Moulin du Mont

Hydroélectricité Nos moulins

Le moulin de Mont, à Ruages, mû par les eaux de l’Yonne entre Corbigny et Clamecy, est important dans l’histoire de la Nièvre parce qu’en 1840 il fut transformé en un très grand moulin pour l’époque : son bâtisseur, M. Bellon de Chassy, l’équipa des meilleures machines d’alors en les répartissant parmi six niveaux !

Nous avons conté cela dans notre bulletin n°80 de décembre 2015. Nous y rendions hommage à notre ami M. Jean Bonnoron, actuel propriétaire des lieux, qui y a succédé à son père. Il le maintint à un haut classement pour la Nièvre. Pendant quelques années il fabriqua de la farine dans l’immense établissement encore intact plus d’un siècle après sa construction.

Malheureusement un incendie le détruisit en 1979. Depuis Jean utilise les turbines, épargnées par le sinistre, pour produire de l’électricité qu’il vend à EDF.

Moulin de Chassy

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Le moulin de Chassy, mû par les eaux de l’Yonne, à cheval sur Montigny en Morvan et Montreuillon, n’a terminé sa brillante carrière qu’il y a peu d’années. Aujourd’hui il fait grand immeuble, mais c’est qu’il aura toujours été important. En particulier il appartenait au XVIIIe siècle à la grande famille des Choiseul : il avait alors 3 roues ; à certaines époques il a eu trois ateliers : grain de blé, huile, foulon ; Nicole Gottery a savamment analysé l’imposant dossier de la seigneurie de Chassy, avec énormément d’éléments sur la vie du moulin et le destin souvent difficile de ses différents meuniers. En 1851, il avait deux roues à droite du bief pour travailler le grain, et une roue à gauche pour animer une huilerie. En 1938, avec une capacité de mouture en 24 heures de 25 quintaux il demeurait dans les meilleurs moulins du Morvan, ce qu’il demeura jusqu’à sa fermeture.

Moulin de Maurepoux

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Le Mazou a alimenté un grand nombre de moulins, notamment sur la commune de Narcy. La plus ancienne date que nous connaissions pour le moulin de Maurepoux est 1674, il travaille alors le grain de blé, mais le minerai de fer est abondant dans les environs ; d’ailleurs Maurepoux est bien connu pour ceux qui vont tous les ans à l’exposition des Amis du Vieux Guérigny : le musée conserve la stèle trouvée à Maurepoux représentant un forgeron ; ce qui laisse à penser que , lorsque la forge hydraulique a été inventée, vers 1200, un moulin à travailler le fer existait sans doute à Maurepoux.

Au XIXe siècle, le petit moulin à blé de Maurepoux continue une assez belle carrière, qu’il poursuit au moins jusqu’aux années 1930, le dernier meunier connu étant M. Dusaul.

Plusieurs éléments de l’histoire du moulin de Maurepoux ont été consignés dans le livre « Nos moulins… au fil de l’eau », qu’ont publié les Amis de La Charité à propos des moulins de tout le canton, en 1999.

Moulin du Cray

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Le moulin de Cray est connu pour une très belle carte postale des années 1900, où on peut admirer sa grande roue. La plus ancienne date d’existence que nous lui avons trouvée est 1674. Mais comme Biches a possédé une importante commanderie, et vu aussi sa position très intéressante au bord de l’Aron et non loin de Châtillon en Bazois, il est possible que le moulin de Cray ait été créé dès le Moyen Age. Beaucoup plus tard, en 1820, c’est un petit moulin tenu par Philippe Bougnot. Mais l’ouverture du canal du Nivernais en 1843 a permis au moulin de Cray, qui pratiquement le jouxte, de bien prospérer plusieurs décennies. Actuellement l’endroit est très prisé par les pêcheurs, et le moulin.

Moulin Carré

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Le moulin Carré figure déjà sur les cartes de Cassini.

Il était muni d’une roue à aubes, plus tard remplacés par des godets.

Le moulin Carré fut à l’origine un moulin à foulon. Un moulin à foulon était un moulin où l’on battait ou foulait les draps ou la laine tissée dans de l’argile smectique (argile riche en silice et contenant beaucoup d’eau) pour les assouplir et les dégraisser.

A la suite d’un incendie, il fut reconstruit au XIXème siècle.

Au XXème siècle, il fut transformé en tréfilerie et atelier mécanique de précision.

Il devint usine électrique.

Moulin Simonnot

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Situé sur la commune de Saint Léger-Vauban et mû par les eaux du Trinquelin, le petit moulin Simmonot fut plutôt modeste, mais avec une activité suffisamment importante pour que le hameau au- dessus en prenne le nom. Toutefois, lorsque survint la guerre de 1939-40, celui-ci n’était plus en fonction. Le fait qu’il ait été déserté permit à des maquisards de s’y installer sous l’autorité d’Antoine Sylvère (reconnu pour avoir participé à l’écriture de l’histoire rurale française du 19e siècle) et de Jean Longhi. Un collaborateur venu au moulin pour aider les allemands à arrêter les résistants y vivant la journée et se cachant dans la nuit la forêt au duc de Quarré les Tombes fut abattu par erreur, les allemands l’ayant pris pour un résistant.

Poursuivant l’objectif de créer de l’électricité d’origine écologique sur le réseau, Régis BOUTRY et Jeanne-Marie LAURENT, son épouse, devenus propriétaires du moulin en 2000 ont installé une nouvelle machinerie comportant deux turbines et ont réaménagé le bief pour utiliser toute la hauteur de la chute ( 6 mètres). En raison d’une mauvaise compréhension du projet par l’administration et de la réglementation en cours en matière
de droits d’eau, les travaux furent rendus difficiles.

Moulin de la Forge

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Longtemps forge hydraulique mue par les eaux de la Nièvre d’Arzembouy, en aval de Prémery, le moulin de Sichamps fut affecté à travailler le grain et quelques temps comme foulon vers 1843. Il devint important malgré les crues dévastatrices. On le trouve sous le nom de Moulin de la Forge souvent, mais aussi de moulin de Sichamps après que celui portant ce nom a disparu.

En 1939, il apparaît doté de deux turbines d’une puissance totale de 25 cv.

Paraissant grand, surtout quand on l’aperçoit depuis la grand-route, il continua sa belle carrière longtemps, et s’éteignit peu à peu après 1970, fermant totalement en 1981.

Moulin Léger

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Le site est meunier depuis des siècles, comme plusieurs endroits du fond du ravin que parcourt le Cousin au pied d’Avallon. M. Coulon en fit vers 1850 un établissement superbe, immense, et de type commercial, en avance sur son temps. Ce fut le plus important moulin d’Avallon. M. léger lui succéda, qui maintint l’établissement au plus haut niveau d’exploitation possible après que tous les autres se furent éteints, jusqu’à sa destruction par un incendie. La clientèle du moulin Léger s’étendait jusque dans la Nièvre.

Les propriétaires actuels maintiennent la tradition familiale en exploitant le potentiel hydroélectrique site, grâce à des turbines.

Moulin des Noues

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Situé sur la commune de Jaugenay-Chevenon, il ne figure pas sur la carte de Cassini bien qu’un titre des Archives de la Nièvre, en date de 1431, mentionne le « moulin des Noés » et qu’un autre des archives d’Uxeloup, en date de 1527, cite le moulin des Noues sous son appellation actuelle.

Il dépendait du château de Marigny, disparu à la révolution, qui possédait sept domaines autour.

Situé sur « La Colâtre », la grande roue motrice a été remplacée, au XIX ème siècle, par 2 deux roues moins larges et jumelles qui permettaient de concentrer le courant sur l’une d’elles (effet venturi).

Pour compléter ce dispositif, le dernier meunier l’avait équipé d’une machine à vapeur pour pallier le manque d’eau l’été.

Il a cessé son activité au cours de la première guerre mondiale et ne possède plus que deux paires de meules,

C’est la famille de meuniers « Descantes » qui l’a exploité pendant le XVIII ème siècle puis il fut vendu.

Au XIX ème siècle, J.Baptiste de Ravel le fait exploiter par différents meuniers et fait construire un château sur le domaine (il sera détruit en 1870).

Après la première guerre mondiale., plusieurs meuniers-propriétaires se succèdent.

Moulin de Nérondes

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Le moulin est réglé par un arrêté préfectoral de 1843 puis 1866. Il a trois roues à augets « prenant l’eau par dessus », chute 2,72 m, bief 1800 m (dossier S2313 et 10 344 des Archives Départementales). L’arrêté préfectoral est pris suite à une plainte de voisins accusant le moulin de provoquer des inondations. son propriétaire Frédéric Leblond se défend. L’ingénieur des eaux fait une constatation surprenante : « La vallée du Nohain, en amont du moulin de Nérondes, est dépourvue d’une rivière de thalweg. On rencontre bien dans cette partie du val un cours d’eau nommé la fausse rivière de Mirebeau : mais cette rivière et tellement encombrée par les vases et les herbes que son cours ne suffit pas à l’évacuation des eaux qui se répandent sur la prairie. Assurémment le règlement du moulin de Nérondes ne tient dans le problème général de l’assainissement de la vallée qu’une place très secondaire. » Cela impliquerait que le moulin de Nérondes est tellement ancien que désormais la rivière coule plus haut.

Le moulin de Nérondes a eu une assez belle carrière au XXème siècle. Magré un incendie en 1928, il a vite repris une bonne activité grâce à un moteur de secours : il pourrait travailler 30 quintaux théoriquement en 24 heures.

En 1938, tenu par une Société Moulin de Nérondes, dont le gérant est R. Godard, il peut produire 100 q par jour.

En 1954-56, la Société du Moulin de Nérondes utilise électricité et hydraulique : contingent 30 000 quintaux par an. « Les moulins de Nérondes ont fonctionné jusqu’en 1957 » (Jeanne Pautrat)