Actus

Nouvelles Meunières n° 42

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Décès de notre ami Pierre Dutey, animateur de l’association qui s’occupe du moulin à vent de Bouhy. Le 23 octobre, le Journal du Centre lui consacre une rubrique « nécrologie ».

A propos de décès, signalons celui de M. Gache, le dernier meunier du moulin Paillot de St-Martin sur Nohain. Il nous faisait volontiers visiter son moulin, dont j’ai  photographié  les nombreuses machines.

Fête des 50 ans de la Camosine et des 25 ans de la Fondation du Patrimoine, samedi 9 octobre 2021  – Cloître de La Charité sur Loire.

Les associations s’occupant entre autres de patrimoine avaient été invitées à tenir un stand ; celui de l’AMMN se trouvant dans une galerie extérieure à côté  de nos amis de l’écomusée du Moulin de Maupertuis.

Nous avons pu nouer de bons contacts. C’est ainsi que j’ai discuté avec les animateurs de l’association « Cerciacum », laquelle fait des recherches historiques sur Cercy la Tour et les communes proches. Elle publie de temps en temps un livre, comme « St-Gratien-Savigny, 250 ans d’histoire », par Alain Dubois iI contient plusieurs pages sous l’entrée « Moulins », sans compter ici et là dans d’autres rubriques des noms de meuniers d’autrefois. St-Gratien-Savigny est traversé par l’Aron et le canal du Nivernais qui lui est parallèle.

Moulins de France (revue de la FFAM), octobre 2021 n° 128.

La revue continue de publier ma grande série d’articles sur les moulins de Bourgogne : cette fois-ci c’est 5 pages sur les moulins et les industries de la construction (moulins à plâtre et à ciment, meules dans les tuileries).

Plusieurs articles intéressants, dont deux pour fournir des arguments contre les tenants de la continuité écologique :

* « Les moulins font-ils de la température ? » : on accuse sans preuve scientifique les plans d’eau des moulins d’être plus chauds qu’une rivière qui coule.

* « Les moulins volent au secours de l’eau grâce à la loi climat ».

Continuité écologique : un très bon article en notre faveur dans Le Journal du Centre

Paru le 6 octobre, dans la page Cosne-sur-Loire, il est intitulé : 

En petit : « Les préconisations sur les cours d’eau font réagir l’association des propriétaires de moulins », et en gros « Qualité des eaux : qui sème le trouble ? ».

L’article évoque le vague projet de l’administration de détruire tous les seuils du Nohain notamment dans la traversée de Cosne, projet absurde et compliqué, qui nuirait à l’image de la ville puisque sa réalisation viderait le lit du Nohain. La parole est donnée à notre président Francis Lefebvre-Vary et à Georges Narcy en tant que responsable de l’écomusée du moulin de Maupertuis à Donzy. Ils rappellent  comme les plans d’eau rendent service lorsqu’il s’agit de conserver de l’eau,  que l’administration consent à l’admettre. « Quant aux poissons migrateurs, cela fait 700 ans que les moulins et ouvrages hydrauliques fonctionnent et  n’empêchent pas les poissons de remonter » dit Georges. L’adjoint au maire de Cosne précise que la ville étudie la question dans cet esprit : « L’objectif est de retrouver une meilleure conservation du cours d’eau, sa qualité la plus originelle. Le but n’est pas de vider la rivière. Par contre, le Parc du Morvan penche toujours pour la continuité écologique la plus stricte, comme le suggère le compte rendu d’une réunion à St-Brisson ; elle est évoquée par l’article du Journal du Centre du 22 octobre « Protéger la ressource en eau » : parlons-en, car supprimer les plans d’eau ne la protégera pas forcément.

Le Monde des Moulins (revue de la FDMF)  contient notamment un article argumenté : « Restauration de la continuité écologique : la position de la FDMF. »

On remarque aussi :

* « Juridique : entretien des cours d’eau par les riverains ».

* « Moulins à vent à sucre de canne », essentiellement aux Antilles, à l’époque de l’esclavage. La couverture de la revue montre un moulin à vent, l’atelier avec cheminée où  le sucre était fabriqué ; une belle et luxueuse maison sur la colline, celle du maître… et en tout petit des personnages noirs, dont deux sont en train de construire une  hutte façon africaine (probablement des esclaves).

 Actualité des énergies renouvelables

Article dans le Journal du Centre du 26 octobre : « Eolien et nucléaire main dans la main ? ». Il évoque les réflexions des économistes à propos de 2050 : pour arriver à « décarboner » au maximum, ils comptent sur le nucléaire et les énergies renouvelables, mais comme ils s’attendent à une hausse de la consommation d’électricité de 35 %, ils espèrent de nouveaux réacteurs atomiques performants, plus le développement de leurs énergies renouvelables favorites, le photovoltaïque, qui pose moins de problèmes, et l’éolien considéré surtout sur nos façades maritimes. Le méthane n’est évoqué qu’au passage, ainsi que l’hydrogène. cas 

.

Le 9 octobre, le Journal du Centre annonce une conférence à Monceaux-le-Comte d’Hélène Gassin, « spécialiste des questions énergétiques ». Grand titre : « On a besoin d’énergie renouvelable ». Hélène Gassin est invitée dans le cadre des débats sur le projet photovoltaïque de Germenay et Dirol. Elle commente implicitement ce qui précède, en insistant sur la nécessité que tous nous consommions moins : « Beaucoup de gens consomment trop d’énergie sans le vouloir ».   Quant à augmenter la production d’électricité grâce au  nucléaire, elle rappelle ceci : « Les déchets de l’industrie nucléaire posent d’énormes problèmes, il suffit de prendre le cas du projet d’enfouissement de Bure ». A propos de l’opposition à certains projets éoliens ou photovoltaïques : « On ne peut pas toujours dire « je suis pour le renouvelable mais loin de chez moi ».

Un jour de fin octobre, Arte propose un documentaire « Bioéconomie : la révolution verte. Du pétrole à la biomasse »,  : « Une société sans pétrole, ni charbon, est-elle possible ? Depuis de nombreuses années, des chercheurs tentent d’inventer une économie fondée sur des ressources renouvelables… Ce documentaire s’attache à faire un tour d’horizon du monde de la bioéconomie et de ses limites… Les géants de l’industrie fossile n’entendent pas tirer leur révérence de sitôt ».

Eolien

Un grand article dans Le Journal du Centre du 7 octobre, de presque une page, expose les projets du Ministère de la Transition Écologique, « en faveur d’un développement maîtrisé, responsable et acceptable » de l’éolien, mais en rappelant son vœu « de sortir au plus vite des énergies fossiles ». L’article contient les réactions particulièrement violentes du président des associations anti-éoliennes. Un encart annonce « Le premier parc en mer bientôt en service », cela dans l’estuaire de St-Nazaire (62 éoliennes). Il précise que sur ce plan nous sommes très en retard par rapport à la grande-Bretagne, l’Allemagne et les pays scandinaves. 

Un  article dans les pages nationales du Journal du Centre du 1er novembre évoque brièvement un projet d’éoliennes « flottantes » en Méditerranée, exactement trois  parcs pilotes au large de Gruissan et Leucate dans l’Aude d’une part, et de Port-St-Louis du Rhône dans les Bouches du Rhône d’autre part. Il vient de susciter là-bas une manifestation importante d’opposants (10 000 personnes environ).

Mais la déclaration de la ministre ne reste pas sans suite. Deux pages du 9 octobre montrent que l’opposition à l’éolien grandit, d’autant plus qu’elle se fait me semble-t-il plus structurée. 

* Page 7 : titre  « La ministre semble vouloir cadrer le développement de l’éolien, les associations sont sceptiques ». Et  : « Les opposants en veulent davantage ». Autant jusqu’ici l’opposition était d’abord locale, sur la base de la gêne dans le paysage, par exemple, ou des risques pour la population, autant elle devient de plus en plus de principe contre l’éolien. Par exemple l’article contient cette surprenante question : « A-t-on besoin d’un mix décarboné ? ». Autrement dit on se contente du nucléaire et puis voilà, tant pis pour la question des déchets et autres nuisances, inutile de prétendre développer des énergies renouvelables.

* Le second grand article, page 14, évoque la situation sur les communes de St-Laurent-l’Abbaye et St-Quentin sur Nohain. Grand titre : « Vent debout contre le projet éolien ». Les défenseurs du paysage de ce secteur sont les plus virulents, y compris… le maire de Sancerre, car  de la  terrasse donnant sur la Loire on verrait des grands mâts. Lors de la construction de la centrale nucléaire de Belleville, dont on aperçoit de Sancerre la structure et le nuage de vapeur permanent, je ne me rappelle pas que beaucoup d’opposition se soit manifestée. En tout cas beaucoup d’élus sont contre le projet de St-Laurent et St-Quentin, dont Madame la sénateur Mme Sollogoub, et la députée Madame Perrine Goulet…  Cela dit, je reconnais qu’une éolienne géante à côté des ruines de l’abbaye de St-Laurent, ça risque de jurer.Quelques jours plus tard paraît un nouvel article sur l’hostilité au même projet, sous l’angle de l’effet pour Pouilly : « Projet éolien Vents de Loire : un danger pour l’oenotourisme » (le tourisme lié au commerce du vin).

Photovoltaïque

Journal du Centre du 4 novembre : article important d’une demi-page : « La France veut tripler le nombre d’installations d’ici 2028 en ciblant des surfaces « qui ne servent à rien » : « L’énergie solaire bientôt en friche ? » L’État souhaite développer le photovoltaïque d’autant plus que, dès lors que de bonnes terres agricoles ne sont pas occupées par lui, il ne suscite guère d’hostilité, contrairement à l’éolien. Des mesures vont faciliter l’installation de photovoltaïque.

Le Journal du Centre du 7 octobre livre un nouveau communiqué de la Confédération paysanne : elle « demande un moratoire » sur le photovoltaïque lorsqu’il prétend occuper des bonnes terres cultivables.

Victoire pour les opposants : le projet de « parc solaire » à La Plaine (Varennes-Vauzelles), dans une zone réservée à la pratique sportive, ayant subi une belle levée de boucliers, est abandonné.

Le 22 octobre, le Journal du Centre annonce qu’à La Machine « Des voix s’élèvent contre le projet » de parc photovoltaïque au lieu-dit « la forêt des Glénons ». Le fait est : une forêt ne me paraît pas être faite pour abriter ce type d’installation. Comme s’il n’y avait pas à La Machine d’autres sites plus favorables ! D’ailleurs le 28 octobre le Journal du Centre annonce que la Communauté de communes du Sud-Nivernais, au terme d’un « long débat », se prononce contre. 

Cependant, le même organisme admet la construction d’un site photovoltaïque à Avril sur Loire, sur sol agricole privé.

En Puisaye-Forterre se constitue un « collectif sur la production d’énergie », pour favoriser l’émergence « d’un projet participatif de production d’énergie » : une réunion publique est organisée le 25 octobre  à la salle des fêtes de Mézilles. L’accent est surtout mis sur la production photovoltaïque. Les gens intéressés peuvent se reporter au site de l’association Climat Air Energie  confié à Enguerran Ouvray, e.ouvray@cc-puisayeforterre.fr

A Clamecy, c’est une friche industrielle dans le quartier dit de La Rochette qui devrait accueillir un parc solaire en 2023 (Journal du Centre 13 octobre).

Hydrogène

Le 30 octobre, le Journal du Centre consacre deux pleines pages à la préparation de la conférence contre les dérèglements climatiques dites « Cop26 » se tenant à Glasgow, avec un grand titre : « La France fait le pari de l’hydrogène ». Vu la longueur, je ne peux noter que quelques extraits ; je choisis ceux concernant notre région de Bourgogne-Franche-Comté, « reconnue « Territoire hydrogène » par le Ministère de l’Environnement en 2016 » :

*  « Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la Région, en a fait le cœur de sa stratégie environnement. Comment ? A travers des projets ambitieux, dont le centre de recherche à Bavans, près de Montbéliard (Doubs). C’est là-bas que sont fabriqués des réservoirs à hydrogène, par l’équipementier automobile français Faurécia. »

* « Dans la Nièvre, le circuit de Magny-Cours hébergera, en 2022, une station de distribution d’hydrogène, alimentée par des panneaux solaires ».

Le Journal du Centre du 18 octobre, évoquant la ligne ferroviaire Corbigny-Clamecy-Cravant, dit qu’ainsi Corbigny sera bientôt « reliée à l’hydrogène ». Cela se situe dans le cadre de l’investissement hydrogène important qui se fait à Auxerre.

Dans sa revue « Ensemble », la CGT se montre favorable à l’hydrogène, mais s’inquiète sur un point : c’est que les principaux industriels intéressés sont des sociétés produisant de l’énergie à partir de tout ce qui est fossile, donc émetteur de gaz carbonique (octobre 2021).

Journaux

Le Journal du Centre

11 octobre : A propos des élections présidentielle et législatives qui auront lieu en 2022, double page sur Donzy, dont les résultats sont toujours pratiquement égaux aux moyennes des résultats nationaux ; plusieurs photos illustrent l’article, dont… évidemment une belle vue du Moulin de l’Ile, avec pour légende : « Ville d’eau. Dans la haute vallée du Nohain, Donzy a conservé ses ponts de pierre et ses moulins. »

Toujours à Donzy, le 3 novembre, article « Le moulin de Maupertuis se démarque » ; la première semaine de vacances de la Toussaint a vu venir de 15 à 20 personnes par jour ; plutôt que participer aux jeux d’Halloween, l’écomusée  met en scène Alice au pays des Merveilles, ce qui plait aux enfants. Nos amis ouvriront l’écomusée le jour du marché de Noël, samedi 11 décembre.

23 octobre : dans la page météo, chaque jour il y a un petit article avec photo sous le titre « Pendant ce temps-là »  aujourd’hui il expose qu’en Syrie on brûle le « bois de grignon », ou « brin », fabriqué « à partir des déchets d’huile d’olive et utilisé pour chauffer les maisons ». Moralité : un moulin à huile peut fabriquer un combustible.

26 octobre : Article d’une demi-page : « Baguette, notre cher pain quotidien ». Au niveau mondial, le blé est plus cher que d’habitude pour diverses raisons, notamment de moindres récoltes en Russie, et une moindre qualité des productions françaises à cause de la météo ; les moulins achetant plus cher le blé sont contraints de vendre la farine plus cher aux boulangers ; il faut s’attendre à une hausse du prix du pain ordinaire sans doute modérée, mais sans doute à une hausse supérieure sur les produits plus raffinés tels que la pâtisserie ou les pains spéciaux. Les minoteries évoquées dans l’article sont Georges Trottin dans la Sarthe et Les Moulins d’Antoine à Murat dans le Cantal.

27 octobre : Annonce de l’ouverture au public de l’huilerie Léveillé de St-Pierre le Moûtier le samedi 30 octobre.

29 octobre :  article de presque une page sur « Le producteur de la semaine », en l’occurrence « Gaëlle Malezieux du moulin de Mirebeau à Menestreau ». L’article rappelle qu’elle fabrique de la farine à partir du blé qu’a cultivé son mari, ou de l’épeautre et autres céréales qu’ont cultivés des voisins. La  photo au centre de la page la montre devant sa petite paire de meules juchée assez haut, surmontée de sa trémie, et en-dessous son grand blutoir ; elle pose en présentant ses sachets de farine. L’article précise qu’elle fabrique notamment du pain, mais aussi des gâteaux comme des « pains d’épices et madeleines à la farine de seigle » et autres céréales, « des gâteaux au chocolat, des cookies au curry », etc…

7 novembre : compte rendu de l’assemblée générale des Amis du Musée de Cosne sur Loire. Hommage y a été rendu à  Alain Bouthier et à Robert Durand, qui nous aidait lors des journées du patrimoine au moulin de la Commanderie de St-Père. En outre notre Président Francis Lefebvre-Vary entre au conseil d’administration de l’association.

Revues

Bourgogne Magazine n° 69 d’août à octobre consacre notamment un grand article à Guérigny, lequel précise que la ville a un projet hydroélectrique.

Le Canard Enchaîné, 6 octobre : l’article « Le moulin de l’ancien ministre bat de l’aile » évoque un moulin à eau breton, qui a été restauré et ’appartienant à l’ancien ministre M. Le Pensec. 

Brochure

Notre ami Christian Roquelle a confié à Francis Lefebvte-Vary la brochure « Le moulin Bardin », un bel établissement hydraulique d’Amilly, dans le Loiret, près de Montargis, brochure éditée par l’association qui gère le moulin après que la ville d’Amilly en a favorisé la restauration (par des subventions et le soutien à un « mécénat populaire »).  brochure, relatant l’histoire du moulin  (il remonte à 1505), dont des documents anciens sont superbes, ; l’immeuble est en très bon état et contient de nombreuses machines de meunerie qui ne peuvent que séduire le visiteur. On peut contacter « l’Association pour la Sauvegarde et l’Animation du Moulin Bardin d’Amilly », moulin.bardin.fr, et Asambamilly45gmail.com 

Nouvelles Meunières n° 41

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

L’ONU prend position en leur faveur « Nous avons un double impératif : mettre fin à la précarité énergétique et limiter le changement climatique » a déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, selon un article du Journal du Centre du 25 septembre, qui indique plus loin : « Pour décarboner les énergies, il faudrait multiplier par quatre les énergies solaires et éoliennes d’ici 2030… ».

Photovoltaïque

Le Journal du Centre du 22 septembre annonce qu’à Magny-Cours les « ombrières photovoltaïques » viennent d’être inaugurées ; elles se répartissent sur des parkings du circuit de Magny-Cours. Surface 28 000 m², de quoi alimenter 1650 foyers pour un coût de 5 258 000 € (rentable à long terme). 9 000 m² supplémentaires seront construits.

30 septembre : dans un cahier supplémentaire consacré au « Sommet de l’Elevage » qui se tient à Clermont-Ferrand, un article intitulé « En plein dans le panneau » évoque la réussite d’un éleveur de l’Allier qui a couvert tout un nouveau bâtiment en photovoltaïque : à moyen terme il en attend un bénéfice important dès qu’il aura achevé de le payer.

Journaux

Le Journal du Centre

22 septembre à propos des Journées du Patrimoine :

. St-Pierre le Moûtier : nos amis de l’Association Patrimoine Nivernais Bourbonnais ont accueilli une multitude de voitures de collection autour du moulin à vent des Eventées ; de ce fait plusieurs personnes ont pu le visiter, le vent ayant été assez fort pour faire tourner les ailes.

. Varzy : l’huilerie a encore eu beaucoup de succès : 43 visiteurs.

3 octobre : Sous le titre « L’habitat partagé a du mal à prendre », le Journal du Centre nous apprend que la tentative de plusieurs familles de s’installer avec des moyens communs à l’ancien moulin du Greux, à Urzy, a échoué. Le dit moulin est remis en vente. Rappelons qu’il contient encore deux turbines.

Revues

Vents du Morvan, automne 2021 n°80 (centré sur Quarré les Tombes et son canton) :

. Page 58 : photo d’un habitant assis sur l’ancienne « meule à huile du moulin de l’Etang », à St-Germain des Champs.

. Page 60 dans l’article de notre ami Philippe Berte-Langereau, un important paragraphe sur les moulins à tan. Page 62 mon article sur les battoirs à écorce dans le Morvan, avec une photo de celui de la Chaume de Cussy (Saône-et-Loire) par Yvon Letrange.

. Page 35 un éleveur de bétail producteur d’un peu de blé possède un petit moulin quasiment portatif pour le moudre lui-même (voir la photo).

. Page 84 : suite de l’étude de Jean-Claude Perraudin sur les moulins à draps du secteur de Château-Chinon : en 1710 on y trouve 9 meuniers, 38 foulonniers et quelques huiliers. M. Perraudin étend sa recherche notamment à Avallon, pour rappeler : « Le Cousin avait de nombreux moulins sur son cours et plusieurs foulons y étaient en fonction, jusqu’à 5 au temps de la manufacture » (de draps de Château-Chinon, au XVIIIe siècle). « Les Gally étaient foulonniers de père en fils et notables sur la place d’Avallon…  Au XIXe se trouvent encore le moulin Michot appartenant au foulonnier Jean Léonard Gally, en aval le foulon de la Rochette, exploité par Victor puis Nicolas Gall, son fils, dit « le foulon du petit Gally des Châtelaines »… Plus bas encore se trouve le foulon Vaussin, toujours aux Gally… ». Un saut également à Semur en Auxois, en Côte-d’Or : « Les foulons ont été créés tôt à Semur. Le foulon de la Laume est attesté dès le XVe siècle. En 1460, sur la demande de Jean et Jacob Ylaire (aussi Hilaire) de Semur, il leur est accordé par le duc de Bourgogne, moyennant un cens annuel et perpétuel de 2 livres de cire, d’établir un foulon et un moulin à moudre le blé sur la rivière de Semur au lieu-dit dessus le Gérit-de-l’Arabie (AD21B624). L’année suivante le foulon est en activité (AD21B133). Les 2 foulonniers de 1836 se nommaient Sébastien Gally et son fils Jean-Baptiste, aussi teinturier. Ils descendaient de Jean (1766-1842) qui avait quitté son foulon d’Avallon en épousant une fille des riches Jeanneton pour s’installer au foulon de la Laume… ».

. Remarquons le conte « Le bois sacré de l’huilerie du Poué Jaco » par « Sébastien Aurora » (sous ce pseudonyme se cache notre ami Serge Calandre). Il évoque une mystérieuse huilerie qui a existé réellement au hameau de Fétigny, commune d’Alligny en Morvan.

. Dans la rubrique sur les derniers livres parus : « Poussière d’enfance » et « L’esprit de montagne », de Jean-Louis Faivre aux éditions Plein Chant ; Jean-Louis Faivre habite le moulin de Jarle à Alligny en Morvan, qu’il a doté d’une nouvelle roue.

1er octobre 2021 : Nos amis de l’écomusée du moulin de Maupertuis font savoir qu’il est fermé depuis le 28 septembre (on peut contacter le bureau), mais qu’il y aura réouverture pendant les vacances scolaires de la Toussaint.

Télévision

France 5, le 24 septembre mais à 23 h 25, émission « Céleste et monsieur Proust ». Céleste, c’est Céleste Albaret (1891-1984), qui fut les dernières années de sa vie la « gouvernante » de Marcel Proust, une sorte de superdomestique. Ce n’est pas évoqué dans le documentaire, mais Céleste Albaret était fille d’un meunier de La Canourgue, un gros village de Lozère, et née à son moulin. Elle s’y retira d’ailleurs l’heure venue de la retraite, et sauf erreur de ma part y mourut, cela  plus de 60 ans après Proust, en 1984, non sans qu’un documentaire des années 1970 sur ses relations avec lui l’ait rendue relativement célèbre.

Nouvelles Meunières n°40

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Important

Moulins de France (revue de la FFAM) n°127 de juillet 2021 

contient 

. Un article important pour deux points de droit essentiels :

. Le vote par le parlement de l’amendement interdisant à l’administration d’ordonner la destruction d’une chaussée qu’elle appelle « seuil », du moins lorsque le propriétaire produit ou a pour intention de produire de l’électricité. La loi, m’a dit Francis, Lefebvre-Vary a été promulguée  par le Président de la République.

. L’arrêt du Conseil d’État en vertu duquel l’administration ne peut plus refuser d’admettre que des moulins « fondés en titre » ont les mêmes droits que ceux bénéficiant d’un règlement d’eau ; je crois comprendre que c’est tant que l’administration elle-même ne modifie pas le règlement d’eau ni n’en crée un. Je n’en fais ici qu’un bref résumé, tant l’arrêt est long complexe et fait d’éléments fort divers voire disparates. 

Voir les commentaires sur ces deux informations essentielles sur le site internet de l’avocat Jean-François Rémy, https:/cassini-avocats.com/actualites    

Le Journal du Centre publie le 5 août un assez grand article d’une demie-page : « La riche histoire du moulin dit Paragon », autrement dit l’ancien moulin du Grand-St-Martin à Cosne sur Loire. Il n’a pu être rédigé que grâce à différents éléments fournis par Francis Lefebvre-Vary et à notre article à ce sujet dans notre Bulletin Moulins du Morvan et de la Nièvre. Or l’auteur « oublie » de citer ses sources.

 La deuxième partie de mon grand article consacré aux moulins à huile dans la longue série de ceux que j’ai rédigés sur les moulins de Bourgogne. Sont notamment à l’honneur dans la Nièvre le moulin de l’Ile à Donzy, M. Brossard à Raveau, les huileries Joaquim à Lormes, Fleury de Saxy-Bourdon, Marriaud à Varzy, Léveillé à St-Pierre le Moûtier, Marcel Mousseau à Narcy, Vrinat à Cosne sur Loire, et la partie huile du moulin du Bousset à Chiddes. M. Chartier, feu notre adhérent et son père sont souvent cités à propos de leur fameuse huilerie d’Auxerre.

Actualité des énergies renouvelables

En Grèce, la plupart des 200 îles tirent leur électricité d’électrogènes à mazout. Trois d’entre elles s’efforcent de développer suffisamment de photovoltaïque et dans une moindre mesure d’éolien pour couvrir tous leurs besoins (Libération, 20 juillet). 

Éolien

Au niveau national (et même international) : nos beaux projets d’éoliennes géantes en mer n’en finissent pas de déboucher sur des difficultés. Le Canard Enchaîné du 30 juin raconte que celui de Dunkerque nous attire un incident diplomatique avec la Belgique : c’est que « certaines des 46 éoliennes françaises, hautes de 300 mètres, empiètent sur l’espace aérien belge ». 

Un livre : « Mohican », d’Eric Fottorino, éditions Gallimard : un vieux paysan du Jura projette de céder des terres pour qu’une société y édifie des éoliennes géantes ; mais son fils s’y oppose résolument.

Dans notre région 

Le 31 mai, à propos des élections régionales, l’Yonne Républicaine publie 3 pages, dont la une, sous le titre : « Éolien, la position de vos candidats décryptée ». La Bourgogne compte 54 parcs totalisant 403 éoliennes. Au passage, on apprend que ce n’est pas l’Yonne qui a le plus d’éoliennes géantes en Bourgogne mais la Côte-d’Or : 18 parcs pour 137 mâts contre 19 parcs et 147 mâts. Les anti-éoliens se manifestent avec un grand nombre d’associations locales constituant un « collectif » ; le 7 juin, l’Yonne Républiucaine fait état de « 400 acteurs régionaux » hostiles, et le 14 porte en titre « Les antiéoliens cherchent à se fédérer » (en particulier dans deux zones du département 89 Béon et Précy-la-Celle.  Le 16 juin est précisé que l’arrêté préfectoral ratifiant le « schéma régional d’aménagement » est contesté par un collectif l’estimant non conforme à la loi.

Dans la Nièvre 

Le Journal du Centre du 19 juillet annonce « un nouveau projet éolien dans le Bazois », présenté au conseil municipal de Châtillon par la société Vélocita Energies. Pas de précision quant aux lieux et nombre d’éoliennes, suivant la loi tles  ravaux ne commenceront pas avant 7 ans.

Mais dès le lendemain 20 juillet, le propriétaire du château de Moques à St-Martin du Nohain obtient un article dans le quotidien : « Assez des projets éoliens », contre les projets d’extension du champ de Pougny et de création d’un nouveau à Suilly la Tour ; il y précise  qu’il avait annoncé l’organisation de visites de son château, mais qu’en signe de protestation il les annule. 

Ajoutons à ce secteur un autre projet contesté : celui de St-Quentin/Nohain et St-Laurent-L’Abbaye, pour lequel l’enquête est rouverte suite à un jugement du tribunal administratif (16 août Journal du Centre).

Le 21 juillet, article d’un tiers de page consacré à la petite commune de St-Germain des Bois, au sud de Clamecy : « Agnès Devoucoux se bat contre le projet éolien », « C’est le combat d’une vie ». Agnès Devoucoux (aucun lien de parenté avec nos amis du moulin des Viollots à Roussillon en Morvan) est le maire de cette commune. Nous avions évoqué naguère ce projet d’éoliennes de St-Germain des Bois. La municipalité et l’association hostile au projet ont perdu devant le tribunal administratif, mais elles ont saisi la cour d’appel administrative de Lyon ; Mme Devoucoux est disposée à monter jusqu’au Conseil d’État. Elle aura une arme juridique : interdire le passage sur les chemins vicinaux des lourds engins portant les pales et les moteurs.

Un front se maintient dans le sud du Morvan près de Luzy, avec la tenue fin août d’un « incroyable pique-nique des anti-éoliens », comme le dit le Journal. Ils insistent sur le fait que les éoliennes perturberaient fortement les « principaux couloirs migratoires des milans royaux en Europe ».

Photovoltaïque

 La Confédération paysanne de la Nièvre annonce le 7 septembre qu’elle organise une réunion hostile à la transformation de terres agricoles en parcs photovoltaïques le 11 en mairie de St-Saulge. Le Journal du Centre en rend compte dans un article d’une demi-page le 13 septembre. La Confédération argue que les partisans du photovoltaïque ont de la place avec les parkings, les toits de supermarchés et tous autres édifices, … Quant aux friches, il conviendrait d’analyser leur « potentiel ».

A Vireaux, dans l’Yonne côté Tonnerre, une ancienne carrière des cimenteries Lafarge va héberger une « centrale solaire » de 30 mégawatts (Yonne Républicain 16 juin). Le choix du lieu satisferait la Confédération paysanne qui, dans le Journal du Centre du 8 juillet, réitère son opposition à ce qu’elle appelle « l’agrivoltaïsme », lequel consiste à sacrifier de bonnes terres agricoles pour poser dessus des panneaux solaires. Parmi ses arguments, notons que la véritable agriculture est « plus bénéfique aux écosystèmes » que le photovoltaïque. A cela s’ajoute qu’un « Collectif pour une agriculture durable », lors d’une assemblée à Fleury la Tour près de Rouy, déplore  : «Il y a un détournement de la vocation alimentaire des terres agricoles… ». « Le CNAD soutient les projets de panneaux photovoltaïques sur les toits… mais s’engage contre l’artificialisation des terres agricoles.  Le 27 juillet, le Journal du Centre revient sur la question avec presque 3 pages : et une grande photo sous le titre « L’agrivoltaïsme ouvre un nouveau débat, suivi de deux pages pleines donnant essentiellement la parole aux adversaires de la conversion des terres à cultiver et des prairies en champs photovoltaïques.

Même problème à St-Pierre le Moûtier, lieu-dit La Garde, autour d’un groupe de fermes : les panneaux photovoltaïques recouvriraient des terres bonnes pour l’agriculture. De plus les voisins n’ont pas envie d’avoir de ces panneaux en plastique sous les yeux à la place de plantes ou de prairies (Journal du Centre 5 août). Le maire a l’air bien  ennuyé .

Une autre bagarre se profile à Varennes-Vauzelles : au lieu-dit « La Plaine », célèbre comme grand site sportif, il est question de couvrir 20 ha de panneaux solaires, justement au détriment des sportifs. La population commence à être consultée. Le 3 septembre, le Journal du Centre rend compte d’une première réunion. Sur ce terrain, « privé », il est donc question d’installer « 20 ha de panneaux photovoltaïques ». Des habitants en contestent le coût car selon eux « la modification du Plan local d’urbanisme coûtera 30 000 € alors que ce projet ne rapportera que 3 000 € de recettes fiscales par an à la Ville. Un agriculteur-éleveur vauzellien a aussi soulevé le problème, plus global, de l’artificialisation des sols… le détournement de terre agricole, même à faible rendement, allant à l’encontre des besoins de production en circuit court qui nécessitent de conserver des terres agricoles à proximité des villes ».

Peut-être moins conflictuelle devrait être le projet de Neuvy-sur-Loire : le propriétaire du terrain qu’il souhaite couvrir de panneaux le décrit comme « en friche depuis plusieurs années » : « cette parcelle n’avait plus d’usage et était difficile à entretenir ». Le parc solaire devrait avoir une « puissance comprise entre 6,3 et 7,3 MWC. ». Dans l’article qui l’annonce (Journal du Centre 16 août), remarquons une allusion au projet de l’aérodrome de Cosne et à celui de « l’ancienne carrière de Tracy ».

Un nouveau projet est en bonne voie à Chantenay-St-Imbert (Journal du Centre, 7 septembre, dans les projets de la communauté de communes Nivernais Bourbonnais). 

Hydrogène

Tout nouveau carburant bientôt utilisé par 5 bus d’Auxerre et quelques trains. L’hydrogène est-il dangereux ? L’Yonne Républicaine du 23 juin évoque les précautions qui seront prises pour éviter tout incendie et la formation que reçoivent les pompiers.

Méthanisation

La méthanisation continue de faire débat dans l’Yonne, en particulier au sein de la communauté de communes Avallon-Vézelay comme le raconte l’Yonne Républicaine du 1er juillet (où on s’inquiète surtout de la qualité du digestat qui va être distribué aux agriculteurs une fois extrait le « jus » susceptible de produire de l’énergie). Dans la commune de Serbonne, on va plus loin : « Vigilance contre la méthanisation » titre le quotidien du 17 juin, qui raconte la création d’une association suite à l’annonce d’un projet..

Journaux

Le Journal du Centre

Supplément Fémina du 11 juillet : magnifique photo d’un village du Périgord, non nommé, avec au premier plan un très bel ancien moulin dont on distingue le grand bâtiment d’aspect médiéval, le bief et l’emplacement de feue la roue, qui devait être très haute.

15 juillet : Article d’une demi-page consacré au « Patrimoine méconnu » du Val de Loire, dans ce numéro celui de Cosne, sous le titre « Riche passé métallurgique de la Chaussade », autrement dit une esquisse de l’histoire de l’usine de ce nom qui s’est développée à l’endroit où le Nohain rejoint la Loire. L’article ne le dit pas, mais avant 1658 il y a eu là un moulin à blé pendant quelques siècles. La photo montre la salle des fêtes(au lieu et place de l’usine), et dans laquelle nous avions accueilli le congrès de la Fédération Française des Associations de Sauvegarde des Moulins (FFAM).

16 juillet : L’essentiel de la une et les pages 2 et 3 consacrés au thème:

« Le circuit court, un remède au Covid-19 ? ». En grande photo sur la une, notre ami Frédéric Coudray-Osbolt dans le magasin « Secrets de paysan » que ses amis et lui producteurs dans la Nièvre ont ouvert à Coulanges pour  vendre écouler leurs produits. Page 3, un petit article « Razzia éphémère sur la farine », avec en photo un moulin à vent qui me semble être celui des Eventées à St-Pierre le Moûtier.

19 juillet : dans l’encart « Estivités », tous les jours, le quotidien ouvre à une personnalité du département de la Nièvre toute une page intitulée « Si la Nièvre était… ». Le personnage répond aux questions « Si la Nièvre était une saison… », Si la Nièvre était un paysage… », etc… Ce 19 juillet, honneur à Amy Bird qui vient, avec notre ami David Knafou, d’acheter le moulin de Mirlou pour y développer la culture de légumes de préférence bio. Par exemple ils ont capturé un ragondin dont ils espèrent tirer une bonne terrine, « forcément bio, puisqu’il mangeait tous nos légumes ».

20 juillet : « Liesse populaire » à La Nocle-Maulaix, pour l’inauguration des nouveaux aménagements touristiques autour du fameux plan d’eau de Marnant. L’article présente « la guinguette tenue en gérance par le jeune Adrien Len et aménagée dans l’ancien moulin totalement rénové de matériaux nobles ». Comme je le précisais dans les Nouvelles meunières précédentes, il s’agit de l’ancien moulin de Marnant, depuis longtemps fermé. Le 2 août, le Journal du Centre consacre un petit article à la famille Len qui prend en charge la toute nouvelle guinguette.

22 juillet : un petit article raconte que nos amis du moulin des Eventées à St-Pierre le Moûtier ont été contraint de payer une réparation onéreuse « au niveau de la liaison entre les ailes et l’arbre moteur », pour   3 900 € quand même ; les réparations ont été faites par les Charpentiers de Troyes, une maison spécialisée dans la réfection des moulins. En outre la toiture de la maison du meunier va être refaite, cette fois pour 30 000 € financée par la Communauté de communes Nivernais-Bourbonnais.

24 juillet : dans le supplément « Estivités », deux pages en l’honneur de José Grégorio, devenu champion de boxe française dans notre pays, et qu’ensuite un curieux destin a mené à reprendre les oliveraies de sa lointaine famille au Portugal. « Tous les jours que dure la récolte, il passe au moulin du village pour presser les fruits et récupérer le précieux liquide. »

Le 29 juillet : à Chantenay-St-Imbert, un projet de construction permet l’ouverture de fouilles archéologiques, la commune ayant un lointain passé préhistorique aussi bien que gallo-romain. L’article rappelle ce qui s’est passé en 1837 : près des vestiges d’un bâtiment romain « gisaient des colonnettes, des meules d’un moulin à bras ».

1er août : article sur l’ouverture des travaux de réfection du toit de la maison du meunier des Eventées à St-Pierre le Moûtier.

10 août : Article de presqu’une demi-page « La carte postale de Donzy », pour souligner que « la maison de l’huilerie du Moulin de l’Ile est très photographiée ».Elle représente le plus souvent la ville de Donzy.

14 août : Encore Donzy à l’honneur avec deux articles dans la même page 12 :

. « La Bretonnière est en fête » : il s’agit d’un commentaire sur le « marché à la ferme » qu’organise Frédéric Coudray dans cette ferme centre de son exploitation. Il précise cependant : « le marché à la ferme n’est plus dans l’air du temps. Le changement se profile autour d’une formule d’animation à l’huilerie du moulin de l’Ile ».

. L’huilerie justement : le nouveau sous-préfet, venu découvrir Donzy, est venu la visiter.

15 août : article sur l’ affaire du plan d’eau de Garchy: « Les Amis du plan d’eau sont dubitatifs ». L’association a tenu son assemblée générale : elle s’alarme que seulement 75 des 1500 m³ de boue ont été retirés. Elle alerte à nouveau la communauté de communes. 

. Dans le supplément « Estivités », grand article sur le romancier Michel Bussi, lequel est « parrain » de la restauration d’un moulin du Livradois (Puy de Dôme) où enfant il vint, alors  déjà le siège d’une « colonie de vacances ». Il s’agit du moulin de Nouara, près d’Ambert, qui fut un « moulin à farine » ; la photo montre un bâtiment à l’architecture très complexe, avec des parties en pierre et d’autres en bois.

20 août : une artiste à l’Ecomusée du Moulin de Maupertuis, ainsi présentée : « Donzy : Eugénie Delarue illustre les parapluies ».  La jeune fille réussit à décorer fort joliment des parapluies, en particulier toute une collection enfant « spécialement dédiée au moulin et à ses équipements ». D’ailleurs « Eugénie a aussi réalisé les dessins des cartes postales personnalisées du moulin. Les convertisseurs, indicateur de boules, plansister Bunge, sacs à farine… composent la série personnalisée » ; le journaliste est rapide quant à la prononciation et l’orthographe des mots meuniers. «Eugénie a également réalisé la nouvelle fresque qui orne le mur de la salle du broyeur, intitulée Le garde du moulin». L’orthographe du mot « plansister » est celle de l’article.

22 août : 

Un grand article de deux tiers de page « Ils sont tombés amoureux de leur moulin » raconte comment un jeune couple, les Jandelle, a repris le moulin de Tirepeine, à Subligny dans le Cher en 1987, pour le restaurer patiemment. Un moulin qui existait en 1425, et a fonctionné jusqu’après 1945, et dont bon nombre d’éléments du matériel demeurent.

Au dos de cet article, dans la liste des curiosités de la Nièvre à visiter ces jours-ci, une photo du moulin des Eventées.

23 août : au cours de l’assemblée générale des Amis du Vieux Varzy, le coût de la restauration de l’huilerie est présenté : 3 500 €, dont 1 000 couverts par une subvention départementale.

2 et 10 septembre : Notre amie Françoise Radoux récompensée. Françoise est élevée au rang de « chevalier de l’Ordre du Mérite » pour son action de longue date au sein de l’association « Aide aux Femmes en Difficulté » (AFED), en particulier pour avoir tenu des permanences au magasin Auchamp de La Charité sur Loire pendant le confinement du printemps 2020. Nous avions dit dans un bulletin qu’elle possède toujours la petite éolienne construite par son père non loin du viaduc de chemin de fer à Nevers. Françoise est facile à rencontrer puisqu’elle tient un « café associatif » 4 rue de Paris à La Charité ; pour être sûr de l’y trouver aux heures d’ouverture prendre rendez-vous au 06 78 01 99 92. L’adresse internet de l’AFED est afed58@orange.fr.

7 septembre : L’article sur Armes « Pour mieux connaître son village » raconte la réunion qu’y a tenue Roland Lemoine, président de la Société scientifique et artistique de Clamecy ; racontant l’histoire du village, il dit : « La commune, qui comptait 586 âmes en 1859, a été le siège de plusieurs activités : forges, flottage du bois, culture du chanvre ». Je n’avais pas encore entendu parler de « forges » à Armes (je suppose hydrauliques) ; Roland Lemoine a dû citer le  moulin d’Armes, dont la carte postale est très courante. Armes est la commune sur l’Yonne juste avant qu’elle n’entre dans Clamecy.

20 septembre : Petit article « Le programme… des animations de l’Escapade », à Donzy, 4ème semaine du mois. La photo propose le moulin de l’Ile, et parmi les animations notons : « Balade en matinée avec Jean-Louis Chantereau qui commentera l’histoire du village ». Notre ami ne manquera pas d’évoquer les moulins.

L’Yonne Républicaine

1er juillet

. « Les Vallées de la Vanne » : sur un lieu-dit « Le moulin à Vent », un sous-lieu-dit

« La Pointe du chemin du Diable ».

. Le village de La Postolle conserve une bonne vieille éolienne d’autrefois de l’illustre maison Bollée, et qui nécessite un bon entretien. L’Yonne Républicaine expose que le grand rotor vient d’être démonté : sur la photo on le voit d’un diamètre égal à la hauteur de deux hommes, ce qui suggère qu’il mesure au moins 3,5 m.

. 11 juillet : « Donzy : l’espace dédié au Nohain a été inauguré ». Très bon article sur un bon quart de page avec grande photo en couleurs. annonçant une belle exposition sur le Nohain qui se tient à l’écomusée du moulin de Maupertuis. 

12 juillet : réédition du livre de notre ami Philippe Berte-Langereau, « La mort du galvacher », un recueil de nouvelles se passant dans le Morvan. En note, l’article rappelle que Philippe travaille à un livre sur les chars à quatre roues qui étaient utilisés dans le Morvan pour les transports lourds (notamment les grumes). Si un adhérent a quelque chose à ce sujet…

Le Monde

20 juillet 2021 : toute une page sous ce grand titre : « Huile d’olive, la French Connection ». An english title, by jove! What does it mean ?

L’article évoque la filière française de l’huile d’olive, qui a du mal à concurrencer celles d’Espagne et de Tunisie, aux coûts de revient plus bas. Elle résiste bien en produisant des huiles tout à fait exceptionnelles). Que je retienne ici cette déclaration du producteur Christian Cheylan : « Quand j’ai lancé mon premier moulin à huile, en 1996, et que je parlais des 250 molécules aromatiques de l’huile d’olive, les vieux mâles bornés qui étaient aux commandes (de la filière me riaient au nez… (Or) on découvre des fruités verts, avec des olives broyées rapidement » (donc au moulin), qui recèlent des parfums herbacés. »

Revues

. Mémoires de la Société académique du Nivernais, tome 90, 2021

. Article sur l’ancienne abbaye Notre-Dame de Nevers ; dans le plan joint de 1759, en regardant bien à gauche on distingue le réservoir formé par une dérivation de la Passière, le barrage dont aujourd’hui demeure l’essentiel, et juste en aval le long du ruisseau qui en sort une sorte d’étoile qui me semble indiquer la roue d’un moulin, son bâtiment étant accolé au barrage. Antoine Paneda a établi qu’au siècle dernier le dit bâtiment n’était plus là mais un peu plus loin sur la droite.

. Article sur les voyages de l’inspecteur Doloré, dépêché par le duc de Nevers pour examiner l’état de ses biens. On y remarque un résumé de ce qu’il a écrit concernant Cercy la Tour : d’une part la forge de Briffault, d’autre part le moulin de Beauregard, « en état de délabrement ». Ultérieurement, ce dernier sera un grand et beau moulin ; on peut observer le bel immeuble en plein centre de Cercy.

Bulletin n° 90 de 2021 de l’Académie du Morvan : contribution de notre amie Noëlle Renault sur les nourrices du Morvan (celles dites « sur lieu » car elles se faisaient embaucher par des grandes familles nobles ou bourgeoises pour allaiter leurs enfants). Noëlle en repère une d’une famille de meuniers, Marie Bertoux, qui fut « employée par la famille du duc de Fitz-James » ; le bébé dont elle s’est bien occupée, devenu un beau jeune homme, lui en a gardé grande reconnaissance : « Tous les ans, la famille de Gitz-James se rendait au moulin de Nataloup (Montsauche) pour visiter l’ancienne nourrice et toute la famille Bertoux était invitée au restaurant au lac des Settons ».

. Auxerrois Magazinejuin-juillet-août 2021 : 

. « Zéro énergie non renouvelable » : « Parmi les projets à l’étude, l’installation de quatre centrales solaires, la construction de deux centrales hydroélectriques sur l’Yonne ».

. Ce que va devenir le site de feu le moulin du Batardeau ; un espace de loisir, de nouvelle industrie etc. ..Le projet me paraît impliquer que les derniers bâtiments du moulin seront abattus, y compris les immenses silos… qui sont en béton, avec les difficultés que cela va engendrer pour les détruire .

Le Monde des Moulins, revue de la FDMF, avril 2021 : de nombreux articles, dont un sur les inquiétudes à Bourges. Un très beau site de la ville un peu en périphérie, c’est son moulin de Chappe célèbre pour son  plan d’eau. Or l’Administration veulent le supprimer, au nom de la continuité écologique, évidemment, au grand émoi de la population.

Télérama  du 14 juillet : article de critique de cinéma sur le film « Bergman Island », lequel met en scène deux couples séjournant sur l’île de Farö, en Suède, où Ingmar Bergman a vécu ; la grande photo accompagnant le dit article montre un beau moulin à vent, large mais pas très haut puisque d’un seul étage, sauf le toit, tournant, en bois ; on distingue la très longue queue destinée à faire tourner le toit, et à droite une grande aile dont le bout frôle le sol, cependant dépourvue de toile. La critique est élogieuse pour ce film dont le sujet ne semble pas très passionnant, mais si un adhérent le voit et qu’il montre un peu plus le beau moulin à vent, je suis preneur. La même photo est publiée avec la critique de Libération du 13 juillet.

Toujours Télérama, mais du 21 juillet, une page de publicité de la maison Citéo « Comment tous vos papiers triés sont-ils transformés pour être recyclés » ; le point 4, intitulé « Fabrication des feuilles », évoque le passage de la pâte dans des machines à cylindres : cela nous rappelle que les moulins à papier après 1820 utilisèrent de ces cylindres, notamment le grand moulin de Corvol l’Orgueilleux. Cette même page publicitaire se retrouve dans le supplément Fémina de Centre-France du 18 juillet.

Nièvremag « Le magasine du conseil départemental de la Nièvre » de juin 2021 propose un dossier « Et maintenant c’est l’été », lequel dans une première partie énumère les avantages touristiques du département par canton. Donzy est oublié, mais le canton de St-Pierre le Moûtier est illustré par une belle photo du moulin des Eventées. 

Koikispass n° 178, septembre 2021 : Dans une série de portraits de novateurs installés dans la Nièvre, remarquons Elodie et Hugues Chardonneret. Producteurs entre autres de blé, ils viennent d’équiper leur ferme d’un « moulin » où ils font leur propre farine, dont ils font toujours eux-mêmes pains et brioches. Ils ont aussi un « projet bien avancé de fabriquer leur propre huile ». Affaire à suivre.

Lire magazine littéraire, « hors-série exceptionnel Femmes de lettres 101 auteures essentielles ». On y remarque les grandes écrivaines qui ont évoqué les moulins : George Sand bien sûr, Colette qui fréquenta enfant des moulins à huile de son village natal de  St-Sauveur en Puisaye (Yonne), George Eliot auteure de « Le moulin de la Floss », Marguerite Audoux auteure de l’excellent « De la ville au moulin », Mme de Genlis qui posséda un moulin à Issy l’Evêque (Saône-et-Loire, mais à côté de Luzy), et à la rigueur Irène

Choeur des dames de Moulins du Morvan et de la Nièvre : Il est bien, ce numéro hors-série. Hélas, voilà qu’il nous inspire un grand dépit : pas un mot sur notre écrivaine actuelle favorite, la grande Simone Van der Vlugt !

Le Canard Enchaîné du 4 août, à propos des difficultés qu’à l’Institut de France (ensemble comprenant l’Académie Française) pour maintenir en bon état son immense château de Chantilly, qui lui fut jadis légué par le duc d’Aumale. Il a tellement de mal à trouver l’argent nécessaire que « il vient de vendre un moulin dont la cession était expressément interdite par le testament de Nélie Jacquemart-André ».

Le 1er septembre, le Canard Enchaîné publie un important article : « La croustillante face cachée du pain », avec en sous-titre : « Les boulangers adorent abuser des additifs : moins de qualité, mais plus de fournées ! ». Au passage les grands moulins sont aussi accusés :

« Parmi ces « corrections meunières » (sic), l’ajout d’acide ascorbique censé rendre la pâte plus élastique et empêcher le pain blanc de s’oxyder trop vite », etc… 

Et sous le sous-titre « Le meunier, son fils et nous » en souvenir de La Fontaine : « Dominée par quatre groupes minotiers fournissant à eux seuls la moitié de la farine, l’industrie meunière française a eu vite fait de proposer aux boulangeries des «solutions de panification » – autrement dit des prémélanges (ou prémix) – réduisant la durée du pétrissage et du levage, et permettant de fabriquer le pain en trois heures au lieu de six à douze heures requises en tradi». « Nombre de boulangers… se content d’acheter tous les mois aux grands moulins des sacs contenant une « base farine » farcie d’enzymes, d’additifs et d’arômes ». 

Et dans un encadré : « L’essentiel des 170 000 tonnes de gluten sorties chaque année des usines tricolores est acheté par la meunerie, qui la saupoudre dans ses farines pour optimiser et accélérer la panification… Aujourd’hui, les boulangers ont le droit d’assaisonner leur farine avec autant de gluten qu’ils le souhaitent. » 

Fémina le supplément du dimanche du Journal du Centre et autres quotidiens dont l’Yonne Républicaine, consacre 4 pages  illustrées à l’île Folegandros, archipel grec des Cyclades. « Aujourd’hui subsistent quelques moulins à l’arrêt », mais les photos n’en proposent aucun.

Livre

« Jean-François Millet chez lui », Editions Manche Tourisme. On a tendance à mésestimer le grand peintre Jean-François Millet (1814-1875), auteur de « L’Angélus », que maints buvards, cartes postales, boîtes de biscuits et tous autres objets ont popularisé… alors que pour moi son grand chef-d’oeuvre est son illustration de la fable de La Fontaine « La mort et le bûcheron ». Le livre « Jean-François Millet chez lui » évoque toutes les périodes de sa vie passées en sa région natale, le Cotentin, cette province normande mais au sol très granitique, dont la population était aussi pauvre que celle de notre Morvan (au passage, remarquons la ressemblance entre l’habitat du Cotentin et celui du Morvan). Donc Millet a plusieurs fois peint les paysages de là-bas et les habitants au travail. Pour nous, ce qui nous retient aujourd’hui est ceci : il descendait à la septième génération d’un meunier d’Eculleville dans le Cotentin, Etienne Millet, mort en 1688. Il a eu pour oncle, nous dit l’ouvrage, un meunier singulier : il « connaissait mieux qu’un clerc les Pères de l’Église et mettait son curé dans l’embarras en discutant avec lui de théologie ». Les auteurs précisent qu’en 1867 Millet a peint un tableau intitulé « Laitière normande en train de traire », laquelle dame est « représentée dans un site où l’on voit un moulin à vent ». Cette œuvre n’est malheureusement pas reproduite dans ce livre.

Télévision

. Sur la 5, le samedi 10 juillet, dans l’émission « Une maison un artiste » : « Le moulin de Georges Lautner ». Le grand cinéaste posséda un ancien moulin à huile d’olive à Grasse ; c’est là qu’il travailla à la plupart de ses 43 films, et reçut les plus grands acteurs, dont Jean-Paul Belmondo qui y vint souvent. Le moulin est une grande bâtisse à 3 niveaux ; il conserve une fort belle paire de meules, trop furtivement montrée dans le documentaire.

Exposition

Le 2 juillet, le commissaire priseur Métayer propose à l’hôtel Mercure de Nevers une collection de tableaux. J’y remarque :

. Le moulin du Pont-Cizeau à Nevers, par Alfred Gouverneur.

. « Le moulin à canne à sucre de Ste-Marguerite, Guadeloupe », par Georges Prestat.

. « Moulin et ferme en Nivernais », par Camille Picard : à mon avis il semblerait que c’est  c’est le moulin des Eventées à St-Pierre le Moûtier.

. Le 10 juillet, le même commissaire-priseur fait visiter une maison de Nevers, rue de la Basilique, dont tout le mobilier est à vendre suite au décès de la propriétaire. On y remarque :

. Une grande gravure représentant l’entrée de Louis XIV à Dunkerque en 1659 : on distingue 3 moulins à vent, mais plutôt dans le lointain.

. Un tableau de Rex Barrat : « Moulin dans les environs de St-Père sous Vézelay ». Un bâtiment un peu cossu, une roue, et la rivière faisant un méandre en épingle à cheveux ; au fond une colline surmontée d’un monument qui me fait penser moins à Vézelay qu’à Tharoiseau. Du coup ce site ne me dit absolument rien, et je ne distingue pas de quel moulin il s’agit. Peut-être Rex Barrat a-t-il « composé » un paysage avec des éléments existants plutôt que voulu rendre la « réalité » géographique d’un site.

Questions diverses

. M. Marc Briels nous a adressé par internet des photos de la nouvelle roue du moulin du Pont-Riaux à St-Brancher, dans le Morvan partie Yonne, le long du Cousin, en amont de Quarré les Tombes. Une roue très différente de l’ancienne, mais l’essentiel est que le moulin retrouve un bel aspect meunier.

. Des nouvelles du moulin Chevalier à Messanges en Côte-d’Or, dont nous avons longtemps suivi l’évolution : leur moulin remontant au Moyen Age, et ayant sans doute appartenu à un monastère bénédictin dépendant de la grande abbaye de Cluny, l’association a adhéré à la Fédération Européenne des sites clunisiens, moyennant quoi une photo du moulin a été montrée à l’assemblée générale de la dite Fédération le vendredi 9 juillet à Charlieu, avec sa grande roue toutefois un peu sombre.

Nouvelles Meunières N°39

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

Éolien

Au niveau national la politique s’empare du sujet de l’éolien à l’occasion des élections régionales et départementales, il doit être d’abord scientifique,.Le Canard Enchaîné du 16 juin, sous le titre « Vent debout contre le vent », brocarde les partis qui livrent une attaque contre l’éolien. Des pêcheurs d’un estuaire de l’Atlantique   dénoncent leur crainte que la pose des massifs de béton qui vont supporter les éoliennes maritimes ne détruise des lieux de reproduction des poissons qu’ils pêchent dans ce secteur. Le gouvernement cultive lui-même l’ambiguïté : tantôt il s’engage à favoriser les énergies renouvelables, tantôt il les entrave,  la décision de ne pas installer d’éolienne à moins de 70 km d’un radar de l’armée (au lieu de 30 kms actuellement), sous prétexte que ça gênerait le mouvement des avions ; si c’est appliqué il ne va pas rester  beaucoup d’espaces pour en implanter dans toute la France.

Dans le même numéro du Canard Enchainé, un petit article cite un sondage publié par La Croix sur « l’acceptabilité  de l’éolien  » : « 81 % des Français sont favorables aux éoliennes, mais seulement 11 % acceptent d’en avoir près de chez eux ». La question n’est pas posée de la même façon à propos du nucléaire : 59 % lui sont « favorables »… mais on ne leur demande pas s’ils sont prêts à accueillir une centrale atomique près de chez eux. La bonne information, c’est tout un art.

Toujours dans  le même journal, cette fois le 23 juin : les éoliennes « ont fait bouger Macron et son gouvernement sur la question de ces drôles de moulins. » Le président s’avise de souhaiter « une meilleure répartition géographique des éoliennes… Mais comment parvenir à une meilleure répartition ? On voit mal  Mme Pompilli déplacer une partie des parcs existants ou faire souffler le vent là où il n’y en a pas 

Journaux

Le Journal du Centre

18 juin : à Guérigny, « Elus locaux et membres du SIEEEN ont visité le site d’implantation de la future centrale hydroélectrique entre deux bâtiments des Forges Royales ». C’est la légende de la photo qui montre les personnalités tout près de l’espace où s’écoule le bief de la Nièvre. La puissance brute devrait être de 67 KW, et la production annuelle 316 MWH (105 foyers hors chauffage), pour un investissement de 558 054 €.

Nos journées du Patrimoine de Pays et des Moulins annoncées plusieurs fois par le Journal du Centre : 

23 juin : petit article avec tout ce qui est ouvert les samedi et dimanche 26 et 27 juin. 

. A l’écomusée du moulin à eau de Donzy ; « Animations au moulin de Maupertuis » : le samedi 26 juin « Le bois dont on fait les flûtes » et le dimanche 27 juin « Quand les moulins naissaient en forêt ».

. « Un marché du terroir au moulin Blot, samedi 26 juin » : assemblée générale de l’association qui s’occupe du célèbre moulin à vent de Bouhy, puis « un arbre fruitier d’une essence locale sera planté » près du moulin. Ensuite se tiendra un marché de produits du terroir. ( photo du moulin Blot).

24 juin :Toute une demie-page, « Ce week-end, les moulins dans le vent »., avec un long paragraphe consacré au moulin du Grand St-Martin de Cosne « qui ouvrira pour la première fois ses portes au public ». Puis une belle photo du moulin des Eventées, avec au premier plan un âne qu’on imagine de meunier, occupe une bonne part de l’espace.

25 juin : au balcon, petit article sur l’ouverture de Moulin-l’Evêque avec ses trois moulins que l’on peut visiter.

Le même numéro du 23 juin consacre les 2 pages de la rubrique « La belle histoire » à la restauration de l’abbaye de Régny, dans l’Yonne, commune de Lucy sur Cure, en aval de Vézelay et d’Arcy sur Cure. Magnifique photo de l’abbaye cistercienne. Presque la moitié de l’article est consacrée à la grande affaire actuelle de Mme et M. Mauvais, qui possèdent et réparent l’abbaye depuis 2006, c’est la remise en état du moulin (deux photos) ; « Il a produit de l’électricité pendant 30 ans, des années 1920 à 1951, mais a été abandonné par la suite. Louis-Marie Mauvais voudrait à nouveau l’actionner ». Affaire à suivre. Pour mémoire, cette abbaye, qui fut très riche, posséda des moulins jusque dans le Morvan dont un à Brassy dans le Nivernais.

Le numéro du 29 juin évoque les résultats des journées du Patrimoine de Pays et des Moulins 2021 :

. A St-Pierre le Moûtier : « la fête des moulins moins prisée » ; nos amis du moulin des Eventées ont vu moins de visiteurs que d’habitude.

. A Varzy, inauguration de la pose de grilles à l’entrée de l’ huilerie ; elles permettront d’observer les belles meules depuis l’extérieur.

Revues

Le Régional de Cosne et du Pays Charitois du 9 juin :

Article sur la reprise des activités à l’écomusée du moulin de Maupertuis, avec en photo Monsieur Jean-Claude Narcy et les deux nouvelles animatrices.

. Toute une page en l’honneur de l’écrivaine Marguerite Audoux. Ce n’est pas rappelé, mais son excellent roman « De la ville au moulin », paru en 1926, eut un grand succès et continue d’être reconnu comme un chef-d’œuvre, même si l’auteure n’a pas la célébrité qu’elle mériterait.  

Bulletin des Amis du Vieux Varzy n° 32, 2021 :

 A la suite de l’assemblée générale de notre association que nous avions tenue à Varzy, M. Georges Marchand m’a demandé une étude historique des moulins du secteur. Sont depuis parus mes travaux sur les moulins de Varzy dans le n° 30 du bulletin des Amis du Vieux Varzy, ceux de Courcelles et deux petites communes dans le 31, et voici dans ce n° 32 ceux relatifs à Oudan, Menou et surtout La Chapelle-St-André. Cela commence page 97 et finit page 117. Comme à chaque fois, Georges Marchand m’a fourni force documents et m’a  fait visiter les sites, d’où beaucoup de photos. Deux points importants à souligner :

. La tragédie du moulin de Chappe à Menou en 1944 : trahis, les résistants qui l’occupent subissent un bref siège par les Allemands ; la plupart se rendent, mais le nazisme ne s’embarrasse pas de prisonniers ; ils vont être fusillés à Cosne.

. Le nombre important des moulins de La Chapelle St-André et la richesse de leur histoire.

Pour l’an prochain et le n° 33, nous programmons les moulins de Corvol l’Orgueilleux.

Dans le même numéro 32, article sur la restauration achevée de l’ huilerie de Varzy aux deux belles paires de meules (voir plus haut).

Vents du Morvan été 2021 n° 79 : 

Un grand article « Quand les tisserands ont supplanté les drapiers à Château-Chinon », qui fait suite à celui du numéro précédent consacré à la manufacture de drap qu’a connue cette ville. L’auteur, Jean-Claude Perraudin, évoque notamment « le foulage » et donc « le travail des foulonniers ». retenons surtout : « Nous avons identifié à Château-Chinon 78 foulonniers, dont notamment la famille Breugnot qui, de 1600 à 1800 passé, a, par 15 membres, continuellement tenu le foulon des Moulins d’Yonne… Il y avait dans un autre foulon dit des Boutures 6 Petot de 1630 à 1730. Les Buteau tenaient le foulon de Précy. Les 10 Barthault du foulon de Vermenoux succédaient en patronyme début du XVIIe siècle à des laboureurs Berthault. Près de Château-Chinon, le Foulon de la Roche fut un des derniers en activité ». Tout ceci est important, en particulier par rapport au grand article sur les foulons que nous avons publié dans notre bulletin voici quelques mois. Je n’avais jusqu’ici aucune indication sur les foulons de ce secteur en dehors de celui de la Roche, situé à St-Hilaire en Morvan, au pied de Château-Chinon mais au début de la plaine côté ouest. En outre je n’avais jamais trouvé citation de ce « moulin des Boutures », ni que des familles Bertaut, Breugnot et Petot avaient tenu un foulon. Cela m’a fourni l’occasion d’entrer en relation avec Jean-Claude Perraudin qui m’a indiqué ses sources (les cahiers paroissiaux et d’état civil). Il m’a dit qu’il n’avait aucun lien avec les Perraudin meuniers du côté de St-Honoré et Rémilly, ancêtres de Jean-Claude Néant, mais que certains des siens avaient tenu le moulin de Monjardin à Fertrève ; il a bien voulu m’adresser des photos de celui-ci. Je tâcherai de faire des recherches prochainement à son sujet.

Dans le même numéro, un court écho pour signaler que les activités du moulin de Chazeu, à Laizy, tout près d’Autun le long de l’Arroux, reprennent, avec la célébration des 30 ans de l’association Trac qui y mène des animations ; en particulier elle fera revivre la fête de la pomme le 10 octobre.

Livres

« Le Routard : Parc naturel régional du Morvan »`

Utile, mais très court, On n’y trouve peu de renseignements sur les moulins : il livre les horaires d’ouverture de deux hôtels-restaurants, le Moulin des Ruats à Avallon et de son voisin le Moulin des Templiers situé à Pontaubert . Comme gîte rural est cité celui du Moulin des Morvans au Châtelet, à Fâchin, mais nos amis du moulin de Poil sont oubliés. Par contre je note le « moulin des Renaudiots » près d’Autun qui m’a toujours échappé (sa restauration est sûrement très récente). Positif aussi l’évocation de « la ferme piscicole du Moulin » à La Petite-Verrière (Saône et Loire) où on peut pêcher la truite (les auteurs auraient pu signaler celle du moulin Talat à Brassy). Je pense que d’autres établissements auraient pu être indiqués comme le moulin de Soeuvre près de Vézelay.

Brochure : « Rendez-vous Pays de Loire Val d’Aubois été 2021 » : petite brochure indiquant les lieux à visiter du côté de La Guerche dans le Cher ; en couverture elle porte le moulin à vent de Chalivoix les Noix, à Ourouër les Bourdelins… mais elle n’indique pas quels jours il peut être visité.

Télévision

Samedi 19 juin, des moulins sont évoqués sur Arte. L’après-midi avec « Guédelon 2, une aventure médiévale », documentaire franco-britannique de 2019 déjà diffusé ; bonne séquence sur le moulin qu’une délégation de notre association a visité il y a quelques années.

En soirée « Narbonne la seconde Rome », documentaire d’Alain Tixier consacré aux vestiges romains conservés dans la grande ville de l’Aude. Je savais que le musée de Narbonne possédait un beaux bas-relief représentant un moulin romain en forme de sablier géant et que deux esclaves manœuvraient à bras : j’espérais qu’il serait évoqué. On l ‘a vu… mais par un plan qui s’il a duré 2 secondes, c’est une éternité.

Questions diverses

Les grilles de la Préfecture à Nevers portent de grandes photos d’acteurs de l’économie nivernaise. J’en remarque deux :

– Une consacrée aux producteurs locaux qui ont ouvert un petit magasin ne proposant que leurs produits à Coulanges lès Nevers ; on y remarque notre ami Frédéric Coudray-Ozbolt.

– L’autre à Mme et M. Principe, qui tiennent la pisciculture du moulin Tala à Brassy ; on peut y pêcher soi-même sa provision de truites. Le bâtiment de l’ancien moulin demeure.

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Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins les 26 et 27 juin 2021 -Nièvre

Non classé


ALLIGNY-EN-MORVAN
Expositions autour du bois et de l’arbre
Venez en apprendre plus sur la vie de l’arbre avec des planches la vie de l’arbre, des photos de queules,
d’anciennes plechies fantomatiques. Sachez reconnaître lesessences de bois et connaître les divers
usages du bois, ainsi que des objets insolites en bois.
Venez voir l’exposition de dessins et travaux de l’école maternelle autour de l’arbre et du bois.
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Lieu : Gîte des Bruyères -Alligny en Morvan
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Date et horaires : dimanche 27 juin / 10h-18h30
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 06 85 85 24 74 / danielcatherine.lassalle@orange.fr
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Organisateur : « Alligny en Morvan Patrimoine » / Catherine LASSALLE, présidente de l’association


ALLIGNY-EN-MORVAN
Le moulin de Marnay
Adhérent AMMN
Visite du moulin.
Situé dans la vallée du Ternin, sur la commune d’Alligny-en-Morvan,
Le Moulin de Marna est très ancien puisque la première date d’occupation du site est mentionné en octobre 1260. Sauvé de la destruction à la Révolution Française, il s’est arrêté de moudre en 1970 pour la production de farine
blanche comestible puis en 1985/1986 pour la farine aux animaux. En octobre 1998 : Décès de Augustin
Branlard (Août 1904-Octobre 1998), dernier meunierau Moulin de Marnay. De 2006 à 2018, la maison du
moulin devient gite rural. Depuis 2021, développement d’une activité apicole.
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Lieu : Moulin de Marnay – Alligny en Morvan
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin / 10h-16h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 06 06 62 76 29 / moulin.marnay@netcourrier.com
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Organisateur Serge Calandre, propriétaire -http://lemoulindemarnay.net


BEAUMONT-LA-FERRIERE
Visite de l’église Saint-Léger de Beaumont-la-Ferrière
Visites libres de l’église du XVIIème siècle

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Lieu : Eglise -Beaumont-la-Ferrière
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Dates et horaires: samedi 26 et dimanche 27 juin / 10h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : René NICARD
09 62 19 33 74 / mairie.beaumontlaferriere@orange.fr
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Organisateur : mairie / René NICARD


BEAUMONT-LA-FERRIERE
Visite de la « Maison d’Achille Millien »
Visites libres de la maison du poète rural, restaurée en 2013 et 2014.
La maison d’enfance du poète Achille Millien, propriété privée, date du troisième quart du XIXe siècle.
Sa façade a été classée monument historique en 1929.
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Lieu : Maison d’Achille Millien
-11, le Bourg -Beaumont la Ferrière
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Dates et horaires: samedi 26 et dimanche 27 juin / 10h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : René NICARD / 09 62 19 33 74 / mairie.beaumontlaferriere@orange.fr
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Organisateur : mairie / René NICARD


BITRY
En Puisaye sur les traces du peintre La Villéon
Emmanuel de La Villéon (1848-1944) est un peintre d’origine bretonne (Fougères, où il a son musée) qui
vécut de 1900 à 1936 dans une maison de maître du hameau de Salvard à Bitry en Puisaye. Admirateur de
Monet, il adopte l’essentiel des caractéristiques de l’impressionnisme. Ce parcours, maintenant agrémenté
de panneaux comportant reproductions et commentaires, permet de retrouver une partie des lieux peints
par l’artiste dont certains caractéristiques du bocage poyaudin. Le parcours sera commenté par le
président de l’association qui a créé le parcours.
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Lieu : Parking de la salle des fêtes C. Chazeau -Bitry
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Date et horaires : dimanche 27 juin / 9h-12h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 06 33 83 54 64 / domidurin@wanadoo.fr
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Organisateur : Association « La Villéon en Puisaye/Dominique DURIN


BOUHY
Marché du terroir au moulin Blot (moulin à vent restauré)
Adhérent AMMN
Marché autour du moulin
et vente de farine du moulin.
A 16h : AG de l’association
suivie de la plantation
d’un arbre suivant le thème des JPPM 2021.
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Lieu : Moulin Blot -Bouhy

Date et horaires
: samedi 26 juin / à partir de 16h30
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Tarif : gratuit
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Contacts : Guillaume / 06 86 27 20 63
https://www.moulins-a-vent.net/Moulins/bouhy_blot.htm
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Organisateur : Association  »Les Amis du Moulin Blot »
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Partenariat : « Centre permanent d’initiatives pour l’environnement Yonne et Nièvre »


BULCY
Exposition dans l’église et stands de vente dans le jardin
L’église abritera une exposition sur le bois et ses usages dans le village : les anciens métiers du bois qui y
ont été exercés et les remarquables réalisations de bois subsistantes ou disparues : flèche de l’église, charpentes
anciennes, roues des moulins et d’autres… Les règles sanitaires seront mises en place pour la sécurité de chacun. L’entrée de l’église, gratuite, se fera par petits groupes.
Sur des petits stands disséminés dans le jardin, seront mis en vente, entre autres, des pâtisseries,
confitures, friandises, et des livres.
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Lieu : Eglise Saint Martin -Bulcy
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Dates et horaires: samedi 26 et dimanche 27 juin / 14h45-18h30
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Tarif : Participation libre au profit de la restauration de l’église
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Contacts : Christiane SALOMON-BIBERT, présidente / 03 86 69 02 27 christiane.salomon@dbmail.com
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Organisateur : association « Sauvegarde du Patrimoine de Bulcy »

CHIDDES
Visite et parcours commentés et illustrés des 3 sanctuaires de Chiddes
De 13h30 à 15h30 : Visite commentée et illustrée de l’Eglise Notre Dame du Suprême Pardon (2)

De 15h30 à 16h : Visite de l’ancienne église romane St Maurice (propriété privée) (1)

De 16h à 18h : Circuit de la procession annuelle du Pardon du Montcharlet (3) Ascension du Montcharlet, panorama sur le Morvan etles hauts de la commune de Chiddes, retour place de l’église par la fontaine Saint-Jean.
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Lieu : Place de l’église -Chiddes
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Date et horaires : samedi 26 juin / Départs visites = 13h30, 15h30, 16h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 06 18 69 37 75 / timorvand@aol.com
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Organisateur : « Association de Sauvegarde du Patrimoine Chiddois »
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Partenariat : Municipalité de Chiddes et le propriétaire de l’ancienne église


CHIDDES
Visite commentée et illustrée du Moulin de Mirloup
Adhérent AMMN
Découvrez au sein de cette propriété privée, les vestiges de l’ancien moulin de Mirloup : le bief environ 200
mètres, le canal de fuite, les déversoirs de sécurité ainsi que la roue métallique. Dans la cour, se trouvent
des panneaux d’information sur les moulins de Chiddes, les meuniers, leur histoire, leurs productions,
farine, huile, foulonnage du chanvre et aussi, quelques mots sur les deux tuileries.
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Lieu : Le moulin – Impasse de Mirloup -Chiddes
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Date et horaires : dimanche 27 juin / 14h-17h30
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 06 07 79 37 46 / timorvand@aol.com
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Organisateur : « Association de Sauvegarde du Patrimoine Chiddois »
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Partenariat : « Les Jardins de Mirloup » https://www.nievre-tourisme.com/visiter/les-jardins-de-mirloup


CORANCY
Chapelle de Faubouloin
Perdue au milieu des bois, la chapelle est de construction simple. Faubouloin fut l’un des grands
sanctuaires régionaux. Le pèlerinage était le lundi de Pâques et le 08 septembre, jour de la fête de Marie.
Actuellement le pèlerinage existe toujours mais le 15 août. Cette Chapelle est entourée de 3 fontaines,
Sainte Marie, Sainte Marguerite et la fontaine du Frêne. Profitez d’une très agréable visite du lieu.
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Lieu: Chapelle de Faubouloin -Corancy
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Date et horaires : samedi
26 juin / 10h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts :
03 86 78 02 79 / associationpatrimoinecorancy@gmail.com
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Organisateur : « Association Patrimoine Corancy »/ www.corancy

COSNE-SUR-LOIRE
Visite guidée :« De l’arbre au chaland, le charpentier de marine » par Nicolas Brocq
L’arbre constitue une resssource essentielle de la construction navale sur la Loire. Les
chalands (en chêne) ou les sapines (en sapin), constituent la typologie classique e de ces grands bateaux utilisés jusqu’au milieu du 19e siècle pour le transport de marchandise sur le fleuve. Le musée de la Loire vous propose
d’identifier d’abord les outils du scieur de long ouu du charpentier de marine avant de découvrir les différentes
manoeuvres réalisées à bord du grand chaland de Loire.
La visite sera suivie d’une présentation de « Princesse de Loire » avec les gabariers.
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Lieu : Musée e de la Loiree -Cosne s sur Loire
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Date et horaires : samedi 26 juin /Départ de la visite à 10h
.Tarif : Gratuit
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Contacts : Musée de la Loire / 03 86 26 71 02 / musee@@mairie-cosnesurloire.fr.fr
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Orgrganisateurr : Musée de e la Loire
https://ww/www.museedelaloire.fr/jjournees-du-patrimoine-de-pays-et-des-moullins/
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Partenariat : « Association des Gabariers du Haut Val de Loire »


COSNE-SUR-LOIRE
Visite guidée : « De l’arbre à l’estampe, les bois gravés de Ferdinand Chalandre »
L’arbre c’est aussi une matière première artistique ! Le bois est en effet le matériau de prédilection de
l’artirtiste Fernanand Chalandre pour la réalisation de ses xylogravures. Le graveur creusait une planche en
suivvant son desssin qui était ensuite encrée puis pressée sur une feuille de papier afin d’obtenir ses tirages
multiples. Le musée de la Loire vous invite à une visite de l’exposition au cours de laquelle vous
commprendrez toutes les étapes de la planche à l’estampe. Elle sera suivie d’un atelier pratique au cours
duquel vous découvrirez les outils et astuces de la gravure sur bois.
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Lieeu : Musée e de la Loiree -Cosne s sur Loire
.Date et horaireres
: dimanche27 juin / Départ de e la visite à 11h30
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TaTarif : Gratuitt
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ConContacts : Muusée de la LLoire / 03 866 26 71 02
/ musee@@mairie-cosnnesurloire.fr.fr
.
Orgrganisateurr : Musée de e la Loire
https://wwww.museedelaloire.fr/jr/journees-du-patrimoinne-de-pays–et-des-moululins/



COSNE-SUR-LOIRE
Visite guidée : « L’arbre dans les parcs et les jardins, histoire et découverte des arbres »
Promenades, jardins, squares, parcs… le vocabulaire a évolué mais la volonté d’aménager des
espaces verts au coeur de la ville est restée une constante de l’action municipale à Cosne. Source
d’agrément ou de revenu, l’arbre est bien documenté dans les archives. Les Archives municipales feront sortir de l’ombre les espaces verts qui ont embelli la cité tout au long des XIXe et XXe siècles : écrits, plans, photos et cartes
postales illustreront cette présentation qui sera suivie d’une balade à la découverte des arbres remarquables ou en devenir dans la ville.
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Lieu : Hôtel de Ville -Cosne sur Loire
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Date et horaires- : dimanche 27 juin / 10h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Office du Tourisme / 03 86 28 11 85 / contact@ot-cosnesurloire.fr
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Organisateur : Ville de Cosne-Cours-sur-Loire / https://mairiecosnesurloire.fr/
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Partenariat :
Service Archives municipales – Service Education à l’Environnement Coeur de Loire


COSNE-SUR-LOIRE
Visite guidée : « Les moulins du Nohain à Cosne » par Francis Lefebvre-Vary
Président AMMN

Si la rivière Nohain est finalement bien modeste en connexion avec sa grande soeur Loire, elle a
animé pourtant un grand nombre de moulins grâce à son débit important et régulier. Qu’ils permettent de moudre
les grains, d’extraire le tan, de traiter des étoffes ou de forger le minerai… ces petites usines hydrauliques
constituaient un véritable maillage industriel dense au coeur même de la cité cosnoise. Suivez-nous à la
découverte de ces petits trésors du patrimoine de l’ancien Moulin aux Moines (les Forges de La
Chaussade) jusqu’au Moulin de Beauvoir ou des Tourneurs (rue Waldeck Rousseau).
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Lieu : Hôtel de Ville -Cosne sur Loire
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Date et horaires = samedi 26 juin / 16h30
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Office du Tourisme / 03 86 28 11 85 / contact@ot-cosnesurloire.fr
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Organisateur : Ville de Cosne-Cours-sur-Loire /
https://mairiecosnesurloire.fr/
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Partenariat : « Association des Moulins du Morvan et de la Nièvre »


COSNE-SUR-LOIRE
Conférence « Histoire des moulins du Nohain à Cosne » par F. Lefebvre-Vary
Président AMMN

Si l’histoire des moulins du Nohain s’écrit encore aujourd’hui au présent, c’est le passé laborieux de ces
édifices que nous vous invitons à découvrir. Propriété de religieux, de riches industriels ou de privés, ils ont
tous contribué au dynamisme artisanal et à la vie de la cité. Documents d’archives, plans, photographies
anciennes… feront revivre ces activités variées mues par la force de rivière. Vous comprendrez ainsi
comment la rivière a été peu à peu canalisée dans la ville et quels étaient les organes essentiels
au bon fonctionnement de ces formidables machines millénaires.
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Lieu : Salle du Belvédère du Palais de Loire -Cosne sur Loire
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Date et horaires : samedi 26 juin / 18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Office du Tourisme / 03 86 28 11 85 / contact@ot-cosnesurloire.fr
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Organisateur : Ville de Cosne-Cours-sur-Loire /
https://mairiecosnesurloire.fr/
https://fr-fr.facebook.com/ville.cosne/
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Partenariat :
« Association des Moulins du Morvan et de la Nièvre »
« Association des Amis du Musée de la Loire et du Patrimoine »

COSNE-SUR-LOIRE
« Le moulin du Grand Saint-Martin »

sur le Nohain à Cosne, histoire et perspectives
Nommé à l’origine Moulin des Prés, il appartient à l’évêque d’Auxerre, par ailleurs seigneur de Cosne.
Devenu finalement Moulin du Grand Saint-Martin au 19e s., il connaîtra son âge d’or sous la houlette de
Leblanc-Laborde ou des frères Pinon. Après sa fermeture en 1968, Paragon en devient propriétaire jusqu’à
sa récente vente à un privé. Nous vous convions à la découverte de cette longue histoire du Grand Saint-
Martin et de ses immenses bâtiments, alors même qu’une nouvelle page s’ouvre désormais, dont l’histoire
reste à écrire…
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Lieu : Moulin du Grand Saint Martin Paragon
-Rue des Rivières Saint Agnan -Cosne
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Date et horaire : dimanche 27 juin / 15h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Office du Tourisme / 03 86 28 11 85 / contact@ot-cosnesurloire.fr
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Organisateur : Ville de Cosne-Cours-sur-Loire /
https://mairiecosnesurloire.fr/
https://fr-fr.facebook.com/ville.cosne/
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Partenariat :
« Association des Moulins du Morvan et de la Nièvre »


DONZY

Visite libres, guidées et animation au Moulin de Maupertuis
Adhérent AMMN
A l’occasion des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, le Moulin de Maupertuis ouvre ses portes
et vous propose une animation unique autour duthème de cette année : l’arbre « Le bois dont on fait les
flûtes ! »
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Lieu : Moulin de Maupertuis, rue André Audinet-Donzy
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin 10h-12h et 14h-18h
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Tarif : de 0 à 6 €
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Contacts : Georges NARCY / 03 86 39 39 46
moulin-maupertuis@wanadoo.fr
www.moulindemaupertuis.jimdo.com
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Organisateur : « APSMM » Moulin de Maupertuis


DONZY
Visite du plus beau moulin du Monde !
Adhérent AMMN
Visite guidée du moulin, explications de la production d’huile de noix et d’huile de noisette, accès au jardin
et à la rivière, dégustation d’huiles, vente des produits du moulin. Lancement de deux produits nouveaux :
la Donzette et le Donzynoix (Pâte à tartiner ), vente d’autres produits du terroir.


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Lieu : Moulin de l’Île -14, rue de l’Eminence -Donzy
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin/ 10h -12h et 14h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Frédéric COUDRAY / 06 87 97 32 10
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Organisateur : SARL Huilerie du moulin de l’ïle www.huileriedumoulin.fr/



DONZY
A la découverte du bois de Tramois
Pour les JPPM, le bois de Tramois vous dévoilera son histoire et son utilisation par l’homme. Pour
commencer la sortie, vous partirez à la rencontre de sa faune et de sa flore avec une animatrice nature de
la Communauté de Communes Coeur de Loire. Avec l’Office Nationaldes Forêts, vous découvrirez ensuite
les usages, les métiers qui lui sont liés et les différentes gestions existantes.
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Lieu : Les Tramois -Donzy
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Date et horaires : samedi 26 juin / 10h-12h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 03 86 39 54 54 /pavillondeloire@coeurdeloire.fr
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Organisateur : Com.Com. « Coeur de Loire »
https://www.coeurdeloire.fr/education-a-lenvironnement/
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Partenariat : « Office National des Forêts »


DONZY
Espace du moulin du Commandeur et Foulon du Point du Jour
Adhérent AMMN
Visite du site : Foulon du Point du Jour et moulin du Commandeur
Exposition et description du traitement du chanvre et de la laine de mouton, avec outils anciens.
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Lieu : Quartier du Commandeur -Donzy
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin/ 10h -12h et 15h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Jean-Louis Chantreau/ 06 98 70 03 79 / tikihoock@yahoo.frt
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Organisateur :
Jean-Louis Chantreau, historien de Donzy


EMPURY

Promenade dans le jardin du moulin de Charrières
Adhérent AMMN
Promenade dans le jardin de l’ancien moulin à eau du XIIème siècle.
Identification des différentes essences d’arbres.
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Lieu : Moulin de Charrières -1, route d’Athée -Empury
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Date et horaires : dimanche 27 juin / 10h-19h
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Tarif : Gratuit

Contacts : 06 07 75 83 50/ bruno.hecquet@outlook.fr
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Organisateur : Bruno HECQUET, propriétaire du moulin de GIRY

GIRY

Visite sur le site du « gros chêne » âgé de plus de 700 ans, visite programmée en 2020.
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Lieu : Rue des Sillons-Giry
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Date et horaires : samedi 26 juin / 10h et 14h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Elisabeth Gaujour-Hérault / 06 81 80 11 63 / commune.giry@wanadoo.fr
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Organisateur : Commune de Giry

GLUX-EN-GLENNE

Sculpture sur bois à la tronçonneuse
« Depuis toujours, j’aime le bois, le sentir, le toucher le travailler, le poncer, le raboter, le couper. Pour
l’anecdote, au noël dernier, j’ai décidé de faire un tabouret en forme de cep pour mon fils et j’ai pris ma
tronçonneuse… J’ai attrapé le virus, et depuis, sont sortis de mon atelier : marmotte, ours, champignons,
vierge, truite, chouette aigle, chèvre etc Mon hobby et ma passion sont devenus mon quotidien et mon
métier, je suis sculpteur sur bois à la tronçonneuse !! Bruno Alléos « Le Lutin du Haut Folin » 58 ans »
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Lieu
: Atelier « Le Lutin du Haut Folin »-Glux en Glenne
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Date et horaires : samedi 26 juin / 10h et 17h30
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Bruno Alléos : 06 73 20 87 79 / alleosbruno@gmail.com
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Organisateur :
« Le Lutin du Haut Folin » /
http://www.lelutinduhautfolin.sitew.fr/
https://www.facebook.com/lutinduhautfolin


LIVRY
Visite du « Musée de la Vigne et Métiers du Terroir »
et exposition temporaire
Installé dans une grange typique rénovée, c’est un lieu à vocation culturelle qui veut témoigner de la
richesse et de la diversité du patrimoine français à travers une exposition d’outils et d’objets se rapportant aux travaux de la vigne et du vin ainsi qu’à différents artisans tel que le tonnelier, le menuisier et le sabotier… Lors d’une visite libre, découvrez la collection du musée ainsi qu’une exposition temporaire.
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Lieu : Musée -Lieu-dit « Riousse » -Livry
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin / 15h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : 06 89 32 21 79/ alexa.roy@orange.fr / www.livry.fr
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Organisateur : Musée / Alexa ROY, responsable du musée
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Partenariat : Mairie de LIVRY


LURCY-LE-BOURG
Découverte atelier et réalisation de naturalisation d’animaux
Venez suivre la visite commentée d’un atelier de taxidermie avec des démonstrations et explications, les réponses à
vos questions et un débat.
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Lieu : 12, rue du Crot de Boulon – Hameau de « Boulon »
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin/ 8h-20h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : /06 13 53 65 89/ thierry.mulard@wanadoo.fr
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Organisateur :
« Passion Nature » -Thierry MULARD, taxidermiste


MENOU
Chapelle Notre-Dame-de-la-Tête-Ronde
La chapelle de la Tête ronde à Menou
(1872 -1875) est en cours de restauration. Vous pourrez
découvrir la chapelle, son histoire
et ses restaurations le Samedi 26 de 14h à 18h.
L’intérieur n’est pas accessible.
Le lieu offre un magnifique panorama à l’Est et au Sud sur les Vaux d’Yonne jusqu’au Morvan, et à l’Ouest
en direction de Donzy et de la plaine de la Loire.
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Lieu: Chapelle de la Tête Ronde -Menou
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Date et horaires : samedi 26 juin / 14h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Véronique RAVAUD / 03 86 39 81 94
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Organisateur :
Mairie de Menou /menou58.fr / mairie.menou@wanadoo.fr

MORACHES
Visite de l’église Saint-Celse et Saint-Nazaire
Construite au début du XVIe siècle dans le style gothique flamboyant, l’église Saint Nazaire et Saint Celse
figure parmi les plus élégantes de la région selon le comte de Soultrait qui a décrit les richesses
archéologiques de la région. Incendiée, pillée par les Huguenots, en partie détruite par un ouragan, l’édifice
a surmonté toutes ces épreuves grâce à la volonté et l’acharnement de ses paroissiens. Le clocher
reconstruit en 1852 compte trois cloches dont la plus grosse pèse 1200 kg. L’accès aux visiteurs est libre
pendant ces deux jours et une visite guidée se tiendra le samedi à 14h30.
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Lieu : Eglise -Le bourg -Moraches
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Dates
et horaires
: samedi 26 et dimanche 27 juin /10h-18h
Accès libre les 2 jours et visite guidée le samedi à 14h30
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Jean MILLARD / 06 63 15 45 98/jean.millard@sfr.fr
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Organisateur :
Commune de Moraches et
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Partenariat : Association « Moraches en fête »


POISEUX
Travail artisanal et décoratif du bois
Le siège social de l’association  » AU TOUR DU BOIS  » reçoit dans un atelier et un local des personnes
amateurs et/ou intéressées par le travail du bois et en particulier le tournage et le chantournage. Selon les
disponibilités des animateurs et encadrants nous vous proposerons une présentation des outils utilisés
régulièrement, exposition de réalisations, consultation de documents possibles…La mise en oeuvre
pratique se fait en atelier d’une demi-journée à une journée lors de sessions programmées dans l’année
avec un accompagnement individuel pour une participation modique.
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Lieu : 9, rue de Marcy – Poiseux
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27 juin /10h-12h et 15h-17h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : François Gallay /06 65 25 53 94/ francois.gallay@neuf.fr
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Organisateur : Association « Au Tour Du Bois »


SAINT-FIRMIN
Randonnée, lecture du paysage, récit-rallye « Jean des Oiseaux » dans les Amognes
Entre panoramas, chemins creux et les innombrables collines boisées des Amognes, suivez le parcours
initiatique de Jean des Oiseaux et tentez de résoudre les quatre énigmes de cette promenade en
observant attentivement les éléments du paysage signalés sur la carte. Ce parcours-jeu en onze étapes
sera animé par Claire-Hélène Delouvée, paysagiste, qui vous guidera et commentera les paysages traversés.
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Lieu: RDV = Croix du hameau de Sept Voies-St-Firmin
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Date et horaires : Dimanche 27 juin/ 14h-18h
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Tarif : Famille = 10€ / Tarif plein = 3 €/ Gratuit = moins de 12 ans
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Contacts : Virginie Jules / 06 81 77 62 69 / www.caue58.com.
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Organisateur :
CAUE / caue58.documentation@gmail.com
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Partenariat : Conseil Départemental de la Nièvre
https://www.facebook.com/CAUE58

SAINT-LOUP-DU-DORAT
FRAM’ART
Visite du verger conservatoire à l’occasion de notre exposition d’art.
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Lieu : 9, rue du Maître de Forges -Saint Loup du Dorat
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Dates et horaires : samedi 26 et dimanche 27juin / 10h-12h et 14h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Musée de Saint-Loup/ 03 86 39 91 41 /musee.st-loup@orange.fr
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Organisateur : Musée de la Machine agricole et de la Ruralité / www.framaaa.fr


SAINT-PERE
Les moulins de Moulin-L’Evêque, près de Cosne-sur-Loire
Adhérent AMMN
Sur le site de moulin l’évêque, plusieurs roues ont jadis tourné ensemble. Le moulin de la commanderie
après avoir été un moulin classique a été converti en atelier de mécanique générale. Tous les outils y sont
conservés depuis. Une balade d’une heure au fil de la rue, du bief et une découverte de ce moulin atypique.


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Lieu : Rue des Moulins -Moulin l’Evêque à St Père
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Dates et horaires : samedi 26 juin et dimanche 27 juin 10h-12h et 15h-18h
.Tarif : Gratuit
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Contacts : Lucile Saum Décuns / 03 86 28 11 85/ contact@ot-cosnesurloire.fr
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Organisateur : Office de Tourisme « Loire Vignobles et Nohain »
http://www.ot-cosnesurloire.com/


SAINT-PIERRE-LE-MOUTIER
Moulin à vent « les Eventées », fabrication de pain, artisanat du bois
Adhérent AMMN
Visite du moulin, fabrication de pain dans un four à bois et marché des producteurs locaux.


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Lieu : Les Eventées-7, Le Champ de la Vigne -St Pierre le Moûtier
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Date et horaires : dimanche 27 juin / 10h-17h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Gilles MENETRIER / 06 17 34 02 41/ gilles.menetrier@orange.fr
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Organisateur : association « APNB » /Gilles Ménétrier, président

Journées duPatrimoine de Pays et des Moulins 26 et 27 juin 2021 dans les départements voisins
de la Nièvre (moulins qui adhèrent à l’AMMN)


SAÔNE & LOIRE
ROUSSILLON-EN-MORVAN


Visite du moulin des Viollots, démonstration de savoir-faire
Adhérent AMMN
Visite du moulin en fonctionnement, vente de farine et cuisson du pain au four à bois.
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Lieu : Moulin des Viollots -Roussillon en Morvan
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Date et horaires : dimanche 27 juin / 9h-12h et 14h-18h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Gilbert DEVOUCOUT / 06 42 49 84 42/ val.garcia71@orange.fr
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Organisateur :Association « Moulin des Viollots »


YONNE
CHÂTEL-CENSOIR
Vivre la nature au Jardin des Alouettes

Adhérent AMMN
Une visite du domaine libre ou guidée, découverte en passant du moulin, du verger conservatoire, du jardin
de production. Observation d’un élagueur, petites installations accrobranches pour les plus jeunes,
animateur nature pour visite de l’étang et de ses arbres d’eaux. Contes et histoires
d’arbres. Conférence historique sur les lieux, exposition nature…le tout en musique par l’association Vita’zik, le groupe Horizon.
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Lieu : Jardin des Alouettes -Châtel Censoir
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Date et horaires :samedi 26 juin / 10h-17h
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Tarif : Gratuit
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Contacts : Olivier et Kate Hallet / 06 89 11 99 66 / lesalouettes@orange.fr
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Organisateur : « Jardin des Alouettes » / https://www.gitealouettes.com/
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Partenariat :
les associations « C’est Châtel », « CCHA », »
Ferme et Compagnie » et « Vita’Zik »

Nouvelles meunières N° 38

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Actualités des énergies renouvelables

Le Journal du Centre du 29 avril 2021 consacre toute une page à l’Ademe (désormais « Agence de Transition écologique », elle préfère garder son ancien sigle). On y lit notamment : « L’objectif est toujours d’augmenter le pourcentage d’énergie renouvelable et de récupération ».

A propos de la Nièvre : « L’Ademe a contractualisé avec le SIEEEN en 2020 un contrat territorial de développement des énergies renouvelables pour la réalisation de 18 projets en 3 ans ».

Dans le cadre de la préparation aux élections départementales, le Journal du Centre publie le 10 juin 2021 toute une page : « Développement durable : leurs priorités ». Chacun des 4 grands partis ayant des candidats partout ou presque énonce ses objectifs : un seul met en avant « Développer production locale et énergies renouvelables : il insiste sur l’implantation d’ombrières photovoltaïques sur les parkings, dont celle en projet très avancé à Magny-Cours. Un autre parti déclare s’opposer fortement à l’éolien et évoque un projet autour de l’hélium, dont je ferais humblement remarquer que la technologie n’est encore guère développée. Cela dit, aucun des 4 partis n’a un mot pour l’énergie hydraulique.

Le 11 juin article sur un établissement agricole de Verneuil, à côté de Decize, la ferme Cotet « aux Taumonts » : « Approche concrète de l’agriculture bio et de la biodiversité ». Parmi ses projets, planter 150 noyers et un jour obtenir de l’huile. « Pour garantir à l’exploitation une autonomie totale en électricité, un bâtiment sera construit pour la transformation, couvert en cellules photovoltaïques ».

Éolien

Au niveau national

Suite à l’annonce par Barbara Pompili la ministre chargée de l’environnement que l’État va poursuivre ses encouragements à développer l’énergie éolienne, la politique s’empare de l’éolien, avec des partis qui proposent de le limiter toujours plus, mais pas forcément dans un but autre qu’électoral. Plus neutre sur ce plan-là, Stéphane Bern prend position contre l’éolien, qui dit-il « pollue gravement la nature et détruit le patrimoine naturel et bâti de France » (Le Figaro, 31 mai 2021). L’État évite de laisser poser une éolienne dans la perspective d’un monument historique (par exemple à La Charité sur Loire) et dans les beaux sites naturels.

Incidemment sur Arte a été évoquée une émotion qui agite la Provence : on commence à poser des éoliennes géantes sur et autour de la fameuse Montagne Ste-Victoire que Paul Cézanne a représentée dans quelques 80 tableaux : un endroit sacré, en somme. Emotion bien compréhensible pour les amateurs de beaux paysages. Mais cela pose cette question : est-ce que Cézanne aurait refusé cette modernité ? N’aurait-il pas choisi de l’insérer dans son paysage, comme Monet peignant les fumées de la gare St-Lazare ou du port du Havre ?

Dans notre région

« Près de 400 acteurs régionaux lancent une procédure contre le plan de déploiement » de l’éolien dans la Région Bourgogne-Franche-Comté. La Région compte déjà 402 éoliennes, l’objectif étant d’atteindre 1600. Plusieurs projets semblent à leurs adversaires contraires à des articles du Code de l’Environnement. Par exemple « le milan royal, en voie de disparition, fait partie des espèces qui circulent entre l’Allemagne et l’Espagne en passant par la Bourgogne-Franche-Comté… L’impact des éoliennes sur le milan royal ne figure jamais dans les rapports produits par les promoteurs, pas plus qu’il n’est évoqué dans le Sraddet » (le plan régional. Journal du Centre, 7 juin).

SRADDET : Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires

Un collectif d’associations fait procéder à une enquête d’opinion auprès d’un échantillon de 1250 personnes sur les parcs éoliens : il conclut que 64 % des sondés « estiment qu’ils ont un impact négatif sur les paysages, 32 % très négatif . Une majorité considère également que l’éolien dégrade la vie locale… 56 % sur l’entente entre les habitants. 52 % voient des effets négatifs sur l’attrait touristique. 51 % sur l’attractivité auprès des citadins. ». 66%craignent pour la valeur de l’immobilier. 70 % sont contre l’éolien lorsqu’il risque de perturber la circulation des oiseaux migrateurs. 66 % accordent un crédit à l’éolien dans la lute contre les émissions de gaz à effet de serre. (Journal du Centre 13 et 14 juin 2021).

Dans l’Yonne, où l’éolien se développe beaucoup, les débats continuent entre ses partisans et ses adversaires. 

Côté partisans : L’Yonne Républicaine du 22 février annonce un projet à Montholon, près d’Aillant sur Tholon. L’intercommunalité du Serein s’interroge sur le revenu qu’elle tire des éoliennes : il n’irait pas au-delà de 20 ans ; pour ma part, (9 avril). A La Celle-St-Cyr, le maire et le conseil municipal défendent le projet éolien, dont ils attendent 70 000 € par an ; ils intègrent leur décision dans l’ambition nationale : « L’urgence climatique est là. Aucune étude scientifique validée ne remet en cause formellement le production d’électricité éolienne ». (9 avril)

Côté adversaires : dans le Tonnerrois, « Le bruit des pales est insupportable » assurent des riverains du parc éolien ; de plus, ils affirment que les oiseaux ont du mal à éviter les pales ; des plaintes sont déposées (10 avril). Même opposition virulente autour de Joigny : « Les éoliennes attisent les oppositions », plusieurs associations s’étant constituées contre les différents projets (22 avril).

Solaire

Le Journal du Centre du 23 mai 2021 consacre un assez long article à la réunion de la Confédération Paysanne dont le principal débat a porté sur les terres qu’on recouvre de panneaux solaires ; il craint que ce soit autant de terres dont ne disposent pas les jeunes voulant s’installer comme agriculteurs, voire les plus anciens à la recherche de bons terrains. Cela fait suite à l’intention affichée par la Chambre d’Agriculture de favoriser la disposition de ces panneaux sur des terrains ; il est vrai qu’elle précise préférer pour cela les terrains « peu productifs ».

Le même jour, le quotidien annonce : « les panneaux photovoltaïques des parkings du circuit de Magny-Cours ont été mis en service ». « Nous allons produire 5 000 mégawatt-heures … alors que le circuit n’en consomme que 1 690 par an ». « Le surplus va être réparti autour du circuit ». Autre projet : « A moyen terme, Nièvre Énergies, le circuit et le Département projettent de fabriquer sur le circuit de l’hydrogène pour le réutiliser dans les moteurs des voitures sur le site. »

Le Journal du Centre du 29 avril 2021 annonce à La Guerche sur l’Aubois dans le Cher un « projet de centrale photovoltaïque au sol ». « Ce projet permet de revitaliser une ancienne friche dans la zone industrielle au nord-est de la commune. » ; il « s’inscrit dans la loi pour la transition écologique… qui prévoit que les énergies renouvelables devront représenter 40 % du mix électrique français d’ici 2030 ». 13 000 panneaux, puissance 5 MW, consommation de 2 150 foyers.

Le Journal du Centre du 15 mai 2021 annonce qu’à Garchy un projet est en cour à l’ancien centre de géophysique du CNRS : 17 ha pourraient être couverts de panneaux photovoltaïques, en espérant couvrir la consommation annuelle en électricité de 4 300 foyers. Un des avantages est que les sols du site sont très pollués, donc impropres à toute remise en culture. C’est la société Valorem qui entreprend les études ; depuis le 15 mars 2021 elle sollicite le public pour monter une « cagnotte participative ».

Hydrogène

Voir ci-dessus à propos des panneaux solaires de Magny-Cours.

L’Auxerrois confirme son choix de développer la filière de l’hydrogène. « Par ce choix, la capitale de l’Yonne deviendra une ville vertueuse en matière de gestion environnementale, en limitant drastiquement les rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère. » Cinq bus fonctionnant à l’hydrogène sont en cours de fabrication  et destinés à Auxerre. Rappelons que la Région programme de lancer 3 trains à hydrogène (Auxerrois Magazine décembre  2020 et avril 2021).

Méthanisation

Le 23 avril 2021, L’Yonne Républicaine fait état d’une réflexion sur « La méthanisation divise dans le Vézelien ». A Foissy les Vézelay, des habitants se plaignent de la pollution générée par l’unité de méthanisation créée en 2012 à Domecy sur Cure. L’exploitant, un agriculteur local, « Concrètement, l’agriculteur introduit des déchets tels que du fumier, des déchets agricoles, des biodéchets dans un digesteur privé de dioxygène. La fermentation produit un biogaz, puis, grâce à un moteur de cogénération, Christophe Rousseau produit 530 kwh d’électricité réinjectée dans le réseau (1 500 foyers). De ce processus reste le digestat qui sert de fertilisant pour les terres ».

C’est ce digestat qui pose problème. Les gens qui en répandent sur leurs terre y trouvent des résidus polluants, notamment des débris de plastique. M. Rousseau explique que sa machinerie s’est tellement développée qu’il reçoit des déchets de la région parisienne, qu’il espère végétaux ou organiques, et il ne réussit pas toujours à en écarter les mauvais produits. En tout cas un « collectif » s’est constitué contre lui, dont 2 membres se sont cru autorisés à tenter une action de sabotage, suite à quoi M. Rousseau porte plainte.

JOURNAUX

LeJournal du Centre

30 avril 2021 : Article sur les projets de « l’Association de Sauvegarde de l’église et patrimoine culturel de Corancy », intitulé « Sauvegarder le patrimoine corancycois », portant essentiellement sur la belle petite église du village ; au centre est le surprenant tableau représentant St Joseph, du méconnu Eugène Charles François Guérard (1821-1866). L’association… « participera à la Journée des Monts et Moulins en juin ». 

9 juin 2021 : « Un tiers-lieu numérique et social à Luzy », pour les associations aussi bien que les citoyens : il sera aménagé dans l’ancien moulin sis en plein centre de la ville, sur le pont qui en fermait l’étang. Un regret toutefois, il n’est pas envisagé de réparer les pelles de l’ancien étang historique, qui ne retrouvera donc pas son  aspect d’autrefois.

11 juin  2021 : Un camping rénové à La Nocle-Molaix, constitué de plusieurs petits chalets, au bord de l’étang Marnant. L’article n’en parle pas, mais cet étang alimenta un moulin. ,

. St-Pierre le Moûtier : annonce de l’ouverture du moulin des Eventées les 16 juin 2021 et 11 septembre 2021.

REVUES

Bulletin de l’association Les Amis de La Charité sur Loire n° 110 d’avril 2021, article « La famille Grasset » : plusieurs personnages de cette famille ont animé la vie charitoise, mais aussi nivernaise, dont pour ce qui nous concerne Louis-Auguste. Louis-Auguste Grasset était un grand collectionneur d’objets à intérêt historique ; il était si connu comme tel que lorsque fin 1834 Mérimée, tout nouvel inspecteur des monuments historiques, vint à La Charité, il tint à le rencontrer. Plus tard il devait léguer une partie de ses collections pour créer le musée de Varzy. Nous l’évoquons dans l’histoire des moulins de St-Aubin les Forges au sein de « Les moulins des Nièvre », premier cahier, que nous venons de mettre sur notre site internet. En effet, l’auteur de l’article Bernard Cirette écrit : « En 1847, Louis-Auguste Grasset décide de remettre en état ses propriétés de la Douée et vend une partie de ses collections » : le site de la Douée à St-Aubin les Forges comprenait 4 forges hydrauliques ; Pierre-Auguste transforma l’une d’elles en moulin à blé.

Les Annales des Pays Nivernais n° 182, juin 2021 : « Un village et la Loire au XIXe siècle, Port Thareau à St-Hilaire-Fontaine », par Bernadette Petit-Dorot. Ce petit port sur la Loire en amont de Decize disposait d’un petit moulin, dit le Moulin au Loup ou de Tareau, mu par un ruisseau formant un étang. Il en est question à plusieurs reprises, quoique succinctement. Je retiens surtout ce détail de 1866, l’année de l’une des 4 pires crues de la Loire de ce siècle-là ; il s’agit de l’action des secours : «Nous dirigeons notre expédition vers le moulin de Tareau où nous savions se trouver une vieille femme infirme et malade que nous trouvons au grenier avec sa famille. Nous voyons entraîner par l’eau les premières poutres du moulin et nous nous trouvons dans un courant si rapide que nous ne sommes plus maîtres de notre embarcation. » Cela nous rappelle ce phénomène terrible : les crues de la Loire faisant remonter l’eau le long des rivières affluentes, d’où des dégâts énormes. Le numéro comporte plusieurs cartes où on voit bien le moulin représenté ; il y a aussi une photo du dernier vestige des bâtiments du moulin.

Un encart inséré au sein du numéro 182 contient un hommage à Robert Durand : il contribua beaucoup à faire connaître le moulin de la Commanderie à Moulin-L’Evêque (St-Père) ; nous y avons plusieurs fois reçu les visiteurs ensemble lors de journées des moulins ou du patrimoine. Robert vient de s’éteindre à 94 ans.

Le Canard Enchaîné du 12 mai 2021 commente l’apparition d’une nouvelle farine, celle d’insectes, annoncée par « Les Echos » : l’entreprise française Yusect, « annonce La Croix », « est en train de construire une ferme géante d’insectes dans la Somme et va se lancer dans l’alimentation humaine dans le Jura et aux Pays-Bas, avec l’élevage de larves de ténébrion meunier ».

LIVRES

« Gustave Courbet, éloge de la nature »,sous la direction de Carine Joly et Valérie Pugin, Silvana Editoriale. Ornans, la ville natale du grand peintre Gustave Courbet, est au bord de la Loue, un affluent du Doubs ;  quand on longe cette rivière charmante, on pense qu’elle  a dû animer beaucoup de moulins. L’un d’eux demeure célèbre : Vuillaffens, illustre pour ses roues qu’un génial mécanisme fait monter ou descendre suivant la hauteur du courant.

Le livre propose deux moulins :

. « La source de la Loue ». Comme souvent dans le Jura, la source surgit soudain, regroupant plusieurs ruisselets après qu’ils ont parcouru des kilomètres sous la falaise calcaire). Courbet propose un surprenant moulin, d’aspect fort ancien, avec une goulotte fermée longeant toute la façade… Il ne manque que la roue.

. A Ornans même (où aujourd’hui le visiteur pressent que plusieurs maisons, par leur inconfortable position au bord de la rivière, ont pu être des établissements hydrauliques), Courbet propose un établissement d’aspect vieillot, plutôt bas, mais doté de deux roues à augets. Bizarrement, on distingue une roue de moulin à fruits, toute fine, posée en travers entre les deux biefs, comme pour marquer une séparation. Titre du tableau : « Une papeterie à Ornans » (donc les moulins de Franche Comté ont aussi travaillé le papier). 

« La Maîtresse du peintre » par Simone Van der Vlugt, 10-18, 7,80 euro.

Cet ouvrage s’en prend à mon artiste préféré parmi tous ceux qui ont eu un ancêtre meunier : le grand Rembrandt en personne. La dame en question, Geertje, nourrice de son fils Titus, il en fit donc sa maîtresse. Paraît-il que leur union a fait scandale, mais que les moralistes n’ont poursuivi qu’elle en justice, scénario au cours duquel Simone Van der Vlugt dit que Rembrandt commit la « trahison » de l’abandonner à ses ennemis.

TÉLÉVISION

Lundi 10 mai 2021 , numéro de « Secrets d’histoire » sur France 3 consacré à Toussaint l’Ouverture, qui mena une révolte sur l’Ile antillaise de St-Domingue après qu’en 1802 Napoléon Bonaparte eut prétendu rétablir l’esclavage. Toussait l’Ouverture avait été esclave dans une grande entreprise de culture de la canne à sucre, laquelle, comme toutes, possédait un moulin pour pulvériser la canne et commencer à en extraire le sucre. L’émission a proposé un très beau tableau montrant un grand moulin à vent. Un historien a raconté ce dont un Antillais m’avait fait part un jour : c’est le risque couru par les esclaves noirs qu’on faisait travailler trop près de la machine à broyer les cannes ; il y avait un grand nombre d’accidents. Toussaint l’Ouverture, remarqué pour sa grande intelligence, fut affranchi et devint lui-même producteur de sucre.

Samedi 22 mai  2021 sur la Cinq : « Echappées belles » consacrées aux Cévennes, avec un beau moulin à vent, bien filmé ; le meunier a présenté son blutoir.

Disparition

M. Maxime Guillemenot vient de s’éteindre. Il nous avait reçus à son Moulin Caillot de St-Brisson lorsque nous avions organisé une rencontre avec nos amis de Saône-et-Loire dans les environs d’Alligny en Morvan. 

Questions diverses

Eclusophone

L’Yonne Républicaine du 10 mai 2021 révèle urbi et orbi que des jeunes musiciens ont mis au point un « éclusophone », constitué du « mélange improbable d’une harpe et de peaux de tambour »lequel « fait écho au bruit de l’eau, de la nature et de l’écluse ». « Au départ l’instrument ressemblait à un gros  baby-foot. Aujourd’hui il a 12 faces et s’intègre parfaitement à la machinerie de l’écluse. » L’affaire se passe le long du canal du Nivernais, il s’agit d’une des initiatives qui se proposent de la mettre en valeur. Voies Navigables de France la retient dans le programme. 

Parc botanique : à Migennes, l’association Romarin a créé un sentier botanique qui occupe un kilomètre du Parc du Moulin de Préblin.

Lac du Crescent : L’Yonne Républicaine du 22 avril 2021 annonce qu’il est en cours de nettoyage donc vide ; l’article ne le dit pas mais on peut y observer les restes du moulin du Mont (Marigny l’Église). Le moulin de Queuson, même commune, avait été détruit à la veille de la mise en eau.

Nouvelles meunières N° 37

Nouvelles meunières

par Philippe Landry

Les désastres de la continuité écologique

Le Journal du Centre du 5 avril 2021 nous accorde un grand article d’une demi-page :

« L’association des moulins du Morvan et de la Nièvre dénonce la politique de l’eau.

Des propriétaires et riverains inquiets ».

L’article fait écho à l’importante déclaration de Francis  Lefebvre-Vary, notre président, contre le décret signé dans la précipitation par Edouard Philippe, juste avant de quitter son poste de Premier Ministre, permettant à l’administration d’imposer la destruction de barrages de moulin, même sans l’accord des propriétaires.

Francis Lefebvre-Vary insiste sur le coût très élevé de toutes sortes d’études préalables à divers travaux, études qui n’aboutissant généralement à rien.

La grande photo au centre de l’article montre notre ami Jean-Pierre Courault dans son jardin au moulin de la Forge de Sichamps, parmi des arbres qu’on l’a contraint à abattre au nom de la « continuité écologique ».

NB : l’article n’en parle pas, mais le décret semble entaché d’inconstitutionnalité en ce qu’il porte atteinte au droit de propriété résultant de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen inscrite en préambule de la Constitution de la Ve République. Les victimes peuvent donc soulever devant les tribunaux la question préjudicielle de constitutionnalité.

A ce propos, notons cet article dans l’Yonne Républicaine du 10 mars 2021 : 

« Le conseil d’État a tranché sur la continué écologique rapportée aux ouvrages hydroélectriques

Il donne raison aux défenseurs des moulins. »

L’article expose que l’association bourguignonne Hydrauxois, que préside notre ami Charles Champetier, vient d’obtenir l’annulation d’une partie d’un décret du 3 août 2019, pour non conformité à la loi sur l’eau ; cela entraîne la nullité de la circulaire diffusée pour son application. Résultat : « les porteurs de projets ayant reçu un avis négatif de l’administration pourront de nouveau faire valoir leurs droits ». L’article précise également que le procès continue contre le décret Edouard Philippe de juillet 2020.

Etrange réaction du maire d’Urzy

Curieusement notre article suscite une réaction que publie le Journal du Centre du 18 avril, 2021 de Gilles Devienne, qui « réagit à propos de la politique de l’eau ». Se présentant comme « maire d’Urzy, vice-président de la communauté de communes Les Bertranges, chargé de l’environnement et président du bassin versant des Nièvres », il « réagit au propos du président de l’Association des Moulins du Morvan et de la Nièvre tenus dans notre édition du 5 avril ». Il affirme que l’article L214.17 du code de l’Environnement n’impose « aucunement de détruire des seuils » : c’est bien notre avis, c’est pouquoi nous combattons les décrets qui imposent la dite destruction, ainsi que la pratique instaurée par les Agences de l’Eau, que décrit notre article. L’un des titres de la réponse est « Nous sommes dans la concertation » ; en effet, sauf qu’on ne nous invite pas aux réunions. Et il passe sous silence le décret Edouard Philippe. 

Il conteste le coût et la durée des études pour un projet inutile à Lurcy le Bourg ; d’une part nous maintenons nos affirmations, d’autre part nous réitérons qu’à Lurcy il y a eu de l’argent et de l’énergie gaspillés pour n’aboutir à rien !

Le numéro d’avril 2021 de Moulins de France, la revue de la FFAM contient  des articles importants :

  • L’éditorial du nouveau président Pierre Meyneng rappelant les efforts des fédérations auprès des parlementaires, lesquels ont abouti à des amendements aux lois existantes et en cours de vote, dont la ministre de l’écologie est bien ennuyée. 
  • Un grand article du même président associé à celui de la FDMF et de la présidente des Riverains de France : « Valoriser nos moulins. Arrêtons de les détruire. Utilisons leur potentiel. » Il contient en particulier des arguments scientifiques contre la politique actuelle.
  • Un grand article de Patrice Cadet : « La fragmentation paisible des moulins indispensable à la continuité écologique sauvage ». Les barrages sont très profitables à l’écologie, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement.
  • Un autre grand article de Patrice Cadet : « Et si pour sauver les poissons migrateurs il fallait sauver l’eau » : on est bien d’accord là-dessus, le véritable problème de l’état des rivières, ce sont les nitrates et les pesticides qui les polluent. Mais Patrice Cadet développe le thème avec des arguments scientifiques et des tableaux statistiques montrant que le gouvernement se trompe.

Le point sur les énergies renouvelables

Le Journal du Centre expose le 22 avril 2021 que : « Avec la crise sanitaire, la consommation d’électricité a plongé » (de 5,8 % en 2020). A l’intérieur de l’article on remarque : « En un an, le parc éolien s’est étoffé, en même temps que le parc solaire. Ils augmentent, respectivement, de  8,8 % et 12,5 %. Les énergies renouvelables couvrent désormais 16,3 % de la consommation régionale en 2020, contre 15,1  % en 2019 ». Elles représentent 1 200 mégawatts aujourd’hui.

Éolien

A Vermenton, dans l’Yonne, quatre éoliennes toutes neuves s’apprêtent à entrer en service : mâts de 137,50 m, pales de 62 m. Commande de la filiale EDF Renouvelables. (Yonne républicaine 11 mars 2021)

Solaire

Dans le compte rendu de la visite du nouveau Préfet à Magny-Cours, par le Journal du Centre le 23 mars, annonce de ceci par « le directeur de l’enceinte de sports mécaniques » : « Nous souhaitons réaliser une station hydrogène sur le site, alimentée par des panneaux photovoltaïques. A terme, nous souhaitons une flotte de véhicules roulant avec ce carburant ».

Le 20 mars 2021, le Journal du Centre annonce qu’un permis de construire est demandé pour une centrale solaire à La Machine, sur une « ex-décharge ».

1er avril  2021: à Chevenon, le conseil municipal étudie le projet d’une « centrale photovoltaïque flottante » « au niveau des plans d’eau en cours d’exploitation » par la société Eqiom Granulats », lesquels occupent une carrière abandonnée.

Le 2 avril 2021, il annonce que le projet de photovoltaïque à l’aérodrome de Cosne est accepté par la préfecture.

Hydrogène

Voir ci-dessus l’annonce du 23 mars 2021.

Méthanisation

Double page dans le Journal du Centre le 23 mars 2021 : « L’agriculture cherche à se diversifier ». Le plus grand article évoque les projets de méthanisation :

. Sept agriculteurs s’associent dans un projet à Prémery, sur le site de l’ancienne usine Lambiotte, dans le but de proposer de l’électricité à 1500 foyers.

. « La société Dual Metha caresse l’espoir de créer 4 autres sites de méthanisation dans le Val de Loire, le sud Nivernais et le Morvan à l’horizon 2023 .  A Moulins-Engilbert, l’Association pour la Valorisation écosocioculturelle du Nivernais moulinois responsable (Avenir) songe aussi à l’installation d’un méthaniseur ».

. Un agriculteur envisage de créer un méthaniseur à Pouilly.

. A Cosne, 4 agriculteurs « portent un projet de méthaniseur », celui annoncé par le quotidien le 18 janvier ; l’article en bas de la page 2 rappelle qu’il suscite une levée de boucliers contre lui.

L’article en bas de la page 3 est intitulé : « Pionnier de la méthanisation, l’éleveur ne regrette pas ce choix ». Utilisant le digestat de 350 vaches, M. Frédéric Maillault déclare : « Nous produisons entre 300 et 400 kilowatts d’électricité par heure que nous rachète EDF. Nous alimentons aussi un réseau de chauffage. » L’article précise que la maison de l’éleveur et une quinzaine de ses voisins en profitent aussi. La production lui permet de rembourser les emprunts effectués.

Dans l’Yonne, à Pont sur Vanne, près de Sens, un projet de méthanisation suscite une vive opposition : consultée par le conseil municipal, la population a voté contre par 54 voix contre 44 mais 108 abstentions. (Yonne Républicaine, 1er mars 2021).

JOURNAUX

Le Journal du Centre

5 mars 2021 : petit article annonçant l’ouverture du « réservoir du Châtelet », à Arleuf, pour la pêche: certains pêcheurs aiment les plans d’eau, alors que leur fédération défend le contraire au sein de l’Office de la Biodiversité.

22 mars  2021: Une demi-page sous le titre « Agriculture : depuis le début des années 1990, la Vendée a développé un ambitieux programme de stockage Plutôt que de voir toute cette eau partir à la mer ». C’est tout à fait ce que nous soutenons quand nous défendons nos chaussées de moulin. Peut-être que le ministère chargé de l’Environnement ne le sait pas : c’est tellement difficile de se tenir au courant…

24 mars 2021 : « Jules Miot, l’insoumis moulinois » : toute une page consacrée à ce grand révolutionnaire, né à Autun en 1809, mort près de Paris en 1882. Il a été quelques années maire de Moulins-Engilbert, où… il posséda un moulin (l’article n’en parle pas). Il participa à la Commune de Paris en 1871 ; d’ailleurs dans le documentaire sur ce grand évènement historique diffusé par Arte le 23 mars 2021, on voyait fugitivement une caricature de Jules Miot. L’article du Journal du Centre est rendu possible par les travaux de Serge Bernard, historien de Moulins-Engilbert qu’il nous est arrivé d’évoquer dans notre bulletin ; nous avions parlé aussi de Jacqueline, sa femme, qui ayant fait une grande étude sur la communauté familiale des Garriaux, à Préporché, nous a offert toutes les pages qu’elle a consacrées au moulin des Garriaux, lequel appartint longtemps à cette communauté.

. Article sur la maison de Pasteur à Dôle, en cours de restauration : l’ancienne tannerie de ses parents, sise au bord de l’eau, ce qui suggère qu’elle a dû contenir un battoir à écorce. Pasteur vint plusieurs fois dans le nord du Morvan, à Magny, chez son ami Valéry Radot, lequel possédait un moulin au pied de son château du Marraud, au grand étang célèbre. Rien n’indique que Pasteur ait visité ce moulin.

. Double page sur Marcel Reynaud, qui a repris la manufacture Leroux, laquelle fabrique une huile de lin idéale pour les artistes-peintres ; il l’a reprise jadis, bien après qu’elle ait fabriqué de l’huile de lin au moulin de Villiers-sur-Tholon (Yonne). Comme la plupart des huiles, celle de lin était jadis fabriquée dans un moulin.

16 avril  2021: « St-Brisson : Les trésors du Morvan à découvrir en ligne ». Le Parc Naturel Régional du Morvan annonce avoir ouvert une « importante collection consacrée à l’histoire, aux mémoires et aux savoir-faire du Morvan », collection qu’il est possible de consulter sur le site http://bourgogne.patrimoine.oral.org, ou mieux encore www.patrimoinedumorvan.org.

18 avril 2021 : le quotidien nivernais fait une excursion dans l’Yonne, en évoquant un personnage domicilié à Lucy-sur-Yonne : 

« Kelland Hutchence, artiste-peintre gallois »

Ce vieux monsieur, qui s’adonne à la peinture après une longue carrière militaire, profite d’une retraite heureuse dans notre région ; en particulier, il précise : « Je suis bénévole dans l’association qui rénove le moulin à vent de Migé »

21 avril  2021 : petit reportage sur nos amis du moulin des Eventées de St-Pierre le Moûtier : « Les bénévoles aux petits soins du moulin ». Ils repeignent ici et là, et ils plantent de nouveaux arbustes, qu’ils protègent de la gourmandise des chevreuils à l’aide d’un grillage.

26 avril 2021 : bonne nouvelle à Varzy. L’ huilerie est en cours de restauration, dont tout le système électrique et certaines pièces entourant les meules. La grille qui permettra d’observer les installations de l’extérieur sera prochainement posée.

L’Yonne Républicaine

3 mars 2021 : « La sève monte en puissance au moulin », assez grand article sur les innovations apportées au moulin de Vanneau, à Saints en Puisaye, qui continue ses projets pédagogiques, en l’occurrence évoquer la montée de sève dans un bouleau et un tilleul.

9 mars 2021  : M. Arnaud Bachelin entreprend de restaurer les vestiges de l’abbaye St-Martin à Avallon. Elle posséda un moulin important dans la vallée du Cousin, ce dont nous avons fait état à propos des moulins de cette ville.

25 mars 2021 : les projets de la petite commune de Cérilly « en étroite intimité avec l’eau ». « Le ru de la Fontaine, grossi par une ravine importante en limite de finage avec Coulours, alimentait un moulin situé au nord du village ».

REVUES

Vents du Morvan n° 78 printemps 2021

 Plusieurs allusions aux moulins :

. Le grand article « L’énigmatique manufacture de draps de Château-Chinon » évoque les « marchands drapiers » de la ville, lesquels recoururent aux foulonniers : un « fichier » en indique 48 entre 1600 et 1900. Malheureusement aucun foulon n’est indiqué.

NB : j’ai pu entrer en contact avec l’auteur de l’article, M. Jean-Claude Perraudin ; je ferai état des résultats ultérieurement. D’ores et déjà, il m’a dit avoir pour ancêtres des meuniers du moulin de Monjardin à Fertrêve ; il l’a d’ailleurs bien connu quand il avait encore tout son matériel.

. L’article sur Marigny l’Église dans les années 1950 dit que la commune comptait alors deux moulins : La Verdière et Courotte, ainsi qu’une scierie à Crottefou (sans doute l’ancien moulin). En plus il existait un petit atelier de pièces métallurgiques diverses à Mongaudier : l’article ne le dit pas mais il était aménagé dans l’ancien moulin de ce nom.

. « La guerre des farines en France en 1755 et en 1947 à Villapourçon ». Il s’agit de deux périodes où suite à de mauvaises récoltes le blé a manqué. Pour ce qui concerne 1755, l’article rappelle que les gens soupçonnés d’accaparer le blé pour faire monter les prix furent la cible de la colère de la foule, parmi eux des « meuniers ». Que j’apporte une précision : les meuniers travaillant « à façon », c’est-à-dire ceux qui traitaient le blé des paysans et le leur rendaient en farine, ne stockaient pas ; par contre les meuniers « de commerce », qui achetaient le blé pour en faire une farine destinée aux boulangers et pâtissiers, trouvaient avantage à stocker le blé pour mieux répartir la vente de farine au fil de l’année ; ce sont donc ces meuniers « de commerce » que la foule visait.

. « Voyage dans le temps au musée Papotte », de Bligny sur Ouche, en Côte-d’Or : un musée consacré à l’artisanat rural (saboterie, cordonnerie, sciage, articles divers) ainsi qu’aux écoles de village d’autrefois. Le musée porte ce nom parce qu’il se trouve « rue du Moulin Papotte », du nom de son meunier le plus connu, pour autant le musée n’occupe pas l’ancien moulin.

. L’article sur St François de Salle raconte notamment qu’il vint dans le Morvan rencontrer Ste Jeanne de Chantal, la grand-mère de Mme de Sévigné. Une remarque de ma part : Jeanne de Chantal, épouse et belle-fille de seigneur, habita deux châteaux avec moulin :

. Bourbilly, en Côte-d’Or au nord de Saulieu ; Petit, dans « Histoire des ducs de Bourgogne », dit qu’en 1233 le seigneur fit don à l’abbaye du Val des Choues d’une rente sur le moulin de Bourbilly. Le moulin ayant existé jusqu’au XXe siècle (le bâtiment subsiste), Jeanne de Chantal l’a connu, même si probablement elle n’y a jamais mis les pieds (le château est sur le plateau et le moulin au fond du ravin).

. Monthelon, à quelques kilomètres d’Autun : le château disposait d’un petit moulin pratiquement dans la cour ; la dernière fois que j’y suis passé il subsistait l’axe de la roue. Donc Jeanne de Chantal l’a vu, et St-François de Salles aussi. Par ailleurs, saisi comme bien national à la Révolution de 1789, le château fut transformé pendant un peu plus d’un demi-siècle en moulin à papier, sous la direction de descendants d’une grande dynastie de papetiers du Morvan, les Rodary.

. Dans le courrier des lecteurs, une dame évoque son amitié avec « Jean-Louis et Jocelyne au moulin de Jarles », à Alligny en Morvan. Il m’arrive d’en parler car, ayant doté l’ancien moulin d’une nouvelle roue, ils ouvrent volontiers pour les journées du patrimoine.

Nièvremag n° 23 de mars 2021, le magazine du Conseil Départemental de la Nièvre, annonce ceci concernant le canton de Luzy :

« Après quatre ans de démarches, le moulin du vieux pont, à Luzy, est devenu propriété de la commune et s’appelle désormais « Notre Moulin ». Les autorités locales comptent en faire un centre « numérique et social » pour les associations et les citoyens, par exemple un espace de télétravail et de visioconférence.

Terre des Bourbons, « magazine bourbonnais d’exploration locale », une revue du département de l’Allier, contient dans son numéro 20 de mars-avril-mai 2021 un grand article sur le moulin Gribory, à Chatelus, au pied de la montagne bourbonnaise, le long du Sichon. Il propose à la visite ses installations impeccables, l’atelier à blé marchant à l’électricité d’une part, l’atelier d’huile d’autre part. Les photos, fort belles, montrent le beau bâtiment bien restauré, la grande roue en fer, les belles meules à huile avec une curieuse petite benne d’où les cerneaux de noix tombent progressivement,  le pressoir à huile, les bouteilles les plansichters du moulin à blé.

LIVRES

« Petite chronique d’Anna Magdalena Bach », d’Esther Meynel, éditions Libretto. Cette écrivaine anglaise a, à partir des témoignages sur Jean-Sébastien Bach, composé ces fausses mémoires de sa deuxième épouse, Anne-Madeleine. Quelques extraits : 

« De tous temps les Bach furent musiciens. Sébastien racontait que le premier en date avait été son arrière-grand-père Veit Bach, meunier et boulanger de son métier.  Sa plus grande joie consistait à emporter dans son moulin une petite cithare dont il jouait pendant que la meule broyait du grain».

En mai 1723, la famille s’installe à Leipzig où le compositeur vient occuper un poste important, qui lui donne droit à une maison. Mais celle-ci est à agrandir, car il arrive avec Anne-Madeleine et les 4 enfants encore vivants que lui a donnés feue sa première épouse Maria-Barbara, d’où des travaux pendant lesquels « nous nous installâmes provisoirement au moulin ».

A Leipzig, Bach joue souvent au célèbre café Zimmermann, qui est « rue du Moulin-à-Vent ».

« Chefs-d’œuvre de la peinture : musée du Louvre et musée du Jeu de Paume ». Énorme livre Y est reproduit le fameux tableau de Jan Van Eyck « La Vierge du Chancelier Rolin », peint sans doute dans les années 1430. Ce chancelier était comme le premier ministre du duc Philippe de Bourgogne ;  il est né à Autun, le musée de la ville s’appelle Musée Rolin. J’en ai parlé récemment dans les Nouvelles Meunières parce que sa femme ayant créé les Hospices de Beaune, il leur offrit quelques années plus tard un moulin sur la Boulaize juste en amont des Hospices de Beaune. Sur ce tableau : on voit la chancelier à gauche, la Vierge à l’Enfant à droite, et plein centre un paysage, avec une grande rivière au milieu d’une grande ville. Or l’agrandissement de ce détail me permet pour la première fois de reconnaître un moulin-bateau, grâce à sa roue, plus peut-être un autre, plus une tour à laquelle une roue semble également être accolée. Mais de quelle ville s’agit-il ? Grand mystère. On aimerait qu’il s’agisse d’Autun, mais c’est tout à fait improbable. Selon le livre, les historiens penchent plutôt pour une création issue de l’imagination du grand peintre flamand.

RADIO

France-Musique

24 mars 2021 , dans Musique-Matin, 8 heures 20 : danse extraite de l’opéra « Le Coeur du Moulin », de Déodat de Séverac, à l’occasion du centenaire de ce compositeur mort le 24 mars 1921. L’opéra en question évoque un moulin à vent du Lauragais, ce grand plateau entre Toulouse et Carcassonne. Nous avions parlé de cet opéra il y a fort longtemps dans un bulletin Moulins du Morvan.

A propos, France-Musique célèbre  le centenaire de la mort de Camille St-Saens ; dans son opéra le plus connu, « Samson et Dalila », il évoque la scène biblique où Samson, prisonnier des Philistins, est attelé à une meule ; il illustre remarquablement la scène par une musique assez lente à l’aspect lourd, pour souligner la difficulté qu’endurait un prisonnier attelé à une meule tournante. (NB : l’abbé Charraut, dans A l’Ombre du Morvan, dit que le secrétaire de Camille St-Saëns était originaire du canton de Montsauche).

« George Sand dessins et aquarelles », par Christian Bernadac, éditions Belfond. On y remarque un dessin « à la plume » du  moulin d’Angibault, où la grande écrivaine a situé l’intrigue de son roman « Le meunier d’Angibault ».

Télévision

Dimanche 11 avril 2021 sur Arte : documentaire dans la série « Les Grands duels de l’art » ; il s’agissait de la rivalité entre les deux grands peintres anglais de la première moitié du XIXe siècle, William Turner et John Constable. Le second était fils de meunier, ce pourquoi il a notamment peint un beau moulin à vent très effilé (sans doute celui de son père), et un non moins beau moulin à eau à la grande roue posée sur le pignon, et que le tableau montre de face.

Dans Invitation au Voyage du 26 avril 2021, documentaire sur l’île grecque de Kolymnos (célèbre pour ses pêcheurs d’éponges) : une dame chante en faisant tourner son moulin à bras à la manivelle ; il a à peu près 60 cm de diamètre. Il ressemble à ceux du musée de Bibracte, et à celui confié par les archéologues d’Entrains au musée de Clamecy.

Musée méconnu dans le département de l’Yonne :

A Escolives-Ste-Camille, l’ancien « Moulin du Saulce », chemin du Saulce, abrite le musée Pierre Merlier, regroupant des œuvres de ce sculpteur.

Les moulins de la Cure

Actualités historiques

par Philippe Landry

La Cure et ses moulins

La Cure et ses affluents en amont du confluent avec le Cousin ont animé un grand nombre de moulins. C’est surtout eux dont il va être question ici, avec juste quelques références quant aux moulins en aval de ce confluent (Sermizelles, Arcy sur Cure, Bessy sur Cure).

La Cure naît curieusement au-dessus d’Anost en Saône-et-Loire, à 682 mètres d’altitude, mais rapidement se développe côté Nièvre, département qu’elle traverse sur 50 km selon Vallière dans son livre de 1896 ; elle parcoura à peu près la même distance dans l’Yonne. Son principal affluent est alors le Chalaux, qui, après une course de 32 km, la rejoint à Marigny l’Église juste avant le barrage hydroélectrique du Crescent. Les autres affluents sont successivement le Lyonnet qui la rejoint au sein du lac des Settons, le Bridier ou Caillot qui la rejoint peu après cascade du Saut de Gouloux, le Vignan qui vient du bourg de St-Brisson (où il a reçu le ruisseau qui vient de l’étang Taureau), le St-Marc que nous évoquerons plusieurs fois, tous rejoignant la Cure dans la Nièvre. Ensuite deux rivières coulent essentiellement dans ce département mais rejoignent la Cure dans l’Yonne : la Brinjame à Domecy sur Cure et le Bazoche à Pierre-Perthuis. Après la Cure reçoit le ruisseau du Val du Poirier à St-Père sous Vézelay. Après avoir reçu le Cousin, elle aboutit à l’Yonne à Cravant.

Une contrée propice au développement des moulins

Surtout des moulins à eau

La Cure et ses affluents sont plutôt abondants, et globalement favorables au développement des moulins, même s’ils ont parfois été victimes de phénomènes climatiques :

– Des périodes de sécheresse. Plus un moulin était proche de la source de la rivière, plus il risquait d’en être affecté : par exemple le petit moulin de Serre à Bazoche s’arrêtait tout l’été pour cause de manque d’eau, de même qu’en 1926 le moulin Jamet d’Empury était indiqué ainsi dans une statistique : « Peu de travail l’été manquant d’eau ». Plus en aval, le risque était moins grand, ce qui a permis de développer de grands moulins.

– De violentes crues capables de ravager les barrages des moulins, voire les moulins eux-mêmes. Par exemple le moulin de Courottte à Marigny l’Église fut très abîmé par la grande crue de 1910.

– Le gel : Chevrier raconte que l’hiver 1890-91 fut tel que la Cure gela : « Les moulins ne peuvent plus travailler et un début de pénurie de farine apparaît. Il est décidé d’ouvrir les pertuis et de casser la glace ». En 1880,, M. Louis Solyveau exposa dans une lettre au Préfet : « les glaces ont emporté le barrage » de son moulin Gingon à Pierre-Pertuis (il en faisait incomber la responsabilité à la compagnie de flottage). Le barrage du moulin Gingon était construit très en biais.

Mais ces cas incidents extrêmes étaient peu fréquents: cela a favorisé qu’on construise beaucoup de moulins à eau. Rares étaient les moulins posés directement dans la rivière : nos ancêtres l’évitaient, car le cours de la rivière est inégal, sans compter qu’en cas de crue il transporte des débris dangereux. Donc le moulin à eau :

– Soit était bâti sous un étang ;

– Soit bénéficiait d’un canal appelé le bief, ce bief pouvant s’achever par un petit réservoir, comme à Chalaux.

Mais ce bief pouvait être long de plusieurs centaines de mètres.

Une particularité à noter : près d’Arcy sur Cure, l’abbaye de Vézelay a possédé un moulin dit de Roche dont la roue et les meules étaient dans un gouffre où tombait une partie de la Cure. L’association archéologique Cora a en 2003 retrouvé des débris de la roue ; le calcul de l’arc a permis d’établir qu’elle avait un diamètre de 4 mètres. 

Partout le long de la Cure les moulins à eau auront utilisé la roue : 

– La plus simple : la roue à pales droites ; l’eau arrive à hauteur de l’axe de la roue voire en-dessous. Ainsi était la roue du moulin de Railly, à Dun les Places.

Moulin de Railly

Le moulin de la Verdière à Marigny l’Église était à pales droites (dessin Jean Perrin). 

Une forme de roue à pales très élaborée consiste en plusieurs pales très proches, longues, et légèrement courbées.

– Plus élaborée était la roue à « augets » ou à « seaux » ; chaque pale est courbée et fermée, donc formant une auge. L’eau, tombant à la verticale de l’axe, la fait tourner très vite. L’inconvénient était qu’il fallait un bief plus long pour que l’eau arrive au-dessus de la roue. Mais le rendement était meilleur. Voici quelques exemples de roue par-dessus :

  • Moulin de Saloué à Dun-les-Places
  • Moulin de Savelot à Ouroux

La roue a longtemps été en bois : l’intérêt était que le meunier, formé au travail du bois, pouvait la réparer lui-même. Mais au XIXe siècle on a parfois préféré la roue en fer ; si elle coûtait plus cher, elle s’usait moins vite. Il semble qu’elle ait eu un meilleur rendement.

La roue pouvait être sous le bâtiment, mais aussi posée contre le pignon du moulin, comme à Dun les Places au moulin de Saloué.

En général ce pignon, pour qu’il résiste bien aux vibrations de la roue, a été de plus en plus construit au moins pour sa partie basse en pierres de taille.

Ruines du moulin Jamet à Empury

Un même moulin pouvait comporter plusieurs roues, comme le moulin du Saut de Gouloux.

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Nouvelles Meunières N° 36

Non classé

Par Philippe Landry

Les désastres de la continuité écologique

Fabienne Nedey publie dans Actualité Culture un article ambigu intitulé :

« Entre patrimoine et écologie les moulins font le grand écart »

Ce titre implique la séparation, voire l’opposition, dans l’esprit de l’auteur, entre le patrimoine et l’écologie. Or nous soutenons qu’en défendant les moulins et leurs chaussées, nous défendons leurs écosystèmes et notamment les « zones humides », que cet auteur se garde d’évoquer. 

Fabienne Nedey considère que les défenseurs des moulins sont sur des positions « dogmatiques » : comme si l’administration ne campait pas elle-même sur des dogmes, avec cette différence qu’elle les crée elle-même.

Fabienne Nedey reconnaît cependant que, comme nous l’avons souvent dit, la politique française de continuité écologique n’est nullement dictée par les directives européennes. Elle expose que l’administration a lancé le Plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique …

D’où la question : le Plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique mis en œuvre depuis 2018 est-il assez « apaisant » ? La réponse est oui selon Jacques Pulou, référent « hydroélectricité » de France Nature Environnement, membre du Comité de Bassin Rhône-Méditerranée, car « l’effort de priorisation qui a été fait dans les bassins versants est intense ». Sur ce bassin, les ouvrages prioritaires sont au nombre de 1 375 (sur les 3 569 situés sur des cours d’eau classés en liste 2 et sur un total de 23 440 ouvrages sur le bassin), la moitié ont été « traités » ou font l’objet de travaux. »

Peut-on s’en réjouir ?

Mais elle reconnaît que sous couvert de prétendu apaisement l’administration a manié la langue de bois« Jean-Marc Lévy, délégué général de France Hydroélectricité, lui, perçoit très mal la volonté d’apaisement : « La concertation promise pour la priorisation n’a pas toujours eu lieu et, quand ça a été le cas, il n’a pas été tenu compte des résultats. Alors que l’efficacité des aménagements demandés est le cœur du problème, on attend depuis deux ans la nomination des référents économiques qui sont censés, au sein des Dreal, se pencher sur la notion de coût-efficacité. Rien ne bouge. » 

Antoine Poisson, chargé de la filière hydroélectrique chez Valorem, confirme : « Une politique apaisée, ce sont des diagnostics partagés, sur la base d’éléments scientifiques objectifs, dans une logique rationnelle de coûts-bénéfices. On n’y est pas. » Ce bureau d’études et producteur d’énergies renouvelables a récemment mis en service, dans le Tarn, une centrale de 300 kilowatts sur un ancien moulin à blé, en rétablissant la continuité piscicole et réhabilitant une friche industrielle. » 

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