Nouvelles meunières décembre 2018

Nouvelles meunières

Projets éoliens dans la Nièvre

Selon le Journal du Centre et le Régional de Cosne et du Pays Charitois des 10 et 14 novembre 2018, le projet de Pougny est tout près de l’achèvement, un parc de 12 éoliennes prévu avant la fin de 2018. Le quotidien souligne que 40 personnes travaillent en permanence sur le chantier, mais au total, en deux ans, ce sont 500 personnes qui y auront oeuvré; il écrit que l’économie locale  en a profité, entre autres les entreprises des environs ayant été sollicitées. La mise en service est prévue au printemps 2019.

Projets éoliens dans la Nièvre

Selon le Journal du Centre et le Régional de Cosne et du Pays Charitois des 10 et 14 novembre 2018, le projet de Pougny est tout près de l’achèvement, un parc de 12 éoliennes prévu avant la fin de 2018. Le quotidien souligne que 40 personnes travaillent en permanence sur le chantier, mais au total, en deux ans, ce sont 500 personnes qui y auront oeuvré; il écrit que l’économie locale  en a profité, entre autres les entreprises des environs ayant été sollicitées. La mise en service est prévue au printemps 2019.

Le 15 novembre, le Journal du Centre détaille le projet des environs de St-Pierre le Moûtier : une éolienne sur la commune et 3 à Langeron d’une hauteur de 180 mètres. La société Nordex, qui mène le projet, indique que les éoliennes ne devraient tenir que 20 ans ou un peu plus. Des opposants se manifestent dont les exploitants du château d’Apremont dans le Cher qui craignent que leurs visiteurs n’aperçoivent les éoliennes. Certains soulignent que cette zone est sur le passage des cigognes et autres animaux migrateurs. Ces opposants reçoivent le renfort des habitants de Cuffy, la commune du Cher en aval d’Apremont (Journal du Centre du 20 novembre). Ils mettent aussi en avant que l’horizon du château de Villars à St-Parize le Châtel serait gâché (Journal du Centre du 1er décembre).  Le 6 décembre, le Journal du Centre fait état de l’opposition de Stéphane Bern lui-même contre la présence d’éoliennes en vie du château de Meauce, lequel fait pratiquement face à celui d’Apremont.

Le 2 décembre, le Journal du Centre annonce que 11 associations d’opposants des éoliennes viennent de se réunir à La Chapelle St André afin d’échanger à ce sujet. Ils viennent même de « jeter les bases d’un grand évènement médiatique susceptible de remuer l’opinion publique ».

Le Journal du Centre du 8 décembre annonce pourtant un projet d’éoliennes à Donzy et Ste Colombe.

Projets éoliens dans le Morvan :

A St Léger-Vauban, les contestation sont de plus en plus fortes. L’association « MorVent en Colère » continue de se battre contre le projet de 6 à 8 éoliennes. Elle le fait de manière savante (Journal du Centre du 16novembre 2018) :

  • Le dimanche 17 novembre , en salle publique de St Germain de Moléon, elle accueille le professeur Mariana Alves-Pereira, spécialiste des « infrasons », qui soutient que ceux émis par les éoliennes sont dangereux pour la santé de ceux qui habitent à proximité. Les infrasons sont ceux  que consciemment l’humain n’entend pas. 
  •   Elle entame un travail sur le paysage avec Antoine Waechter.    Elle entame un travail sur le paysage avec Antoine Waechter.

A l’opposé, non loin de Luzy, des élus municipaux se prononcent pour les éoliennes (Journal du Centre du 12 décembre).Elles seraient implantées à l’ouest et au sud de Luzy, sur St Seine, Ternant, côté Nièvre et Issy l’Evêque, Marly sous Issy et Cressy-sur-Somme côté Saône et Loire.

Une éolienne s’effondre dans la Beauce :

Le 7 novembre, le Journal du Centre annonce que dans la Beauce une éolienne géante s’est effondrée du côté de Guigneville (çà a dû lui porter la guigne). Elle faisait partied’un parc de 16 éoliennes espacées de 500 m. Elle mesurait 90 m de haut, avec des pales de 50 m, et elle pesait 5à tonnes. Les causes de l’effondrement sont inconnue (elles ne peuvent être imputées à une tempête, le vent étant faible le jour de l’accident.

Journaux

Le Journal du Centre :

24 novembre : A Saints en Puisaye (Yonne), une salle de spectacle nommée « Le Moulin de Hausse-Côte » présente ce jour son programme, notamment des lectures de contes : Jean Massé dira des textes de Fernand Clas en patois poyaudin. 

28 novembre : Mieux vaut tard que jamais. Plusieurs semaines après la pendaison de la crémaillère au moulin du Greux, dont nous avons parlé sur les occupants du site : « Ils vivent tous ensemble mais chacun chez soi »Trois familles occupent les lieux, à la fois d’uns manière privée, et, partiellement d’une manière collective (par exemple la machine à laver est commune à tous). Elles ont constitué une SCI. Une des photos montre l’ancien moulin au second plan, mais il n’est nullement question de turbines.

20 novembre : A Vandenesse, on ajout sur le monument aux morts de la guerre 14)18 les noms de quatre soldats oubliés. L’article précise qu’on le doit notamment à notre ami Jean-Claude Néant.

14 décembre : L ‘association pou la mise en valeur du site Moulin-L’Evêque montera l’an prochain une exposition d’ art contemporain. L’article précise que lors des rares journées d’ouverture au public en 2018, il y a eu 200 visiteurs. Il comporte une photo mettant en valeur la roue rénovée du moulin de la Commanderie vue d’aval.

Revues

Archéologie de novembre 2018 consacre un grand article aux fameux moulins de Barbegal en Provence situés sur la même commune que le moulin d’Alphonse Daudet. C’est un ensemble extraordinaire de 16 moulins se succédant sur le flanc d’une colline à raison de 8 d’un côté et 8 de l’autre. Le texte précise qu’ils utilisaient l’eau de l ‘aqueduc d’abord construit pour fournir de l’eau à la ville d’Arles mais qui n’était alors plus utilisé. Les roues étaient à augets. Pertinente observation de l’article : la production de 16 moulins étaient trop importante pour la seule population locale; il émet donc l’hypothèse que les moulins devaient alimenter plutôt la marine de guerre stationnée dans le port de Marseille. La revue de la FFAM a également autrefois publié un grand article sur les moulins de Barbegal.

Pour mémoire, nous avions publié un grand article sur Barbegal dans notre bulletin du printemps 1990.

Le Point du  novembre 2018 consacre plusieurs pages à la famille Soufflet de St-Nogent-sur-Seine dans l’Yonne, le plus gros négociant en grain de France qui possède 8 moulins.

Télévision

Au cours de l’émission La Grande Librairie du 12 décembre sur la 5, l’historienne Mona Ozouf a commenté le livre qu’elle vient de publier sur l’écrivaine britannique George Eliot, contemporaine de George Sand. George Eliot était fille de meunier et a vécu longtemps dans un moulin, ce qui lui a inspiré l’un de ses romans les plus connus « Le Moulin de Floss ». Un commentaire précise que George Eliot a visité plusieurs moulins pour écrire son roman. Hélas finalement elle ne s’en est guère servie : le fameux moulin de Floss n’est pas décrit, ni le travail qu’y accomplit le meunier. Le commentaire précise au passage que le moulin dans lequel a vécu George Eliot n’est pas sur la Floss mais sur son dernier affluent au nom méconnu: c’est l’éditeur qui a choisi de mettre dans le titre le nom de la Floss, nom plus familier aux Anglais.

Au cours de l’émission, comme il était question du caractère quelque peu rebelle des deux George, le présentateur a dit : »Tout de même, George Sand ne se révoltait pas toujours, pas par exemple dans la petite Fadette et François le Champi. C’est l’occasion de rappeler que « François le Champi » conte l’heureuse histoire d’un enfant de l’Assistance Publique recueilli par un meunier lequel lui apprend le métier, et par la suite il réussira sa vie dans cette profession.

Parution

« Oeuvres complètes de Gaston Couté » aux Editions Libertaires. Gaston Couté fut autour de 1900 un chansonnier célèbre, fameux pour sa « Chanson d’un gâs qu’a mal tourné ». Il était fils d’un meunier de la Beauce, côté Loiret. Certains de ses poèmes évoquent les moulins. Il est mort assez jeune; semble-t-im d’avoir trop facilement cédé à la dive bouteille. Néanmoins son oeuvre  est abondante : il tient en deux tomes de 580 et 340 pages, l’édition est accompagnée d’un CD.

Trouvaille

J’ai retrouvé dans mes papiers une coupure du Journal du Centre du 5 mai 1998. A l’époque, il intitulait régulièrement une page intitulée « Vie économique ». Ce jour-l), elle consista en un grand article avec deux titres superposés, le premier étant en rouge :

Fabrication maison

« L’Aronette » un pain bon comme la Nièvre

Il plaidait pour un nouveau pain, tout à fait traditionnel mais fait à base de farine de blé et juste une pointe de farine de seigle venant du moulin d’Aron de notre ami Sylvain Marceau. Une photo le représente à son moulin fermant un grand sac décoré d’un joli moulin avec en gros le nom Marceau.

J’évoque l’Aron qui est une longue rivière : partant  d’au-dessus du moulin de son nom à Crux-la-Ville, elle passe à Châtillon-en-Bazois, puis à Limanton tout près de Moulins-Engilbert, puis Cercy-la-Tour où elle reçoit l’Alêne venant de Lurzy, puis Champvert enfin rejoint la Loire à Decize. Je viens de trouver dans un vieux numéro du Bulletin de la Société Nivernaise des Lettres, Sciences et Arts un article exposant qu’au XIVème siècle le sire de Château-Chinon affranchit du servage le meunier du moulin qu’il possédait sur l’Aron, apparemment celui de Brienne, actuellement commune de Brinay.

Notes de lecture

Marie-Bernadette Dupuy « Le Moulin du Loup », roman, édition Terres de France

2007.

Un gros roman de 554 pages. L’auteur s’est inspiré d’un vrai moulin « Le Moulin Berger » – moulin à papier demeuré en activité, précisions données en postface par l’auteur. Le moulin se trouve dans la région d’Angoulême où prospérèrent de npùbreux moulins à papier (Balzac y fait allusion dans « Les Illusions Perdues »)/ Le père de l’héroïne, M. Roy, maître-papetier, est propriétaire du « Moulin du Verger » (les mots Moulin du Loup n’apparaissent jamais dans le roman). On y trouve cette intéressante description. :

« L’homme examina l’ensemble du moulin, construit en pierres de taille. Il jaugea le bâtiment principal où se trouvaient la salle des piles, la salle des cuves et le pourrissoir, les étendoirs et la demeure des Roy … Les trois roues à aubes tournaient avec la régularité d’une pendule, entraînant les piles hollandaises dont le martèlement continu résonnait loin alentour ».

Pour mémoire :les moulins à papier d’autrefois transformaient en pâte des chiffons qu’ils faisaient « pourrir » dans des cuves pleines d’eau la plus pure possible, cette pâte étant rendue homogène par des marteaux que dessus faisaient tomber les roues, comme dans un foulon. Puis cette pâte était disposée dans des « formes » pour lui obtenir le format désiré. Ensuite on pressait pour chasser l’eau excédentaire, cela à l’origine des pressoirs analogues à peu près à ceux des huileries; mais à la fin du XVIIIème siècle on substitua à ces pressoirs un jeu de cylindres dit « piles hollandaises ». Ces piles fonctionnaient par la force des roues.

Le roman est long et assez banal. Quant au style de Marie-Bernadette Dupuy ….

alors que l’histoire se passe autour de 1900, à un enterrement, un personnage dit au fils du défunt qu’il est »navré », et lors d’un procès un autre dit au président : « Votre Honneur ». Ces deux expressions sont des expressions américaines que des Français ne pouvaient pas employer en 1900.

Il y a 5 tomes sous-titrés « Le Moulin du Loup »tout aussi volumineux mais je crains que les dialogues ne soient aussi plats et pauvres.

Finalement la vie est asses curieuse : il y a de moins en moins de gares mais de plus en plus de roman de gare. 

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