Le moulin de Châtillon en Bazois, même si pour l’instant nous n’avons rien trouvé de son histoire avant 1700, est probablement beaucoup plus ancien. Idéalement placé à la sortie sud de Châtillon, au bord de l’Aron, dominé par le grand château aux restes médiévaux : on peut supposer qu’il y a eu un moulin ici dès le Moyen-Age, dépendant du seigneur châtelain. Il a eu ensuite une belle carrière, nécessairement relancée encore lorsque le canal du Nivernais a été ouvert en 1843, puisqu’un petit pont relie le moulin au port. Aujourd’hui le moulin de Châtillon fait grand : du canal on observe ses 4 niveaux, et sa longue fenêtre en long qui permettait de charger les véhicules stationnés dans la cour ; d’ailleurs on devine que tout en haut il y a eu une poulie. L’aspect grand du moulin ne le prive pas d’une certaine élégance. Le moulin de Châtillon a fait l’objet de plusieurs belles cartes postales dans les années 1900.
Archives : Moulins
Gestion des moulins
Moulin de Vézelay ou Moulin de Soeuvres
Moulin sûrement fort ancien sur le ruisseau de Soeuvres, lequel, après avoir reçu celui de Bazoches, rejoint la Cure à Pierre-Perthuis (tout près des deux fameux ponts), nettement en amont de Vézelay.
Au début du XXe siècle, il devint le centre d’une importante exploitation agricole, dont le propriétaire le dota des actuels bâtiments soigneusement construits, dans un style imposant. On devine néanmoins quelques éléments de l’ancien moulin. C’est aujourd’hui un gîte rural de bel aspect.
Moulin du Breuil
Ouvert du 1er avril au 31 octobre
Plus de 12 ans : 3 ,50 €
7, rue du Moulin du Breuil Etudiant : 2 €
Moins de 12 ans : gratuit
Groupe de _ de 15 personnes : 3€
En suivant le propriétaire par les vieux escaliers vous vous laisserez conter l’eau, la terre, le vent, les céréales, la farine, la fabrication, les anecdotes d’un métier sacré où les notions de savoir faire et de labeur se sont perpétuées.
Vous découvrirez une machinerie intacte et complète datant à la fois de l’origine du moulin et du début du 20ème siècle.
De la meuble de pierre aux machines à cylindres en passant par la bluterie, le trieur, la turbine, le moteur diesel et tous les accessoires de la vie de tous les jours… brouettes, machine à coudre, pelles, balais, bascule, etc….
Une exposition exceptionnelle d’objets authentiques du moulin qui vous plongera dans l’univers des meuniers complétée par une belle collection de sacs en toile de jute d’époque.
Moulin de Chaumont
Le moulin de Chaumont date de 1585. Il a cessé son activité vers 1908. Il se dégrade au fil du temps. Rénové à partir des années 1960, il devient une agréable maison d’habitation.
Il retrouve sa roue en 2009. C’est actuellement un gîte qui peut accueillir une dizaine de personnes.
Moulin de la Reine
Nous n’avons pas trouvé trace de l’existence du moulin de La Reine avant 1834. Il est sur un ruisseau qui paraît peu important, mais qui est en aval du grand étang du Merle ; ce ruisseau est un affluent de l’Aron.
Selon les matrices cadastrales, le moulin fait partie en 1865 de la grande propriété de Bertrand Claude, meunier, qui en tire le revenu fiscal net de 184,25 F à une date non précisée (sans
doute après 1882).
Ultérieurement, des meuniers Margot se succèdent au moulin de la Reine :
- En 1912 Joseph Margot, revenu fiscal net 229,83F
- En 1917 Louis Margot, même revenu. Mais ensuite il fait progresser celui-ci 439,50 F en 1922, 655,50 F en 1926 (même somme en 1931, 1936 et 1938).
Moulin de Chazelle
Le Moulin de Chazelle, fondé en titre, est construit sur un barrage dans le petit ruisseau de Chazelle juste après le village de Moux-en-Morvan, affluent du Ternin au lieu-dit de Goix. Il possède un étang et une belle cascade, la « Cascade de Moux’ » figure également sur les anciennes cartes postales. Un moulin au hameau de Chazelle existait dès 1377 selon l’abbé Baudiau. Le moulin figure sur la carte de Cassini de 1754, déjà sous un étang. Il figure aussi dans l’ancien cadastre Napoléonien (1842) et possède un règlement d’eau datant de 1895.
Le moulin est tombé en déclin après la deuxième guerre mondiale, mais a été rénové pendant les années 1950-1960. Il n’y restait aucun mécanisme du moulin, ni même la roue.
Récemment, le bâtiment a été rénové de nouveau complètement, donnant une maison agréable et durable. L’étang a été curé et un ruisseau de contournement construit. L’ancien règlement d’eau datant de 1865 vient d’être remplacé par un arrêt préfectoral, perrmettant la remise en eau rt l’installation d’une petite centrale d’hydroélectricité. Une nouvelle roue a été installée en septembre 2021 qui permet la production d’électricité en autoconsommation avec une puissance nominale de 4 à 5 KW.



Moulin de Marnay
Le séculaire moulin de Maray – il existait déjà vers 1200 – fut l’un des plus importants des nombreux moulins que compta la commune d’Alligny-en-Morvan. Il bénéficia des eaux abondantes du Ternin, lesquelles formèrent longtemps un étang pour l’alimenter. Toutefois les derniers temps il bénéficiait plutôt d’un bief, assez long. Son dernier meunier fut Augustin Branlard, grand père de Serge Calandre, actuel propriétaire. Il disposa d’un moulin rehaussé dans les années 1920 pour recevoir des équipements ; le moulin comptait une assez grande roue à augets en fer, de meules avec leur potence et la trémie, de plusieurs machines à cylindres, de plansichters, etc… C’est pourquoi le moulin continua longtemps sa belle carrière, Augustin Branlard mit officiellement fin au travail du froment pour l’alimentation humaine en 1970, et poursuivit quelque temps aux meules la mouture pour animaux. Le moulin est volontiers photographié par les passants car, entouré de forêts dans un beau vallon, il demeure vraiment magnifique.
Moulin de la Grille
Le moulin de la Grille est sûrement très ancien, parce qu’il jouxtait le rempart de Varzy à l’endroit où le ruisseau de Ste-Eugénie sort de la ville; c’était le lieu le plus pratique pour construire un moulin pour desservir les habitants d’une ville au Moyen-Âge. On peut émettre l’hypothèse qu’il a fait partie des moulins créés à Varzy par l’évêque d’Auxerre Hugues de Noyers mort en 2012.
Par la suite le moulin de la Grille apparaît souvent dans les archives, même s’in ne semble jamais être devenu un « grand » moulin; on le voit fonctionner à la Révolution de 1789 puis au début du XIXème siècle. En 1863, il dispose d’une roue de 3,30 m de haut et de 1,50 m de large, ainsi que de deux paires de meules d’1,70 m de diamètre; seul vrai signe de modernité : son blutoir.
Il continua son activité une bonne partie du XXème siècle, mais sans jamais semble-t-il adopter un équipement de grande minoterie. D’ailleurs après 1945, l’exploitant M. Mariaux se contenta d’affecter ses deux paires de meules à la mouture de céréales secondaires pour nourrir le bétail.
Le moulin de la Grille ferma vers 1970.

Moulin des Michots
Jean-Marie Roquelle achète le moulin en 1919. Il n’avait alors que deux paires de meules. Progressivement, Jean-Marie Roquelle améliore son équipement ajoutant une machine à cylindres et un plansichter. Après sa mort accidentelle en 1937, son fils Pierre, né en 1907, lui succède. Pierre que tout le monde a appelé Paul.
Le moulin ne tourne plus du tout depuis 1973, date où Paul Roquelle, fils de Jean-Marie et père de Christian a pris sa retraite. Le moulin des Michots disposait d’un petit réservoir (1100m3) au bout d’un bief d’environ 800 mètres, bief pris sur un ruisseau plutôt modeste. D’ailleurs le moulin ne pouvait marcher tout le temps : il fallait attendre que le réservoir soit à peu près plein.
Le moulin est petit, doté seulement de deux niveaux, le second, il est vrai, disposant d’une mezzanine.
Le rez-de-chaussée contient le rouet de fosse, une mélangeuse de farines et une machine à 4 cylindres de la maison Lacroix Frères, faisant successivement broyage à 4 passages et convertissage de la semoule en farine. Les cylindres étaient parfois portés à réparer à un artisan de Cercy-la-Tour.
L’étage sonnaient la paire de meules d’1,50 m de diamètre ‘chacune pesant entre 800 et 850 kg), avec la règle qui permettait de vérifier que la meule avait été rhabillée bien horizontalement. Demeurent aussi la trémie et la potence, quelques machines (empochoir, trieur, nettoyeur …) et sur la mezzanine un plansichter posé sur un axe central et non suspendu aux poutres.
Moulin de Fours
Le moulin de Fours bénéficia longtemps des eaux de l’Alêne, juste après qu’elle est sortie du Morvan, et quelques kilomètres en amont de Cercy la Tour où elle se jette dans l’Aron.
Il reste une assez grande roue, certes attaquée par la rouille, et l’ensemble entourant le grand rouet de fosse, la-dite fosse étant curieusement circulaire. Le bâtiment demeure à peu près comme on le voit sur des cartes postales du début du XXème siècle, seule une fenêtre ayant été modifiée. Il fait alors assez « grand moulin » pour la région. Ce fut en effet un moulin important, en particulier à l’époque où le moulin juste en amont fut au centre de la verrerie puis de la porcelaine, lesquelles employèrent beaucoup de salariés, donc une clientèle considérable pour le moulin. Et puis le moulin de Fours fut le fief d’une grande lignée de meuniers : les Chaussin ; le dernier de ce nom eut pour fille Marthe Gauthier, née au moulin en 1902 et qui « s’illustra comme historienne en publiant de 1966 à 1970 les trois volumes « Au carrefour des Trois Provinces »; en effet, ce secteur est au point de rencontre de la Bourgogne, du Nivernais et du Bourbonnais; on y remarque entre autres plusieurs détails sur l’histoire des moulins dont les photos qui ont aujourd’hui valeur de témoignage.
Plus tard, le moulin échut à la famille de M. Baillon dont le père en fut brièvement le dernier meunier et le ferma en 1961.









