Moulin de Charrières

Nos moulins

Le site de Charrières est fort ancien : un ruisseau y alimente un étang qui fut plus grand qu’il n’apparaît aujourd’hui. Le moulin y appartint à l’abbaye du Val-St-Gerges, qui se trouvait non loin sur Pouques-Lormes. Nationalisé pendant la Révolution de 1789, il poursuivit une belle carrière.

Curiosité, la limite entre Lormes et Empury traverse l’étang, lequel alimenta deux moulins; celui de gauche à Lormes sous la digue, dont on voyait encore les derniers vestiges voici peu, et celui de droite, à Empury, dont la roue à augets était alimentée par un petit bief lui apportant l’eau depuis l’étang. C’est celui-ci qui demeure, d’un bel aspect avec son appareillage de pierres granitiques morvandelles remarquablement agencé.

Moulin de Forgeneuve

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Jardin Remarquable

Se visite gratuitement le dimanche d’avril à octobre ainsi qu’aux JPPM et JEP

mme son nom l’indique, ce fut une forge hydraulique, mais particulièrement important, cela jusqu’aux années 1840. Elle bénéficia des eaux abondantes de la Nièvre tout de suite après le Grand Moulin de Pont-St-Ours. Le grand bâtiment d’exploitation qui en demeure porte encore la trace des roues qui tournèrent sur sa façade extérieure, des roues immenses, dont le diamètre semble avoir été proche des 10 mètres! Le bief s’élargit juste devant ce bâtiment pour former un très joli plan d’eau. On note aussi le grand bâtiment où logeaient les ouvriers, et celui qu’habitait le maître des forges, tous deux d’une remarquable légende. Le site abrite désormais des jardins adorables où chaque année les peintres trouvent aisément l’inspiration, invités par le propriétaire.

Moulin de Vingeux

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St Aubin-les-Forges, commune qui tire son nom des nombreuses forges hydrauliques qu’elle a possédées, grâce à l’abondance des eaux de la Nièvre et de ses ruisseaux, mais aussi à la quantité de minerai qui se trouvait à fleur de sol, et à l’important domaine forestier pour fournir le combustible aux usines de fer.

L’eau est prise dans la Nièvre, tantôt par un bief simple, tantôt par un bief formant un étang. Ce fut une forge hydraulique en 1487, mais en 1530 y apparaît un moulin à grain sous la digue d’un étang.

Par la suite Vingeux fait une longue carrière dans la forge jusqu’en 1847 et sa vente au vicomte d’Anchald le transforme en moulin à grain. Il a alors deux roues. Ensuite il continue une bonne carrière de moulin à grain; comme on le voit encore en 1911.

L’ancien moulin apparaît comme une jolie maison nivernaise.

Moulin Chotard

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Connu au moins depuis 1580. A la Révolution de 1789, il apparaît comme équipé de deux roues; il fait partie des moulins qui reçoivent l’ordre de chômer pour laisser passer l’eau au profit des forges que la sécheresse empêcherait de fonctionner.

En 1849, c’est un petit moulin dont le meunier travaille avec « un ou deux domestiques ». Le bras du Nohain sur lequel il est édifié manque parfois d’eau l’été. De Soultrait en parle comme d’une « usine » dans son livre de 1865, t Vallières cite « le moulin Chotard » en 1896. A un moment c’est une simple huilerie.

Il ne semble guère avoir prospéré après 1900.

Moulin d’Alibert

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Concernant le moulin d’Alibert, l’acte le plus ancien remonte à mars 1629, il appartenait à M. Jean Pignault. On peut penser que sa construction remonte au moins au XVème siècle puisque son voisin le Moulin de Pierre, sur un bras plus calme, est attesté dès décembre 1443.

Au XVIIème siècle, le Moulin d’Alibert étaient constitués par trois roues, l’une pour le blé, l’autre pour le froment, la troisième pour un battoir à écorces. Les baux, nombreux, sont bien définis avec description précise des bâtiments et des roues.

En 1675, le moulin appartient au docteur François Morel. En 1685, un bail de 7 ans est signé avec Edme Lancelot, meunier. Dans le contrat tout est précisé, y compris la livraison d’un gâteau, d’un boisseau de fleur de froment à chaque veille de la fête des Rois, 50 livres de chanvre, un porc et 6 chapons, à chaque jour de la St Martin d’Hiver. De nombreux baux sont signés au cours du XVIIIème siècle.

A partir de 1712, après succession, le moulin appartient à la famille Rameau, seigneurs de Saint Père et occupant des hautes fonctions au sein de la généralité d’Orléans comme subdélégué de Cosne.

Dans un acte de 1735, on constate que les locataires devaient livrer par an, 4 tombereaux de fumier en plus du loyer, des canards, des gâteaux de froment, et des livres de chanvre.

Une chance extraordinaire nous a permis de retrouver au sein de vieilles planches dans le moulin à écorce d’Alibert, un plan géométral des différents bras de la rivière du Nohain depuis l’ancien moulin de la Motte à Saint-Père jusqu’à la rivière Loire.

Ce document original en bon état date de 1781, il a été réalisé par Monsieur Perrin, géomètre arpenteur (1757-1821).

A la Révolution, les propriétaires Jean-Louis et Jean-François Rameau sont guillotinés à Paris par suite d’une cabale dirigée par les ultra-révolutionnaires dont le meneur était un ancien moine chartreux : Denis Bonguelet.

La veuve Rameau Jean-François pourra récupérer ses biens et rétablir l’honneur de la famille.

Au XIXème siècle, le Moulin d’Alibert continueront à moudre le blé et le froment; le moulin à écorce (pour fabriquer le tan) disparaîtra vers 1870.

Une turbine sera installée en 1928.

Le moulin cessera son activité de farine vers 1940. La production d’électricité sera maintenue pour alimenter le moulin du Grand Saint-Martin proche.

Depuis 1981 une nouvelle turbine fonctionne pour la consommation domestique (électricité, chauffage).

Moulin des Morvans

Hébergement Nos moulins

Le Moulin des Morvans bénéficie de l’eau de l’Yonne, plutôt au début de la rivière: curieusement il est tout près de l’étang du Châtelet, au pied d’Arleuf, mais il n’a jamais utilisé son eau.

Curieusement encore, pour l’instant nous ne pouvons pas prouver qu’il existait avant 1820. Par contre, il eut une belle carrière ensuite, notamment sous l’égide de la famille Veuillotte, qui le fit prospérer jusque vers 1970. Elle en fit longtemps un moulin moderne et bien équipé; on note en particulier qu’il possède une turbine. A l’intérieur on observe encore quelques restes intéressants de machines. Les anciennes meules se
trouvent dans la cour.

La maison du meunier abrite désormais un gîte rural, lequel se trouve dans un paysage magnifique, au fond d’un ravin, et donc à proximité de l’étang du Châtelet (mais aussi près d’une ancienne gare de tacot bien conservée)

Le Grand Moulin

Musées Nos moulins

Au début du XXème siècle, on l’affecta à travailler le bois et les sabots : l’entreprise Henry y fabriqua des parquets … et dans la foulée se fit exploitante de danse (ses camions transportaients de village en village les parquets à danser).

Néanmoins, outre la turbine et la génératrice, subsistent une magnifique pire de meules, son arcure et sa trémie.

Moulin musée
Visite possible pour les groupes
A titre individuel aux JPPM et aux JEP

Moulin du Bourg

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Dompierre sur Nièvre tomba dans l’escarcelle de l’abbaye de La Charité sur Loire qui y posséda un château, près duquel elle bâtit une forge, plus tard le « moulin du château ». En amont se trouve notamment le moulin de Dompierre: c’est sans doute lui que tient le meunier Convert, signalé par un fait divers en 1700.

Le moulin fonctionnait toujours en 1813. C’est un petit moulin à une seule roue en 1853, même si son propriétaire entreprend de le moderniser à « l’anglaise » et en fait un moulin en avance dans le secteur; cette année-là, un arrêté préfectoral fixe le règlement d’eau du moulin de Dompierre. En 1892 il a relis paires de meules.

Au début du XXème siècle, une importante famille de minotiers, les Trameson, mettent la main sur les dix moulins, celui du Bourg et celui du Château. De 1047 à 1967, ils y disposent d’un contingent annuel de 11 314 quintaux.

Moulin de la Cannerie

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St Vérain est un petit village de Puisaye mais il fut le centre d’une baronnie (il reste les ruines du château-fort); laquelle était une des quatre plus importantes du comté d’Auxerre. Le village dispose de plusieurs moulins sur la Maloise, un affluent de la Vrille. Le moulin de la Cannerie figure sur la carte de Cassini. Il est cité comme fonctionnant dans le livre de Vallière paru en 1986. Il fut mis en vente en 1912 au sein d’une importante propriété où il semble avoir été un petit moulin modeste.

Dans les matrices cadastrales (dossier 3P270/2 des Archives Départementales), le numéro de son plan est 232 ; en 1850 il n’y a là qu’un pré.

En 1870 le moulin fait partie de la grande propriété de Charles Destut comte d’Assay, qui le possède encore en 1914, le revenu fiscal net étant de 100 F vers 1882.

Le dossier 2P593 indique comme meunier à la Cannerie en 1890 Jean-Baptiste Vessereau, qui semble en tirer le revenu fiscal net de 86,40. Il s’agit en effet d’un petit moulin de seulement une seule paire de meules. Le moulin de la Cannerie est cité comme fonctionnant dans le livre de Vallière paru en 1896.

Le moulin est mis en vente en 1912 au sein d’une importante propriété où il semble être un petit moulin modeste. Le dossier 2P593 indique en 1908 François Rebouleau « meunier » à la Cannerie, mais n’en tirant aucun revenu du bâti (il est vrai qu’il n’est pas propriétaire). On le retrouve cité de même en 1912, 1917, 1922 et 1927, son nom étant rayé à cette dernière date.

Moulin de la Cannerie

Moulin de Bona

Nos moulins

« Je suis un petit moulin niché au cœur d’un site « Refuge LPO », le long d’une charmante rivière, « l’Ixeure », affluent direct de la Loire. C’est un petit cours d’eau qui prend sa source à quelques kilomètres en amont de Bona, dans l’un de ses hameaux : Lichy. Alimentée par de nombreuses sources et quelques affluents (le Ruisseau de Forge et la Sardolle), l’Ixeure a un régime de type pluvial et se jette dans la Loire à Imphy, après un parcours de 21 kilomètres.

Mes terres s’étendent dans le bocage humide des « Amognes », classé Natura 2000, et se prêtent notamment aux gracieux ballets des « P’tites Lili » (mes libellules préférées). J’ai pour voisine « la Roselière », inscrite ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique). Cette région abrite le « sonneur à ventre jaune » (Bombina variegata), crapaud d’intérêt européen, et le superbe « agrion de Mercure » (Coenagrion mercuriale), deux espèces protégées. Dans le gué, viennent s’abreuver quantité d’oiseaux et même les chevreuils.

Je suis déjà bien âgé, j’ai été repéré sur la carte de Cassini. Les Archives ont même retrouvé ma trace au Moyen-Âge et à une époque où les loups sont entrés au moulin, « endommageant au bras la servante du meunier et dévorant chapons et mouches à miel ». Le dernier meunier pour lequel j’ai tourné, Jean Thomas, m’a mis en sommeil en 1953 lorsqu’il est tombé malade. Sa fille, Marie- Françoise Thomas, « la Mimie », a veillé sur les lieux jusqu’en 2006.

Sorti de mon sommeil en 2008, je suis en phase de « réanimation ». J’ai quelques abattis bien fatigués, voire désarticulés ! Mais la personne qui s’occupe de moi est confiante et s’est mis en tête de me faire sortir de l’oubli. Elle me refait une santé à grands coups de chaux, de chanvre et d’ocre de Puisaye. Malgré mes défauts physiques, elle n’hésite pas à me présenter au grand jour lors des « Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins ». Je ne vous cache pas ma fierté quand j’entends les gens dire que j’ai encore de beaux restes ! …

… Alors, je me surprends à rêver que mon avenir s’ouvre à nouveau ! »