Actus

Nouvelles meunières N°28

Nouvelles meunières

Philippe Landry

 Recherche : Les Archives Départementales de la Nièvre sont à nouveau ouvertes.

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Actualités des énergies renouvelables

Dès la crise de 1973, l’État a préféré privilégier la production d’électricité par le nucléaire plutôt que par les « énergies renouvelables ». Or un réacteur nucléaire a une particularité : on ne module pas sa production. Et que se passe-t-il quand, comme depuis le 17 mars, un grand nombre d’établissements industriels et commerciaux sont à l’arrêt ? Hé bien ils cessent de consommer de l’électricité. Du coup EDF se retrouve avec une formidable quantité d’électricité à distribuer, avec ce problème qu’on ne peut la stocker. Le Canard Enchaîné du 15 avril raconte le résultat : « Depuis le confinement mis en place le 17 mars, EDF a dû, à plusieurs reprises, payer ses clients (de gros industriels surtout) pour parvenir à écouler son électricité ! Ainsi l’électricien a évité de mettre ses équipement en surtension, tandis que les bénéficiaires ont pu produire moins cher : non seulement le courant était gratuit, mais en plus les clients ont reçu une prime… » L’article précise qu’à la bourse européenne de l’électricité, le prix est certains jours négatif, et que les producteurs sont menés à offrir au client une prime de 76 euro par kw, dont le prix de vente contractuel est généralement de 42 euro. EDF est déjà déficitaire : cela annonce des lendemains… quelque peu électriques. Cela posé, l’article précise que pour les consommateurs individuels comme vous et moi, hé bien… une éventuelle baisse, c’est au mieux envisageable en 2021. 

Eolien

Le Journal du Centre du 16 mai annonce qu’à Pougny le chantier, interrompu à cause de la crise sanitaire, a repris. « Le parc éolien bientôt achevé ». Pour l’une des éoliennes, on va creuser un modeste trou de 15 mètres de diamètre et 4 de profondeur. La dernière éolienne sera haute de 138,50 m au moyeu, avec des pales de 51 mètres, soit pratiquement 190 m de haut en bout de pales. La mise en service est prévue pour octobre. Le parc éolien de Pougny, composé de 11 machines, devrait alimenter 52 000 personnes hors chauffage.

Le département de l’Yonne demeure le plus pourvu en éoliennes dans notre région. A Sarry et Châtel-Gérard, 11 éoliennes devraient être livrées dans les mois qui viennent. Le chantier a été retardé par la faillite du premier sous-traitant, dont d’ailleurs un mât et une pale demeurent sur le site. Son successeur, la maison Siemens Gamesa, a légèrement modifié le projet : les nouvelles machines auront 150 mètres de haut et leurs pales tourneront dans un cercle de 114 mètres de diamètre (autrement dit chacune sera longue de 57 mètres). Une garantie de financement du démantèlement lorsque le parc sera en fin de vie a été déposée en préfecture : 50 000 euro. (Yonne Républicaine, 14 mars 2020).

Photovoltaïque

L’Yonne Républicaine du 24 avril 2020 annonce qu’à Tonnerre un terrain abandonné et en friche, devenu une décharge sauvage, va héberger une « centrale photovoltaïque ». L’électricité produite devrait alimenter 3500 personnes. 

Le Journal du Centre annonce le 9 juin : « L’énergie passerra par les ombrières » : à Magny-Cours, 3 parkings seront couverts par « un système photovoltaïque ». Le chantier reprend. Il devrait s’achever fin août. « 28 000 m² d’ombrières  fourniront une puissance totale de  5 250 Mwh représentant la consommation moyenne d’environ 1650 foyers (hors chauffage) ».

Les désastres de la continuité écologique

Dans l’Yonne, à Mézilles, un habitant lance une pétition contre un projet absurde. Au nom de la continuité écologique, on prétend aménager le Branlin (un affluent du Loing) pour faciliter la circulation du poisson, entre le Moulin Rouge et le Moulin de Corneil. On va investir là-dedans 180 000 euro ! L’habitant en question, Monsieur B. M. , souligne que la consultation démocratique de la population n’a pas eu lieu… et surtout que tout ce projet n’apportera absolument rien à la circulation des poissons et à la nature (YR, 21 mars 2020).

A propos, voici un bel exemple de l’utilité des réservoirs d’eau. Persuadée que l’Yonne allait entrer en crue au cours du mois de mars, l’administration a fait vider les barrages. Seulement voilà : mars et avril ont été particulièrement secs, entraînant un manque d’eau grave, dont vont pâtir les animaux en période de reproduction. Cela souligne une nouvelle fois l’intérêt de disposer de réservoirs d’eau assez remplis. (YR, 29 avril).

Journaux

Le Journal du Centre

. 23 avril : le petit commerce de Menou propose entre autres de la farine du moulin de Menestreau.

. 24 avril : dans le supplément quotidien « Et si on se changeait les idées », sous le titre « Les filles du diable de la Haute-Loire », toute une page consacrée à un moulin qui, parait-il, s’avéra la proie du diable en 1902 ; il s’appelait le moulin de Perbet, et son meunier Etienne Joubert. On le soupçonne d’avoir monté une comédie pour éviter la saisie de son moulin, qu’il aurait perdu aux cartes. Les photos montrent les dernières ruines dudit moulin.

29 avril : En Dordogne, M. Elie Coustaty profite de la crise pour produire encore plus à son vieux moulin à meules des environs de Sarlat. Un moulin à eau du XIVe siècle, qui semble avoir appartenu à l’évêque du secteur. Avant le confinement, il ne moulait pas plus de 20 kg par semaine : donc le moulin ne marchait que pour le folklore. Mais voici qu’il rend service à des voisins. Une belle photo le montre devant sa fort belle paire de meules avec une archure octogonale et une trémie, toutes deux bien claires, qu’il a donc dû faire refaire assez récemment. M. Coustaty porte la belle tenue blanche du meunier, sauf le bonnet : il est vrai qu’il a les cheveux blancs, ce petit jeune entreprenant. 

14 mai : à Varzy, les volets de feu la pizzeria « La Séverie » sont clos. En attendant que l’établissement soit repris un jour, et à la demande de la municipalité, un artiste les a décorés, entre autres en y peignant un moulin « pour rappeler l’importance des énergies renouvelables ». Il s’agit de Nicole Sosiewicz.

20 mai : Nos amis du Moulin Blot, de Bouhy, font savoir que cette année ils renoncent à organiser leur petite fête sous les ailes du moulin à vent qui devait se tenir à la fin juin, dans le cadre des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins.

26 mai : « Maupertuis rouvrira le 3 juin », tel est le titre de l’article à la bonne nouvelle, avec en photo notre ami Georges Narcy. Il expose les difficultés auxquelles l’écomusée a dû s’adapter.

10 juin : le moulin des Eventées en photo, à propos de la reprise des sorties et randonnées pédestres organisées par l’association de St-Pierre le Moûtier « Sur les pas de Jeanne d’Arc ».

L’Yonne Républicaine

7 mars : à Sens, destruction des anciens moulins St-Paul. Ce fut un ensemble d’immeubles colossal : la photo montrant la pelleteuse en train d’entamer la démolition indique au premier plan un immeuble de 8 étages, sachant que cet immeuble ne représente qu’environ 1/4 de tout le groupe. A la place s’élèvera un énorme ensemble d’habitations : « Les Terrasses de l’Yonne ».

9 avril : Les grands moulins Dumée, à Gron, en baisse d’activité à cause de la crise sanitaire. En effet, les consommateurs ont bouleversé leurs habitudes : ils achètent moins de pain et de gâteaux chez les boulangers et les pâtissiers (sans compter que les restaurants ne marchent pas), préférant fabriquer les fabriquer eux-mêmes à partir de sachets de farine. L’inconvénient est qu’un grand moulin comme la maison Dumée (90 000 tonnes de farine par an, environ 450 par jour), travaille plus avec les professionnels, pour un volume beaucoup plus importants. Les familles achètent plutôt des sachets de farine, avec cet inconvénient que les sachets, l’industriel doit les acheter à un fournisseur… lequel s’avère soudain débordé par la demande, d’où une difficulté provisioire. Par contre, un détail : l’essentiel des sachets de farine qu’on trouve dans les supermarchés est importé, ce qui offre provisoirement un débouché à la maison Dumée. Celle-ci a de toute façon les reins solides : en dépit du ralentissement de l’activité, elle ne met pas son personnel en chômage partiel.

Revues

Moulins de France (revue de la FFAM – avril 2020 n°122

Numéro très intéressant, dont je ne cite ici que quelques articles : 

– « Combien d’années 2019 faudra-t-il avant que la politique dévastatrice de la restauration écologique soit révisée » : l’article souligne qu’à cause de l’été particulièrement sec, beaucoup de sources ne coulent plus, ce qui rend toujours plus nécessaire de préserver des réservoirs d’eau. La FFAM a été reçue au Sénat, où une proposition de loi est en cours d’élaboration.

– Deux articles sur une région de Normandie comprenant les départements de la Mayenne et l’Orne.

. La Mayenne : incroyable histoire de ce qui n’est plus qu’un village, Ste-Suzanne : il connut un nombre formidable de moulins, dont un magnifique moulin à papier en cours de restauration, dans lequel on fabriqua le carton des cartes à jouer.

. L’Orne pendant la guerre de 1939-40 : les difficultés des moulins face aux autorités allemandes, mais plus encore face à l’administration française, qui s’avéra particulièrement lourde et inefficace, avec son « Ravitaillement général » noyauté par l’armée. Le développement est intéressant : je pourrais m’amuser à prendre le texte et remplacer tous les noms de moulin par des noms de leurs homologues de la Nièvre.

– J’ai bien aimé les articles sur les petits moulins à vent du sud de la Bretagne et sur les moulins à eau du Bas-Rhin (il y a très longtemps, j’avais rapporté pour le bulletin quelques articles de mon séjour en Alsace).

– Enfin la revue continue de publier les articles que je lui ai confiés sur les moulins de Bourgogne (on a le temps : je lui en ai adressé 16) ; dans ce numéro, il s’agit des moulins à vent et des moulins mus par d’autres énergies sauf l’eau tels les moulins à vapeur.

Pays de Bourgogne b° 259 de mars 2020

Incidemment, on apprend qu’Emile Zola n’a pu avoir d’enfant avec sa femme, mais qu’il en a fait deux à sa domestique Jeanne-Sophie-Adèle Rozerot, laquelle présente à nos yeux l’avantage que son papa était meunier à Rouvres-sous-Meilly en Côte-d’Or. J’ai étudié une carte : c’est tout près de Montbard. Emile Zola a fini par reconnaître les deux enfants et leur donner son nom… Ce qui ne manque pas d’interpeller les Clamecycois : c’est qu’une plaque sur une place rappelle que le gendre d’Emile Zola fut sous-préfet de Clamecy, et que de ce fait sa gente épouse y séjourna plusieurs mois.

Bulletin des Amis du Vieux Varzy n° 31 marqué 2018 mais bouclé en mars 2020

Concernant les moulins, il contient : 

. Essentiellement mou article « Quelques moulins autour de Varzy »  : Courcelles (dont celui de notre ami Philippe Gilles, que j’avais consulté d’ailleurs), Oudan et Marcy.

. Incidemment trois détails : 

. D’une part à propos d’un résistant natif de Varzy ayant commis des sabotages à Auxerre et alentours ; il provoqua l’incendie de l’usine « de filets de camouflage du Moulin de Préblin, installée par les Allemands ». 

. D’autre part à propos d’une offensive des loups qui en 1801 tuèrent plusieurs enfants dans les environs de Varzy, deux meuniers sont cités : Marriaux à La Chapelle-St-André, dont la fille échappe de peu à un loup, et Dubois, meunier du moulin Demeulaine dans la même commune, qui réussit à tuer un loup de 2 coups de fusil.

Le Monde des Moulins, n° 72, avril 2020 :

Plusieurs articles intéressants sur les moulins de diverses régions de France, des Caraïbes (moulins à sucre), d’Ukraine (surtout des moulins à vent). Et puis un écho : « Avallon : au bord du Cousin, un frère et une sœur ont réhabilité le moulin familial Léger ».

Ils s’agit bien sûr de nos amis. Un article est paru dans l’Yonne Républicaine, qu’on peut consulter sur internet : https.//www.lyonne.fr/avallon-89200/actualités/au-bord-du-cousin-un-frère-et-une-soeur-ont-réhabilité-le-moulin-familial… 13693171.

Trouvailles inattendues

Le hasard fait bien les choses. Faisant des recherches sur l’histoire de la petite commune de Béard, j’ai appris qu’elle avait abrité une « communauté familiale ». J’ai donc regardé si elle était citée dans un livre que je n’avais plus ouvert depuis au moins 20 ans : « Les aspects géographiques des communautés familiales de France centrale », de Jean Chiffre, paru en 1985 aux Editions Universitaires de Dijon. Je n’ai pas trouvé la famille que je recherchais, mais ça m’a indiqué deux pistes :

. A Châteauneuf-Val-de-Bargis, une communauté dite Les Rignaults habita au lieu-dit « Le Moulin »:en 1762, année de sa dispersion. Elle y possédait des biens depuis le début du XVIIe siècle. Jean Chiffre n’indique pas qu’elle possédait le moulin, mais sans doute au moins l’exploitait-elle.

. Dans l’Autunois, le long du Méchet, nous avions évoqué naguère le moulin des Buchillons. Or il conserve cette appellation en souvenir d’une famille de ce nom, qui y exploitait des biens au XVIIe siècle. Jean Chiffre ne précise pas si elle possédait ou exploitait le moulin.

Les Moulins des Nièvres- Nevers

Actualités historiques Les rivières Nièvre

Rédaction et photos : Philippe Landry

Nevers

Liste des moulins connus de moi, avec la date la plus ancienne d’existence trouvée :  fin XVIIIe siècle : 21 moulins dont 11 à blé, 2 à vent, 7 à faïence, un à ciment, un à porcelaine et un à tan (selon Florenty) Chausefosse 1143, Autorisés en 1168 Pilavoine et Chapitre. Loire : vers 1200. la Ronde 1253 ; Givry 1286 ; St-Trohé (Mauvezin) XIIIe ; Martelet 1368 ; St-Arigle ou la Porte-Thirault 1382. Ninchat 1400 ; la Chévrerie 1419 ;  “moulins à chevaux” (actuelle rue Hippolyte-Taine) 1419 ; St-Nicolas 1401 ; Pont-Cizeau 1442 ; St-Gildard (Fontaine d’Argent ou la Passière) XVe ; Moulin vers la rue de l’Aiguillon 1412 ;  un moulin au confluent de la Pique et de la Nièvre 1729. Sur la carte Cassini dressée dans les années 1750 : 3 moulins sur la Nièvre en plus de Pilavoine, 3 sur la Passière et 2 sur une dérivation de la Nièvre proche de l’Eperon. La Porte du Croux 1779. Mazois 1785 ; Moulin d’Ecorce 1788 ; Taillandier 1789. Laudelle 1790. Moulin de la Pique sur Nevers en l’an IV. ; Crot 1809. La Chapellerie 1836.

Moulins à vent : tour Goguin XVIIe, 9 Piliers avant 1538 puis 1701, deux derrière le palais de justice 1770, domaine de la Mothe 1809.

Forge hydraulique derrière Pilavoine : avant 1789

  Un moulin à carton près Pont-Cizeau 1792.

Huileries Jean Tureau : 1790, Denis Dufour “entre les 2 rivières” 1790, St-Trohé 1790.  Le Petit Versailles 1795, Bourdeau 1826, Chalumeau 1855, Croix Joyeuse : 1856 ; Léonard Gourdon rue de la Barre 1874 ; rue Fontmorigny 1877 (création), rue Ste-Vallière 1882 (autre que Croix-Joyeuse), rue du Chemin de Fer 1882, rue Aublanc 1882, rue de la Raie 1882, , rue de la Chaumière 1882, Machecourt au Mouësse 1939, Bauchet av de la Gare : 1939. 

Moulins à ciment rue du Petit-Versailles avant 1804, et Lallemand quai de Loire 1861

Moulin de porcelaine (quai de Loire) 1836. Moulin dans faïencerie Ristori (l’Autruche), à vapeur et avec patouillerie vers 1840 ; moulin à vapeur rue de l’Ancien abattoir 1848. Moulin à vapeur au sein de l’établissement de subsistances de l’armée, après 1880.

Moulin à manège à écorce dans la tannerie Bourgeot 1854.

Moulins à plâtre : Paillard 1841, Renaudin au Parc 1841, Matignon 1858 ; Dubois rue des Carrières puis rue du Champ de Foire 1871. 

Moulin à broyer les os Brisset vers l’usine Gabriel Valette (actuel square Mendès-France) 1882

Moulin à grain électrique rue Ferdinand Gambon : 1940.

A l’entrée de Nevers, la Nièvre reçoit la Pique. Puis la main humaine a séparé la Nièvre à une date inconnue mais antérieure à 1466, cela à la sortie de ce qui héberge aujourd’hui l’Institut de l’Automobile et des Transports (ISAT) : 

– D’une part la rivière naturelle, au fond du thalweg, que bizarrement on appelle aujourd’hui la Nièvre bâtarde.

– D’autre part le grand bief artificiel coulant à sa droite est nommé « la Franche Nièvre ».

Franche Nièvre et Bâtarde

Comme ce qui suit ne concerne que la rivière Nièvre, j’exclus les moulins à eau de la Passière et les moulins à vent qui lui sont proches (le Ninchat sur la tour Goguin et le moulin derrière le palais de justice). J’exclus aussi les moulins qui ont pu exister sur la Loire.

Avant 1789

Les plus anciennes mentions de moulin que j’ai trouvées pour Nevers sont :

Séry, dans son livre « L’abbaye St-Martin de Nevers, écrit que par une charte de 1168, le comte Guillaume de Nevers reconnaît à l’abbaye, au prieuré St-Etienne et au chapitre de la cathédrale le droit de posséder chacun un moulin mû par les eaux de la Nièvre, tandis que lui-même possède déjà probablement un moulin le plus près possible de son château, donc soit au Pont-Cizeau dit aussi de la Ville, soit plus en aval au droit de son château dans le site de ce qui s’appellera bien plus tard le Moulin S-Nicolas… ou deux moulins à chacun de ces endroits.

On peut donc émettre l’hypothèse qu’existent juste avant 1200 mus par la Nièvre :

– A l’entrée de Nevers :

. sur la Bâtarde Nièvre un moulin à l’abbaye St-Martin, donc celui qui lui appartiendra des siècles,  Pilavoine, 

. sur la Franche Nièvre un moulin au prieuré St-Etienne, je suppose le Martelet.

– Plus loin sur la Bâtarde Nièvre le moulin du Chapitre à côté de la tour St-Trohé, le moulin du Pont-Cizeau.

– Plus loin, sur la Nièvre réunifiée, le moulin St-Nicolas.

-1024 : le prévôt Gérard, neveu de feu l’évêque Roclene, tenant en bénéfice l’abbaye de St-Trohé, y dispose de biens dont un moulin à St-Trohé (futur moulin du Chapitre).

– En 1075 : un fief de “Vieux-Moulin ».

Le dossier H190 des Archives Départementales semble indiquer que le moulin de la Ronde existait en 1253. En 1382 on parle plus volontiers des « moulins St-Arigle » que des « moulins du Pont-Cizeau ».

En 1433, des « barrières contre les ennemis sont faites dans la rivière de Nièvre entre les moulins du Chapitre et ceux de l’abbaye St-Martin » Cela implique qu’en cas de siège le moulin Pilavoine aurait été sacrifié. En 1401 et 1402, la ville finance des réparations de murs « contre les moulins du pont de Nièvre » (Comptes de la ville de Nevers, Médiathèque municipale, NM 1284).

En 1442 l’abbaye de St-Martin se construit un moulin proche de celui du Pont-Cizeau, mais sur la Bâtarde Nièvre, à qui elle semble donner dès le début une forme ronde, d’où son nom de moulin de la Ronde. Curieusement, ce n’est pas le comte de Nevers qui fait une difficulté, mais le chapitre de la cathédrale. C’est qu’il possède toujours son moulin près de la tour St-Trohé, où il dispose rien moins que de 4 roues, et donc il hurle à la concurrence déloyale.

En 1467, l’abbé de St-Martin perd un procès contre le chapitre et le comte à propos du moulin proche de l’église St-Arigle (logiquement ce serait un des moulins du Pont-Cizeau).

Notons que les comtes de Nevers ont possédé le moulin à vent du Banlay, apparemment pour cela nommé le « moulin des Comtes ». Comme ils sont devenus ducs en 1538, cela impliquerait que le moulin existait avant cette date. J’en parle ici parce qu’il était lié au moulin à eau de la Pique (voir à Coulanges).

Le plan de 1566 me semble indiquer à Nevers : un ou deux moulins dans l’ensemble Pilavoine-Martelot, un moulin au Pont-Cizeau, un ou deux adossés au pont St-Nicolas.

Extrait du plan de 1566 – Site de Pillavoine et Martelot
Site du Pont-Cizeau
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Les moulins des Nièvres

Les rivières Nièvre Nos moulins

Coulanges – St Eloi – Varennes-Vauzelles

Texte de Philippe Landry

Coulanges-les-Nevers

Liste des moulins de Coulanges avec la plus ancienne date comme activité

Sénechaud 1309. Villecourt 1317. Moulin du Meulot à Villecourt 1402. Pont-St-Ours : forge 1403, moulin de Péreu (futur Péreuse) 1424 ;  Geuril les Nevers 1429, moulin de Brene 1435, Riot des moulins de Gaïon 1450 ; Origny 1450 (futur La Villette) ; Mauginon-Lévesque 1489. La Grippe XVIe siècle. Moulin de la Pique XVIe siècle. Moulin à papier chemin de Montigny 1637,  La Forge Neuve : 1640 (création) ; Ferblanterie créée en 1665 ; moulin de la Pique 1729 ; Forge de l’Ecorce vers 1730. Foulon des Vernes possible, date inconnue.  Usine de La Pique : créée en 1829 ; Moulin à vent :  1844 ; Guérin au Pont-Patin (à émail) : 1848 ; Pont-Patin : usine à fer créée en 1857 ; Givry (DS 1865) ; moulin Sabot 1869. Bordet, meunier et marchand de farine, Pont-St-Ours : 1869. moulin des Saules autre que Villecourt : 1875. Louis Bouteau, meunier et marchand de farine à Coulanges 1878.

Géographie

L’abondance des eaux de la Nièvre mais aussi la grande quantité de blé produite à Coulanges et alentour a conduit à la création de nombreux moulins, comme on peut le voir ci-dessus. Les noms cités dans la « liste » ont été trouvés dans différents ouvrages .

Sur la commune de Coulanges trois cours d’eau ont animé des moulins :

–  La Nièvre : la plupart des établissements hydrauliques de Coulanges (dont Pont-St-Ours, Forgeneuve, La Villette, Péreuse, Givry…)

– La Pique : Villecourt, Meulot (à ne pas confondre avec celui de ce nom à Montigny), les Saules (mais souvent Meulot et les Saules désignent le même moulin), usine de la Pique, usine du Pont-Patin. Au-dessus de la Pique a fonctionné sur Coulanges un moulin à vent sans doute construit pour moudre en cas de sécheresse privant d’eau les moulins hydraulique.

NB : les deux premiers moulins sur la Pique furent La Beue et Veninges, mais ils étaient sur Varennes-Vauzelles (voir à la fin du présent cahier).

– Le « ruisseau de Meulot » (venant du moulin de Meulot situé à Montigny aux Amognes) : il aura animé à Coulanges le moulin de la Grippe et un moulin à papier. 

Plusieurs moulins de Coulanges ont pulvérisé la matière à faire le vernis à faïence : on les appelait alors des moulins « à faïence » ou « à blanc », ou encore « à émail ».

A diverses reprises je cite le livre de Nicole Demet, « Il était une fois Coulanges-lès-Nevers », publié en 2005 par la Camosine. 

Avant 1800

Nicole Demet évoque les moulins de Coulanges sur les trois cours d’eau :

. Sur la Nièvre :

. « Plusieurs moulins à Pont-St-Ours », dont le « moulin de Brayne » qui en fait était établi dans la partie de ce lieu-dit située sur Urzy.

. « Trois moulins à Origny, un à fouler le drap, un à battre l’écorce, un à écraser le blé. » (dans ce cas je ne compte qu’un moulin ayant trois ateliers) ; il existait en 1450 ; c’est le site du futur grand moulin de la Villette.

. Le moulin de Perreu, foulon ayant appartenu au prieuré St-Sauveur de Nevers, dit aussi « L’Horlogeur », cité dans un acte de 1424. C’est le futur moulin de Péreuse.

. Sur la Pique ou ruisseau des Saules, dans l’ordre au fil de la rivière :

. Un étang dit du Vernay a peut-être animé un foulon au lieu-dit Les Vernes ou chemin des Vernes.

« Le moulin de Villecourt, à la fois semble-t-il foulon et moulin à blé ; il existait en 1317 ; il est parfois désigné par le nom de ses exploitants, Bollacre par exemple en 1593. »

. Le moulin de Meulot : il apparaît « dans un acte de 1402 », Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, c’est un moulin modeste, à une seule roue, à augets. En 1809, il écrase 15 quintaux de blé par jour. Par la suite, il est agrandi et modernisé…

. Un moulin de la Pique existant au XVIe siècle, dont je pense qu’il était peut-être sur l’emplacement de ce qui sera plus tard l’usine métallurgique de La Pique.

. Sur le ruisseau venant de Montigny aux Amognes  :

. Un moulin « Senechaud » en 1309.

. Le moulin de la Grippe : « mentionné dans des baux des XVIe et XVIIe siècles. »

Nicole Demet note qu’on ne peut localiser le « moulin de Genril lès Nevers » cité par de Soultrait. 

Aux Archives Départementales, un vieux dossier indique la création d’un  moulin à papier chemin de Montigny, non loin de Pont-St-Ours, par un imprimeur et libraire de Nevers, en 1637.

Notre ami M. Martinat, actuel propriétaire de Forgeneuve, écrit que cette usine et celle de Pont-St-Ours, alors métallurgiques, furent créées respectivement en 1640 et 1644. Elles vont avoir une belle carrière.

Sur la carte Cassini dressée dans les années 1750, on distingue les moulins de Villecourt ou les Saules ainsi que Meulot.

Dans « Une ville affamée, Nevers sous la Révolution », le général Taverna écrit qu’en 1779 la sécheresse pose des problèmes aux moulins à eau, toutefois un peu suppléés par les moulins à vent : « Il y a des moulins à eau partout sur la Nièvre, le ruisseau de la Passière et celui de la Pique, plus des moulins à vent, très peu employés et mal entretenus ». Il me paraît donc probable que le moulin à vent de Coulanges ait existé à cette époque.

De Soultrait situe un moulin de Givry à Coulanges, alors qu’en général on le recense à Nevers ; comme ce fut un très grand moulin avant sa transformation en usine de canons, il est possible qu’un de ses ateliers ait été sur Coulanges. Sur le plan ci-après, du XIXe siècle, trouvé aux Archives départementales (série S), on  pressent qu’il a pu avoir une voire deux roues, même s’il n’a plus rien.

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Les Moulins des Nièvres

Actualités historiques Les rivières Nièvre

Urzy et les communes à l’est de la Nièvre unifiée

Texte de Philippe Landry

Liste des moulins connus de moi, avec la date la plus ancienne d’existence que j’ai trouvée :  Le Vivier vers l’an 1000. 1075 fief de « Vieux Moulin » ; molendinum de Fossa 1130 (Contres) ; La Fosse (Moyen Age) ; Demeurs forge 1325 (moulin à Demur 1339) ; Breugne 1327 ; molendinum Albeys 1339 ; moulin Neuf 1392 ; Le Foulon : XIVe ; Le Greux : forge 1509  ;  Niffond 1509  ; Foulon de Chantemerle avant 1645 ; Luanges : moulin à blé XIVe, papeterie 1636 (création) ; Brayne XVIIe siècle ; Bocard vers 1800 ; Urzy moulin d’Ecorce 1840 ; Moulin de la Forge  1851. Moulin à pulvériser la chaux 1889, 2 en 1899 tenus l’un par M. Tort, l’autre par M. Boule.

Géographie

La plupart des moulins et autres usines hydrauliques d’Urzy ont été alimentés par les eaux de la Nièvre. Cependant il faut les citer en deux groupes :

. D’une part les établissements en amont du château des évêques de Nevers  chacun avait son bief : il s’agit de Contres au Moyen-Age, plus sûrement Demeurs puis Le Greu.

. D’autre part ceux en aval du château des évêques : Le Vivier, la Fosse et le Foulon de la Fosse, Luanges, tous les quatre furent sur le même bief ; celui-ci, qui commence en fait un peu en amont du château, dont il alimenta les douves, est long d’environ 3 kilomètres.

La Nièvre reçoit le Mussy à Contres, à la limite de Parigny les Vaux et Urzy. Une première difficulté : un moulin y exista, mais nul ne sait s’il tira sa force du Mussy ou de la Nièvre ; deuxième difficulté : ce moulin devint un haut-fourneau, mais celui-ci fut un jour transféré à La Fosse. Pour tout arranger, au Moyen-Age le moulin de Contres fut dit aussi de la Fosse : on peut se demander si le même nom « de la Fosse » n’a pas été donné à deux sites géographiques très différents, et très éloignés l’un de l’autre (c’est arrivé dans d’autres endroits).

Toutefois, les moulins que le Mussy a alimentés à Parigny, je les évoque dans notre premier cahier, celui de la Nièvre de Champlemy, car la plupart des ruisseaux de Parigny lui sont affluents.

La Nièvre reçoit sur Urzy un autre cours d’eau, celui qui descend de l’étang de Niffond, lequel est situé sur Varennes-Vauzelles, mais ses deux moulins, Niffond et Chantemerle, furent sur Urzy.

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Les moulins dans la Nièvre liste dressée dans les années 1870

Non classé

Alligny en Morvan

Cortet

Annay

Moulin d’Annay

Galand

Anthien

La Claye

Arleuf

Le Chatz

Armes

Armes

Arquian

Les Loges

Arquian

Asnois

Asnois

Asnan

Le Crest ou Le Creux

Azy le Vif

Neuilly

Balleray

Le Petit Champaudon

Champaudon

Béard

Apilly

Beaumont la Ferrière

La Carrière

Beuvron 

Génin

Villiers

Biches

Cray

Moulon

Brèves

Brèves

Sardy 

Brinay

Briennes

Bulcy

Moulin de Bulcy

Foulon

La Celle sur Nièvre

La Celle

Cercy la Tour

Beauregard

Chevillon

Codde

Cervon

Marcilly

Précy

Vellerot

Cessy les Bois

Cessy les Bois

Le Petit Moulin

Retonne du Ballanger

Le Bourguignon

Chalaux

Les Goths

Champlemy

L’Etang du Bois

Chantenay

M de la Ferté

La Chapelle St-André

Corbelin

Croisy

Demeulaine

La Charité

La Charité

Chasnay

Ménard

Château-Chinon-campagne

Blondelot

Vermenoux

Yonne Inférieure

Yonne Supérieure

Châteauneuf Val de Bargis

Les Chaumes

Châtillon en Bazois

Moulin de Châtillon

Moulin Neuf sur l’Aron

Chaumard

Pelux

Chaumot

Eugny

Chevannes-Changy

Cassiat

Le Foulon

Chevenon

Les Noues

Puol

Chitry les Mines

Chitry

Combres

Marcy

Clamecy

Beaugy

Moulin du Beuvron

Marchebault

Pressure

Moulins de la Ville

Colméry

Pinon

Corancy

Corancy

Les Moulins

Corbigny

Les Etangs

Cosne

Alibert

Le Beauvoir

Girard

Le Grand-St-Martin

Pierre

Pilavoine

Les Religieuses

Cossaye

La Motte

Le Pont

Varennes

Coulanges

Meulot

Moulin Guérin

Péreuse

Les Saules

La Villette

Couloutre

Minard

Courcelles

Bazarne

Crux la Ville

Le Vandas

Dampierre sous Bouhy

Bléneau

Dampierre

Les Loges de Dampierre

Dienne-Aubigny

Le Peyrat

Dompierre sur Nièvre

Dompierre

Vilaine

Donzy : 

la Bertine

Blanc-Gâteau

Les Cabets

le Commandeur

Maupertuis

Le Point du Jour

M de l’Etang Robière

La Tréfilerie

Dornecy

Moulin du Haut

Lichères

Entrains sur Nohain

Le Battoir

Leblanc

Epiry

Bellevault

Grands Moulins

Michelot

Renard

La Fermeté

Pont d’Azy

Fertrève 

Le Gué

Fours

Le Battant

Chaussin

Garchizy

M Riot

Germigny

Germigny

Gouloux

Ganay

Gadrey

Laboureau

Isenay

Mazille

Isenay

Langeron

Dhéré

Les Chaumettes

Limanton 

Le Magny

Lucenay les Aix

Aglan

Ardan

Moineau

La Serrée

Lurcy le Bourg

Lavoir à Mine

La Renardière

Vilaine

Luthenay Uxeloup

Le Lac

Luzy 

Luzy

Magny-Cours

Les Granges

Moulin du Pois des Ouelles

La Maison Dieu

Forbet

Marigny sur Yonne

Marigny

Mars sur Allier

Bannerron

Mars

Ménestreau

Germenton

Nérondes

Mesves sur Loire

Grand Moulin de Mesves

Mesves

Metz le Comte

Coignot

Les Trois Quartes

Mhère

Chassy

Vauprange

Millay

Anguy

Montapas

Espeuilles

Montapas

Montceau le Comte

Monceau

Montigny sur Canne

Challuy

Montreuillon

Montreuillon

Montsauche

Détrapis

Monthélème

Moulins-Engilbert

Bardot

La Promenade

Chantour

Chevillon

Myennes

Myennes

Nannay

Jean-Lard

Nannay

Narcy

Le Foulon

Magnard

Maurepoux

Morogues

Moulin Brûlé

Narcy

Pontcharreau

Neuffontaines

Neuffontaines

Le Sault

Neuville

Mazot

Neuville

Neuville les Brinon

?

Nevers

Chapitre

Crest

Martelot

Ninchat

Pilavoine

Pont-Cizeau

Porte du Croux

Nolay

Billour

Septier de Rigny

Nuars

Bouchet

Nuars

Oisy

Foulon de Sembrèves

Lécole

Savard

Sembrèves

Ouagne

Changy-Moreau

Ouroux

Boutou

Chicot

Moussé

Pazy

La Chaize

Perroy

La Motte

Les Paillards

Planchez

Le Gué de Migny

Poil

Poil

Poiseux

La Belouze

Bocard des Martinets

Mauvron

Prémery

Les Chailloux

Les Chaumes

Fourneau

La Moquerie

Rix

Rix

Rouy

Abrigny

Ruages

Le Mont

St-Agnan

Le moulin Neuf

Les Pierres

Robé

St-Agnan

St-Amand en Puisaye

M Brûlé

Cornet

Le Doitier

Devataire Rosé

Porcher

St-Amand

St-Aubin les Forges

Chamilly

Gresset

Le Gué de la Chaize

Vingeux

St-Benin d’Azy

M des Deux Villes

St-Benin des Bois

M du Crot

Moulin Neuf

St-Eloi

Penauilles

St-Germain des Bois

Merle

Paget

St-Germain-Chassenay 

Guenabre

St-Gratien Savigny

Challuy

St-Martin d’Heuille :

Les 4 Pavillons

Le Gué d’Heuillon

St-Martin sur Nohain

Paillat

Mouguet

La Rousse

St-Maurice

Le Jonceau

St-Maurice

St-Parize le Châtel

Roussy

St-Père

Chotard

moulin de l’Evêque

Petit Moulin

St-Quentin

St-Quentin

St-Saulge

L’Etang-Neuf

Goulnot

St-Vérain

Les Granges

Sardy les Epiry

Tavenay

Sauvigny les Bois :

Chollet

Dexey

M du Thiot

Sauvigny : barré

Saxy-Bourdon

Pontillard

Sichamps

Paguet

La Forge de Sichamps

Sichamps

Suilly la Tour

Rochenon

Suilly

Suillyzeau

Les Vergers

Surgy

Charpin

La Forge

Les Moines

Tannay

Vesvres

Teigny

Les Faulots

Teigny

Tintury

Le Chazau

Toury sur Jour

Vauvreilles

Toury-Lurcy

Lurcy

Toury

Tresnay

Cacherat

M des Chatillons

Tresnay

Urzy

La Fosse

Le Greux

Urzy

Vandenesse

Nourry

Le Quart

Varennes lès Narcy

Moulin Neuf

Varzy

La Grille

Verneuil

Faye

Mouillé

Verneuil

Vielmanay

Les Hottes

Vignol

Raveton

Ville les Anlezy

Thianges

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Liste de moulins de la Côte d’Or en l’an II

Actualités historiques

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives Nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient assez peu fidèles ; la Côte-d’Or n’a quelque peu répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là la liste des communes de la Côte-d’Or recensées dans cet ouvrage, avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Celles citées pour l’an II, et sont recensées par les dossiers F10-310 et  F20- 290 des Archives Nationales. La statistique de 1809 est issue du dossier F20 – 296. 

Ces deux dossiers sont consultables aux Archives Nationales, peut-être accessibles par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé.

Particularité pour la Côte-d’Or, un tableau reproduit indique le nombre de moulins par arrondissement en 1809 (F20 – 296) : 

Beaune : 265 moulins à eau dont 18 à roue horizontale, 4 moulins à vent.

Châtillon sur Seine : 135 moulins à eau dont 7 à roue horizontale, 17 moulins à vent.

Dijon : 355 moulins à eau dont 12 à roue horizontale, 3 moulins à vent.

Semur en Auxois : 235 moulins à eau, dont 26 à roue horizontale, 9 moulins à vent.

Les carrières d’où viennent les meules sont également précisées. La Seine et Marne vient en premier, mais plusieurs lieux de Côte-d’Or sont cités : Dijon, Semur en Auxois, Montbard, Châtillon sur Seine, Saulieu… On remarque aussi Auxerre et Joigny dans l’Yonne.


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Liste de moulins de l’Yonne en l’an II

Actualités historiques

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient assez peu fidèles ; l’Yonne n’a quelque peu répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là la liste des communes de l’Yonne recensées dans cet ouvrage, avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Les rares citées sont seulement pour l’an II, et sont recensées par le dossier F 20-293 des Archives Nationales.

Ce dossier est consultable aux Archives nNtionales, peut-être accessible par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin, se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé.

 

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Liste de moulins de la Saône-et-Loire an II et 1809 (Sélection)

Actualités historiques Non classé

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient généralement assez peu fidèles, mais par rapport aux autres départements de Bourgogne la Saône-et-Loire a plutôt bien répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là une sélection de communes de la Saône-et-Loire recensées dans cet ouvrage (je n’en livre en effet ici qu’une partie), avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Les rares citées pour l’an II sont recensées par le dossier F 20-293 des Archives Nationales.

Celles de 1809 par le dossier F20 – 296. x

Ces deux dossiers sont consultables aux Archives Nationales, peut-être accessibles par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin en 1809 et aucun en l’an II, se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé.


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Liste des moulins de la Nièvre

Actualités historiques

par Philippe Landry

Notre ami Jean-Claude Néant vient d’offrir à notre association un gros livre publié par le Centre historique des Archives nationales en 1998 : 

« Energie et subsistances.

 Enquête sur les moulins à blé. An II-1809. 

Inventaire des articles F20 290 à 296 et F10 226 et 310 »

Entre 1791 et 1809, à plusieurs reprises, le gouvernement a consulté les administrations locales pour savoir de combien de moulins à blé (et uniquement eux) chaque département disposait. Ce livre regroupe les réponses de chaque commune, toutes étant classées par ordre alphabétique. 

Les réponses étaient assez peu fidèles ; la Nièvre n’a quelque peu répondu que pour l’an II (1794) et 1809. Voici donc pour ces années-là la liste des communes de la Nièvre recensées dans cet ouvrage, avec pour  chacune le nombre de moulins indiqué.

Les rares citées pour l’an II sont recensées par le dossier F 20 -292 des Archives Nationales.

Celles de 1809 par le dossier F20 – 296. x

Ces deux dossiers sont consultables aux Archives Nationales, peut-être accessibles par internet. Pour consulter sur place, il est prudent de prendre rendez-vous.

Vu l’incertitude des réponses des administrations locales, lorsque l’ouvrage indique un seul moulin en 1809 et aucun en l’an II, se méfier : d’autres moulins peuvent exister et fonctionner, sans être recensés. C’est net pour plusieurs communes dont on sait qu’en 1809 elles avaient plusieurs moulins à eau à blé (par exemple Nevers) : or l’expression « moulin à eau » est au singulier. Toutefois cela a l’effet positif de nous indiquer des moulins existant en 1809 : par exemple nous n’avions pas jusqu’ici trouvé de moulin à Chazeuil avant 1896, ni  de moulin à Huban sur la commune de Grenois, ni de moulin à eau sur Lanty, ni de moulin à vent à St-Benin d’Azy, etc..

En tout état de cause, ce livre nous permet de remettre à jour le grand index des moulins de la Nièvre que nous avions mis sur notre site internet il y a quelques années. Nous en préparons une nouvelle mouture.

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Nouvelles meunières n°27

Nouvelles meunières

Actualités des énergies renouvelables

par Philippe Landry

Éolien :

Au niveau national

. Le Point, 2 janvier 2020 : 8 000 éoliennes sont en service fin 2019, couvrant 6,7 % de la consommation d’électricité. L’État souhaite arriver à 15 000 éoliennes d’ici peu d’années. En fait il lorgne surtout vers l’éolien maritime, se fondant sur l’équipement de Grande-Bretagne qui en est déjà à 2 000.

. Journal du Centre 25 février . Après que le Président de la République ait exprimé des réticences à propos de l’éolien, la ministre chargée l’environnement abonde en son sens, qui « déplore un développement anarchique ».  Mais comme l’État aime la contradiction interne, il ne renonce pas à son projet qu’il y ait en France 14 500 éoliennes en 2028 (dont les plus grandes en mer). Le 4 mars, le Journal du Centre livre un articulet selon lequel la ministre de l’Environnement annonce qu’elle a l’ordre du Président de charger les Préfets d’étudier « les secteurs adaptés à l’accueil de nouvelles éoliennes ».

Au niveau local

. Rebondissement du côté de St-Pierre le Moûtier. Présenté par la société Nordex, le projet d’implanter 4 éoliennes de 180 mètres à St-Pierre et Langeron avait été refoulé par la Préfecture, suite à l’action d’adversaires locaux qui soutenaient deux arguments :

. Pollution paysagère : gêne pour l’environnement des châteaux de Villard et d’Apremont (celui-ci étant sur la rive de l’Allier en face, côté Cher) ;

. Gêne pour divers oiseaux protégés.

Or la Nordex a saisi le tribunal administratif, arguant que ses éoliennes ne troubleraient que peu la vision depuis les châteaux, et qu’ailleurs les éoliennes n’avaient pas entraîné de mortalité particulière chez les oiseaux des espèces citées.

Journal du Centre 26 février : annonce d’un débat scientifique et public qui aura lieu à Saulieu le 29 février, organisé par Morvan en Colère, l’association ennemie du projet d’éoliennes affectant le secteur St-Léger-Vauban-St-Agnan.

12 mars : A Luzy, l’association Sauvegarde Sud-Morvan, qui lutte contre les projets d’éoliennes du secteur a invité l’écrivain Fagien Bouglé, un de leurs ennemis acharnés et passionné. Il vient de publier : « Eoliennes, la face noire de la transition écologique » aux éditions du Rocher, 240 pages.

13 mars : A Guérigny, devant 120 personnes, quelqu’un de plus posé, M. Jean-Mary Virely, chercheur au CNRS, invité par 7 associations de défense de l’environnement, a présenté les avantages et les inconvénients de l’éolien. Il a conclu que globalement les énergies renouvelables « profitent très peu aux territoires ». Cela a plu à l’auditoire.

Après tout, pourquoi pas ? Mais je ne vois pas en quoi le nucléaire ou l’énergie produite par la combustion du pétrole « profiterait » plus « aux territoires ». Francis Lefebvre-Vary a pris la parole pour défendre l’énergie hydraulique, mais l’article n’en parle pas.

Photovoltaïque

Le Journal du Centre évoque deux grands projets :

. Le 20 février : celui de Decize, piloté par la Communauté de communes du Sud-Nivernais, dans la zone industrielle du Four-à-Chaux. Une emprise de 16 ha lui appartenant, plus une autre de 4,3 ha projetée. La première devrait rapporter à la Communauté un loyer annuel de 2 500 € hors taxe par hectare.

. Le 22 février : à Cosne, un projet présenté par EDF. Emprise 28,4 ha, puissance 29,7 Mwc, du courant pour 15 000 foyers. Seulement les difficultés s’annoncent : d’abord le sol choisi est réservé à la production de fromage de chèvre Chavignol (d’où un avis défavorable de l’Institut national de l’Origine et de la Qualité), ensuite EDF n’est pas propriétaire, l’espace appartenant à trois personnes, dont seules deux pour l’instant sont d’accord.

. 2 mars : dans le compte rendu du conseil municipal de La Machine, « Un projet d’installation d’une centrale photovoltaïque est à l’étude sur le site de l’ancienne décharge de La Machine. Un dossier mené par la Communauté de communes du Sud Nivernais et un porteur de projet privé. » Le projet nécessitera une révision du PLU. « Ce projet serait une bonne chose car on ne peut rien faire d’autre sur ce site » dit le maire M. Barbier.

Journaux

Le Journal du  Centre

. Samedi 15 février : article sur Jean-Louis Faivre, qui « vient de sortir deux romans sur la vie paysanne à l’ancienne », en l’occurrence dans le Morvan. Il a eu en 2018 le prix Henri Perruchot, qui récompense un écrivain du Morvan ou travaillant sur le Morvan. Jean-Louis Faivre habite à Alligny en Morvan le moulin de Jarle, qu’il a équipé d’une nouvelle roue.

. Dimanche 16 février : compte rendu de l’assemblée générale de la section de Cosne sur Loire de la Caisse des Monuments Historiques de la Nièvre (Camosine), propriétaire du moulin de la Commanderie à St-Père. Justement, un des débats a posé la question : qu’en faire ? En effet, la remise en état semble d’un coût excessif pour la vénérable institution.

19 février : 

. Annonce d’une réunion sur le « bassin versant de la Nièvre » qui se tiendra à Prémery le 5 mars.

. A Sougy sur Loire, au sein de l’association « Rêv’Earth » un « couple veut faire découvrir les actions écologiques qui existent dans le monde ». On peut sans doute informer ces jeunes gens des nouvelles possibilités qu’offrent les récentes découvertes dans les turbines hydroélectriques. Par exemple, l’article nous apprend qu’en Uruguay, 90 % de l’énergie est d’origine renouvelable.

21 février : à Livry, M. Christian Barle vient de diriger pour la dernière fois la séance du conseil municipal de Livry. Il abandonne également son rôle à la tête de la Communauté de communes de St-Pierre le Moûtier. Au sein de celle-ci, il a été l’artisan de la restauration du moulin des Eventées et de l’huilerie Léveillé. Il était d’ailleurs à l’assemblée générale de l’association du moulin des Eventées en janvier dernier.

25 février : Annonce de l’assemblée générale de l’association du moulin de Maupertuis à Donzy, qui se tiendra le vendredi 28 février.

2 mars : Programme des « prix et des aides pour les propriétaires » des bâtiments et jardins ayant un intérêt historique, décernés par la Fondation pour les monuments historiques. « Plus d’informations sur www.fondationmh.fr ou en écrivant à contact@fondationmh.fr

8 mars : le peintre Antoine Paneda, qui nous a souvent confié des dessins et aquarelles de moulin (notre bulletin en a publié plusieurs, Francis Lefebvre-Vary vient d’acheter son « Moulin de St-Quentin sur Nohain »), vient de réaliser une maquette du château de Meauce, en cours de restauration. Elle sera visible au château au sein d’une exposition de ses œuvres du 10 juillet au 25 septembre. Au passage, l’article rappelle qu’Antoine a 90 ans ; on peine à le croire quand on le rencontre.

19 mars : « Corbigny : Les moulins continuent à tourner rond », le Journal du Centre livre un résumé de notre assemblée générale.

6 avril : A l’article « Pouillyssois… Le vent parfois allié de la vigne » est liée une photo intéressante : celle d’une éolienne de vigne. J’en avais parlé une fois dans Les Nouvelles Meunières : c’est une éolienne à deux pales seulement, haute d’à peine quelques mètres, peut-être une dizaine. Le mouvement qu’elle génère dans l’air évite que la vigne gèle. 

Revues

Régional de Cosne et du Pays charitois 4 mars : Ecomusée du moulin de Maupertuis. Forte haussse de fréquentation en 2019 : 2 323 visiteurs contre 1 696 l’an précédent. Le jeu « Le meunier maudit » a attiré 625 personnes. Parmi les projets, une nouvelle restauration de la roue. Article repris dans le Journal du Centre du 9 mars.

Centre-France, supplément Fémina  dimanche 16 février : grand article sur la ville italienne de Lecce et ses environs, dans les Pouilles, tout au sud de la péninsule, avec la photo d’une meule à huile : « Les Italiens disent que c’est à Lecce que l’on mange le mieux et dans les Pouilles, bien sûr, une vaste région agricole plantée d’oliveraies qui approvisionnaient l’Europe entière au XVIIIe siècle. A l’époque, le port de Gallipoli était le premier exportateur d’huile d’olive : le palais Granafei en témoigne, avec son ancien pressoir souterrain actionné par des ânes ».

Centre-France, supplément « Magazine » du 1er mars 2020 : double page sur le musée de Gergovie, en Auvergne. Gergovie est la sœur aînée d’Alésia car Vercingétorix y battit Jules César. Les trouvailles sont visibles dans un musée tout neuf aménagé à La Roche Blanche (Puy de Dôme). Une photo d’une salle du musée montre au premier plan une petite paire de meules gauloises ; elle ressemble à celles proposées au musée de Bibracte : du granit ou du grès clair, des dimensions modestes (moins de 50 cm de diamètre).

Supplément magazine du 5 avril : dans la rubrique « Le fin mot », explication de l’origine de l’expression « être au four et au moulin ». Malheureusement, l’auteur croit bon de se livrer à cette appréciation pour le moins hasardeuse : « Les occupants d’une terre seigneuriale devaient s’acquitter d’un impôt auprès du suzerain local pour utiliser le four et le moulin, qui bien souvent étaient sa propriété ». On lit souvent des bêtises sur la banalité, mais là c’est le pompon. Donc, dans l’ordre de ce pensum :

– Les gens en question n’étaient pas des « occupants » : ils étaient les sujets du seigneur, même s’ils étaient propriétaires de la terre « occupée » (pouquoi ne pas écrire qu’ils « l’encombraient », tant qu’il y est?).

– Encore une fois la banalité n’est pas un impôt : c’est l’obligation, pour les sujets de la seigneurie, de porter son blé au moulin du seigneur et à aucun autre.

– La banalité était attachée au moulin, et c’est son propriétaire, en effet, qui en bénéficiait ; lorsque le seigneur vendait le moulin à un roturier, le droit de banalité était transmis à celui-ci, et le seigneur y renonçait.

Toujours à propos de l’article en question, le dessin qui l’accompagne montre un moulin-tour avec les ailes en haut de la tour ; or cette disposition était rarissime :

. Soit il s’agissait d’un vrai « moulin-tour » : alors les ailes étaient fixées non à la tour elle-même, mais  au toit, qui tournait ;

. Soit il s’agissait d’un moulin-pivot : le corps du moulin tournait autour d’un axe, le pivot, et cette fois oui, les ailes étaient fixées en haut du corps du moulin, ce corps portant, en Anjou, le joli nom de « hucherolle ».

Exposition

Nous avons reçu le programme de la Maison Elsa Triolet Aragon, au moulin de Villeneuve, 78730 St-Arnoult-en-Yvelines, www.Maison-Triolet-Aragon.com. Plusieurs expositions et visites guidées. Le site est très joli.