Moulin de Pressures

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Mû par les eaux du Sauzay peu avant le confluent avec le Beuvron à l’entrée dans la ville de Clamecy. Il est certainement très ancien car il jouxte le château d’origine médiévale de Pressures : on peut penser que très tôt le châtelain veilla à disposer d’un moulin à sa porte, comme çà se faisait souvent au Moyen Âge. Il est indiqué sur la carte Cassini. Au XIXème siècle ce fut un grand moulin spécialisé dans le travail de l’écorce. Le bâtiment est formidablement photogénique, surtout le matin, depuis le chemin, quand le soleil levant l’éclaire. Il contient les restes de deux roues, dont l’une peut encore produire de l’électricité. Ces deux roues sont parallèles et encadrées par le bâtiment, ce qui accroît ses qualités photogéniques.

Moulin de La Motte Josserand

Hydroélectricité Nos moulins

Le moulin est tout près du château médiéval de La Motte Josserand. Perrinet Gressard, l’ennemi de Jeanne d’Arc, en fit une forge en 1432. Puis il redevint un important moulin à grain.

En 1855, son propriétaire est Jean Montmignaut, d’une grande lignée de meuniers du Donziais et du Nohain. Le moulin est réparti en deux bâtiments de part et d’autre du bief, avec chacun sa roue motrice, les deux se faisant face.

En 1929, sa capacité de production en 24 heures est de 40 quintaux. M.Chabin la porte à 50q en 1938. Détruit par un incendie, il est reconstruit après 1945 tel qu’on le voit aujourd’hui : très massif, haut, tout en béton. On remarque la largeur du bief, et sa longueur relativement considérable. Ce fut un moulin important avec un contingent de 12 000 quintaux par an.

Il vient d’être équipé de deux turbines dans le but de produire de l’électricité.

Moulin La Motte-Josserand

Moulin du Foulon du Point du Jour

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On exploita notamment le chanvre à mélanger à de la laine avant de fouler le tout pour donner une étoffe nommée la poulinais ou boège (voir description d’un foulon à propos du Foulon Marbré de Couloutre). Ce moulin est mentionné en 1628. Il fut le seul foulon à drap de Donzy. Une dynastie Blondet régna sur ce moulin, qu’on repère avec le foulonnier André Blondet en 1674, et l’ultime prénommé Pierre en 1886. Ensuite ce moulin travailla les os (d’animaux, pour fabriquer de l‘engrais ou de la colle) puis la roue anima une machine à battre le grain.

En 1858, il était à la fois foulon et moulin à écorce. C’était alors un assez grand bâtiment d’un étage, avec une grande roue.

En 1859, une annonce dans Le Journal de la Nièvre indiqua à Donzy : à vendre un moulin à foulon à 2 roues et 3/8 d’un autre moulin, à écorces sur le Nohain. D Soultrait le cite dans son livre en 1865 et Vallière le cite comme le Moulin du Point du Jour dans son ouvrage de 1896.

Moulin de Commagny

Hébergement Nos moulins

Le moulin de Commagny fut de tous temps important. Il jouissait d’une
position idéale, à la sortie de Moulins-Engibert, après que le Garat et le Guignon ont mêlé leurs eaux. La sècheresse y était rarissime. Il est assez bien bâti pour que les crues ne l’inondent jamais. Il appartint au prieur de Commagny dont demeure l’église au style roman, juste au-dessus de lui. Il existait déjà une machine à vapeur lorsqu’il fut détruit par un incendie en 1010. Mais il fut reconstruit comme on le voit aujourd’hui : il fait grand. Une famille importante de meuniers y exerça : les Bougrier. Ils t disposèrent notamment d’une turbine ainsi que de machines à cylindres, entre autres. Il subsiste de beaux restes d’un atelier annexe : une huilerie.

Le moulin a été aménagé en gîte rural dans le bâtiment le long de la grande
cour : l’ancienne maison de meunier, toute de plain pied.

Moulin de Beaugy

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Les premiers écrits que l’on trouve dans les archives datent des années 1650.

Mais le propriétaire, Monsieur Bogne de Faye dit que le moulin est dans sa famille depuis 1450.

Il ne s’agit là que d’un moulin à foulon situé sur la rivière Le Beuvron.

Il est transformé en moulin à farine en y ajoutant une deuxième roue en 1831. C’est en 1878 que le moulin est acheté par Alexandre Coquard, mon arrière grand-père et depuis il est dans la famille Coquard.

Il fut modernisé jusqu’en 1920 et cessa son activité avec la 2ème guerre mondiale.

A ce jour, ce moulin est une habitation privée.

Moulin des Granges

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Le Moulin des Granges est situé sur un bras du Nohain, juste avant la limite avec la ville de Cosne.

Le moulin des Granges existe en 1780. En 1856, il appartient à Jean Montmignot, de la grande lignée des meuniers de Donzy.

Au cours du XIXème siècle, il est construit comme on le voit aujourd’hui et conformément aux élans architecturaux de l’époque : un grand immeuble mince. On remarque aussi l’encadrement des fenêtres en brique. A l’intérieur, notons l’étonnant support des meules : Il est sur trois piliers formant un triangle, ce qui est très inhabituel. Accessoirement quelque chose qui l’est encore plus, c’est qu’il est peint en rouge.

Moulin de Montécot

Hébergement Nos moulins

Situé au fond du ravin que creuse l’Alêne au pied du village de Sémelay célèbre pour son église romane aux beaux chapiteaux, le moulin de Montécot a sûrement une origine très ancienne, car il est juste en-dessous de l’ancienne forteresse médiévale de Montécot dont demeurent les soubassements.

On peut penser qu’il desservit d’abord les sujets de cette forteress ainsi que beaucoup de ceux de la paroisse de Sémelay. On a pu constate son importance à la lecture de son dossier pendant la Révolution de 1789; il venait d’être confisqué à un noble; il fut fort abîmé par un formidable ouragan qui parcourut le fond de la vallée; le dossier met en valeur que le meunier devait un fermage annuel de 1 350 F. ce qui était une somme considérable pour un moulin du Morvan de l’époque.

Le site demeure magnifique, grâce au plan d’eau que forme l’Alêne à cet endroit. On note la grande et belle roue en fer qui recevait l’eau à hauteur de l’axe.

Moulin de l’île

Moulins en activité Nos moulins

Huilerie en activité

Ouvert à la visite aux JPPM et aux JEP

Se visite sur demande pour les groupes

Désormais célèbre car en activité, l’huilerie du Moulin de l’Ile occupe un site très anciennement meunier. En 1856, c’est la fameuse pointeriez d’un important maître des forges, le comte d’Osmonde. Lors de la grande crise de la métallurgie, en 1858, elle devient moulin à blé, à une seule roue. M. Rameau la transforme en huilerie en 1882, en remplaçant la roue par une turbine. Son fils modernise le moulin à huile après la Grande Guerre et en 1926 diversifie ses activités. SA famille va la posséder jusqu’en 2012, lorsque sa descendante Mme Pradalier la vendra à M. Coudray-Ozbolt.

Sur le pignon sud où était l’ancienne roue, la turbine subsiste sous un petit bâtiment.

La plus belle pièce est la meule tournante en pierre de Donzy, qui pèse 2,2 tonnes, équipée d’une trappe permettant de récupérer facilement la matière une fois suffisamment écrasée, à savoir au terme d’un roulage de 15 à 20 minutes.

Cette pâte est ensuite chauffée dans un fourneau à cheminée situé dans un angle de l’atelier. On n’y procède qu’à une seule cuisson. Puis la matière est mise sous presse. Elle est tassée dans une sorte de tissu filtrant, le scrutin, à l’origine en « cheveux de Chine », puis en poils de chèvre, désormais en fibre synthétiques. Le sachet ainsi xonsitué est plongé dans la maie (la cuve) de la presse, en laquelle une pression hydraulique par en dessous pousse le sac contre le couvercle de la presse, le plot. Les 8 presses de l’atelier, des Laurent et Collot de Dijon, disposent d’une force de pression de 200 kg par cm2 chacune. Ensuite l’huile est mise une dizaine de jours dans des cuves
de décantation.

Moulin des Eventées

Moulins à vent Musées Nos moulins

Le moulin des Eventées fut construit en 1861, sur un plateau dominant la ville où en même temps travaillèrent deux autres moulins à vent. Mais la création au bourg de moulins à vapeur les mit tous trois en difficulté, et conduisit à la faillite Charles Linet, meunier du moulin des Eventées, entraînant son abandon dès 1890. La communauté de communes a financé sa restauration avec l’aide d’une souscription lancée par la Fondation du Patrimoine.

Posé sue une sorte de piédestal, paraissant haut, il est visible de très loin, qui mieux est grâce à ses grandes ailes d’un beau rouge vif. Ses concepteurs se sont en effet inspirés de moulins hollandais; ce n’est pas totalement illogique, les constructeurs de 1861, étant originaires du mors, ont construit les Eventées un peu comme l)-bas. Mais ce faisant ils ont conçu un moulin qui aujourd’hui paraît surdimensionné eu égard à la force du vent généralement constaté à St Pierre le-Moûtier. Le jour de l’inauguration du moulin rénové, un vent soufflant à 10 km/h a suffi à faire tourner la masse du toit et des ailes : celles-ci, à elles seules, pèsent tout de même 3,5 tonnes. Il a fallu en plus graisser le collet de l’arbre pour faciliter leur mouvement.

Tout a été refait à neuf, de nouvelles meules ayant été installées, sous une arcure d’une jolie teinte beige qui suggère comme un moulin pouvant être modeste; cette teinte beige domine d’ailleurs tout l’aménagement intérieur. Le crépis est gris clair. On remarque la beauté de la girouette.

La maison du meunier a également été restaurée. Elle est à peu près conforme à ce qu’elle était au XIXème siècle, légèrement enfoncée dans le sol pour ne pas gêner l’arrivée du vent… Sauf qu’en observant bien on remarque qu’elle a été rehaussée après la fin de l’exploitation du moulin. Si elle permet de présenter des expositions, la maison ainsi surélevée a cependant pour effet d’atténuer la force du vent, ce qui donne l’impression que les grandes ailes toutes neuves sont surdimensionnées. On a donc parfois recours à un petit moteur pour les aider à tourner.

Moulin du Bourg

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Ce moulin du bourg de Poil figure sur la carte de Cassini sous les mots « Les Jondeaux ». Il est sur le ruisseau affluent de la Braconne qui rejoindra plus loin l’Arroux.

En 1876, il appartient à son meunier Pierre Bourillot : le propriétaire du château de Villette lui cherche noise, l’accusant d’inonder ses prés, ce pourquoi le Préfet lui notifie un règlement d’eau.

Le moulin se définit comme « à fouler ». Bourillot a en fait un moulin à grain à deux bâtiments, occupant les numéros de cadastre 447 et 449 dont le revenu fiscal net est, quelques années plus tard, évalué à 405,85 F. et 53,35 F. ; le deuxième est démonté dans les années 1890; ce deuxième moulin est sans doute un tout petit édifice qui demeure, dont on voit bien qu’il chevaucha un petit bief : sans doute l’ancien atelier foulon. Son successeur Jean Daniel est meunier au grand moulin du lac de Bousson à St Didier sur Arroux. Il laisse la place à son gendre Philibert LAprée, meunier, qui mènera longuement le moulin y percevant le revenu fiscal net de 725 F? en 1926 et 966 F? en 1932. Ce fut un personnage ! M. Henri Lemoine, du moulin Condmné de Thil sur Arroux, le connut bien : il estimait par exemple préférable de ne travailler que quand çà lui chantait, un client insistât-il à sa porte. Les dernières années il ne moulut que les céréales secondaires.

Mme et M. Goueffon viennent de créer au moulin de Poil un gîte rural dans une annexe du moulin avec une attention soutenue pour l’accueil éventuel d’un handicapé.