseph et Jean-Guy Dumez en leur « Moulin du Perrotin » ; ils sont photographiés devant leurinstallation toute neuve comprenant une paire de meules surmontée par sa trémie et un blutoir. (Journal du Centre 18 janvier)

. A  Amazy M. Jean-Paul Thoulet et son fils Clément, qui insistent sur leur « activité apicole », mais qui ajoutent que depuis fin 2021 ils se sont « mis à la farine » : « C’est de la farine de blé en petite épautre, seigle ou sarrazin. Nous avons acheté une machine spéciale qui simplifie le travail. » (Journal du Centre 2 février)

. 4 février : « Restauration en vue de la Sainte-Eugénie » : c’est la rivière qui passe à Varzy, et dont demeure l’étang qui alimenta feu le moulin Naudin, dont il ne reste que la « maison du meunier » et une meule. La restauration consiste à modifier quelque peu le barrage, certes dans le but de se conformer à la loi sur la « continuité écologique ». Parmi les personnes qui ont été consultées l’article cité « Yves Mercier de l’Association des Moulins de la Nièvre ».

Revues

Les revues des fédérations d’amis des moulins numéros de janvier 2022 viennent de paraître : 

– Moulins de France (FFAM) : centré sur les moulins d’Anjou aussi bien à vent qu’à eau, dont les moulins-bateaux. Notons aussi des article importants tels que :

. « Textes indispensables pour préserver la sécurité juridique d’un moulin à eau producteur ou non ».

. « Ressenti d’un propriétaire de moulin ».

. « En détruisant seuils et barrages, le Ministère de la Transition Ecologique subventionne l’utilisation des énergies fossiles tout en affirmant le contraire ».

Remarquons aussi un article sur l’entreprise Cloix célèbre comme constructeur et réparateur de moulins.

– Le Monde des Moulins (Fédération des Moulins de France) : articles sur les moulins de différentes régions de France. Intéressante explication sur la mise en place des contingents en 1938.

Koikispass n° 182 de février 2022, deux articles sur des moulins : :

– Le petit moulin à farine de Mirebeau, à Perroy, où Mme Malézieu, agricultrice, transforme elle-même le blé que produit son mari. La photo la montre devant sa paire de meules, la trémie et le blutoir.

– Le moulin des Morvans à Fâchin, au début de l’Yonne, tout près de l’étang du Châtelet (dont il n’utilise pas l’eau). Article favorable sur nos amis Marie-Christine et Alain Artier qui en font un excellent établissement « chambre d’hôtes ». Une photo pleine page met en valeur le moulin construit de belles pierres, et du beau granit bleu du Morvan de ce secteur. A propos, quand le journaliste écrit que ce fut « le plus grand moulin de la région », il veut dire du haut Morvan.

Pays de Bourgogne n° 265 de janvier 2022 : article d’Augustin Aurora sur un curieux personnage de chapiteau de Vézelay aux oreilles immenses, dont l’origine remonte à la Grèce antique (Augustin Aurora est notre ami Serge Calandre).

Télérama 9 février 2022 : article sur Entraigues, dans l’Ardèche, qui séduisit tant Jean Ferrat qu’il s’y installa. Ce magnifique village posséda des moulins à soie.

Livres

« Les téméraires. Quand la Bourgogne défiait l’Europe », par Bart Van Loo, chez Flammarion ».

Petit livre d’à peine bientôt 700 pages, mais excellent, sur l’histoire des ducs de Bourgogne, en particulier l’époque où, suite au mariage de Philippe le Hardy, frère du roi de France Charles V, avec l’héritière du comté des Flandres, le duché de Bourgogne fut enrichi de la possession des Flandres. Il y est donc beaucoup question de ce que sont aujourd’hui les Pays-Bas et la Belgique. Je n’ai pas encore fini la lecture de ce considérable ouvrage, mais j’ai d’ores et déjà repéré :

. Au début du XIVe siècle se firent plus fréquents les moulins principalement à vent chargés de pomper l’eau pour assécher les polders et donc augmenter la quantité de terres cultivables. La plupart des villes concernées par cette technologie s’en équipèrent, cela à plusieurs exemplaires, voire des dizaines.

. Page 296, une ennemie flamande du duc de Bourgogne assiégea sa ville d’Harlem : « Jacqueline fit alors brûler 18 moulins ».

A propos, on y voit le fameux tableau du chancelier Rolin rendant hommage à la Vierge à l’enfant, avec entre eux le paysage d’une ville entourant une rivière. Il est ici trop petit, mais quand on peut l’agrandir, on aperçoit à droite un moulin-bateau.

La curiosité intellectuelle m’a mené à lire « La légende dorée », de Jacques de Voragine : cet auteur du XIIIe siècle y a concentré tout ce qu’on sait de chacun des saints vénérés à cette époque et quelques autres personnages. Ce n’est pas un ouvrage  dont on puisse saluer la grande rigueur historique, mais on y « apprend » que :

. Ponce Pilate serait le petit-fils d’un meunier (!).

. « Un meunier qui avait une dévotion spéciale pour saint Augustin fut atteint d’un mauvais abcès à la jambe. Il invoqua le saint ; et celui-ci, lui étant apparu en rêve, lui frotta la jambe avec la main. Le lendemain le meunier se réveilla guéri ».

. Le diable tenta de suborner saint Rémy (celui qui baptisa Clovis) en lui offrant un moulin : le saint refusa et le moulin disparut englouti.

« Les années manquantes », autobiographie de Jean-Noël Pancrazi, romancier, chez Gallimard. Il est né à Sétif (Algérie) de parents qui exploitaient là-bas leur « minoterie des Hauts Plateaux ».

Nouvelles meunières n°44

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualité des énergies renouvelables

Hydraulique

Eolien

Les adversaires de l’éolien se trouvent des avocats importants, d’où ce  titre d’un grand article du Journal du Centre du 9 décembre, à propos des protestations contre le projet d’éoliennes à St-Quentin sur Nohain et St-Laurent l’Abbaye, qui seront visibles de Sancerre : « Stéphane Bern vent debout contre l’éolien ». Il soutient en effet ceux qui estiment que cela va enlaidir le paysage  que l’on peut observer  depuis la fameuse terrasse de Sancerre ; d’autres avancent cependant que déjà on aperçoit depuis ce belvédère les éoliennes géantes de Pougny et surtout les deux grosses tours de la centrale nucléaire de Belleville, avec le grand nuage blanc qui monte chaque jour à l’assaut du ciel.

Les adversaires des éoliennes géantes continuent leur lutte souvent de manière très imaginative ; c’est ainsi que l’association Morvent en Colère qui combat le projet d’éoliennes proche du lac de St-Agnan a présenté un documentaire au cinéma de Saulieu (Yonne Républicaine, 20 juillet).

Dans la Nièvre, la tension est en train de monter en Donziais ; le tribunal administratif ayant annulé un premier arrêté préfectoral qui autorisait 8 éoliennes de 180 m à St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain, le nouveau préfet a fait procéder à une nouvelle enquête publique ; celle-ci a mis en valeur les « réserves » du commissaire enquêteur et la vive opposition d’élus à côté d’une association hostile. Néanmoins, le préfet publie un nouvel arrêté autorisant les 8 engins. Le Journal du Centre du 25 novembre fait état du communiqué particulièrement indigné de l’association hostile, qui repart pour un tour en direction du tribunal.

A St-Pierre le Moûtier et Langeron, le Journal du Centre du 14 décembre peut titrer : « Encore un coup d’arrêt pour les éoliennes » ; la cour d’appel administrative de Lyon refuse d’annuler le rejet par le préfet du projet de 4 puis 3 éoliennes présenté par Nordex ; selon l’article, elle s’en tient au fait que la « rentabilité de ce projet n’était pas avérée », ce qui sur le plan du droit me paraît un surprenant motif. L’auteur du projet dispose de deux mois pour faire appel devant le Conseil d’État.

Chez nos voisins, L’Yonne Républicaine du 15 mai 2021 relate que le préfet de l’Yonne vient de refuser un projet éolien à Santigny parce que situé dans le couloir de migration de la cigogne noire.

Du côté de Tonnerre, on commence à se rebiffer sérieusement contre l’éolien, dont on trouve envahissantes les  éoliennes géantes déjà édifiées, puisqu’il y aurait là-bas 180 éoliennes en service. Le nouveau projet, de 10 éoliennes, capable en théorie d’apporter 133 000 € de taxes aux collectivités locales, emporte l’adhésion des élus, mais suscite des oppositions très vives. (Yonne Républicaine, version internet).

Le long du Serein, la filiale EDF Renouvelables lance un projet éolien à Massangis et Grimault avec « financement participatif ». Bon moyen d’associer la population à l’idée… mais les adversaires crient à l’hypocrisie et fourbissent leurs arguments, ça promet.

Photovoltaïque : 

Dans l’Yonne, les projets de développement du solaire ont plutôt le vent en poupe. D’abord dans une friche délaissée parce trop proche de l’autoroute pour qu’elle soit facile à cultiver, entre Villeneuve la Dondargue et Subligny. Une enquête publique est ouverte pour créer une centrale solaire tout près du confluent du Cousin avec la Cure, à Givry et Sermizelles ; elle ne devrait pas déparer le paysage vu de Vézelay.

Dans la Nièvre, à Langeron, le conseil municipal refuse d’autoriser un projet de champ photovoltaïque qui aurait occupé une bonne terre cultivable (Journal du Centre 2 janvier 2022).

Hydrogène :

La grande affaire se confirme à Auxerre :

  • Auxerrois Magazine, la revue du « grand Auxerre », consacre la couverture de son numéro 28, de septembre 2021, à la photo d’un bel autobus rouge d’une forme tout à fait inusitée encore : un des 5 qui d’ores et déjà roulent à l’hydrogène dans l’agglomération d’Auxerre. A l’intérieur, 4 pleines pages exposent qu’une usine est en plein développement pour fournir ce nouveau « carburant », que des entreprises diverses se portent candidates pour le consommer plutôt qu’un autre, que cela représente un élément important pour développer l’économie locale de la manière la plus écoresponsable possible. 
  •   L’Yonne Républicaine lui consacre ses pages 2 et 3 le 14 octobre sous le titre : « La station hydrogène, clé de voûte du système ». Inaugurée la veille, elle alimente d’ores et déjà 5 autobus auxerrois. Bientôt elle alimentera des trains de la ligne Laroche-Migenne-Auxerre (l’article n’en parle pas, mais les trains à hydrogène poursuivront par Cravant jusqu’à Clamecy puis Corbigny). Pour que l’investissement soit rentable, il faut agrandir, et viser la clientèle de camions, par exemple… A condition bien sûr que l’industrie les fabrique. La Bourgogne-Franche-Comté demeure en tête de la recherche de l’utilisation de l’hydrogène, avec une unité importante vers Belfort et Montbéliard. L’Auvergne-Rhône-Alpes est l’autre région qui s’est lancée résolument dans l’aventure.

Un article de l’Yonne Républicaine pour ses abonnés internet rappelle que la France se veut également très résolue dans cette exploration des ressources liées à l’hydrogène.

Biomasse :

A Auxerre se prépare la construction d’une « deuxième chaufferie » destinée à renforcer le « chauffage urbain ». « Une énergie renouvelable et propre » : à base de « bois d’élagage ou des plaquettes de bois issu de forêts locales (à moins de 100 km) et gérées durablement ».

Méthanisation : 

Le principe de la méthanisation (produire une énergie à partir de déchets) est reconnu comme une bonne idée ; les problèmes surgissent quand la qualité des dits déchets ou celle des machines utilisées est soumise à caution. Le Journal du Centre du 30 novembre évoque les débats qui viennent de se tenir à Clamecy dans le cadre du festival « Résistance ». La représentante de la Confédération paysanne a insisté sur le fait qu’il lui paraissait nécessaire qu’on évite de broyer des matières cultivées dans ce but : ce ne sont pas vraiment des « déchets ». Il n’en reste pas moins que des agriculteurs, surtout certains en difficulté, voient dans la méthanisation une ressource complémentaire.

En tout cas de vives oppositions commencent à se cristalliser, surtout dans l’Yonne.

A Germigny, pour l’instant pas de problème. L’ « unité de méthanisation de Ceres Germigny utilise des matières premières issues d’exploitations (agricoles) situées dans un rayon de 15 kilomètres », dont de l’herbe et « des céréales rustiques ». Les agriculteurs du secteur découvrent « de nouvelles cultures favorables à la biodiversité », ce qui cependant implique qu’on risque de se mettre à cultiver des produits exprès pour qu’ils soient détruits par un méthaniseur, un point qui déjà ailleurs suscite des oppositions. En attendant, l’unité de Germigny fournit « l’équivalent de la consommation de 3 000 habitants » au village et à une partie de St-Florentin. (Yonne Républicaine 30 juin).

Un autre projet « prend forme » dans le Gâtinais, porté par la société Gatibiogaz et à l’initiative de 8 agriculteurs. Un assez gros projet puisque d’un coût de 6,5 millions d’euro. Trois grosses cuves avaleront chaque jour 60 tonnes de « biodéchets » (tant que ce sont des déchets agricoles, pas de problème) mais aussi de matières cultivées dans ce but , à savoir seigle, triticale, orge fourragère, sorgho ou encore maïs ». Même remarque que dans le paragraphe précédent.(Yonnre Républicaine 8 juillet)

Le ton monte nettement plus à Avallon à propos d’un projet de gros méthaniseur qui avalerait force déchets… mais sans être, semble-t-il, trop regardant sur leur qualité. Les opposants accusent : les déchets contiendraient des résidus plastiques, ce qui compliquerait la combustion et conduirait à l’émission de fumées toxiques. (Yonne Républicaine 23 juillet).

Du coût les contraintes réglementaires s’accumulent et plus rien n’est aussi simple qu’on aurait cru. A Chablis, les viticulteurs auraient voulu exploiter la biomasse issue de leurs déchets, mais la parcelle prévue ne convient pas, car… trop près d’une éolienne en raison de ce qu’exige la réglementation. A Tonnerre, on devait consacrer 5 hectares d’un bon terrain à une usine de méthanisation à partir de la biomasse, mais le projet tombe à l’eau. (L’Yonne Réûblicaine, version internet).

Journaux

Le Journal du Centre

9 janvier 2022 : l’ancien moulin de Luzy va devenir un « Tiers-lieu » (immeuble recevant divers services notamment municipaux et associatifs mais très ouvert au public) ; les travaux sont en voie d’achèvement, l’ouverture étant envisagée avant la fin de l’année.

L’Yonne Républicaine 

Fin juillet, annonce que l’huilerie artisanale Suguenot-Schultz, à Briénon sur Armançon, est ouverte à la visite le dimanche 1er août.

22 juillet, grande page consacrée au « coup de cœur » de la correspondante du journal à Avallon, qui adore se promener au bord du Cousin. Elle précise « Les moulins constituent un attrait particulier de la promenade ». Elle dit qu’il a existé « 40 moulins répartis sur un linéaire de 66,7 km », dont la plupart sont aujourd’hui des résidences secondaires. Trois photos accompagnent l’article, dont celle d’une roue qui paraît très grande avec des pales droites disposées façon Sagebien.

28 juillet : annonce de la réédition du recueil de nouvelles « La mort du galvacher » de notre ami « le Morvandiau Philippe Berte-Langereau », avec une belle photo de lui plein centre. Le Journal du Centre l’a annoncé également dans la même période.

29 juillet : page coup de cœur consacrée à l’abbaye cistercienne de Quincy, qui se trouvait non loin de Tonnerre et dont il ne reste que quelques vestiges. « Les moines cisterciens étaient passés maîtres dans l’utilisation de l’eau… pour la force motrice du courant qui permettait d’actionner les moulins. Il y en a un six ou sept à Quincy… que ce soit pour moudre le grain ou broyer l’écorce d’où était extrait le tan, indispensable au tannage des cuirs. Trois sont encore visibles aujourd’hui ».

Revues

« L’Histoire », série Les Collections, avril-juin 2021 : « L’âge industriel 200 ans de progrès et de catastrophes ». Il y est plusieurs fois question des moulins, notamment suite au fait que l’invention de la machine à vapeur a modifié les plus importants d’entre eux, voire leur a permis d’acquérir une avance énorme sur les moulins dont les propriétaires n’ont pas voulu faire cet investissement.

Télérama du 15 décembre 2021 annonce un livre, « A la recherche de Céleste Albaret ». En 1919, son mari, chauffeur de taxi qui avait souvent Proust comme client le convainquit d’embaucher sa femme comme « gouvernante ». C’est ainsi que Céleste découvrit Paris. Fille d’un petit meunier de La Canourgue, en Lozère ; elle était née à son moulin. Il me semble d’ailleurs que tout à la fin de sa vie elle est retournée s’y éteindre.

Télévision

Arte a proposé le dimanche 5 ?? une sorte de documentaire sur Rembrandt, le grand peintre fils de meunier, mais avec beaucoup de « reconstitution » jouée par des acteurs. J’aurais préféré voir plus de tableaux. 

Chœur des dames de l’association Moulins du Morvan et de la Nièvre : Revoilà le père Philippe avec son Rembrandt. Nous, nous nous en tenons au livre de Simone Van der Vlugt dénonçant comme ce petit monsieur a été sauvage envers sa servante. Un livre dont nous espérions qu’il ait le prix Fémina étranger ; hélas le résultat nous laisse infiniment déçues. Nous avions pourtant pétitionné en faveur de Simone, mais peine perdue. Nous avons immédiatement protesté auprès du secrétariat du jury. Nous venons de recevoir une réponse de sa présidente, Amélie Nothomb, qui nous répond notamment : « Nous avons hélas oublié d’inscrire Simone Van der Vlugt dans notre sélection. C’est en effet une erreur regrettable. Nous nous flagellons par la pensée ».

Nouvelles meunières n°43

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Je finis bien l’année 2021, puisque j’ai des écrits dans deux publications :

  • Le n° 264 de la revue Pays de Bourgogne, paru en octobre 2021, centré sur les routes nationales traversant la Bourgogne. J’y ai un long article, en fait une sélection de mon travail sur la traversée de la Nièvre par la Nationale 7. Toutes les villes y sont évoquées.
  • L’Almanach bourguignon pour l’an 2022 des Editions Arthéma, d’Annecy, à ne pas confondre avec un autre publié par les éditions Créer, de Romorantin. Mes articles sont :

– Les funérailles du pilote Claude Dellys à St-Honoré en 1952.

– La sauvegarde de l’église de Béard en 1972.

– Naufrage d’un bateau-lavoir à Nevers en 1922.

– Inauguration de la Maison de l’Agriculture de Nevers en 1972.

– Cambriolage du musée de Nevers en 1912.

D’autres auteurs évoquent différents évènements et sites de la Nièvre : le château de Myennes, celui des Granges à Suilly la Tour, etc…

Actualité des énergies renouvelables

A la télévision, la chaîne M6 a proposé le dimanche 5 décembre un documentaire sur les énergies renouvelables, et surtout sur tout ce qu’on peut leur reprocher, en tout cas à l’éolien et au photovoltaïque ;  il est regrettable que cette émission ait été totalement à charge.

Hydraulique

Pour une fois une nouvelle concernant l’hydraulique, c’est une bonne nouvelle. C’est dans Le Journal du Centre du 12 novembre 2021, dans l’annonce de la tenue de l’assemblée générale des Amis du Vieux Guérigny. Elle sera suivie d’une « présentation du projet de microcentrale hydro-électrique, en cours de réalisation, entre le bâtiment à clocheton et l’ancienne grosse forge. Pièce centrale du dispositif, la vis hydrodynamique d’une puissance brute de 67 KW sera détaillé par le maître d’œuvre du projet, Nièvre Energies, qui prévoit une production annuelle de 316 MWH, ce qui correspond à la consommation annuelle de 105 foyers (hors chauffage ). Les anciennes turbines, installées en 1900, resteront en place. ».

Éolien

Les adversaires de l’éolien se trouvent être des avocats importants, d’où ce  titre d’un grand article du Journal du Centre du 8 décembre, à propos des protestations contre le projet d’éoliennes à   St-Quentin sur Nohain et St-Laurent l’Abbaye, lesquelles seront visibles de Sancerre : « Stéphane Bern vent debout contre l’éolien ». Il soutient en effet ceux qui estiment que cela va enlaidir le paysage que l’on peut apercevoir depuis la fameuse terrasse de Sancerre ; d’autres avancent cependant que déjà sont visibles depuis ce belvédère les éoliennes géantes de Pougny et surtout les deux grosses  tours de la centrale nucléaire de Belleville, avec le grand nuage blanc qui monte chaque jour à l’assaut du ciel.

Les adversaires des éoliennes géantes continuent leur lutte souvent de manière très imaginative ; c’est ainsi que l’association Morvent en Colère qui combat le projet d’éoliennes proche du lac de St-Agnan a présenté un documentaire au cinéma de Saulieu (Yonne Républicaine, 20 juillet).

Le Journal du Centre du 9 novembre 2021 annonce une « décision inédite » : dans le Tarn, un couple se présentant comme victime d’une éolienne pourtant située à plus de la distance réglementaire par rapport à son domicile, avec des éléments probants, gagne un procès en cour d’appel de Toulouse, avec 100 000 € de dommages et intérêts.

Dans la Nièvre, la tension est en train de monter en Donziais ; le tribunal administratif ayant annulé un premier arrêté préfectoral qui autorisait 8 éoliennes de 180 m à St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain, le nouveau préfet a fait procéder à une nouvelle enquête publique ; celle-ci a mis en valeur les « réserves » du commissaire enquêteur et la vive opposition d’élus à côté d’une association hostile. Néanmoins, le préfet publie un nouvel arrêté autorisant les 8 engins. Le Journal du Centre du 25 novembre fait état du communiqué particulièrement indigné de l’association hostile qui fait appel de cette décision.

Chez nos voisins, L’Yonne Républicaine du 15 mai 2021 raconte que le préfet de l’Yonne vient de refuser un projet éolien à Santigny parce que situé dans le couloir de migration de la cigogne noire.

Du côté de Tonnerre, on commence à se rebiffer sérieusement contre l’éolien, dont on trouve envahissantes les  éoliennes géantes déjà édifiées, puisqu’il y aurait là-bas 180 éoliennes en service. Le nouveau projet, de 10 éoliennes, capable en théorie d’apporter 133 000 € de taxes aux collectivités locales, emporte l’adhésion des élus, mais suscite des oppositions très vives. (Yonne Républicaine, version internet).

Le long du Serein, la filiale EDF Renouvelable lance un projet éolien à Massangis et Grimault avec « financement participatif ». Bon moyen d’associer la population à l’idée… mais les adversaires crient à l’hypocrisie et fourbissent leurs arguments, ça promet.

Photovoltaïque

Le Journal du Centre du 24 novembre, rendant compte d’une « session » importante de la Chambre d’Agriculture de la Nièvre, dit qu’elle travaille avec un éleveur d’ovins de Verneuil qui voudrait installer des panneaux solaires sur ses terrains mais de telle sorte que les moutons puissent continuer à manger l’herbe dessous.

Dans l’Yonne, les projets de développement du solaire ont plutôt le vent en poupe. D’abord dans une friche délaissée car trop proche de l’autoroute et difficile à cultiver, entre Villeneuve la Dondargue et Subligny. Une enquête publique est ouverte pour créer une centrale solaire tout près du confluent du Cousin avec la Cure, à Givry et Sermizelles ; elle ne devrait pas déparer le paysage vu de Vézelay.

Hydrogène

La grande affaire se confirme à Auxerre : l’Yonne Républicaine lui consacre ses pages 2 et 3 le 14 octobre sous le titre : « La station hydrogène, clé de voûte du système ». Inaugurée la veille, elle alimente d’ores et déjà 5 autobus auxerrois. Bientôt elle alimentera des trains de la ligne Laroche-Migenne-Auxerre (l’article n’en parle pas, mais les trains à hydrogène poursuivront par Cravant jusqu’à Clamecy puis Corbigny). Pour que l’investissement soit rentable, il faut agrandir, et viser la clientèle d’entreprises de transport par exemple.A condition bien sûr que l’industrie les fabrique. La Bourgogne-Franche-Comté demeure en tête de la recherche de l’utilisation de l’hydrogène, avec une unité importante vers Belfort et Montbéliard. L’Auvergne-Rhône-Alpes est l’autre région qui s’est lancée résolument dans l’aventure.

Un article de l’Yonne Républicaine pour ses abonnés internet rappelle que la France se veut également très résolue dans cette exploration des ressources liées à l’hydrogène.

Méthanisation

Les débats autour de la matière à méthaniser prennent de l’ampleur. Le Canard Enchaîné du 24 novembre raconte que dans le Cantal deux méthaniseurs subissent les foudres de la justice pour avoir provoqué des pollutions diverses, dans l’atmosphère autant que dans des rivières voire les nappes phréatiques. Les voisins ont porté plainte contre des odeurs nauséabondes, et les analyses ont confirmé que des fuites en tous genres avaient bien pollué l’air et les eaux.

Le principe de la méthanisation (produire une énergie à partir de déchets) est reconnu comme une bonne idée ; les problèmes surgissent quand la qualité desdits déchets ou celle des machines utilisées est soumise à caution. Le Journal du Centre du 30 novembre évoque les débats qui viennent de se tenir à Clamecy dans le cadre du festival  « Résistance ». La représentante de la Confédération Paysanne a insisté sur le fait qu’il lui paraissait nécessaire qu’on évite de broyer des matières cultivées uniquement à cet usage : ce ne sont pas vraiment des « déchets ». Il n’en reste pas moins que des agriculteurs, surtout certains en difficulté, voient dans la méthanisation une ressource complémentaire.

En tout cas de vives oppositions commencent à se cristalliser, surtout dans l’Yonne.

A Germigny, pour l’instant pas de problème. L’ « unité de méthanisation de Ceres Germigny utilise des matières premières issues d’exploitations (agricoles) situées dans un rayon de 15 kilomètres », dont de l’herbe et « des céréales rustiques ». Les agriculteurs du secteur découvrent « de nouvelles cultures favorables à la biodiversité », ce qui cependant implique risque de ne cultiver que des produits dans le seul but qu’ils ne soient détruits par un méthaniseur, un point qui déjà ailleurs suscite des oppositions. En attendant, l’unité de Germigny fournit « l’équivalent de la consommation de 3 000 habitants » au village et à une partie de St-Florentin. (Yonne Républicaine 30 juin).

Un autre projet « prend forme » dans le Gâtinais, porté par la société Gatibiogaz et à l’initiative de 8 agriculteurs. Un assez gros projet puisque d’un coût de 6,5 millions d’euros. Trois grosses cuves utiliseront  chaque jour 60 tonnes de « biodéchets » (tant que ce sont des déchets agricoles, pas de problème) mais aussi de matières cultivées dans ce but à savoir seigle, triticale (1), orge fourragère, sorgho ou encore maïs. Même remarque que dans le paragraphe précédent.(Yonne Républicaine 8 juillet)

Le ton monte nettement plus à Avallon à propos d’un projet de gros méthaniseur qui serait alimenté de nombreux déchets… mais sans être, semble-t-il, trop regardant sur leur qualité. Les opposants accusent qu’ils contiendraient des résidus plastiques, ce qui compliquerait la combustion et conduirait à l’émission de fumées toxiques. (Yonne Républicaine 23 juillet).

De ce fait Les contraintes réglementaires s’accumulent et plus rien n’est aussi simple qu’on aurait cru. A Chablis, les viticulteurs auraient voulu exploiter la biomasse issue de leurs déchets, mais la parcelle prévue ne convient pas, car… trop près d’une éolienne A Tonnerre, on devait consacrer 5 hectares d’un bon terrain à une usine de méthanisation à partir de la biomasse, mais le projet tombe à l’eau. (Yonne Républicaine, version internet).

Journaux

Le Journal du Centre

9 novembre : un article concernant Rouy « Début d’hivernage sur l’étang ». Tout un groupe de personnes s’affairent à nettoyer et examiner l’étang de Fleury la Tour, qui abrite des espèces animales peu courantes.

12 novembre : Gwenaëlle Dupuis, 21 ans, reprend la boulangerie de Surgy, qu’elle tiendra avec sa sœur. « Elle utilise une farine locale du moulin de Vincelottes », à Vincelles dans l’Yonne, lequel moulin se veut bio le plus possible (ce dernier point n’est pas évoqué dans l’article).

5 décembre : Article d’une demi-page sur le fait que la Camosine cherche à vendre le moulin de la Commanderie à Moulin-l’Evêque. Son directeur, M. Mansuy, est venu sur place ; en présence de plusieurs personnalités, dont notre président Francis Lefebvre-Vary, le maire de St-Père, les héritiers de la famille Mégrot qui ont fait don du moulin à la Camosine, il a recueilli l’avis du grand historien des moulins Jean-Pierre Azéma, sollicité comme « expert ». Aucune association locale n’ayant le capital pour prendre en charge l’ancien moulin, l’idéal serait qu’il soit vendu à une collectivité.

L’Yonne Républicaine

Fin juillet, annonce que l’huilerie artisanale Suguenot-Schultz, à Briénon sur Armançon, est ouverte à la visite le dimanche 1er août.

22 juillet, grande page consacrée au « coup de cœur » de la correspondante du journal à Avallon, qui adore se promener au bord du Cousin. Elle précise « Les moulins constituent un attrait particulier de la promenade ». Elle dit qu’il a existé « 40 moulins répartis sur un linéaire de 66,7 km », dont la plupart sont aujourd’hui des résidences secondaires. Trois photos accompagnent l’article, dont celle d’une roue qui paraît très grande avec des pales droites disposées façon Sagebien.

28 juillet : annonce de la réédition du recueil de nouvelles « La mort du galvacher » de notre ami « le Morvandiau Philippe Berte-Langereau », avec une photo de lui en plein centre. Le Journal du Centre a a également annoncé la sortie de son livre.

29 juillet : page coup de cœur consacrée à l’abbaye cistercienne de Quincy, qui se trouvait non loin de Tonnerre et dont il ne reste que quelques vestiges. « Les moines cisterciens étaient passés maîtres dans l’utilisation de l’eau… pour la force motrice du courant qui permettait d’actionner les moulins. Il y en a  six ou sept à Quincy… que ce soit pour moudre le grain ou broyer l’écorce d’où était extrait le tan, indispensable au tannage des cuirs. Trois sont encore visibles aujourd’hui ».

Télévision

Arte a proposé le dimanche 5 un documentaire sur Rembrandt, le grand peintre fils de meunier, mais avec beaucoup de « reconstitution » jouée par des acteurs. Il aurait été préférable de voir plus de tableaux. La télévision  a déjà proposé sur Rembrandt des documentaires mieux travaillés.

Chœur des dames de l’association Moulins du Morvan et de la Nièvre : 

Toujours sur Rembrandt,  nous, nous nous en tenons au livre de Simone Van der Vlugt dénonçant comment ce petit monsieur a été sauvage envers sa servante. Un livre dont nous espérions qu’il ait le prix Fémina étranger ; hélas le résultat nous laisse infiniment déçues.

Nouvelles Meunières n° 42

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Décès de notre ami Pierre Dutey, animateur de l’association qui s’occupe du moulin à vent de Bouhy. Le 23 octobre, le Journal du Centre lui consacre une rubrique « nécrologie ».

A propos de décès, signalons celui de M. Gache, le dernier meunier du moulin Paillot de St-Martin sur Nohain. Il nous faisait volontiers visiter son moulin, dont j’ai  photographié  les nombreuses machines.

Fête des 50 ans de la Camosine et des 25 ans de la Fondation du Patrimoine, samedi 9 octobre 2021  – Cloître de La Charité sur Loire.

Les associations s’occupant entre autres de patrimoine avaient été invitées à tenir un stand ; celui de l’AMMN se trouvant dans une galerie extérieure à côté  de nos amis de l’écomusée du Moulin de Maupertuis.

Nous avons pu nouer de bons contacts. C’est ainsi que j’ai discuté avec les animateurs de l’association « Cerciacum », laquelle fait des recherches historiques sur Cercy la Tour et les communes proches. Elle publie de temps en temps un livre, comme « St-Gratien-Savigny, 250 ans d’histoire », par Alain Dubois iI contient plusieurs pages sous l’entrée « Moulins », sans compter ici et là dans d’autres rubriques des noms de meuniers d’autrefois. St-Gratien-Savigny est traversé par l’Aron et le canal du Nivernais qui lui est parallèle.

Moulins de France (revue de la FFAM), octobre 2021 n° 128.

La revue continue de publier ma grande série d’articles sur les moulins de Bourgogne : cette fois-ci c’est 5 pages sur les moulins et les industries de la construction (moulins à plâtre et à ciment, meules dans les tuileries).

Plusieurs articles intéressants, dont deux pour fournir des arguments contre les tenants de la continuité écologique :

* « Les moulins font-ils de la température ? » : on accuse sans preuve scientifique les plans d’eau des moulins d’être plus chauds qu’une rivière qui coule.

* « Les moulins volent au secours de l’eau grâce à la loi climat ».

Continuité écologique : un très bon article en notre faveur dans Le Journal du Centre

Paru le 6 octobre, dans la page Cosne-sur-Loire, il est intitulé : 

En petit : « Les préconisations sur les cours d’eau font réagir l’association des propriétaires de moulins », et en gros « Qualité des eaux : qui sème le trouble ? ».

L’article évoque le vague projet de l’administration de détruire tous les seuils du Nohain notamment dans la traversée de Cosne, projet absurde et compliqué, qui nuirait à l’image de la ville puisque sa réalisation viderait le lit du Nohain. La parole est donnée à notre président Francis Lefebvre-Vary et à Georges Narcy en tant que responsable de l’écomusée du moulin de Maupertuis à Donzy. Ils rappellent  comme les plans d’eau rendent service lorsqu’il s’agit de conserver de l’eau,  que l’administration consent à l’admettre. « Quant aux poissons migrateurs, cela fait 700 ans que les moulins et ouvrages hydrauliques fonctionnent et  n’empêchent pas les poissons de remonter » dit Georges. L’adjoint au maire de Cosne précise que la ville étudie la question dans cet esprit : « L’objectif est de retrouver une meilleure conservation du cours d’eau, sa qualité la plus originelle. Le but n’est pas de vider la rivière. Par contre, le Parc du Morvan penche toujours pour la continuité écologique la plus stricte, comme le suggère le compte rendu d’une réunion à St-Brisson ; elle est évoquée par l’article du Journal du Centre du 22 octobre « Protéger la ressource en eau » : parlons-en, car supprimer les plans d’eau ne la protégera pas forcément.

Le Monde des Moulins (revue de la FDMF)  contient notamment un article argumenté : « Restauration de la continuité écologique : la position de la FDMF. »

On remarque aussi :

* « Juridique : entretien des cours d’eau par les riverains ».

* « Moulins à vent à sucre de canne », essentiellement aux Antilles, à l’époque de l’esclavage. La couverture de la revue montre un moulin à vent, l’atelier avec cheminée où  le sucre était fabriqué ; une belle et luxueuse maison sur la colline, celle du maître… et en tout petit des personnages noirs, dont deux sont en train de construire une  hutte façon africaine (probablement des esclaves).

 Actualité des énergies renouvelables

Article dans le Journal du Centre du 26 octobre : « Eolien et nucléaire main dans la main ? ». Il évoque les réflexions des économistes à propos de 2050 : pour arriver à « décarboner » au maximum, ils comptent sur le nucléaire et les énergies renouvelables, mais comme ils s’attendent à une hausse de la consommation d’électricité de 35 %, ils espèrent de nouveaux réacteurs atomiques performants, plus le développement de leurs énergies renouvelables favorites, le photovoltaïque, qui pose moins de problèmes, et l’éolien considéré surtout sur nos façades maritimes. Le méthane n’est évoqué qu’au passage, ainsi que l’hydrogène. cas 

.

Le 9 octobre, le Journal du Centre annonce une conférence à Monceaux-le-Comte d’Hélène Gassin, « spécialiste des questions énergétiques ». Grand titre : « On a besoin d’énergie renouvelable ». Hélène Gassin est invitée dans le cadre des débats sur le projet photovoltaïque de Germenay et Dirol. Elle commente implicitement ce qui précède, en insistant sur la nécessité que tous nous consommions moins : « Beaucoup de gens consomment trop d’énergie sans le vouloir ».   Quant à augmenter la production d’électricité grâce au  nucléaire, elle rappelle ceci : « Les déchets de l’industrie nucléaire posent d’énormes problèmes, il suffit de prendre le cas du projet d’enfouissement de Bure ». A propos de l’opposition à certains projets éoliens ou photovoltaïques : « On ne peut pas toujours dire « je suis pour le renouvelable mais loin de chez moi ».

Un jour de fin octobre, Arte propose un documentaire « Bioéconomie : la révolution verte. Du pétrole à la biomasse »,  : « Une société sans pétrole, ni charbon, est-elle possible ? Depuis de nombreuses années, des chercheurs tentent d’inventer une économie fondée sur des ressources renouvelables… Ce documentaire s’attache à faire un tour d’horizon du monde de la bioéconomie et de ses limites… Les géants de l’industrie fossile n’entendent pas tirer leur révérence de sitôt ».

Eolien

Un grand article dans Le Journal du Centre du 7 octobre, de presque une page, expose les projets du Ministère de la Transition Écologique, « en faveur d’un développement maîtrisé, responsable et acceptable » de l’éolien, mais en rappelant son vœu « de sortir au plus vite des énergies fossiles ». L’article contient les réactions particulièrement violentes du président des associations anti-éoliennes. Un encart annonce « Le premier parc en mer bientôt en service », cela dans l’estuaire de St-Nazaire (62 éoliennes). Il précise que sur ce plan nous sommes très en retard par rapport à la grande-Bretagne, l’Allemagne et les pays scandinaves. 

Un  article dans les pages nationales du Journal du Centre du 1er novembre évoque brièvement un projet d’éoliennes « flottantes » en Méditerranée, exactement trois  parcs pilotes au large de Gruissan et Leucate dans l’Aude d’une part, et de Port-St-Louis du Rhône dans les Bouches du Rhône d’autre part. Il vient de susciter là-bas une manifestation importante d’opposants (10 000 personnes environ).

Mais la déclaration de la ministre ne reste pas sans suite. Deux pages du 9 octobre montrent que l’opposition à l’éolien grandit, d’autant plus qu’elle se fait me semble-t-il plus structurée. 

* Page 7 : titre  « La ministre semble vouloir cadrer le développement de l’éolien, les associations sont sceptiques ». Et  : « Les opposants en veulent davantage ». Autant jusqu’ici l’opposition était d’abord locale, sur la base de la gêne dans le paysage, par exemple, ou des risques pour la population, autant elle devient de plus en plus de principe contre l’éolien. Par exemple l’article contient cette surprenante question : « A-t-on besoin d’un mix décarboné ? ». Autrement dit on se contente du nucléaire et puis voilà, tant pis pour la question des déchets et autres nuisances, inutile de prétendre développer des énergies renouvelables.

* Le second grand article, page 14, évoque la situation sur les communes de St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain. Grand titre : « Vent debout contre le projet éolien ». Les défenseurs du paysage de ce secteur sont les plus virulents, y compris… le maire de Sancerre, car  de la  terrasse donnant sur la Loire on verrait des grands mâts. Lors de la construction de la centrale nucléaire de Belleville, dont on aperçoit de Sancerre la structure et le nuage de vapeur permanent, je ne me rappelle pas que beaucoup d’opposition se soit manifestée. En tout cas beaucoup d’élus sont contre le projet de St-Laurent et St-Quentin, dont Madame la sénateur Mme Sollogoub, et la députée Madame Perrine Goulet…  Cela dit, je reconnais qu’une éolienne géante à côté des ruines de l’abbaye de St-Laurent, ça risque de jurer.Quelques jours plus tard paraît un nouvel article sur l’hostilité au même projet, sous l’angle de l’effet pour Pouilly : « Projet éolien Vents de Loire : un danger pour l’oenotourisme » (le tourisme lié au commerce du vin).

Photovoltaïque

Journal du Centre du 4 novembre : article important d’une demi-page : « La France veut tripler le nombre d’installations d’ici 2028 en ciblant des surfaces « qui ne servent à rien » : « L’énergie solaire bientôt en friche ? » L’État souhaite développer le photovoltaïque d’autant plus que, dès lors que de bonnes terres agricoles ne sont pas occupées par lui, il ne suscite guère d’hostilité, contrairement à l’éolien. Des mesures vont faciliter l’installation de photovoltaïque.

Le Journal du Centre du 7 octobre livre un nouveau communiqué de la Confédération paysanne : elle « demande un moratoire » sur le photovoltaïque lorsqu’il prétend occuper des bonnes terres cultivables.

Victoire pour les opposants : le projet de « parc solaire » à La Plaine (Varennes-Vauzelles), dans une zone réservée à la pratique sportive, ayant subi une belle levée de boucliers, est abandonné.

Le 22 octobre, le Journal du Centre annonce qu’à La Machine « Des voix s’élèvent contre le projet » de parc photovoltaïque au lieu-dit « la forêt des Glénons ». Le fait est : une forêt ne me paraît pas être faite pour abriter ce type d’installation. Comme s’il n’y avait pas à La Machine d’autres sites plus favorables ! D’ailleurs le 28 octobre le Journal du Centre annonce que la Communauté de communes du Sud-Nivernais, au terme d’un « long débat », se prononce contre. 

Cependant, le même organisme admet la construction d’un site photovoltaïque à Avril sur Loire, sur sol agricole privé.

En Puisaye-Forterre se constitue un « collectif sur la production d’énergie », pour favoriser l’émergence « d’un projet participatif de production d’énergie » : une réunion publique est organisée le 25 octobre  à la salle des fêtes de Mézilles. L’accent est surtout mis sur la production photovoltaïque. Les gens intéressés peuvent se reporter au site de l’association Climat Air Energie  confié à Enguerran Ouvray, e.ouvray@cc-puisayeforterre.fr

A Clamecy, c’est une friche industrielle dans le quartier dit de La Rochette qui devrait accueillir un parc solaire en 2023 (Journal du Centre 13 octobre).

Hydrogène

Le 30 octobre, le Journal du Centre consacre deux pleines pages à la préparation de la conférence contre les dérèglements climatiques dites « Cop26 » se tenant à Glasgow, avec un grand titre : « La France fait le pari de l’hydrogène ». Vu la longueur, je ne peux noter que quelques extraits ; je choisis ceux concernant notre région de Bourgogne-Franche-Comté, « reconnue « Territoire hydrogène » par le Ministère de l’Environnement en 2016 » :

*  « Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la Région, en a fait le cœur de sa stratégie environnement. Comment ? A travers des projets ambitieux, dont le centre de recherche à Bavans, près de Montbéliard (Doubs). C’est là-bas que sont fabriqués des réservoirs à hydrogène, par l’équipementier automobile français Faurécia. »

* « Dans la Nièvre, le circuit de Magny-Cours hébergera, en 2022, une station de distribution d’hydrogène, alimentée par des panneaux solaires ».

Le Journal du Centre du 18 octobre, évoquant la ligne ferroviaire Corbigny-Clamecy-Cravant, dit qu’ainsi Corbigny sera bientôt « reliée à l’hydrogène ». Cela se situe dans le cadre de l’investissement hydrogène important qui se fait à Auxerre.

Dans sa revue « Ensemble », la CGT se montre favorable à l’hydrogène, mais s’inquiète sur un point : c’est que les principaux industriels intéressés sont des sociétés produisant de l’énergie à partir de tout ce qui est fossile, donc émetteur de gaz carbonique (octobre 2021).

Journaux

Le Journal du Centre

11 octobre : A propos des élections présidentielle et législatives qui auront lieu en 2022, double page sur Donzy, dont les résultats sont toujours pratiquement égaux aux moyennes des résultats nationaux ; plusieurs photos illustrent l’article, dont… évidemment une belle vue du Moulin de l’Ile, avec pour légende : « Ville d’eau. Dans la haute vallée du Nohain, Donzy a conservé ses ponts de pierre et ses moulins. »

Toujours à Donzy, le 3 novembre, article « Le moulin de Maupertuis se démarque » ; la première semaine de vacances de la Toussaint a vu venir de 15 à 20 personnes par jour ; plutôt que participer aux jeux d’Halloween, l’écomusée  met en scène Alice au pays des Merveilles, ce qui plait aux enfants. Nos amis ouvriront l’écomusée le jour du marché de Noël, samedi 11 décembre.

23 octobre : dans la page météo, chaque jour il y a un petit article avec photo sous le titre « Pendant ce temps-là »  aujourd’hui il expose qu’en Syrie on brûle le « bois de grignon », ou « brin », fabriqué « à partir des déchets d’huile d’olive et utilisé pour chauffer les maisons ». Moralité : un moulin à huile peut fabriquer un combustible.

26 octobre : Article d’une demi-page : « Baguette, notre cher pain quotidien ». Au niveau mondial, le blé est plus cher que d’habitude pour diverses raisons, notamment de moindres récoltes en Russie, et une moindre qualité des productions françaises à cause de la météo ; les moulins achetant plus cher le blé sont contraints de vendre la farine plus cher aux boulangers ; il faut s’attendre à une hausse du prix du pain ordinaire sans doute modérée, mais sans doute à une hausse supérieure sur les produits plus raffinés tels que la pâtisserie ou les pains spéciaux. Les minoteries évoquées dans l’article sont Georges Trottin dans la Sarthe et Les Moulins d’Antoine à Murat dans le Cantal.

27 octobre : Annonce de l’ouverture au public de l’huilerie Léveillé de St-Pierre le Moûtier le samedi 30 octobre.

29 octobre :  article de presque une page sur « Le producteur de la semaine », en l’occurrence « Gaëlle Malezieux du moulin de Mirebeau à Menestreau ». L’article rappelle qu’elle fabrique de la farine à partir du blé qu’a cultivé son mari, ou de l’épeautre et autres céréales qu’ont cultivés des voisins. La  photo au centre de la page la montre devant sa petite paire de meules juchée assez haut, surmontée de sa trémie, et en-dessous son grand blutoir ; elle pose en présentant ses sachets de farine. L’article précise qu’elle fabrique notamment du pain, mais aussi des gâteaux comme des « pains d’épices et madeleines à la farine de seigle » et autres céréales, « des gâteaux au chocolat, des cookies au curry », etc…

7 novembre : compte rendu de l’assemblée générale des Amis du Musée de Cosne sur Loire. Hommage y a été rendu à  Alain Bouthier et à Robert Durand, qui nous aidait lors des journées du patrimoine au moulin de la Commanderie de St-Père. En outre notre Président Francis Lefebvre-Vary entre au conseil d’administration de l’association.

Revues

Bourgogne Magazine n° 69 d’août à octobre consacre notamment un grand article à Guérigny, lequel précise que la ville a un projet hydroélectrique.

Le Canard Enchaîné, 6 octobre : l’article « Le moulin de l’ancien ministre bat de l’aile » évoque un moulin à eau breton, qui a été restauré et ’appartienant à l’ancien ministre M. Le Pensec. 

Brochure

Notre ami Christian Roquelle a confié à Francis Lefebvte-Vary la brochure « Le moulin Bardin », un bel établissement hydraulique d’Amilly, dans le Loiret, près de Montargis, brochure éditée par l’association qui gère le moulin après que la ville d’Amilly en a favorisé la restauration (par des subventions et le soutien à un « mécénat populaire »).  brochure, relatant l’histoire du moulin  (il remonte à 1505), dont des documents anciens sont superbes, ; l’immeuble est en très bon état et contient de nombreuses machines de meunerie qui ne peuvent que séduire le visiteur. On peut contacter « l’Association pour la Sauvegarde et l’Animation du Moulin Bardin d’Amilly », moulin.bardin.fr, et Asambamilly45gmail.com 

Nouvelles Meunières n° 41

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

L’ONU prend position en leur faveur « Nous avons un double impératif : mettre fin à la précarité énergétique et limiter le changement climatique » a déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, selon un article du Journal du Centre du 25 septembre, qui indique plus loin : « Pour décarboner les énergies, il faudrait multiplier par quatre les énergies solaires et éoliennes d’ici 2030… ».

Photovoltaïque

Le Journal du Centre du 22 septembre annonce qu’à Magny-Cours les « ombrières photovoltaïques » viennent d’être inaugurées ; elles se répartissent sur des parkings du circuit de Magny-Cours. Surface 28 000 m², de quoi alimenter 1650 foyers pour un coût de 5 258 000 € (rentable à long terme). 9 000 m² supplémentaires seront construits.

30 septembre : dans un cahier supplémentaire consacré au « Sommet de l’Elevage » qui se tient à Clermont-Ferrand, un article intitulé « En plein dans le panneau » évoque la réussite d’un éleveur de l’Allier qui a couvert tout un nouveau bâtiment en photovoltaïque : à moyen terme il en attend un bénéfice important dès qu’il aura achevé de le payer.

Journaux

Le Journal du Centre

22 septembre à propos des Journées du Patrimoine :

. St-Pierre le Moûtier : nos amis de l’Association Patrimoine Nivernais Bourbonnais ont accueilli une multitude de voitures de collection autour du moulin à vent des Eventées ; de ce fait plusieurs personnes ont pu le visiter, le vent ayant été assez fort pour faire tourner les ailes.

. Varzy : l’huilerie a encore eu beaucoup de succès : 43 visiteurs.

3 octobre : Sous le titre « L’habitat partagé a du mal à prendre », le Journal du Centre nous apprend que la tentative de plusieurs familles de s’installer avec des moyens communs à l’ancien moulin du Greux, à Urzy, a échoué. Le dit moulin est remis en vente. Rappelons qu’il contient encore deux turbines.

Revues

Vents du Morvan, automne 2021 n°80 (centré sur Quarré les Tombes et son canton) :

. Page 58 : photo d’un habitant assis sur l’ancienne « meule à huile du moulin de l’Etang », à St-Germain des Champs.

. Page 60 dans l’article de notre ami Philippe Berte-Langereau, un important paragraphe sur les moulins à tan. Page 62 mon article sur les battoirs à écorce dans le Morvan, avec une photo de celui de la Chaume de Cussy (Saône-et-Loire) par Yvon Letrange.

. Page 35 un éleveur de bétail producteur d’un peu de blé possède un petit moulin quasiment portatif pour le moudre lui-même (voir la photo).

. Page 84 : suite de l’étude de Jean-Claude Perraudin sur les moulins à draps du secteur de Château-Chinon : en 1710 on y trouve 9 meuniers, 38 foulonniers et quelques huiliers. M. Perraudin étend sa recherche notamment à Avallon, pour rappeler : « Le Cousin avait de nombreux moulins sur son cours et plusieurs foulons y étaient en fonction, jusqu’à 5 au temps de la manufacture » (de draps de Château-Chinon, au XVIIIe siècle). « Les Gally étaient foulonniers de père en fils et notables sur la place d’Avallon…  Au XIXe se trouvent encore le moulin Michot appartenant au foulonnier Jean Léonard Gally, en aval le foulon de la Rochette, exploité par Victor puis Nicolas Gall, son fils, dit « le foulon du petit Gally des Châtelaines »… Plus bas encore se trouve le foulon Vaussin, toujours aux Gally… ». Un saut également à Semur en Auxois, en Côte-d’Or : « Les foulons ont été créés tôt à Semur. Le foulon de la Laume est attesté dès le XVe siècle. En 1460, sur la demande de Jean et Jacob Ylaire (aussi Hilaire) de Semur, il leur est accordé par le duc de Bourgogne, moyennant un cens annuel et perpétuel de 2 livres de cire, d’établir un foulon et un moulin à moudre le blé sur la rivière de Semur au lieu-dit dessus le Gérit-de-l’Arabie (AD21B624). L’année suivante le foulon est en activité (AD21B133). Les 2 foulonniers de 1836 se nommaient Sébastien Gally et son fils Jean-Baptiste, aussi teinturier. Ils descendaient de Jean (1766-1842) qui avait quitté son foulon d’Avallon en épousant une fille des riches Jeanneton pour s’installer au foulon de la Laume… ».

. Remarquons le conte « Le bois sacré de l’huilerie du Poué Jaco » par « Sébastien Aurora » (sous ce pseudonyme se cache notre ami Serge Calandre). Il évoque une mystérieuse huilerie qui a existé réellement au hameau de Fétigny, commune d’Alligny en Morvan.

. Dans la rubrique sur les derniers livres parus : « Poussière d’enfance » et « L’esprit de montagne », de Jean-Louis Faivre aux éditions Plein Chant ; Jean-Louis Faivre habite le moulin de Jarle à Alligny en Morvan, qu’il a doté d’une nouvelle roue.

1er octobre 2021 : Nos amis de l’écomusée du moulin de Maupertuis font savoir qu’il est fermé depuis le 28 septembre (on peut contacter le bureau), mais qu’il y aura réouverture pendant les vacances scolaires de la Toussaint.

Télévision

France 5, le 24 septembre mais à 23 h 25, émission « Céleste et monsieur Proust ». Céleste, c’est Céleste Albaret (1891-1984), qui fut les dernières années de sa vie la « gouvernante » de Marcel Proust, une sorte de superdomestique. Ce n’est pas évoqué dans le documentaire, mais Céleste Albaret était fille d’un meunier de La Canourgue, un gros village de Lozère, et née à son moulin. Elle s’y retira d’ailleurs l’heure venue de la retraite, et sauf erreur de ma part y mourut, cela  plus de 60 ans après Proust, en 1984, non sans qu’un documentaire des années 1970 sur ses relations avec lui l’ait rendue relativement célèbre.